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jeudi 3 juillet 2025

Lalo Schifrin est mort ! Vive Lalo

 


Comme titre de post j’avais « Allo ! Il est là Lalo ? L'est la haut Lalo Parti ! » Mais il méritait mieux que ce calembour mal noté à l’école du WordGame. 

L’embarras : Kid de Cincinnati, Luke la Main Froide, Bullit, Harry Callahan, Enter the Dragon… Mission Impossible…. Ou l’arrangeur Jazz ?

Et même


Je décide de chercher certaines de mes plus grandes émotions touchant ce grand de la musique, là de suite, je le mets au même rang que Ennio Morricone, mais je ne développe pas, pas certain de convaincre.

Première émotion, une enfance marquée par toute une série de séries, la majorité tombée dans l’oubli sauf si quelques scénaristes décident de les ressusciter sous forme de films plus ou moins inspirés.

Hélas pour mon souvenir, celui-ci reste coincé fin 60 début 70



Gravé dans le plus profond de mes synapses, plus fort que Mission Impossible, cette série était cool, la musique était cool mais endiablée et vivante.

Et je découvre autre chose qu’une émotion, ce que je m’apprête à raconter, je l’ai déjà fait sur ce blog en 2019, aaaarf, haaargh, mais radote je ? Serait ce la fin de mon talent à peine mondialement reconnu ?

Une obsession ? Je me tourne vers mon IA personnel, métadatée de mes connaissances, celles dont je me souviens. Ce GPT à moi ? Le

Prospective, Recherche, Opportunité, Utilitaire, Transmission - GPT

Question : Que sait-on sur les obsessions ? En particulier sur mon obsession Mannix & Dizzy Gilespie ?

Réponse de IAlu : J’en sais rien

Question : Et Freud ?

Réponse : Sûrement !

 

Une fois la couleur Lalo en tête, et ça marche avec le thème de Mission Impossible, écoutez moi cette composition de Dizzy Gillespie arrangé par Lalo Schifrin

Prelude

https://www.youtube.com/watch?v=VxAy4Spy3Xw

Vous ne pensez pas que l’idéal « ayants droits » serait « Auteur – Compositeur – Arrangeur » Sur le fabuleux « Gillespiana » Bon, pas un bon exemple puisque composé par Lalo Schiffrin.

Tant pis je me répète et je m’adresse à ceux qui sont encore sous le charme de la BO de « Rocky » ou des premiers enregistrements de Ennio avant Leone, des attaques cuivrées qui font ou feront le bonheur de pas mal d’orchestre soul, il faudrait vérifier les dates… Des percussions qui poussent les vents… Oui, je sais les vents en période de canicule ça fait un peu gros mot.

Allez cadeau en Drop : tiré d’un coffret : du complet sur « Mannix », et ça vaut le coup… un album récent regroupant la collaboration Lalo & Dizzy années 60 & 62. ATTENTION au tout début il y a rupture provoquée par un mauvais montage ? J’ai vérifié sur la version QOBUZ de PRELUDE et cette rupture est bien là, pas un défaut de ma version.

Enfin un concert de 2007 à Paris avec certains des thèmes principaux du Master.

Pour une prochaine fois, peut-être un drop de tout le coffret et laissez moi le temps de digérer ses autres collaborations : Sarah Vaughan, Count Basie, Jimmy Smith

J’irai bien me rechercher un épisode de Mannix dans ce nouveau monde des séries policières où si tu n’es pas un tueur en série abominable tu n’es rien moins qu’un ectoplasme pour les scénaristes.

Turn Every Stone


The Shadow



samedi 29 avril 2023

Lalo, Quincy, Steve, Bertrand, Jean-Pierre et Quentin ... tout ça dans ce post. Musique, Cinéma et Saucisson

 


Pour les DropBoxer une exception: deux liens vers des films de Mister McQueen BULLITT & GETAWAY

Le papier qui devait venir était consacré à Fats Navarro et Roland Kirk, l'un pour reprendre un fil Jazz distendu et maintenu et l'autre.. je vous raconterai. J'en étais à chercher un jeu de mot brillant - toujours - avec Navarro, il y avait du Roger et de l'agneau mais ça ne venait pas... 

