dimanche 17 mai 2015

Fabrizio De André & Premiata Forneria Marconi (Mon coeur déborde de coups de coeur car mon coeur me manque 5/5)



Sur le blog de ce cher ex-mistermood (j'ai gardé ce pseudo, je l'aime bien, sorry mon cher Zornophage)

Sa chronique regroupe des artistes d'horizons divers, peut-être opposés, et qui se sont rencontrés pour collaborer et finalement se redécouvrir.

C'est là qu'il faut aller voir

En tombant sur la collaboration de Léo Ferré et du groupe pop Zoo, j'ai de suite pensé à Fabrizio et Kaserio. Comment éviter.


Nad Navillus (Mon coeur déborde de coups de coeur car mon coeur me manque 4/5)


Un autre, mais volontaire, recherché, guidé.

Un article du MAGIC de Mai 2013, un article sur un album "oublié". En tout cas par moi, c'est certain. Et mes recherches semblent confirmer son atterrissage dans l'inaperçu.


Pierre Akendengue (Mon coeur déborde de coups de coeur car mon coeur me manque 3/5)


Pierre.
Il a failli me coûter les coups de coeur. Je l'aime cet artiste. Le jour où j'ai découvert "Nandipo", j'ai fondu. L'émotion a été plus forte que pour un Salif Keïta qui avait pourtant su me conquérir.

Mais Salif intimide.
Pierre est un ami.


John Lewis, Sacha Distel (Mon coeur déborde de coups de coeur car mon coeur me manque 2/5)



Et encore, oui, encore de mon Lewis. Que ce soit au Cinéma ou au Piano LEWIS ça sonne.

Seulement ici, c'est avant tout la curiosité et la confirmation que mon Papa disait vrai.

"Sacha Distel, n'est pas qu'un chanteur, il est connu pour être un bon guitariste de Jazz"


John Lewis (Mon coeur déborde de coups de coeur car mon coeur me manque 1/5)


Tellement de coups de coeur que je m’apprêtais encore à repousser ce rendez-vous. Mais quand même.

Et si on se focalisait sur un titre. Rare en jazz d'évoquer non pas un jeu, un ensemble, un courant, une virtuosité, un artiste, un instrument ... Un titre, juste un titre;

Un nom.

DJANGO

Voyez vous, quand un être vous manque, il y a alors un espace à remplir.
Quand les amis et ma famille ne sont pas autour de moi, il me reste ... la musique.

La solitude, le temps ce chemin qui semble plus long qu'avant. Devant cet horizon qui a perdu de sa définition.
Il ne me reste qu'à me faire accompagner. Littérature, cinéma... Mais en fait, surtout la musique.

DJANGO

Ces premières notes, comme chez Brel et la pendule qui dit oui, qui dit non. Elle attendra.

Ce titre m'a de suite pénétré, rempli, raccourci ce temps qui redevient mon ami. Comme un moment de tristesse qui reprend lentement goût à la vie.
Sans excitation qui serait malvenu, juste quelques moments de tendresses et de complicité. J'ai déjà dit que ce Jazz s'invite souvent chez moi, pour moi.

001 John Lewis - The Garden Of Delight - DJango



Haaaa le coup des petites notes pour préfacer la mélodie à suivre. Encore ici

001 John Lewis - The Garden Of Delight - And In The Beginning



Par association d'idées. Les notes qui tapent. Je ne peux m'empêcher de faire appel à ce démon de Liszt, qui lui, quand il s'invite chez moi, c'est par effraction qu'il fait rugir sa tempête et seulement ensuite de proposer quelques caresses dans les cheveux avant de recommencer à tout me bouleverser.



001 Denis Matsuev - The Carnegie Hall Concert - Franz Liszt - Sonate En Si Mineur S. 178




Bon, un peu de retour au calme....




002 John Lewis - The Garden Of Delight - Concorde


dimanche 10 mai 2015

(Avant mon Lewis) Message to Jimmy Jimi, ça y est, un frisson...


Comment savoir.

Il me fallait me lever tôt un Dimanche, rare chez moi. Ouvrir la fenêtre, laisser l'air frais entrer.

Chez moi, l'air frais c'est un appel aux cordes baroques de petits orchestres, c'est comme ça.

