Bon, ma posture Elvis Costello est devenue ma signature sur
le blog (et ailleurs chez les copains, surtout quand le sujet ne s’y prête pas
et il ne s’y prête jamais 😉 ), cette
fausse obsession est en partie fondée sur mes écoutes et sur sa curiosité
musicale. Cela aurait pu être Paul Weller. Comme Elvis, Paul je l’attrape dès
le début, je ne le lâche jamais chez les Jam, je l’achète encore pour écouter
ces arbitres de l’élégance : Style Council.
Aparté souvenir
Tiens, je me souviens de la sœur ainée d’un de mes amis
d’enfance, nous étions tous un peu amoureux de … d’elle en fait, ses opinions
comptaient, la voilà grande admiratrice des Stones, mettant en avant quelques
jalons musicaux qui compteront pour nous : « Horses » de Patti
Smith, « Get Happy » de Costello (je vous jure que c’est
vrai !!) et « All Mod Cons » des Jam. Le point commun ? Une
musique monochrome tout en nuance rugueuse. Des albums qui se méritent,
s’adoptent définitivement.
Jam - jam Down In The Tube Station At Midnight
Fin Aparté
Début 90. Mes derniers achats, timides, rares …. Ce qui
explique que c’est seulement en 2021 que je jette une oreille sur la période
solo de Paul Weller.
En 2021 je pensais tenir un fil de présentation mais je l’ai
abandonné sans bien savoir pourquoi. Tant d’albums de Paul Weller, à chaque découverte je constate qu’il s’y trouve toujours de bonnes chansons et surtout que
surtout je sais surtout m’en contenter (Quelle bonne place pour "surtout"?), ma soif de découvrir s’étanchant ailleurs avec
pour seule limite : le temps (qu’il faut pas qu’il fait)
Paul Weller 18 albums studio en l’espace de quarante ans.
Je pensais aux fidèles de Van Morrison, 48 albums solo.
Pourquoi lui au fait ? En pensée c’était une évidence, mais maintenant que
j’écris. J’y reviens en fin de papier…ou pas.
Et voilà un album live. Une manière de reprendre le fil, en
faire une pelote musicale et vous la proposer, avec en bonus drop la setlist
des titres originaux qui offre davantage de respiration.
Un bon point, c’est le témoignage d’une tournée, unité de
lieu, de temps et de son. Paul est fier : pas de tripatouillage, direct de
la console.
Compressé et un peu bouillie. Quand même dommage. Un peu
d’air là-dedans n’aurait pas fait de mal.
Sa voix, moi je l’aime bien sa voix, comme pour Bruce
Springsteen, moins puissante mais assez abrasive pour poncer.
Des chansons, des chansons comme seules les Anglo-Saxons savent faire, étiquette « chansonnier » obligatoire, la synthèse pop folk
rock soul… (jazz un peu ?)
Les mauvaises langues aux oreilles bouchées pensent que cela
peut s’écrire au kilomètre et qu'il y a de la concurrence, Graham Parker le mal estimé, Ray Davis le triomphant, Robert Palmer, Van The Man et tant d'autres
Moi soit je leur réponds « Hooooo lui hééééé,
même pas vrai », soit je me lance dans une thèse « L’inanité du kilomètre
comme métaphore musicale »
Place à la musique, trois titres du live dotés de **** par
un jury impartial et trois titres studio même jury ….
Paul Weller In The Shadow Of The Sun (Live & Very
Direct) - Up In Suze's Room
Paul Weller In The Shadow Of The Sun (Live & Very
Direct) - Broken Stones
Paul Weller In The Shadow Of The Sun (Live & Very
Direct) – Eton Rifles
Et ce live m’a permis de découvrir un de ses albums, peaufiné
mais pas maniéré, délicatement soul moins ostentatoire que sa période Style. Le
tout traversé par ce plaisir de composer, de jouer et nous d’écouter.
Attention : ce qui suit est rébarbatif et bourré de
data. Haaaaa la data. Et les numéros de chapitres, c'est pas de L'IA ha ha ha.
Je vous reparle de MusicIpMixer, une application
qui analyse les MP3 en ma possession, pour enregistrer par titre une empreinte
musicale. La définition ?
Chatgpt éclaire nous ?
