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mardi 26 mai 2026

The Quintet de Folie : Charlie Parker , Dizzy Gillespie , Charles Mingus , Max Roach et …ET….EEEEET…

 

Je souhaitais continuer avec Bud et soudain je me suis souvenu de ce concert, de folie ? En tout cas le résultat de ces talents n’était pas prévisible car, comme le rapporte AMG



Ce concert a eu lieu au Massey Hall de Toronto, au Canada, le 15 mai 1953, et a été enregistré par le contrebassiste Charles Mingus, qui a ajouté des parties de basse et l'a publié sur son propre label, Debut, sous le titre « Jazz at Massey Hall » du Quintet. Charlie Parker (crédité sur la pochette originale sous le nom de « Charlie Chan ») jouait sur un saxophone alto en plastique, le pianiste Bud Powell était déjà bien imbibé dès le début, et Dizzy Gillespie quittait régulièrement la scène pour s'enquérir de l'issue du premier combat de championnat du monde de boxe poids lourds entre Rocky Marciano et Jersey Joe Walcott.

Alors comme ça la naissance du Bop, BeBop est une réaction au jazz dansant et récupéré par les blancs ? Il fallait jouer rapide, harmonies complexes et virtuosité de folie.

Comment ça pas dansant ? Quand j’écoute j’ai plutôt une impression d’un appel à danser Saint-Guy. Tous les membres du corps, tête et bassin compris à chaotiser, démantibuler.  On se jette pieds nus sur les braises

Charlie Parker , Dizzy Gillespie , Bud Powell , Charles Mingus , Max Roach / Wee



Les musiciens posent quelques bases pour ensuite décoller et soudain ça : Be-bop! Dee-bap! Shoo-bee-doo-bap! Pa-dap-pa-dap! Bwee-yaaa! Tss-tss-BAP!

Avec WEE je découvre ce qu’un Michel Legrand a entendu et transposé dans le chant, d’improbables montagnes russes, à peine en chute libre qu’un virage aigu se présente pour attaquer une montée vertigineuse mais de courte durée.

Charlie Parker , Dizzy Gillespie , Bud Powell , Charles Mingus , Max Roach / Salt Peanuts



Pouvait on jouer encore plus vite, plus loin, plus haut, plus fort ? La réponse ? Celui qui a la réponse est né il y a cent ans. Dès ses premiers jours il affichait un regard sévère à cette pluie de notes, ses premiers mots furent rares mais précis, à l’école il ne connaissait que les bonnes notes. Rares mais bonnes.

Et quand il a pu saisir son instrument



PS : j’ai trouvé une version étendue du concert à Massey, je connais mal la deuxième partie qui contient une session avec Bud en vedette. C’est celle-ci que je vous droppe.


vendredi 20 mars 2026

Arrêt-Bus(ical) Mais qui est donc ce génie?

 

Bon déjà la réponse pour ensuite passer aux choses sérieuses ? Non, aux émotions, aux images fortes. Ce génie.


J’ai et longtemps et beaucoup utilisé la métaphore du fleuve pour ces voyages que je m’organise dans le jazz. Et au moment de Bud, c’est peut-être du non navigable, la virtuosité est telle que c’est un étourdissement, c’est comme naviguer en eau tumultueuse, on oublie les paysages.

Puis on apprivoise, j’apprivoise ce jeu saisissant pour enfin goûter la mélodie.

Main gauche, main droite, rive gauche, rive droite, sur ce titre j’imagine bien un strabisme auditif

Bud Powell - Just One Of Those Things



Ma version du disque "The Genius Of Bud Powell" enchaîne trois prises de “Tea For Two”, ce que je trouvais d’abord étrange, pour accepter finalement les écoutes successives, moins pour apprécier le talent d’improvisation que pour goûter cette merveille sans avoir à se relever.

Bud Bowell - Tea For Two (Take 10)



L’histoire raconte l’importance de ce pianiste de jazz, un géant, un incontournable, un pilier du Bebop.

Ces titres, swing et émotion. Un jeu halluciné, une montagne russe de sensations, parfois posées, souvent pénétrantes, un bonheur. Et ces notes finales qui invitent au silence pour laisser le temps de comprendre ce qui vient de se passer.