Le MAGIC de Mai 2013 (Remember, toujours deux ans de retard le DevantF) un petit mot sur le "These Days" de NICO dans "Chelsea Girl"

Avec un rapprochement avec le groupe DIRTY PROJECTORS et leur titre "Two Doves"


Je me souvenais un peu de cet album et j'avais bien aimé le ton de ce titre, cordes courant d'air frais printanier, guitare piquée.
Et plus amusant, c'est qu'avec le temps, de cet album, il me reste surtout cette chanson, plus simple, moins marquée par son temps ou bien marquée par un autre temps que les moins de vingt ans peuvent parfois regretter... d'avoir moins de vingt ans.

001 Dirty Projectors - Bitte Orca - Two Doves



Alors, ni une ni deux....





Voilà, c'est fait. Le masque du charme se révèle. Je ressens enfin de l'enchantement au chant de la dame qui jusque là avait su se tenir à distance.
Je pense me souvenir (ou je me souviens d'avoir pensé?) que cet album semblait trop produit au goût de la chanteuse? À vérifier. Pourtant, si c'est vrai, c'est bien ces instrumentations qui m'ont d'abord captivé, avant d'accepter la monotonie - illusoire - du chant.

Pour "These Days" c'est donc bien cordes et guitare.

001 Nico - Chelsea Girl - These Days




Pour "It Was A Pleasure Then" je retrouve ce qui me déplaisait chez le Velvet, et plus étrange, qui passe bien ici: ces dérapages bruitistes portés pour le coup par la lente mélopée qui rend le tout fantastique. Ce que pourrait donner le chant d'une sirène surgissant d'un bain d'acier en fusion... Ecoutez le métal se durcir en fin de titre.

002 Nico - Chelsea Girl - It Was A Pleasure Then




Et bien entendu, cette superbe chanson, celle là je l'aime depuis longtemps juste que je l'avais un peu oubliée. c'est le genre de composition, qui l'air de rien, entre en mémoire, s'installe et surtout vous ouvre d'autres portes de perception sonore.

003 Nico - Chelsea Girl - Chelsea Girls





Quelles portes? Par exemple, pour citer mon chouchou


Sans le savoir c'est un titre comme "Chelsea Girl" qui avait planté suffisamment tôt son orchestration pour que je puisse apprécier sans tarder l'album de mon Elvis, qui pourtant sortait de ses habitudes pop (Je n'ose plus écrire Britpop)


001 Elvis Costello & The Brodsky Quartet - The Juliet Letters - I Almost Had A Weakness




002 Elvis Costello & The Brodsky Quartet - The Juliet Letters - Romeo's Seance





Bon je reviens sur cet album de Nico, encore un titre incroyablement fort dans sa simplicité et dans son emprise sur l'auditeur magnétisé.

004 Nico - Chelsea Girl - I'll Keep It With Mine




VOILÀ mon Jimmymi ... Il n'y a plus qu'a approcher des albums plus exigeants et probablement fabuleux une fois révélés. Bon, j'ai un pied dans l'oeuvre. A suivre;



En attendant, puisque tout à commencé par cet article qui m'a aussi entraîné vers une berceuse qui fonctionne matin et soir...

Apaisant



001 Neil Young - Harvest Moon - Harvest Moon




dimanche 3 mai 2015

Robbie Williams, Un 'tain d'Album Pop, Part II


En fait, il n'y a pas que les commentaires échangés avec Chris qui m'a rebranché sur M. Williams.

Il y a le retour de The Lilac Time. Je les avais oubliés, ça c'est pas nouveau, ça arrive ... ra encore.

1ere étape, 
je me replonge dans l'album que j'avais adoré et ses chansons si douces et cotonneuses. Fragiles comme un flocon de neige? Bon, de coton, pour garder un peu de cohérence dans les métaphores.

Remember



001 The Lilac Time - Looking For A Day In The Night - Salvation Song




002 The Lilac Time - Looking For A Day In The Night - The Nursery Walls





2eme étape, 
Une oreille sur leur dernier petit pour cette impression que le temps s'est arrêté chez M. Duffy, la pendule qui donne toujours la même heure, la Lilac Time.

001 The Lilac Time - No Sad Songs - The First Song Of Spring



Et enfin, en ouvrant les pages Lilac Time du Dico Assayas, nous renvoyant à celles consacrées à Stephen Duffy. Le plus grand malchanceux de la Pop (par le Guardian), j'apprends qu'il s'associe avec Robin Williams pour un album ...


... fabuleux, quand on aime cette pop toute Britannique. Enfin le ronronnant Duffy rencontre le moteur en fusion que veut être Robbie. Quand un maudit de la pop rencontre une étoile de cette même constellation, cela donne un album qui cartonne quoiqu'en pense AMG qui reflète peut-être le un peu le désintérêt US?