Un profil sonore : Il ne cherche pas à reconnaître
son titre, son interprète ou son genre, mais à décrire ce qu'il entend : son
rythme, ses timbres, son énergie, sa couleur harmonique, sa densité et
différents caractères acoustiques. Il peut ensuite rapprocher les morceaux dont
les portraits présentent suffisamment de traits communs.
C’est quoi l’intérêt ? Ça justifie la possession d’une
bibliothèque musicale qui ne pourra jamais être entendue ne serait ce qu’une
fois dans son entièreté. Avant je ne savais pas quoi répondre à la question
-Pourquoi toute cette musique, tu n’en écouteras
même pas 10%
C’est vrai. Cela donne l’image d’un
comportement compulsif, addictif. Inoffensif ?
Mais avec MusicIpMixer j’ai enfin
une réponse rationnelle.
-C’est pour avoir une base de recherche
pour mes playlists dynamiques.
C’est quoi ?
Part B.1 :
MusicIPMIXER è Discogs-EffNet è Cosine.club
Contrairement au « radio » des plateformes
musicales qui s’appuient notamment sur des métadonnées : genre musical, période, etc… l’algorithme propose de s’appuyer sur le son, enchainer avec un morceau qui présente des similitudes. Lesquelles ? Parfois cela me laisse rêveur.
Mais c’est toujours gratifiant. Le 100% random sur ma base est pénible et inutile.
Alors que là :
Un Costello/Alison, sera suivi d’un Gainsbourg, Carla Thomas,
Wings, George Jones, Stones… tiens Henri Tachan
Pour vous garder en ligne
Alison
Mon MusicIpMixer fonctionne toujours mais l’application a
cessé d’être maintenue en 2008
Je me disais et je demandais à Chatgpt, depuis il doit bien
y avoir d’autres recherches faites dans ce domaine ?
Oui, et c’est « Discogs-EffNet »
Enregistre un « portrait robot » du titre MP3 puis
recherche dans une base préindexée une liste de titres triés par % de
similitude
Ce site a indexé environ 2 millions de titres, mais en
privilégiant l’electro : House, Techno, Trance, Electro, Ambient, Drum
& Bass, Breakbeat, Hardoce, Hi-Nrg, Disco et …………….. Italo Disco
Pour l’utiliser. Vous prenez par exemple un titre Youtube
(cela marcherait avec Spotify il paraît) vous le proposez à l’indexation
puis il propose une liste de titres plus ou moins proches avec des liens Youtube d’écoute.
Exemple, avec Alison de Costello, il propose en tête de
liste
Blood, Sweat & Tears - So Long Dixie à 89%
et
Dan Penn – Lodi 88%
Pas mal, pas mal…..
Part B.2 :
Discogs-EffNet è SIMIL
La suite, impossible de ne pas parler de ChatGPT
En résumé, il existe un programme open source, SIMIL, qui permet
d’analyser sa propre base MP3, mais il faut notamment installer Python 3.11..
Même principe : je choisis un titre et je demande une
playlist de titres + ou – similaires.
Et c’est ChatGPT qui m’a guidé, pas à pas, pour installer le tout.
« Music similarity search for your local library —
query by audio file, streaming URL, or plain-text description. CLI + web UI. »
J’ai téléchargé et installé SIMIL : j’ai commencé à
indexer ma base par petits bouts mais l’incrémental ne fonctionnait pas.
Alors ChatGPT a fourni le code correctif, de nouvelles structures et, après quelques tests, tout est rentré dans l’ordre.
J’ai demandé des options supplémentaires. Une facile à comprendre : obtenir une playlist au format M3U8, exploitable par des logiciels tels que VLC ou MediaMonkey. Hop, un bouton a été ajouté.
Une subtilité qui m’échappe un peu dans le traitement des
similitudes, la variation d’une valeur ALPHA
ChatGPT propose cette explication intuitive
Alpha agit sur la façon dont SIMIL juge la ressemblance
sonore. À 1, il privilégie la ressemblance globale entre les empreintes. À
0,90, l’équilibre se déplace légèrement : un morceau moins proche dans
l’ensemble, mais partageant fortement certaines caractéristiques sonores —
timbre, rythme, dynamique, texture — peut remonter dans les résultats. Ce n’est
donc pas simplement un moyen d’augmenter les pourcentages : le classement
lui-même peut changer.
