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jeudi 21 mai 2026

The Saints, Graham Parker, Rocket From The Crypt et mon vélo

 


Fil rompu, fil retrouvu. C’est que je les aime mes fils, une manière de tracer un voyage avec de nombreuses étapes, des fils plus ou moins distendus, Jazz, Zappa, Brésil, Opéra. ET le dico Assayas depuis 2000. Année où j’ai arrêté de fumer, 26 ans plus tard je comprends enfin … que cela n’avait pas de rapport.

Et puis il y a quelques années j’ai perdu ce fil. Qui consistait à avancer page après page pour s’arrêter sur un artiste, un groupe, un disque. Cette lecture c’est déjà l’envie de musique.

Et aujourd’hui ! Allez, viens, Louïa ! J’ai retrouvé mon fil qui s’était rompu à la lettre R, comme Rita Mitsouko, je pensais faire un papier sur Cool Frénésie (à remettre dans la partie) mais mon œil cataracté tombe sur Rocket From The Crypt

Et je lis

Appel de fantômes : The Saints des années 70, Graham Parker dans les plus chauds moments de sa carrière avec The Rumours

Pas d’hésitation, j’enfourche mon vélo d’appartement et je décolle… Pas oublier le casque

Graham Parker



Super, l’occasion de rappeler la place qu’il a prise dans mes écoutes, découvert en 1977 par un pote sur le thème « Tiens, toi qui aimes Costello, Joe Jackson et Bruce Springsteen »

Et ce n'était pas tout. Musique gorgée de soul, le bien était fait, mais je ne m’en rendrais compte que plus tard. En attendant un disque INDISPENSABLE sur toute ile déserte qui se respecte Stick To Me

Graham Parker - Stick To Me



Graham Parker - New York Shuffle



Graham Parker - Heat In Harlem



The Saints



Chris Bailey est grand. Mais j’avoue avoir complètement loupé le premier album des Saints, 1977 dans ce mouvement comète punk il y a foison, j’ai opté pour Sex Pistols, album encore clé, Jam mes chouchous, Clash graduellement, Stranglers mais déjà la tiquette se décollait etc.. Mais pas The Saints, pas Damned etc…

C’est aujourd’hui – 50 ans plus tard – trop tard ? que j’écoute (I'm) Stranded Je coince sur le son compact, enfermé et saturé. Je coince mais j’entends l’urgence inventé par Iggy Pop époque Stooges. Alors? Pas trop si tard m’était compté.

The Saints - Erotic Neurotic



Et il y a déjà le futur grand Chris

The Saints - Messin' With The Kid



Et des reprises à rajeunir un instant

The Saints - River Deep Mountain High


Rocket From The Crypt



La voilà la lettre R qui déclenche le papier, donc c’est du Saints Graham ? En tout cas c’est une découverte qui m’a bien décoiffé.

La fusion fonctionne, Graham Parker à l’os, les cuivres au diapason de ce rock, j’hésite entre sulfureux, volcanique, explosif. En tout cas pas le temps de refaire ses lacets

Rocket From The Crypt - Born In ’69 (vidéo rigolote)



Donc il y a bien un héritage punk, et punk rock

Rocket From The Crypt - Suit City



Et puis, l’air de rien mais bruyant, il y aurait de la pop powerisé ?

Remarque : la première écoute embrouille, écran de fumée acouphènique bruyant qui cache tout le reste. Repéré, intégré, remisé, expectoré (pas confondre avec Spector Phil) et soudain c’est toute une subtilité de rupture de ton, d’accélération, de cuivres et chœurs Spectorien (pas confondre avec le sirop)

Rocket From The Crypt - Fat Lip



Conclusion, même si je ne cours pas assez vite pour tous les titres, j’arrive à suivre au pas des titres joyeusement foutraques, suffit de suivre les traces.

Rocket From The Crypt - On A Rope


J'accroche ce fil à mon doigt et je me saisis d'un autre.

jeudi 14 mai 2026

Public Image Ltd - End Of World & Pere Ubu - Trouble On Big Beat Street


 Un besoin peu facile à expliquer. L’idée d’écouter un album récent de Public Image Ltd, qui devient PIL dans la suite de cette bafouille, n’est venu qu’avec l’invitation du camarade RANX

ON n'a paS ToujouRs Ce Qu'oN VeuT, QuaND oN TRouVe Ce Qu'oN CHeRcHe

Quoi ? Encore un blog ? Mais oui m’sieur, absolument m'dame, je revendique ces influences comme majeures. De l’enthousiasme à l’état pur, saupoudré d’un style personnel et je tiens là, la recette pour une écoute attentionnée.

Tiens par exemple, le PIL et « End Of World » de 2023 !!! Kes ki dit le Ranx ? Y dit

Public Image Limited qui me propose de découvrir End Of World, un album de 2023 tout ce qu'il y a de correct

« Correct » Ranx peut être davantage expansif, mais moi, un PIL de 2023 et mes souvenirs d’ado + «Correct » ça suffit pour au moins le tenter. Surtout que mon premier PIL date de 1978, année de ma majorité.

La vérité ? Vous voulez la vérité ? Malgré Ranx je pensais une écoute sans accroche, prétexte à penser que PIL c’était mieux avant et qu’aujourd’hui, bon 2023, à 67 ans le Lydon ? À part de la rancœur fielleuse, que peut composer Lydon ?



Lydon? En 2023? Il peut émouvoir !! Oui, oui. Cette chanson pour sa compagne Nora Forster morte en 2023 après des années d’Alzheimer.

PIL - Hawaii



Ne t'envole pas trop vite, pas besoin de pleurer de douleur
Tu es aimé, encore et encore
Hawaï, toi et moi
Tous ces bons moments
Aloha (aloha)
Eh bien, bonjour
Aloha, Hawaï (Hawaï)
Tu es aimé
Hawaï
Souviens-toi de moi, je me souviens de toi
Hawaï, Hawaï
Souviens-toi de moi, je me souviens de toi
Aloha (aloha)

J’ai déjà marqué ma surprise chez Ranx, « End Of World » est un grand album. 

Bien digéré les années 70 et 80, celles que je connais le mieux. Lydon en est un des acteurs principaux, il revient en 2023 proposer un album de bonnes chansons, de bons titres si vous préférez… ok de bons sons alors.