OK, carton fait mercantile, disons que chaque chanson est brillantissime. Je craque pour toute.

Le ton Stephen Duffy n'est pas étouffé, il donne un belle dose de noblesse à cet album, l'abattage de Robbie est intacte.

Pour comparer, c'est pas bien, mais bon. Si vous vous souvenez de cette chanson de Richard Ashcroft "A Song for the Lovers", elle provoque un agréable frisson mélodique que je n'ai pas trouvé au même niveau dans le reste de l'album de Richard.
Dommage.

Dans "Intensive Care" INTENSITÉ intacte tout le long.

Dès Ghost, le ton est posé, comme Freddy Mercury ou Morrissey ou Bono, nous écoutons un CHANTEUR qui a poussé le délicat Duffy à muscler son talent pour que la voix pousse, s'élève... L'incantation est superbe!

001 Robbie Williams - Intensive Care - Ghosts




Et quand je parle de pousser la voix... Ici, Duffy pris au jeu, au challenge, quitte l'auguste pour une chanson à tiroir, couplet prenant, refrain surprenant, obsédant ... un vrai sparadrap Haddockien.

001 Robbie Williams - Intensive Care - Tripping




Puisqu'on parle de U2, moi en tout cas, en voilà une qui donne cette couleur pour se transformer en diamant à la Elton John (Oui, je l'aime mon tonton John, encore un sacré compositeur, m*rde quoi!! Oui, j'ai parfois des pud*ur) La chanson à dodeliner de la tête. Heureux.

001 Robbie Williams - Intensive Care - Advertising Space




Celle ci, m'a planté un couteau dans le dos, mais pouvait-elle savoir que une phrase comme "If You Die, Before I Leave", même simplette, fait echo... Pourtant je la joue jusqu'au bout

And if you die before I leave
What on earth becomes of me
Look around there's no one here
To love me and hold me

001 Robbie Williams - Intensive Care - Please Don`t Die




Bon, UK, c'est aussi New Order, Pet Shop Boys ... ces sons Night Spot Club, avec le refrain à lever son verre. Le cric en pleine puissance, remontage du moral...

001 Robbie Williams - Intensive Care - Sin Sin Sin




De la Pop, cherchez pas plus loin, vous êtes arrivé!!!!


Merci les Duffy Robbie, passer un bon moment n'a jamais fait de mal ... mais intense, c'est encore mieux.

001 Robbie Williams - Intensive Care - Your Gay Friend




Robbie Williams, Un P'tain de Showman Part I

Rappel: Pour ceux qui drop et qui box dans les coins, ils savent qu'avec un simple adresse mail...




Non, non,  pas un joke ou toute provocation ou contre-pied pour le plaisir.
Tout est parti d'une réflexion innocente de ma part, elles le sont toutes sauf ma m..( Ha zut, c'est pas là), sur le blog de Chris et son papier sur le dernier Blur 2015 (pour les archives)

Vouloir l'agent du Blur

(Le calembour est de moi, elle n'aurait pas osé)

Moi j'évoque la pop britannique, et spontanément je cite un que j'adore: Robbie Williams. Ni une ni deux, réaction toute aussi spontanée de Chris sur le commentaire

mais Robbie Williams, euh...je ne peux pas....!!! :)
Ceci dit, je me suis planté c'est sur une autre chronique l'échange, ça vous en fait un deuxième à dénicher, pour un artiste bien plus à découvrir que les Blur qui ne nous attendent pas au passage

C'est là que le Robbie fait une apparition dans les commentaires


Ma première partie va se concentrer sur le show. Après m'avoir lu et écouté les extraits, vous aurez encore le droit de détester le gars, mais cette fois ci pour de bonnes étiquettes. Oubliez le "Boys Band", moi je n'ai eu aucun mal, je ne le connaissais pas.

La première fois que je découvre Robbie Williams c'est son show crooner où il reprend les standards immortalisés par le mien de préféré: Franck Sinatra.

Que vois je? Un mec en costard, grand orchestre, la panoplie, facile. Mais? Mais avec le plus dur: Frime, arrogance, voyou m'as-tu-vu parvenu ... en haut de l'affiche.

Ha oui, et une canne pour ajouter à l'insolence. M'en faut pas plus.

Je ne sais pas si cela a touché une fibre en moi qui me couterait trop de séances pour lui donner un nom, mais je suis de suite tombé sous le charme. Reste que ce ne sont que des reprises et que c'est comme le soufflé au fromage.

Avant de passer à plus récent (et même très) Je me fait un petit plaisir.