Cela explique bien pourquoi 0,90 peut faire apparaître
des rapprochements intéressants que 1,00 plaçait plus loin, sans entrer dans
les mathématiques.
Le formulaire avant modification
Après modif
Enfin, la recherche parmi les 400.000 titres déjà indexés
était longue, entre 1 et 2 minutes, ChatGPT a modifié le code pour optimiser
les recherches.
Bon et l’intérêt musical là-dedans ? En tout cas le
mien. J’ai demandé une Playlist en partant de « Slow Song » De Joe
Jackson
Pour rappel
Joe Jackson – Slow Song
Et voilà que Simil me propose avec Alpha=1 (houaaai bon, ça jette !!)
et 77% de rapprochement
Alain Barrière - Ma Vie
C’est mieux que de l’aléatoire pur, c’est un chouette complément à la “Radio” des plateformes musicales, ce genre d’algo apporte un semblant de cohérence aux listes de chansons, tout en réservant des surprises, car ce qui est comparé ne correspond pas toujours à ce que notre oreille perçoit spontanément (ou ne percevra jamais?)
Vous avez tenu jusque-là, alors….
Part B.3 :
La surprise
En Drop une compilation, une sorte de best-of rêvé de Stock,
Aitken & Waterman (SAW)
Nous parlions de ces chansons que l’on connaît mais…
Deux moments, deux sujets musicaux qui me tombent dessus en
même temps, après l’initiation Schoenberg j’ai pensé une pause parmi des chansons
**** pour le plaisir, une playlist dynamique, quand alors une lente soudaineté……
Part One
…… une drôle
d’impression, de la nostalgie c’est vrai mais d’un genre particulier.
Je suis tombé sur
Gerry Rafferty – Baker Street
et aussi
Kate Bush- Wuthering Heights
Des madeleines bien entendu, des madeleines faites de
houblon, de pièces de monnaie, de tablées et de copines et copains…
Une émotion étrange que je ne comprends pas. Moi qui ai
écouté et qui écoute tant et tant…. Une explication que diantre !!
Mais bon sûr, c’est bien sang !!
Ces chansons font parti de mon passé mais je ne les ai
jamais possédées dans ma collection. Les seuls souvenirs qui s’y rattachent sont
des moments partagés dans les bars où nous entendions et parfois choisissions
des chansons sur les juke-boxes.
Aparté sur les juke-boxes
Ceux où nous nous levions pour lire les petits carrés avec
le nom de l’artiste et les deux chansons du 45T, la pièce que l’on glisse et la
décision 2C 4F en espérant, si déjà bien en route, que « nos »
chansons passeront avant d’être obligés de quitter le café….
-Attendez les copains, j’attends un Led Zep… on
reprend une bière ?
(Si si, Led zep et
« Candy Store Rock »)
Plus moderne, sans bouger de sa place, un boitier, à
l’intérieur on faisait défiler à l’aide d’une molette des plaques où étaient
insérées des tiquettes avec artistes, chansons et code pour la sélection. Et re
pièce, re bagarre, re choix, re bière.
Enfin avant de partir de l’aparté, dans les bars où nous
étions habitués il y avait le jeu de choisir souvent la même chanson… moi par
exemple c’était « Moi, j’aime les bananes parce qu’il n’y a pas d’os
dedans »
-Antttttooooooiiiiine, tu fais chieeeeeeer
Fin de l’aparté
Il y avait aussi les titres seulement écoutés/serinés chez
des potes, les sorties en boite de nuit ou les pubs anglais…. Je vous dis pas
les juke-boxes !!! À Londres.
Alors avec l’aide de ChatGPT j’ai recherché ce qui trainait
dans les charts 45t (ho la la Singles quoi) période Bush & Rafferty. En UK,
Février – Mai 1978.
J’ai éliminé ceux qui ont fini par atterrir sur un vinyle - ça
brouille les souvenirs et ignoré ceux que je ne connais pas.