Lydon a ouvert grand ses bras pour embrasser Nick Cave, Talking Heads… il a serré, fort,  très fort pour ne garder que ce qu’il pouvait associer a SON PIL

PIL - Penge



PIL - Walls



Nick Cave, Talking Heads… et tiens, ici un peu, oui, quand même un peu… Père UBU

PIL - End Of The World



Père UBU, oui, oui. Pour commencer un petit retour an arrière, hélas pas à l’époque de la sortie de « The Modern Dance », puisque ce n’est qu’en 2014 que je les découvre… et alors quelle découverte et ce regret du temps passé à ne pas les avoir connus

Rappel Père UBU - Modern Dance



Trop sollicité je n’ai pas été plus loin dans leur disco. Sauf une reprise des Beach Boys par David Thomas, sa reprise surligne ce que je ressentais à l’écoute de l’original, une fêlure, un ravin, un canyon…

David Thomas And Two Pale Boys - Surf's Up



Un groupe américain qui se nomme d’après un personnage d’Alfred Jarry, cela doit êtkekchose non ? AMG en à peine plus d’une phrase

Groupe d'art punk influent dont le son expérimental exploite des mélodies autodestructrices, des rythmes décousus et une dissonance industrielle.

Et bien, puisque j’y pense, je constate que PERE UBU, toujours là, a sorti un disque en 2023. PIL à la même année que PIL (Quoi ? Quoi ? C’est quand même mieux que Poule et Pil, non ?).

Donc je m’y colle, je commence par les premières notes



Bricolage, cafouillage, bidouillage, collages chaotiques, suis-je obligé de m’infliger ça ? Et pourtant. Changeons de tactique, je passe en écoute captive.

Au casque, loin de l’appareil, impossible de toucher au volume, de zapper ou d’accélérer les titres. Seul sur mon vélo, face au vent (sur le balcon hi hi) j’entends, j’écoute et je sors sonné comme abandonnant une transe inconfortable.

Impossible de proposer ici la même écoute.

Mais la conclusion est que j’ai adopté cet album, ou bien c’est lui, je ne sais plus.

Pour tenter un commencement, une reprise des Osmond Brothers, un titre opportuniste louchant sur le son Led Zep. Une fois encore David Thomas a entendu la musique derrière les notes :

Père UBU – Crazy Horses



Et puis, enfin, un autre ****

Quand l’intention est de bousculer, de s’obliger à grandir, quand le chaos prend forme et qu’au bout c’est compréhension et plaisir. Alors vous n’êtes pas obligé de faire du vélo sur votre balcon.

Père UBU - Love Is Like Gravity



J’ai surmonté cette voix qui ne garde que la plainte, j’ai accepté de ne pas deviner la mélodie, j'ai écouté la structure recomposée. Maintenant je sais que j’y retournerai.

Forcément

Père UBU – Crocodile Smile



 

Je tenais à finir par un extrait critique AMG qui encourage non pas à de l’indulgence mais à une écoute .. déconditionnée.

Compte tenu de son processus créatif (une seule prise par titre) , Trouble on Big Beat Street s'égare parfois, et tous ses détours ne sont pas gratifiants. Néanmoins, il s'agit là de la musique la plus expérimentale et brute de Pere Ubu depuis un certain temps ; pour les fans qui souhaitent avoir l'impression d'assister à l'élaboration de ces morceaux par le groupe plutôt que de se voir présenter un produit fini, il y a de quoi se réjouir.

Mais aussi chez UNCUT

Même si cet album ne risque guère de convaincre les sceptiques, la présence d'Alex Ward, improvisateur à l'enthousiasme débordant, offre à Thomas un partenaire idéal


« Pere Ubu - Trouble On Big Beat Street » disque testament ? David Thomas est mort en Avril 2025.


samedi 9 mai 2026

Maurice Ravel. Le Tombeau De Couperin. Cristian Macelaru et Bertrand Chamayou


 NOTE: Les Utube en fin de post auront une durée de vie limitée!!

Ravel je l’ai à peine cherché mais il m’a trouvé, j’ai répondu à son invitation.

Je reprends la chronologie. 

2014 je reçois un avant-scène opéra consacré à Ravel et son « L'enfant Et Les Sortilèges », je me demandais à cette occasion ce que j’avais en magasin comme écoute, je trouve « Daphnis Et Chloe »

À vie ce ballet, en particulier le « levé du jour », sera associé à un rêve qui a maintenant plus de dix ans dont les détails sont toujours gravés en mémoire.

Je suis au milieu d’une longue prairie, bordée par une colline, très haute, plantée d’arbres majestueux. Nous sommes au printemps, le vert de la prairie et des jeunes feuilles des arbres est scintillant. 

Au faîte de la colline un soleil naissant et éblouissant magnifie le décor et accentue l’aspect onirique. À ma gauche, au loin, je devine une grotte et un attroupement de personnes à son entrée.

Et c’est le « Lever du Jour » de Ravel qui résonne dans ce songe.

Ravel, Boulez « Lever du Jour » dans « Daphnis et Chloé »





L’épisode « L'enfant Et Les Sortilèges » plus compliqué a une fois encore abouti à une illumination de plus dans ma quête opératique.

Et ce souvenir de spectacle avec mon fils.

Nous avions auparavant partagé avec complicité trois opéras : Faust de Gounod,  Turandot de Puccini et Der Freischütz de Weber.

En commun: du fantastique, de la fantaisie. 

De nombreuses références musicales d’un Ravel talentueux et amoureux de musique.




Et maintenant....

Aujourd’hui, deux incitations.

De Pascal Georges invitant à découvrir « Ravel Paris2025 Macelaru » avec son enthousiasme irrésistible


(il s’anime tout autant sur BLACK LABEL SOCIETY & XBS & Uyama Hiroto mais c'est une autre histoire)

Et aussi cette présentation chaleureuse pour découvrir un fragment de l'oeuvre de Maurice 


Et quel fragment, celui qui déclenche ce modeste papier qui se rêve immodeste, je vais faire un effort d’imm.

Je commence avec la version orchestrale de M. Macelaru



Le Tombeau De Couperin

Dès les premières notes, c’est reconnaitre un ami pas vu depuis un certain temps, c’est le voir au fond du restaurant où nous avions rendez-vous, je le vois mais lui pas encore. Cet instant magique de reconnaissance et de plaisir. Une boule joyeuse serre mon estomac et je m’avance.

Je rêve d’un film muet dont ce serait la musique. Des personnages, des vies sous nos yeux glissent au fil des notes.

Je reproduis ici une expression qui fera plaisir à Sorgual : Sonorités somptueuses contrastant avec la ligne mélodique squelettique

Lors de mes écoutes j’ai eu un doute d’interprétation : j’étais gêné par mes transports presque de joie sur une œuvre évoquant la mort, les morts de ses amis tombés lors de la première guerre mondiale. Vous pouvez vous moquez, pas devant moi, mais j’étais rassuré de comprendre que l’intention de Ravel n’était pas de composer un éloge funèbre. Légère, délicate, lumineuse juste empreinte de mélancolie.