En parallèle j'avançais lentement sur le bouquin de Quentin, lentement pour le plaisir


Un chapitre dithyrambique ("dithyrambique" écrit d'une traite sans correction ouaahhh) sur le Steve McQueen, et une vacherie à propos des musiques de Quicy Jones qui tentent sans réussite de rejoindre les BO de Lalo Schifrin

Haaaa Lalo Schifrin qui s'est fait une place de côté de Ennio, pas à côté!!. Lalo c'est aussi le grand arrangeur de Jazz sur par exemple (j'en ai pas d'autres en fait) --->

Gillespiana Prelude


He oui, vous l'entendez la patte à Lalo (pas les pâtes à l'eau) le truc qui transporte, grimpage aux murs garanti.

Donc Lalo c'est la BO inoubliable de BULLITT


 Un thème magistral, moins esbrouffeux que ses habitudes d'écritures sur MISSIONS IMPOSSIBLES ou MANNIX, moins mais davantage éléganteux.

Le reste??...Le reste!! 

D'accord quelques ritournelles datées et d'attente mais pour de fins admirateurs ce sont des respirations nostalgiques.


Plus proche de Mancini que de Cruise ... Dans l'ensemble, pour mes chers auditeurs de très grands moments

Coooooool le "The Aftermath Of Love"


Tendu, avec ce grattage propre à tout polar de cette époque "gra gratte gra gratte..."

Ice Pick Mike


Le Quentin il vous le re raconte le film, quasi amoureux de Steve McQueen, explication: et que ce n'est pas un grand acteur et que c'est une star et que c'est pas pareil et que Quentin est convaincant... Il devrait bloguer. 

Du coup je me suis penché sur les deux gros bouquins de Tavernier/Coursodon "50 ans de Cinéma Américain"

Chacun d'évoquer la course poursuite, Quentin insiste sur la total coolitude de McQueen et Tavernier/Coursodon en bon cinéphiles de critiquer la course poursuite en voiture, qui devient une référence, mais dont l'utilité est douteuse.

Et moi de me replonger dans ces quelques minutes au dépôt des pièces à conviction, tranquille, pas de musique, pas de rythme, un peu pour avancer l'intrigue ... j'adore et je suis en manque, plus dynamique que la scène de "l'Homme du Picardie" ... mais à peine, il faut dire que la série a mis la barre très bas.

Pas fini. Quentin via Steve consacre quelques pages sur GETAWAY, tiré d'un livre de Jim Thompson.

Jim Thompson!!


J'avais oublié cet auteur, disons oublié de m'y replonger. Toujours capable de le citer comme inspirateur d'un de mes films préférés "Coup de Torchon".

Oublié cette capacité qu'il a de dessiner des portraits de malfaisants, bien plus troublants et violents que ceux de Ellroy, pas besoin de perversions sophistiquées pour décrire, rendre vivant, faire apparaitre un individu maléfique et réaliste. Un cauchemar.

Quentin et Tavernier/Coursodon d'accord pour parler d'allègement au cinéma du roman. Quentin insistant sur l'absence d'une scène qui rend le héros tueur insensible, portrait à éviter pour Steve, tandis que Tavernier/Coursodon regrette la fin monumentale présente dans le livre.

Et moi qui n'ai jamais vu ce film, je me jette dessus d'un oeil tandis que l'autre commande le bouquin.

Le film? Un bon Sam Peckinpah. Et le code déontologique McQueenien est respecté. Des situations logiquement inextricables mais Steve extrique.

Une scène Post #metoo? Ali et la raclé que Steve lui donne. Drôle d'impression, même en contexte. Il faut dire que quand même... vous jugerez.

Le mauvais méchant joué par Al Lettieri a les scènes les plus JimThompsoniennes. Le trio, couple vétérinaire et lui, est jubilatoirement révoltant. 

La BO a obtenu un prix, la BO de Quincy Jones. Je vous la propose en DROP même si ce n'est pas très juste de la confronter à celle de Lalo. Quincy en a fait des plus pertinentes. Mais le post veut ça...

Une ritournelle à l'harmonica qui reste pleine de mélancolie, un contrepoint à la violence du propos, un peu comme Steve McQueen... quand il n'est pas en colère, car gaffe à la baffe.


Nonchalant, comme une péniche qui longe la seine...

Ha oui, au fait, une promesse. Cliquer sur une tranche ...