Source une feuille Excel…. Attention c’est
du scientifique, il y a des couleurs, des classements
Mon résultat, 19 chansons absentes de mes vinyles et tapies dans mes neurones (c’est gai ! C’est
Tapi ! C’est Gai Tapi)
01. Kate Bush - The Kick Inside - Wuthering Heights 02. The Bee Gees - Saturday Night Fever - Night Fever 03. Abba - The Album - Take A Chance On Me 04. Gerry Rafferty - City To City - Baker Street 05. Darts - Darts - Come Back My Love 06. Boney M. - Nightflight To Venus - Rivers Of Babylon 07. Showaddywaddy - The Complete Singles Collection
1974-1987 Cd14 - I Wonder Why 08. Eruption - Compil Dfou, Ces Voix Qui Nous ... Vol1 - I
Can't Stand The Rain 09. Electric Light Orchestra - Out Of The Blue - Mr. Blue
Sky 10. Paul MCcartney & Wings - London Town - With A Little
Luck 11. Chic - The Disco Box (Disc 2) - Everybody Dance 12. Hot Chocolate - Every 1's A Winner - Every 1's A Winner 13. Bill Withers - Menagerie - Lovely Day 14. Wings - Mull Of Kintyre ,Girls School - Mull Of Kintyre 15. Earth, Wind & Fire - The Best Of E W & F Icon
Selects - Fantasy (Selected By Andre 3000) 16. The Stranglers - No More Heroes - Five Minutes 17. The Stranglers - Black And White - Nice 'n Sleazy 18. Billy Joel - The Stranger - Just The Way You Are
Et la 19? Rupture de synapse?
Stranglers ? C’est un peu particulier, à Londres ils
avaient ma préférence, surpris de les trouver en grand nombre dans
des juke-boxes
Ce que j’ai pu passer le « Walk On By » avec sa
couleur « Light My Fire »
Mais les deux chansons de la liste ? Juste un peu en
mémoire, l’une absente de mon « No More Heroes » et surtout mon autre
loupé impardonnable « Black & White », comme AMG aujourd’hui il ne devait pas être apprécié dans « ma » bande alors que « Raven »
et sa pochette en relief… houaaaa, et le concert au Palace.
J’arrête là, trop pressé de vous parler de la Part B
Et pas de drop de la liste, aucun intérêt....
À suivre…..
PS : quand même : le mouvement « punk » en
78 oppose une timide résistance! La soul disco se porte bien !! le rock ?
ha ha ha… La pop ? définition ? Une bonne chanson et voilà…
Vous qui entrez ici, abandonnez toutes blagounettes,
calembours et ricanements. À partir de maintenant on m’écoute
Cet opéra, cette contrainte musicale, cette réputation
d’œuvre difficile c’est bien ce qui m’a attiré et pas l’introduction douteuse
du papier, douteuse mais dont je devais me débarrasser, un genre d’hommage à M.
Gotlib.
Quitter
le conventionnel
Pas par opposition critique mais dans le but de découvrir de
nouveaux terrains d’expression. Et pour tourner le dos aux règles quoi de mieux
que d’en définir des nouvelles. Concevoir un nouveau cadre pour sortir de
l’ancien et parfois s’en éloigner même.
La peinture et ses étapes de transgressions, d’évolution.
Démarche présente dans le film de Peter Greenaway (1982)
« Meurtre dans un jardin anglais » / « The Draughtsman’s
Contract ».
Impossible de retrouver la conférence 2011 de Catherine
Millet qui donne à revoir et comprendre autrement ce film. Ce film qui intègre
des prises de vues inspirées de techniques picturales, ce peintre qui s’impose
d’étranges règles pour ses créations etc...
Ou bien cette "Nouvelle Vague" qui propose une autre façon de
raconter, de filmer.
Alors, pourquoi pas en musique ?
Musique :
Les 12 notes
Ce que je comprends de la règle que s’impose Schoenberg. Une
série de 12 notes
Anglais : A – B♭ – E – D – E♭ – D♭
– G – F – G♭ – A♭
– B – C Français : La – Si♭ – Mi
– Ré – Mi♭ – Ré♭ –
Sol – Fa –
Sol♭ – La♭
– Si – Do
Une série qu’il peut fractionner. Une série qu’il peut traiter à l’envers et une série qu’il peut
inverser.
J’ai eu besoin de l’IA pour m’expliquer entre autres la notion
« d’inversion »
En dodécaphonisme, l’inversion consiste à conserver les mêmes intervalles, mais à renverser leur direction : si la série monte de 2 demi-tons, l’inversion descend de 2 demi-tons ; si elle descend de 5 demi-tons, l’inversion monte de 5 demi-tons. Donc ce n’est pas simplement lire la série à l’envers. Ça, c’est le rétrograde. Exemple très simple : Original : Do → Ré → Si (+2 demi-tons, puis −3) Inversion : Do → Si♭ → Ré♭ (−2 demi-tons, puis +3)
Ce qui fait au moins 48 possibilités si les 12 notes sont
jouées.