Et puis la version piano, que Ravel a orchestré des années plus tard

J’ai saisi là, l’occasion de comprendre une œuvre jouée au piano, ce sera ma deuxième après la Sonate de Franz Liszt.



J’écoute volontiers des compositions pour piano seul, mais elles me glissent dessus comme des ondes apaisantes. Il y a onze ans Liszt a été une exception qui m’a rendu euphorique, comme une promesse pour de futurs découvertes, finalement sans réalisation jusqu'à ce jour.

Je profite de l’intensité de l’œuvre orchestrée pour écouter le pendant joué au piano. Un éblouissement..

Les écoutes en aveugle sur ce « tombeau » ==>

Le Tombeau de Couperin de Ravel (piano) dans les oreilles de la Tribune

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/la-tribune-des-critiques-de-disques/le-tombeau-de-couperin-de-ravel-piano-4772928

Comme chez Deblocnot’, c’est le pianiste Bertrand Chamayou qui l’emporte et qui m’emporte par la même occasion. Cette fois je peux accompagner l’onde apaisante, mieux, je réagis aux variations comme sur l'interprétation orchestrée. Une écoute enfin dématérialisée.

Je drop la version de l’Orchestre National De France dirigé par Cristian Macelaru (2025) et celle jouée au piano par Bertrand Chamayou

Ravel ? Content du bonheur d’être heureux !! Vivant!!

à vous:

Tombeau De Couperin - Prelude - Macelaru & Chamayou


Macelaru - Le Tombeau De Couperin, M. 68, III. Forlane


Chamayou - Le Tombeau De Couperin, M. 68 Forlane 


mercredi 29 avril 2026

Ulrika Spacek - EXPO. Ulrika il est fini ton disque? Attends, il est pas sec... (hum, comme ça vous savez tout)


Ben voui, c'était ça le jeu de mot (pas brillant) qui a chevé ma tour PC. J'avoue, mais je me débrouille avec la honte... 

Tout commence avec les derniers numéros de MAGIC, je me faisais la réflexion  que je n'y mettais plus trop mon pif dedans, alors que les nouveautés pop branchés - si je tiens à le rester - sont chez MAGIC.

Je tombe sur le disque de la semaine, numéro #131, Spacek... je vous jure que "c'est pas sec" m'est venu de suite, c'est pourquoi je jette  mon écoute sur le disque EXPO.

Au passage, le calembour (pourrite, oui, je sais) n'était que dans ma tête, comment ma tour en a eu connaissance?

« Objets connectés, avez-vous donc une âme

Qui s'appairent à notre esprit et la force de planter ? »

Pour faire un papier, ma règle est l'écoute, d'où ce drame de perdre le lecteur qu'était la tour

Une fois un autre lecteur installé, un portable, plus habitué à mes tournures d'esprit, je reprends et même j'insiste.

Pas moyen de me réfugier dans mes références, ici c'est une écriture mélodique qui serait classique si elle n'était pas agencée autour de collage de sons issus d'une banque de données.

Cela m'a pris du temps, c'est le bordélique qui l'emporte au début, limite à se demander l'intérêt de ces fragments sonores. Puis la mélodie, puis et enfin l'intérêt de ce montage.

Alors comme une suite logique et nécessaire pour perpétuer et faire évoluer l'héritage de Mercury Rev, Flaming Lips, Avalanche.... MGMT

Build A Box Then Break It


En écoutant cet album, je pense à ce blog qui me manque un peu:

https://lapopdalexandreetetienne.blogspot.com/

C'était fortement consacré à ce genre de musique, de nouvelles sorties. En commun: du synthétique souvent charnel.

En attendant, quelques **** pour de futurs recherches

Showroom Poetry


Voilà qui est fait, et maintenant back to de vieux trucs et même très. 

À suivre


mardi 28 avril 2026

Geater Davis – Lost Soul, Un Second Couteau à fuité ....

 


… À l’affut, mais pas assez affuté ou futé. Pas fauté juste affligé.

Quelques F à placer.

Mon histoire à moi : ma tour Windows me lâche et soudain mon environnement musical se fendille. J’ai toujours du Streaming, mais mon écoute à moi (mon … sur la commode) c’est ma bibliothèque, mes survols, mes enchaînements, mes recherches, papillonnade et attardement.

Je me sentais si triste, j’avais besoin d’un remontant, en fait d’un redescendant, une musique pour regarder le Mississippi couler et espérer qu’il emporterait là-bas, vers le sud profond, mon spleen à l’aide de ces chansons DEEP SOUL

I'll Play The Blues For You



Haaaaa ce timbre éraillé mais feutré. Comme il me comprend

For Your Precious Love



Et ce cri presque muet pour m’accompagner dans le paramétrage de mon portable (toujours un portable pour vadrouiller) pour retrouver mes petits MP3.

Kwaaaa ; mon histoire n’émeut pas ? Alors la sienne, Geater Davis

Son histoire à lui : Mort trop tôt, peu reconnu. Injuste, trop courte son histoire. Alors une compilation sortie en 2013 pour cet artiste des années 70 (un peu 80), pourquoi ? Pour qui ?

En tout cas pour moi.

Je me souviens du commentaire de Ranx, la soul j’aime ça, je sors une pochette, je la regarde, la musique me revient en mémoire avec plaisir, ensuite je range le disque sans avoir besoin de l’écouter.

En voici un de plus à mémoriser.

Je me disais, quelque part des dieux malicieux, inconséquents et amoureux de musique décident de charger la barque de l’artiste que l’infortune inspire

I Can Hold My Own




(quelques lignes blanches intentionnelles pour figurer le temps qui passe) 



Ça remaaaarche, ma musique, hoooo joie, enfin tout a sa place (Soulseek a été le plus compliqué)

Alléluia, Al et Lou Hiiihaaaa…. Allez Lou y’a (les mêmes à la maison)… désolé, excusez l’exalté…

….à croire que ce genre de plantage est nécessaire pour le plaisir des retrouvailles et affirmer que c’était pas mieux avant.