Son "Je Parlerai et Hollywood écoutera" Si c'est pas de la frime ça:

001 Robbie Williams - Swing When You´re Winning -2001 - I Will Talk And Hollywood Will Listen



Ou bien avec LA THE STAR de la croone en duo (pour la pop patience, ça vient, mais après)

002 Robbie Williams - Swing When You´re Winning -2001 - It Was A Very Good Year (Feat.Frank Sinatra)



Oui, c'est du montage sonore, oui le Robbie fait jeunot, mais oui, comme j'aime!!!!

...... Bon, je reprends le fil. Quand je me suis mis à écouter un de ses albums Pop, c'est bien simple et pas compliqué non plus, j'ai tout pris, tout écouté (sauf un...) et voilà ou cette chronique va en venir, il a un répertoire qui peut lui permettre de rejoindre les grands de la scène.

J'y viens, c'est un PUTAIN de SHOWMAN!!
Notez que PUTAIN tout seul manque de sens (ou trop de sens) SHOWMAN c'est pas mal, mais PUTAIN DE SHOWMAN, là, vous devinez qu'on ne rigole pas. Le sel dans la phrase.

Profitez, passez pas à côté. Ils sont de moins en moins nombreux à s'approprier la scène pour faire frissonner le public de plaisir, à tenter par tout les moyens pyro musicaux sceno possibles de pousser vers un paroxysme de plaisir. faire oublier l'absence de contact physique et charnel, compenser par les vibrations sonores et la violence des light.

On aime les détester ces artistes qui se transforment en étoile, qui se brûleront à vieillir, les musiciens derrière n'existent plus, extraverti, exubérant: Elvis Presley, Tom Jones, Freddie Mercury, Bono et donc Robbie Williams. (j'ai failli ajouter Nick Cave dans sa tournée "Abattoir, mais c'est un autre sujet sur la présence et le magnétisme)

On déteste les aimer ...

Et les chansons, indispensables, les chansons. Dans l'album que j'aborde ici
"Live: Take The Crown Stadium Tour 2013"

Comme au bon vieux temps. Pas les meilleurs moments sur plusieurs années de concerts, mais une tournée mis en deux heures sur un disque. Avec tout les grands moments, les ratages aussi quand le son s'emballe et que l'on s'épuise à l'écoute;

Mais comment alors oublier ....



001 Robbie Williams - Live- Take The Crown Stadium Tour 2013 - Me & My Monkey




Attaque cuivres mexicano pop, un plaçage de voix 100% séduction et un refrain à tuer ....

Quand on a la chance d'avoir une chanson qui aurait sa place dans les ONE HIT WONDER si le destin n'avait bla bla bla, vingt ans plus tard elle me fait encore frissonner et c'est du live et c'est le public qui jouit:

001 Robbie Williams - Live- Take The Crown Stadium Tour 2013 - Angels




Et alors, la preuve, c'est quand on est en pleine confiance, quand on a gagné, quand on a la niaque, le public amoureux et les chansons, alors on se permet de virer les accessoires et de se prouver qu'on est bien le meilleur et qu'on a juste besoin de sa guitare, de sa voix, de ses titres et d'un auditoire. Que des amis face lookés.
Bon ça cause un peu au début, ça fait réviser son anglais ... ça vaut le coup (j'ai pas encore vérifié si les images... animées existent)

001 Robbie Williams - Live- Take The Crown Stadium Tour 2013 - Millenium-better Man-sexed Up (Acoustic)




Un hommage aux anciens

001 Robbie Williams - Live- Take The Crown Stadium Tour 2013 - Minnie The Moocher







J'ai pas réussi à placer ma référence à Neil Diamond pour le timbre de voix et le style d'écriture, voilà, c'est fait.

Maintenant vous savez pourquoi vous pouvez ne pas l'aimer: Arrogant, vulgaire, bruyant ... génial quoi!!!

001 Robbie Williams - Live- Take The Crown Stadium Tour 2013 - Monsoon




002 Robbie Williams - Live- Take The Crown Stadium Tour 2013 - Kids feat.olly Murs




003 Robbie Williams - Live- Take The Crown Stadium Tour 2013 - Bodies




Et je n'ai pas fini, je vais aussi prouver que ses disques studios sont à tomber... prouver? Bon, disons qu'on va en parler. Au top of the pop Britannique!!!

Allez une petite dernière, une véritable déclaration à son public  à la Elvis ou James Brown:

001 Robbie Williams - Live- Take The Crown Stadium Tour 2013 - Let Me Entertain You