Pour illustrer
Le
mystère
Même si le principe est compris et c'est pas gagné, il reste la création.
Comment Schoenberg composait avec ce qui semble être une lourde contrainte ?
Question: Avait-il mémorisé toutes les combinaisons et, pour chaque épisode à développer, devait-il trouver une musique qui convienne tout en respectant la règle ? (on reprend son souffle !!)
Certes la règle est riche en possibilités, sachant que
chaque protagoniste, chaque instrument pouvait emporter avec lui une
combinaison différente.
Certes.
Mais quand même ?
Le
miracle !
Et bien quand même !
À force d’étude, de travail et de composition, Schoenberg a intégré ces règles comme un compositeur tonal n’a plus à réfléchir à la tonalité
Une évolution à marche forcée, le temps d’une vie.
Mais quel résultat ?
Mais quel résultat !
Quand j’ai décidé d’écouter cet opéra, je me préparais comme
un sportif de vélo d’appartement. Je me suis préparé une période d’immersion pour
affronter une grande difficulté.
J’ai pensé nécessaire une documentation sur le compositeur,
ses œuvres pour faciliter l’écoute, pour appréhender cet opéra, craignant une
impression – sans l’avouer – de grand n’importe quoi.
L’Avant-Scène Opéra et les écoutes successives ont fait le
reste.
Un peu de prosélytisme pour l’Avant-Scène Opéra, le livret
complet en VO et VF. Des articles connexes et même des commentaires sur la
musique au fur et à mesure de son déroulement, exemple pour le début de l’opéra
Les numéros de section renvoyant au livret
23 Un soudain
récitatif coupe l’élan de la musique.
Le contraste entre la double exclamation d’Aaron
(« Unsichtbar ! Unvorstellbar ! ») et le terrifiant rugissement
de Moïse (« Darfst ? ») met à nu l’incompréhension régnant désormais entre les
deux frères.
Moïse assène son dogme avec toute l’intolérance de sa
certitude d’absolu. Comme le voulait Schoenberg, Moïse, en sa roide grandeur
michelangelesque, n’est pas du tout humain, mais aussi, il n’a pas le droit de
l’être...
25 Sur les
paroles « Du strafst die Sünde der Väter », c’est la suite de l’arioso de la
section 3, dont la mélodie (cf. Exemple 8) passe aux clarinettes. Moïse parvient
de moins en moins à se faire entendre.
30 À bout
d’arguments, il se résout – pour la seule et unique fois, et afin de se faire
comprendre d’Aaron, à emprunter le langage de son frère, passant au chanté en
une exhortation pleine de noblesse
(« Purifie ta pensée, détache-la de la futilité, consacre-la au vrai »).
Ainsi que nous l’avons dit, il le fait sur la série
fondamentale, renversée et transposée (dodécaphonisme)
Cette fois-ci pas d’émotions-frissons, pas de mélodies à
siffloter sous la douche. Mais du fantastique, du fascinant dès les premières
notes.
Malgré la construction musicale déroutante, l’histoire, une
fois encore dans l’opéra, est une grille d’écoute.
Moïse absent c’est son frère Aaron qui doit convertir le
peuple en fuite à ce Dieu unique mais sans représentation. Devant l’hostilité
du plus grand nombre, il conçoit l’image du veau d’or, quelques miracles plus
tard c’est une dévotion hystérique qui entoure ce veau. Une dévotion qui tourne
à l’orgie, aux viols et aux meurtres jusqu’à épuisement d’une foule qui s’endort.
De retour Moïse ne peut que déplorer son échec et il détruit
les tables de la loi.
Pour illustrer les forts moments, je peux imaginer du grandiose,
du monumental, un peu comme le « Salomé » de Strauss. Mais ici il
devait y avoir du terrible, du surnaturel, de l’inquiétant et parfois du
malaise, de la violence et du suffocant. Donc du dérangeant !