Pour revenir et conclure sur cette soul pénétrée, arrangements datés et sobres, surtout. Et les cuivres ? Oui, bien entendu les cuivres

St. James Infirmary



 

Je ne peux pas vous quitter sur ces belles chansons flirtant avec le tragique, voilà quelques autres plus enlevées, attention comme le disait si bien M. Einstein « plus enlevées » est différent de « enlevées »

My Love Is So Strong For You



Don't Marry A Fool



 

Bon, je vous laisse, je travaillais sur un calembour assez coulant quand ma tour honteuse a préféré m’abandonner. J’y retourne, ce n’est pas encore sec.


mardi 21 avril 2026

Rock Progressif : parlons-en, écoutons-en mais avec DISCIPLINE (Unfolded Like Staircase)

 

Une envie : Une envie de prog – ça ne se commande pas – éloignée des années d’or. 

Les circonstances : le papier de PG qui répond à cette envie

PROG’ RECIFS – PROG’RECITS. Chapitre 1 : THE FLOWER KINGS – MOON SAFARI

https://lifesensationsinmusicii.blogspot.com/2026/03/prog-recifs-progrecits-chapitre-1.html

FLOWER KINGS, que je retrouve dans le bouquin de Aymeric Leroy consacré au rock progressif 

– rappel né en 1973, son goût ne doit rien à l'âge d'or de la prog – 

dans le même chapitre il parle de  DISCIPLINE

« Confirmée au-delà des espérances avec « Unfolded Like Staircase », au caractère progressif intransigeant où chant et guitare (L’excellent Jon Preston Bouda) se disputent la vedette avec un égal talent.

Les climats sombres, révélateurs de l’influence de King Crimson ou de VDGG (l’intensité des prestations scéniques de Parmenter lui a souvent valu d’être comparé à Peter Hammill), sont transcendés par une inspiration mélodique homogène et d’une rare limpidité »

Et moi je fais quoi du coup, hein, hein…

Je l’écoute, d’abord mal, avec le réflexe de vouloir comprendre et aimer tout, maintenant, tout de suite, en attente d’envolée virtuose, de décollage du sol…. Déçu.

Peter Hammill ? Bon, oui, mais pas la même double identité. Re déçu.

Je pensais abandonner l’idée de faire un papier, j’ai en plan B « La danse des Canards » pour assurer.

Mais des bribes de chant, d’effets s’étaient invités en ma mémoire, cela revenait. Une nouvelle écoute et …

C’est comme observer au loin un éléphant d’Afrique. Grandiose et majestueux, pas le moindre mouvement. Un éléphant ne décolle pas, ne sait pas sauter le moindre obstacle, s’envoler ? À part Dumbo, non (Il y a peu, il aurait été vu au-dessus de…)

Pourtant quand il se déplace, un sentiment de force et de puissance.

** Quand même bizarre, limite inappropriée ton l’image, drôle d’idée.

* J’avoue, pourtant sur le moment cela m’a paru en être une bonne, tu sais comme l’histoire du mec qui se jette tout nu sur un cactus.

** Tu vas le garder ton pachyderme ?

* Peut-être sous l’influence de Romain Gary et en écoutant le final de « Into The Dream », oui je le (re)garde.

** Tu n’as pas peur que ton style soit comparé à….

* Ça va j’ai compris

DISCIPLINE porte bien son nom, c’est solide, c’est massif, c’est lourd. BLACK SABBATH METALLICA sont passés par là, aussi. Le groupe s’est resserré autour de la musique pour conserver un aspect compact. Pas de feu virtuose. Les couleurs à la palette étroite, noir, marron compensent en épaisseur.

Comme au bon vieux temps, une écoute exigeante amplement récompensée. Une écoute pour s’affranchir des références. 

Ma Presbyacousie m’a empêché d’entendre de superbes plages empreintes de majesté, de belle chevauchée de ce seigneur des savanes (À 18 minutes du début de "Into The Dream" Babar, le retour!!)



Trop tard pour mon panthéon des albums qui ne me quitteront jamais, ceux qui ont connu ma période vinyle. Mais bienvenue dans celui des adoptés pour toujours à défaut de tous les jours.


mercredi 15 avril 2026

APPLAUSE - Where It All Began. Ils en méritent tant.

 


Je viens pousser un album qui s’est imposé sur ma platine (vieille formule)

C’est un webpote, Sorgual qui me l’a mis entres les oreilles

https://diskobole.blogspot.com/2026/04/clap-de-fin.html

L’accroche chez lui n’était pas trompeuse et pourtant risquée : un chanteur au timbre vocal à la Jeff Buckley !!

Risqué et pas le droit à l’erreur, et bien justement, pas d’erreur.

Je me dis, tu n’as pas le droit de ne pas diffuser aussi de ton côté. Ce serait inutilement cruel pour celui qui découvrira, et neutre pour les autres.

La comparaison à Jeff ne s’arrête pas là, vous vous souvenez d’une des qualités de « Grace » ? Cela touchait de nombreux genres et surtout, par titre, il y avait au moins suffisamment d’idées pour trois chansons.

C’est bien simple j’ai quelques morceaux initialement marqués chez moi avec ***, puis une réécoute, un effet vocal et hop ****.

Pour convaincre, déjà visitez le lien chez Sorgual….

Et deux titres pour la route

Road To Nowhere



Hope You're Better



Et voilà… court pour une fois, efficace comme souvent

*** Tu parles de toi ?

*** À ton avis ?

PS : Un appel, où écouter ce que devient cette voix unique, Nicolas Ny ? (Puisque Jeff.. enfin bon)


samedi 11 avril 2026

Raye - This Music May Contain Hope. Une Diva? Pas Question De Passer À Coté!!!

 

J’ai craqué, d’habitude je laisse mon dernier post murir, profiter des expositions pour accrocher quelques lecteurs. Surtout qu’un Opéra ce n’est pas la plus grosse attraction.

Mais là donc je craque, dans mon espace musical vient de naître une diva de la Pop Soul Jazz.

Dans le désordre, avoir invité Al Green… entendre son hello dans le microphone.

Hans Zimmer pour un titre gros son.

Des vrais instruments, fabriqués à la main et joués par des humains.

De la musique hollywoodienne !! Du Gospel !! De la soul pop biger than life, je me devais, je vous devais.

Une diva, j’ai collé des **** partout partout.

Sur ce titre, dès la rythmique et les gimmicks cuivres. Si vous ne remuez pas le popotin, avec ce timbre vocal proche de Chrissue Hynde

Happier Times Ahead



Et ici, vous allez vous dire, me dire, et Al ? Il est où Al ? Patience, c’est juste touchant, surtout quand Madame Raye l’introduit sur la scène sonore… Si vous avez pas les larmes

Avec Al Green

Goodbye Henry



 

Mon enthousiasme est tel que je n’ai pas encore pris le recul, grandioooose ou génialement arrangé ? Pour l’instant je pense grandioooooooooooooooooooooooose….