Bud Bowell - Dusk In Sandi



Bud Bowell – Oblivion



Bud Bowell – Hallucinations



J’étais tenté de raconter des événements tragiques de sa vie pour épaissir le portrait, d’autres font bien mieux.

Alors deux anecdotes musicales tournées autour de l’amitié que lui porte Thelonious Monk

Thélonious Monk lui dédiera « In walked Bud »



« Soudain Quelque chose se passe quand Bud arrive… »

Et il lui écrira « 52nd Street Theme » qu’il ne jouera jamais, si ce n’est pas de l’hommagité grandiooose ça !!



Bud parti, c'est fini? Non, je continuerai le Powell!


vendredi 14 novembre 2025

Bud Powell le Géant. Comme une furieuse envie de bisser (Oui, bon, ho la la)

 


Ben oui, soudain, comme ça. Une envie pressante. Pour bien faire je reprends mon fil « fleuve jazz »

«Fleuve jazz » je pratiquais cette métaphore pour imager ma découverte du jazz comme un long voyage, les étapes proposées par ce livre


Complétées par ce guide


 

Que je conseille puisque s’attarde davantage sur des disques majeurs plutôt que faire encyclopédique ou historique


Chaque débarquement illustrait la découverte d’un artiste dans un environnement que j’imaginais très fort pour faciliter ma découverte : salle de concert, ville aux décors clichés qui stimulaient cette audition

Ces deux livres sont mes béquilles qui me permettent d’avancer sur ce fleuve, hum, maladroit on penserait à Jésus en convalescence rejoignant l’autre rive. Bon disons les deux brassières qui m’empêchent de me noyer dans ces cours d'eau sonores.

En parlant de Jazz, j’en profite pour rendre hommage aussi à deux personnes qui m’abreuvent de bon jaaazze. Un Pascal-George qui offre lui aussi parcours et explications passionnées, par exemple

Si vous aimez le Jazz Chapitre 10

Et ma douce et belle PascalE qui ne jure que par ces artistes contemporains anciennement nommés « Jazz-Rock », la chance qu'elle a eu de les voir dans les différents festivals du sud de la France.

Mon fleuve est encore loin de ces rives là mais j’en approche, le premier livre est trié par date de naissance des artistes. Bud est né en 1924 tandis qu’un Billy Cobham est né en 1944, Wayne Shorter en 1933…. Patience madame j’arrive !! Impatient aussi que je suis de trouver John Coltrane (1926) et Miles Davis (1926), j’y prévois un long séjour.



Le fleuve, le fleuve n’attend pas, après Kenny Dorham vient Bud Powell. Et alors là quel bonheur. Répond tout à fait à cet impérieux.

Musique, puis j’explique, plutôt je propose

Tempus Fugit



Écoutez bien, à quoi vous fait penser cette volubilité ? Moi, à Charlie Parker quand il se lance dans une succession rapide de notes tout en conservant une ligne mélodique.

Je me souviens de cette histoire (légende ?) qui raconte la naissance du Bop, le swing repris par les blancs qui s’attribuent une bonne part du succès public, incitent des artistes noirs à trouver un jeu qui surpasserait techniquement ces swingueurs.

La preuve ?

All God's Chillun Got Rhythm



C’est un bonheur d’écouter et même d’imaginer le pianiste à dix mains, courant toutes les épreuves, jeu perlé accompagné par un grand - déjà accosté - à la batterie : Max Roach que cette virtuosité n’effraie pas.

Il existe ces musiques dont les contours demandent davantage d’écoutes avant de participer au plaisir, d’autres qui rebutent. Ici dès les premières notes, pas de choix, pour vos oreilles les meilleurs baskets avec renforcement et hop, en route, en course… une musique vivifiante qui rajeunit les artères et qui fait monter l’adrénaline de la joie.

J’en ai pas fini avec mon Bud le plus sage (ici, placement de marque de bière) mais en attendant je me permets ce clin d’œil, comprenne qui saura pouvoir vouloir.

Get Happy