Comme attendu dans « Au Cœur des Ténèbres » de
Conrad ou dans son adaptation cinématographique, "Apocalypse Now"
Arnold Schoenberg - Moses Und Aron (Solti) Act 2 -
Verwuestung Und Selbstmord
Surprise, dès ma première écoute : j’ai pris plaisir à
certaines séquences, mieux préparé que je ne le croyais. Les bains pris dans le
« Turn Of The Screw » de Britten et certaines orchestrations de
Richard Strauss m’apportaient quelques clés d’attention.
Arnold Schoenberg - Moses Und Aron (Solti) Act 2 - Aron Und
Die Siegzig Altesten Vor Dem Berg
Arnold Schoenberg - Moses Und Aron (Solti) Act 2 - Vierzig
Tage!
Arnold Schoenberg - Moses Und Aron (Solti) Act 2 - Frei
Unter Eigenen Herren
Une des grandes idées de cet opéra, le rôle de Moïse
est « Parlé-Chanté » pour illustrer sa difficulté à s’exprimer (Le « parlé
chanté » une subtilité que je ne sais pas développer ici) le rôle d'Aaron
lui est chanté, un ténor. S'il a de l’éloquence – le chant – il a tout de même
une difficulté à comprendre ce Dieu infini, incommensurable, éternel, omniprésent
et surtout irreprésentable.
Arnold Schoenberg - Moses Und Aron (Solti) Act 1 - Du Sohn
Meiner Vaeter
Finalement c’est la fille d’Arnold Schoenberg qui apporte une
pierre à l’appropriation, la familiarisation.
Pas besoin de connaître ni de maîtriser le dodécaphonisme – ça
tombait bien pour moi – écouter, réécouter et finalement être emporté par ce climat fantastique, exigence récompensée par ce film aux images contrastées, une brutalité bouillonnante où spiritualité et matérialisme se combattent et parfois se
confondent.
Je ne sais pas si c’est dû au dodécaphonisme, mais c’est
assurément Moïse et Aaron.
Note : j’ai fait l’impasse sur le message religieux.
Fort mais en grande partie hors de ma portée. C’est dire si je n’ai fait qu’affleurer
l’œuvre.
PS: une chronique qui m'a aussi beaucoup apporté: Moïse et Aron en
Richard Thompson - 1000 Years of Popular Music – Ooops I Did
It Again
Ho oui, quelle reprise, et moi qui adoooore les arrangements
luxueux, j’ai été cueilli la première fois par la simplicité, la force, l’évidence
de cette reprise.
Mais Richard ? Pourquoi ?
AMG répond
À l'aube de l'an 2000, le magazine Playboy a demandé à
plusieurs musiciens de renom de désigner les plus grandes chansons du
millénaire qui allait s'achever.
Parmi eux, Richard Thompson. Si nombre de ses
confrères se sont contentés de remonter jusqu'en 1940 dans leur panorama de
l'histoire de la musique, l'érudit Thompson a pris la question suffisamment au
sérieux pour étendre sa propre liste de chansons marquantes jusqu'en 1068.
Bien
que Playboy n'ait finalement jamais publié la liste de Thompson, l'idée l'a
tellement marqué qu'il a conçu une émission spéciale où il a présenté à son
public sa propre version des plus grands succès des dix derniers siècles.
L'album « 1000 Years of Popular Music » est tiré des enregistrements des
concerts éponymes de Thompson. Au-delà de l'originalité de sa programmation (du
plus ancien canon de la langue anglaise à Britney Spears en seulement 76
minutes !), il offre un aperçu rare de Thompson en tant qu'interprète et
éclaire d'un jour nouveau ses influences musicales.
Comme on pouvait s'y
attendre, les premiers morceaux sont dominés par la tradition folklorique
britannique, avec des titres comme « King Henry V's Conquest of France » et «
Blackleg Miner » qui révèlent les prémices du sens mélodique de Thompson,
tandis que d'autres airs témoignent de la manière dont l'opérette et les
music-halls britanniques ont intégré et enrichi des thèmes similaires.