En parlant de biiiiiigggger than liiiiiiife, du cinématographique

I will Overcome



 

A vous d’aller y voir, il y a aussi du tube, du gospel, du orchestres, des vocalises, du vieux, du moderne, du mélancolique nostalgique. Mais surtout il y a de la MU SI QU EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU


vendredi 10 avril 2026

Monsieur Stravinsky. Rake's Progress. Au revoir Anne, au revoir Baba.....


  

 Au revoir Anne, je ne vous dis pas adieu car j’espère bien des retrouvailles, en tout cas une. Monsieur Stravinsky a su vous élever au-dessus du simple statut de personnage, en laissant derrière moi le « Rake’s Progress » je vous regrette déjà.

Cette histoire de diable au petit bras, inquiétant mais peu effrayant, et ce Tom, en votre absence il disparait à nos yeux dès que profil.

Je n’oublie pas l’autre personnage féminin, Baba la Turque, la femme à barbe. Je lui dois davantage d’attention, rien de grotesque dans son rôle de femme qui s’effacera pour offrir à Anne quelques instants d’émotion. 

Alors, pourquoi à barbe ? Le secret de l’originalité de son opéra, Monsieur Stravinsky ajoute une dimension que l’on trouvera chez Monsieur Browning et son film FREAKS, pardon je dois respecter la chronologie, le film est des années 30 (1932) et l’opéra des années 40 & 50. Probablement aucun lien entre les deux œuvres, mais cette idée de redistribuer les notions de norme et de singularité.

Il y a bien cette autre lecture du personnage de Tom et de son ombre maléfique qui lui fait prendre les mauvaises décisions, directions. Le duel final, la partie de carte qui sauvera son âme, de grands moments théâtraux, mais je reste définitivement aimanté par la présence de Anne dont les passages musicaux sont si beaux qu’ils éclipsent en ce qui me concerne le reste de la musique.

Je quitte cet opéra avec cette contradiction : content de passer à autre chose tout en ayant le sentiment de ne pas avoir encore tout ressenti.

L’adieu de Anne à Tom qui ne retrouvera plus jamais ses esprits, sobre au premier abord puis déchirant si je prends la peine d’y revenir. L’envie est forte d’une nouvelle écoute, à croire que Monsieur Stravinsky à conçu le final pour éviter à l’auditeur, au spectateur de quitter l’œuvre avec ce sentiment d’inachevé, de rendez-vous manqué, d’opportunité ratée.

A défaut d’un extrait regroupant ces derniers moments, en se positionnant à 2h06m sur cette vidéo:



Le final? Chaque personnage clôture l’opéra avec une morale, sa morale, je retiens celle de Baba

« Baba veut avertir les dames :

Tot ou tard vous découvrirez

Que, bon ou mauvais,

Tous les hommes sont fous :

Leurs paroles, leurs actes, tout est théâtre. »

Ainsi je ressors indemne de cette œuvre trouble sans facilement en identifier la raison. Et fermant temporairement « Rake’s Progress » j’ouvre une nouvelle séquence de mon rituel : quel nouvel opéra à découvrir ? Deux choix se disputent, je place Monsieur Schoenberg pour plus tard, je décide de chercher des couleurs chez Rossini

 Non Più Mesta


À (me?) suivre.

 

mardi 31 mars 2026

Finn et Kelly. Le Nom Des Gens. Goin' Your Way. Les Prénoms Aussi

Par quoi commencer où ? Le début. Un papier de Charlu sur un très bel album plein de douceur, tendresse. J’ai tapé juste sur les qualificatifs ? En manque de câlinerie ? Alors jetez un œil, une oreille (** Un doigt de pied ? C’est malin !)

https://leschroniquesdecharlu.blogspot.com/2026/03/the-veils-2025.html

Je lis, à propos de The Veil la présence d’un Finn, ni une ni trompette je fonce me tromper car ce Finn est prénommé alors que « mon » Finn est nommé, artiste compositeur de… de… Crowded House.

Je reviens tout penaud chez The Veils, me consoler avec ce beau titre

The Veils - A Land Beyond



Attendez, attendez, une madame Victoria Kelly a conçu les cordes sur l’album de The Veils et … aussi … sur un album de Neil Finn « Dizzy Heights ».

Tiens, je ne l’ai pas, qu’en dit AMG? Je fouille et je tombe sur un autre Neil Finn, en collaboration avec … avec Kelly ! Quoi Kelly comme Victoria ? Oui mais Paul. Et en fait un homonymousse. Un album live où Neil Finn échange des titres avec Paul Kelly. Pour se faire une idée, AMG précise

Et si Bruce Springsteen et Neil Young partaient en tournée ensemble ? Un véritable concert en tête d'affiche où ils partageraient un groupe, s'échangeraient des chansons de leurs carrières respectives et reprendraient les morceaux préférés de l'autre ? En 2013, les fans de pop australienne ont eu droit à leur propre version de ce scénario lorsque deux des plus grands auteurs-compositeurs et chefs d'orchestre des antipodes, Neil Finn (surtout connu en Amérique du Nord comme leader de Crowded House ) et Paul Kelly (dont les enregistrements des années 80 avec son groupe The Messengers ont fait de lui une figure culte aux États-Unis et une star majeure en Australie), se sont associés pour une série de concerts où ils ont chacun sélectionné des tubes et des raretés de leurs répertoires, accompagnés d'un groupe composé du fils de Neil, Elroy Finn, à la batterie et à la guitare acoustique, du fils de Paul, Dan Kelly , à la guitare et aux claviers, et de Zoe Hauptmann, membre du groupe de tournée de Kelly, à la basse.

Crowded House je connais bien, 1991 je tombe de ma chaise sur une critique de « Woodface » contenant des titres d’une grande beauté et souplesse – écrit le critique – qu’un Costello rêve d’écrire lui le spécialiste des mélodies amidonnées

- ** Ha ça y est, tu l’as casé

- Pas ma faute, c’est un fait

Ce continent d’ailleurs inspire le même genre de critiques, je me souviens aussi « ….du titre qu’aurait aimé écrire un Bryan Ferry »

Icehouse - Hey Little Girl



Et Paul Kelly au fait ? Je connais encore mal, juste cette réputation de star Aussie. Donc une occasion d’entendre en public les meilleurs titres de Finn et vu la sélection probablement un choix intéressant des chansons de Paul Kelly.

