NOTE: Les Utube en fin de post auront une durée de vie limitée!!
Je reprends la chronologie.
2014 je reçois un avant-scène
opéra consacré à Ravel et son « L'enfant Et Les Sortilèges »,
je me demandais à cette occasion ce que j’avais en magasin comme écoute, je
trouve « Daphnis Et Chloe »
À vie ce ballet, en particulier le « levé du
jour », sera associé à un rêve qui a maintenant plus de dix ans dont les
détails sont toujours gravés en mémoire.
Je suis au milieu d’une longue prairie, bordée par une colline, très haute, plantée d’arbres majestueux. Nous sommes au printemps, le vert de la prairie et des jeunes feuilles des arbres est scintillant.
Au faîte de la colline
un soleil naissant et éblouissant magnifie le décor et accentue l’aspect
onirique. À ma gauche, au loin, je devine une grotte et un attroupement de
personnes à son entrée.
Et c’est le « Lever du Jour » de Ravel qui résonne
dans ce songe.
Ravel, Boulez « Lever du Jour » dans « Daphnis
et Chloé »
L’épisode « L'enfant Et Les Sortilèges » plus
compliqué a une fois encore abouti à une illumination de plus dans ma quête opératique.
Et ce souvenir de spectacle avec mon fils.
Nous avions auparavant partagé avec complicité trois
opéras : Faust de Gounod, Turandot
de Puccini et Der Freischütz de Weber.
En commun: du fantastique, de la fantaisie.
De nombreuses
références musicales d’un Ravel talentueux et amoureux de musique.
Et maintenant....
Aujourd’hui, deux incitations.
(il s’anime tout autant sur BLACK LABEL SOCIETY & XBS
& Uyama Hiroto mais c'est une autre histoire)
Et aussi cette présentation chaleureuse pour découvrir un fragment de l'oeuvre de Maurice
Et quel fragment, celui qui déclenche ce modeste papier qui
se rêve immodeste, je vais faire un effort d’imm.
Je commence avec la version orchestrale de M. Macelaru
Le Tombeau De Couperin
Dès les premières notes, c’est reconnaitre un ami pas vu
depuis un certain temps, c’est le voir au fond du restaurant où nous avions
rendez-vous, je le vois mais lui pas encore. Cet instant magique de
reconnaissance et de plaisir. Une boule joyeuse serre mon estomac
et je m’avance.
Je rêve d’un film muet dont ce serait la musique. Des
personnages, des vies sous nos yeux glissent au fil des notes.
Je reproduis ici une expression qui fera plaisir à Sorgual :
Sonorités somptueuses contrastant avec la ligne mélodique squelettique
Lors de mes écoutes j’ai eu un doute d’interprétation :
j’étais gêné par mes transports presque de joie sur une œuvre évoquant la mort,
les morts de ses amis tombés lors de la première guerre mondiale. Vous pouvez
vous moquez, pas devant moi, mais j’étais rassuré de comprendre que l’intention
de Ravel n’était pas de composer un éloge funèbre. Légère, délicate, lumineuse
juste empreinte de mélancolie.
Et puis la version piano, que Ravel a orchestré des années plus tard.
J’ai saisi là, l’occasion de comprendre une œuvre jouée au piano,
ce sera ma deuxième après la Sonate de Franz Liszt.
J’écoute volontiers des compositions pour piano seul, mais
elles me glissent dessus comme des ondes apaisantes. Il y a onze ans Liszt a
été une exception qui m’a rendu euphorique, comme une promesse pour de futurs
découvertes, finalement sans réalisation jusqu'à ce jour.
Je profite de l’intensité de l’œuvre orchestrée pour écouter
le pendant joué au piano. Un éblouissement..
Les écoutes en aveugle sur ce « tombeau » ==>
Le Tombeau de Couperin de Ravel (piano) dans les oreilles de
la Tribune
Comme chez Deblocnot’, c’est le pianiste Bertrand Chamayou
qui l’emporte et qui m’emporte par la même occasion. Cette fois je peux
accompagner l’onde apaisante, mieux, je réagis aux variations comme sur l'interprétation orchestrée. Une écoute enfin dématérialisée.
Je drop la version de l’Orchestre National De France dirigé
par Cristian Macelaru (2025) et celle jouée au piano par Bertrand Chamayou
Ravel ? Content du bonheur d’être heureux !!
Vivant!!
à vous:
Tombeau De Couperin - Prelude - Macelaru & Chamayou
Macelaru - Le Tombeau De Couperin, M. 68, III. Forlane
Chamayou - Le Tombeau De Couperin, M. 68 Forlane