Quand je lis « Paul Kelly est une star en Australie » forcément je plonge, comme pour Mireille Mathieu déesse au Japon, ou Patricia Kaas adulée par et Vladimir et les russes dans leurs propres intérêts.

Un jour le jetterai mon dévolu sur la K-Pop, juste attendre le bon moment. Rappel: à la Fnac kekpart à Paris il y avait tout un stand de K-Pop, alors…

Revenons-en à nos jumbuck. Je commence par mon chouchou, Neil Finn, ne pas confondre avec Andrews bande d’ignare !!

Et pour ceux·elle qui souhaitent un genre de compil des meilleurs de Crowded House, c’est ici

Better Be Home Soon



Fall At Your Feet



Don't Dream It's Over



Avouons tous en cœur : quelle écriture…

 

Et le Paulo ? (non, non, Charlu, Kelly)

« For The Ages » et la complicité du public



« You Can Put Your Shoes Under My Bed » la belle ballade d’amour pour rester



« How To Make Gravy », une carte postale qui a fait pleurer tout un pays



Un autre, plus énergiques, un peu Tom Petty ? « Dumb Things »


Moins pop, davantage chansonnier et très chaleureux le monsieur Kelly.


Les deux ensembles. Heureux de s’échanger leurs chansons, de proposer un bon moment.

Don't Stand So Close To The Window/Four Seasons In One Day



J’adore ces cheminements musicaux qui m’entrainent de bonnes surprises en découvertes non planifiées.  

Et si vous êtes arrivés ici, pour finir en beauté, la nuit est tombée, il fait doux, vous vous installez sur le rebord un verre à la main pour moi, une guitare pour elle et

Moon River



mercredi 25 mars 2026

Frank Zappa - Burnt Weeny Sandwich. Ha tu es là toi! Tu étais passé où?


Un fil que je reprends. Frank (Non, t’inquiète Ranx, j’ai pas écrit avec un C) Zappa. L'épisode précédent date de 2020, j’ai attendu six ans et deux jours, un fil un peu usé, ténu mais tenu. 

Un artiste, si je ne devais en garder qu’un…

** Costello ?

Si je ne devais en garder qu’un ce serait Frank Zappa. Après beaucoup d’hésitations, de réunions, de concertations, de sondages, de votes.

** Pas Costello ?

La richesse musicale, 

l’humour pour dégonfler l’égo, adhérer à ses esthétiques pourrait paraitre snob et élitiste, 

l’ouverture vers de nombreux univers musicaux : jazz, rock, soul et contemporaine (** quoi contemporaine? la musique!!).

Prenons ce « Sandwich à la saucisse brûlée » (Burnt Weeny Sandwich), en tout cas moi je le prends.

Frank Zappa - Holiday In Berlin, Full-Blown



Progressive jazz rock Zappaïen? Une folie que l’on trouve parfois chez Nino Rota pour Fellini. Ici une guitare rock, là des effets cuivre jazz, ailleurs, ce ne serait pas du xylophone ?

Résultat : je suis pris dans ses méandres astucieux, une construction excentrique qui reste suffisamment mélodieuse pour accepter sa coloration unique. Une mosaïque incroyablement cohérente tout en m’offrant du plaisir et la sensation d’être moins bête après écoute.

Encore plus composite

Frank Zappa - The Little House I Used To Live In



Bon, plutôt que de me creuser le caisson en images, métaphores, périphrases (au fait, vous vous souvenez de cet Audiard « ça, c’est une métaphore ») je passe au sentiment, c’est la joie de le retrouver, il y a bien trop longtemps que je ne l’écoutais plus, sauf « Yo’ mama » de « Sheik Yerbouti » un de mes soli de guitare fétiche et j’en ai peu.

Cette fois ci, j’emporte un bouquin consacré à ses albums, Frank je ne te quitte plus. C’est vraiment trop bon de se recroiser.

Et pas seulement pour tes longues plages musicales multi instrumentales, pas seulement pour tes clins d’yeux aux contemporains tel la partie piano entendue plus haut mais aussi

Frank Zappa - Igor's Boogie, Phase One & Two



Non, pas seulement. Il y a aussi ce gout prononcé pour la ritournelle populaire, un peu déconstruite, pas pour caricaturer, juste la Zappaïer

Frank Zappa – Valarie



Voilà une reprise pastichée sans moquerie, le sourire ironique qui se dessine sur le visage de l’auditeur se transforme rapidement en béat (Guy ? Qui ? Non, laisse tomber). Frank Zappa admire le genre Doo Wop.

Pas que lui

Elvis Costello – Tripwire



** Voilà, tu es content ? Tu l’as ton Costello

Pff quand l’inconscient s’invite dans le texte

** Et la pochette « Burnt Weeny Sandwich »?

Du collage hétéroclite, mais c’est en regardant de plus près, non, de plus loin, qu’un tout se révèle.

Promis, vivement le prochain. Mais en attendant …. Bonne saucisse.  


vendredi 20 mars 2026

Arrêt-Bus(ical) Mais qui est donc ce génie?

 

Bon déjà la réponse pour ensuite passer aux choses sérieuses ? Non, aux émotions, aux images fortes. Ce génie.


J’ai et longtemps et beaucoup utilisé la métaphore du fleuve pour ces voyages que je m’organise dans le jazz. Et au moment de Bud, c’est peut-être du non navigable, la virtuosité est telle que c’est un étourdissement, c’est comme naviguer en eau tumultueuse, on oublie les paysages.

Puis on apprivoise, j’apprivoise ce jeu saisissant pour enfin goûter la mélodie.

Main gauche, main droite, rive gauche, rive droite, sur ce titre j’imagine bien un strabisme auditif

Bud Powell - Just One Of Those Things



Ma version du disque "The Genius Of Bud Powell" enchaîne trois prises de “Tea For Two”, ce que je trouvais d’abord étrange, pour accepter finalement les écoutes successives, moins pour apprécier le talent d’improvisation que pour goûter cette merveille sans avoir à se relever.

Bud Bowell - Tea For Two (Take 10)



L’histoire raconte l’importance de ce pianiste de jazz, un géant, un incontournable, un pilier du Bebop.

Ces titres, swing et émotion. Un jeu halluciné, une montagne russe de sensations, parfois posées, souvent pénétrantes, un bonheur. Et ces notes finales qui invitent au silence pour laisser le temps de comprendre ce qui vient de se passer.

Bud Bowell - Dusk In Sandi



Bud Bowell – Oblivion



Bud Bowell – Hallucinations



J’étais tenté de raconter des événements tragiques de sa vie pour épaissir le portrait, d’autres font bien mieux.

Alors deux anecdotes musicales tournées autour de l’amitié que lui porte Thelonious Monk

Thélonious Monk lui dédiera « In walked Bud »



« Soudain Quelque chose se passe quand Bud arrive… »

Et il lui écrira « 52nd Street Theme » qu’il ne jouera jamais, si ce n’est pas de l’hommagité grandiooose ça !!



Bud parti, c'est fini? Non, je continuerai le Powell!


vendredi 13 mars 2026

GET HAPPY : Battle entre IA Part 5/5, MISTRAL imite mon blog

 

Voici une chronique de l’album "Get Happy!!" d’Elvis Costello, dans l’esprit du blog "Gaitapis" — c’est-à-dire avec un ton à la fois passionné, un peu désinvolte, et toujours ancré dans l’émotion musicale et l’histoire du disque.


Elvis Costello – Get Happy!! (1980) : Le soul man blanc qui s’est brûlé les ailes

Il y a des albums qui naissent d’un ras-le-bol, d’une envie de tout casser, ou simplement de se réinventer avant que le monde ne vous enterre. "Get Happy!!" est de ceux-là. Après avoir frôlé le burn-out artistique et médiatique, Costello débarque en 1980 avec un disque qui sent la sueur, la soul, et un peu le désespoir chic. Exit les poses new wave et les couplets cinglants d’"Armed Forces" : ici, on danse, on sue, on s’accroche à des mélodies courtes comme des coups de poing, et on se demande si le bonheur n’est pas juste une autre forme de folie.

Un album en 20 morceaux, ou comment survivre à sa propre légende Imaginez : 20 titres en moins de 50 minutes, des morceaux qui s’enchaînent comme des singles Motown, avec des basses qui grognent, des claviers qui scintillent, et une voix qui oscille entre rage et tendresse. Costello a écouté Stax, a volé des riffs à Booker T., et a balancé tout ça dans un mixeur avec son cynisme habituel. Le résultat ? Un disque qui respire l’urgence, la frénésie, et une étrange joie mélancolique. "I Can’t Stand Up for Falling Down" (reprise de Sam & Dave) ouvre le bal avec une énergie presque paniquée, comme si le chanteur savait qu’il n’avait plus le temps de tergiverser. Puis viennent "Human Touch" (un cri de solitude en costume de soul), "Beaten to the Punch" (la boxe en 2 minutes chrono), et "Love for Tender" (une ballade qui sent la cigarette froide et les regrets du lendemain).

Pourquoi c’est un chef-d’œuvre ? Parce que Costello, ici, ne joue plus à l’intellectuel rock. Il se met à nu, ou presque. Les textes sont toujours aussi acérés, mais la musique respire, danse, et parfois même console. Les Attractions (Steve Nieve au clavier, Bruce Thomas à la basse, Pete Thomas à la batterie) n’ont jamais été aussi inspirés, aussi proches de l’implosion. Et puis, il y a cette production : un son brut, presque lo-fi, qui donne l’impression d’écouter un concert dans un club enfumé. Les démos acoustiques en bonus (dans les rééditions) confirment d’ailleurs que ces morceaux tenaient debout même sans fard.

Les titres à écouter absolument (et où les trouver sur YouTube) :

  • "I Can’t Stand Up for Falling Down" : La reprise qui donne le ton, entre soul et crise existentielle.


  • "Human Touch" : Costello en mode "j’ai tout, mais je n’ai rien". Un chef-d’œuvre de tension musicale.


  • "Love for Tender" : La ballade qui prouve que le cynisme peut avoir un cœur. 


  • "Riot Act" : La chanson qui clôt l’album, et qui sonne comme un adieu (provisoire).


  • "B Movie" : Pour les fans de Doors et de riffs qui collent aux baskets. 


Le mot de la fin "Get Happy!!" est un disque de survie. Celui d’un artiste qui a failli se noyer dans son propre venin, et qui a choisi de danser sur les décombres. Ce n’est pas son album le plus célèbre, ni le plus "parfait", mais c’est peut-être son plus humain. Et aujourd’hui, alors que le monde semble tourner à l’envers, il fait du bien de se rappeler que le bonheur, même factice, reste une sacrée bonne raison de se lever le matin.


PS : Pour les puristes, la réédition 2003 avec les démos acoustiques est un must. Et si vous croisez un vinyle d’occasion, achetez-le sans hésiter. Ce genre de disque, ça se transmet comme une maladie bénigne.










GET HAPPY : Battle entre IA Part 4/5, GEMINI imite mon blog


 ELVIS COSTELLO & THE ATTRACTIONS - Get Happy!! (1980)

On dit souvent que la contrainte crée la forme. Après les tensions de Armed Forces et cette tournée américaine désastreuse où l'alcool a délié les langues un peu trop vite, Costello avait besoin de se racheter une conduite, ou du moins de changer de costume. Fini le punk anguleux, place à la Soul. Mais attention, pas celle qui s'étire en longueurs sirupeuses. Non, ici, on parle d'une urgence frénétique : 20 titres en 48 minutes. Une course contre la montre où chaque seconde est rentabilisée.

Dès la pochette, avec son usure simulée (bien avant que cela ne devienne une mode Instagram), on sent l'hommage au vinyle 60s, celui qu'on a poncé sur la platine. Musicalement, c'est un tour de force. Costello et ses Attractions digèrent la Motown, la Stax et le Northern Soul, mais ils le font avec une nervosité toute britannique. C'est de la soul jouée par des gens qui ont trop bu de café. Steve Nieve est impérial, ses claviers bondissent partout, tandis que la section rythmique Thomas/Thomas verrouille le tout avec une précision effrayante.

Ce qui frappe, c'est cette densité. À peine le temps de savourer un refrain que le morceau suivant vous saute à la gorge. Il y a de la mélancolie, bien sûr, cachée sous le tempo, des jeux de mots à tiroirs ("New Amsterdam") et cette voix, toujours au bord de la rupture, qui n'a jamais été aussi expressive. C'est un disque de "collectionneur" fait pour les juke-box de l'esprit. Un disque qui vous attrape par le col et vous ordonne d'être heureux, ou du moins, de danser jusqu'à l'épuisement pour oublier le reste.

Choix de titres à écouter d'urgence :

  • I Can't Stand Up For Falling Down : La reprise de Sam & Dave. Deux minutes de perfection rythmique. Si votre pied ne bat pas la mesure, vérifiez votre pouls.


  • High Fidelity : Pour l'ambiance un peu plus sombre, ce groove tendu qui préfigure presque le trip-hop avec vingt ans d'avance.


  • New Amsterdam : La valse hésitante où Costello montre qu'il peut faire rimer cynisme et géographie sans perdre le fil de l'émotion.


  • Riot Act : Le final dramatique, où le masque tombe enfin.


Le GaiTapis

Elvis Costello_._Get Happy!! (1980)(Full Album) Cette vidéo permet d'écouter l'intégralité de l'album Get Happy!! dans son ordre original, incluant les titres recommandés dans la chronique.



















GET HAPPY : Battle entre IA Part 3/5, DEEPSEEK imite mon blog


 

Absolument ! Voici une chronique du disque "Get Happy!!" d'Elvis Costello, calquée sur le ton et la forme du blog "gaitapis.blogspot.com".


Chronique Vinyl #247 : Elvis Costello, le génie contrarié qui nous a offert 20 tubes en 48 minutes (sans qu'on s'en rende compte)

Écouter cette chronique en fond sonore : Un léger grésil de platine vinyle, le claquement sec d'une canette de bière américaine trop sucrée et, au loin, l'écho d'un orgue Vox Continental dans un club enfumé.

Salut les oreilles. Aujourd'hui, on ne va pas parler d'un album confidentiel déterré au fond d'une cave de Milwaukee. Non. Aujourd'hui, on parle d'un monstre. Un ovni pop qui a débarqué en 1980 comme un camion-citerne full soul, lancé à tombeau ouvert sur la route du New Wave, et qui a failli tout emboutir sur son passage. L'album, c'est "Get Happy!!" d'Elvis Costello & The Attractions. L'homme, à l'époque, est un bouillonnant génie contrarié, au bord du burn-out et de la haine de soi, mais encore assez amoureux de la musique pour noyer ses démons dans le son de Stax et de Motown.

La légende veut que Costello, suite à des démêlés biographiques très désagréables (on parle d'une insulte raciste en plein bar, le genre de connerie qui vous poursuit), ait voulu soit se faire oublier, soit se racheter une conduite. Sa méthode ? Enregistrer 20 chansons en un temps record, les produire lui-même (avec Nick Lowe en copilote fatigué), et les balancer sur un double vinyle vendu au prix d'un simple. Le résultat ? Une plongée étourdissante, un tourbillon de mélodies brillantes enrobées dans un son brut, urgent, presque essoufflé.

Ne vous y trompez pas : sous ses airs de fête foraine soul, "Get Happy!!" est un disque d'une noirceur absolue. La trahison, la jalousie, l'auto-flagellation, l'alcool, les relations qui se déchirent... Costello écrit comme un romancier pulp qui aurait avalé un dictionnaire de rimes en tombant dans une piscine de chorus et de lignes de basse hypnotiques. C'est ça la magie : les mots blessent, mais la musique vous fait danser sur place, l'air idiot, jusqu'à ce que vous captiez une phrase et que vous vous disiez : "Attends, il a dit quoi là ?"

C'est du Costello à son sommet : férocement intelligent, mélodiquement généreux, et musicalement irrésistible. Un disque à la fois épuisant et addictif. On en sort sonné, mais avec l'envie immédiate de le réécouter pour attraper tous les joyaux qu'on a manqués au premier passage.


Les Pistes Indispensables (à écouter sur YouTube, évidemment)

1. "I Can't Stand Up For Falling Down"
La reprise explosée de Sam & Dave qui ouvre le bal. L'Attractions est au sommet de sa puissance : la basse de Bruce Thomas est une ligne de vie, les claviers de Steve Nieve pétillent de nervosité, et Pete Thomas à la batterie donne l'impression de courir après le bus. Costello, lui, n'interprète pas, il témoigne. Une déclaration d'impuissance en forme de tube parfait. [Lien idéal : la version album, ou les sessions TV de l'époque.]



2. "High Fidelity"
Un chef-d'œuvre de paranoïa amoureuse. Le narrateur est obsédé, jaloux, dévorant les comptes-rendus des infidélités de sa bien-aimée. Le pont ("Do you laugh at me behind my back?") est l'un des moments les plus vicieux et brillants de sa carrière. La ligne d'orgue est pure tuerie. [Chercher le titre + "The Attractions", live ou studio.]



3. "New Amsterdam"
Une parenthèse mélancolique et tendre au milieu de la frénésie. En à peine deux minutes, c'est un voyage entre New York, Londres et un cœur brisé. La chanson bascule soudain dans un medley éclair avec "You've Got to Hide Your Love Away" des Beatles, un clin d'œil génial qui prouve que malgré sa rage, Costello est d'abord un fan de musique absolu.



4. "Riot Act"
La face sombre de l'album. Un tempo lent, pesant, une basse menaçante. Costello chuchote puis crache ses mots, dressant le constat glacial d'une relation finie. "You can call me anything you want / I don't object." C'est d'une beauté désespérée et froide. A écouter la nuit, avec un verre à la main.



5. "Love For Tender"
L'exemple parfait de l'alchimie de l'album. Un thème économique ("Love for Tender", jeu de mots sur "Legal Tender") transformé en explosion soul-punk survitaminée. C'est court, rapide, et ça contient plus d'idées que la discographie complète de certains groupes. La performance live, souvent encore plus rapide, est à tomber par terre.



6. "King Horse"
Mon petit faible personnel. Une énigme musicale. Une mélodie entêtante, des paroles obscures ("You're the horse that I bet on"), et un climat étrange, presque halluciné. C'est le joyau caché, celui qui vous accroche à la dixième écoute et ne vous lâche plus. L'orgue y est, encore une fois, magistral.




Pourquoi cet album vous parle encore aujourd'hui ?

Parce que c'est une leçon. Une leçon que l'on peut transformer sa honte, sa colère et ses échecs en une énergie créatrice folle. Que l'on peut couler des textes acérés dans des moules musicaux joyeux. Que 20 chansons en 48 minutes, c'est possible, à condition que chacune soit un diamant brut.

"Get Happy!!" n'est pas un album facile d'accès. Il vous bouscule, il ne vous laisse pas respirer. Mais une fois qu'on accepte de se laisser porter par son courant tumultueux, on découvre l'un des disques les plus riches, les plus humains et les plus excitants de l'histoire du rock. C'est l'œuvre d'un homme au bord de la crise, sauvé par sa seule vraie religion : la musique.

Maintenant, allez l'écouter. Et la prochaine fois que vous mettrez un disque de 40 minutes avec 8 chansons, vous penserez à Costello en 1980, qui, lui, aurait déjà enchaîné 12 titres et serait en train de se resservir un verre.

Signé : Le Vieux Ronchon aux Doigts de Fée.