Thompson
se livre également à sa passion pour le jazz classique des années 1930 et 1940
avec quelques grands classiques de Nat King Cole et Louis Armstrong , et
termine son périple en retraçant l'histoire du rock and roll, de Jerry Lee
Lewis aux Who et aux Beatles , jusqu'à Prince et Britney Spears (« Oops! I Did
It Again »,
dont Thompson écrit : « Hors contexte, c'est une très jolie chanson
»). Sachant que très peu de ces morceaux étaient destinés à être interprétés à
la guitare acoustique solo, les arrangements de Thompson sont inventifs et
efficaces ; qu'il recherche l'humour ou l'émotion, il tire le meilleur parti de
son répertoire. (Il a également la chance d'être accompagné sur scène par la
chanteuse Judith Owen et le percussionniste Michael Jerome ).
« 1000 Years of
Popular Music » est un ouvrage divertissant, instructif et bien plus
enrichissant qu'une conférence classique sur l'histoire de la musique.
Peut-être Thompson devrait-il envisager d'écrire un ouvrage sur le sujet si
jamais ses doigts, pourtant si habiles, venaient à le trahir. (L'album « 1000
Years of Popular Music » est sorti sur le label indépendant de Thompson, Beeswing
Records, et peut être acheté sur son site web.
J’ai longtemps été intimidé par cet album, par ce concept. L’écouter
sans se préoccuper des sources originales ? Bonne idée, je ne l’ai pas
fait.
Chaque fois que je repassais devant je me disais… il faudra
bien. Eh bien, je fais bien, même mieux.
L’écouter en alternant des versions différentes ou les
originaux et son disque ? Drôle d’idée. Je le fais
Je vous droppe le résultat.
Deux idées pour s’en faire des idées
Purcell - Dido and Aeneas - when I Am Laid In Earth
Richard Thompson & Judith Owen
Ou
Harry Belafonte - Belafonte At Carnegie Hall – Shenandoah
RT
Ou
Louis Armstrong - Rocking Chair
RT
Etc…
Ça fait trois ? Ha oui, je me suis mélangé les doigts
Résultat, les originaux, bien, mais l’unité apportée par
Richard ne m’apparait que maintenant. Elle est évidente sur le papier mais je n’avais
pas opéré d’écoutes approfondies.
Maintenant c’est fait ce qui justifie mon papier.
Pour conclure, un peu de détail :
01. Sumer Is Icumen In — traditionnel anglais, XIIIᵉ siècle
(v. 1250-1260), manuscrit Harley 978.
02. King Henry V’s Conquest of France — ballade
traditionnelle anglaise, sur Henri V et Azincourt (1415) — Child Ballad n°164 /
Roud n°251.
03. When I Am Laid in Earth - Dido and Aeneas by Henry
Purcell 1689
04. So Ben Mi Ca Bon Tempo - Orazio Vecchi 1550-1605
05. Shenandoah — traditionnel américain, début XIXᵉ siècle
(probablement années 1820), chant de voyageurs du Missouri devenu chant de
marins — Roud 324.
06. Blackleg Miner — traditionnel anglais, chant de mineurs
du Northumberland/Durham contre les briseurs de grève ; probablement XIXᵉ
siècle, parfois rattaché au conflit minier de 1844 — Roud 3193.
07. Waiting at the Church — Vesta Victoria, 1906 ; paroles
Fred W. Leigh, musique Henry E. Pether ; chanson de music-hall britannique —
Roud V53409.
08. Trafalgar Square (I Live in Trafalgar Square) — C. W.
Murphy, 1902 ; chanson de music-hall britannique, créée/popularisée par Morny
Cash.
09. There Is Beauty in the Bellow of the Blast — Gilbert
& Sullivan, extrait de l’opérette The Mikado (1885) ; paroles W. S.
Gilbert, musique Arthur Sullivan.
10. Why Have My Loved Ones Gone? — Stephen C. Foster, 1861 ;
paroles et musique de Foster, ballade populaire américaine.
11. Old Rocking Chair’s Got Me (Rockin’ Chair) — Hoagy
Carmichael, 1929 ; standard de jazz américain, notamment popularisé par Louis
Armstrong.
12. Orange-Coloured Sky — Milton DeLugg & Willie Stein,
1950 ; chanson populaire américaine, surtout popularisée par Nat King Cole avec
l'orchestre de Stan Kenton.
13. Cry Me a River — Arthur Hamilton, 1953 ; chanson
américaine écrite pour Ella Fitzgerald, popularisée par Julie London en 1955 ;
devenue un standard de jazz.
14. Drinking Wine Spo-Dee-O-Dee — Stick McGhee & J. Mayo
Williams, 1947 ; jump blues/R&B américain ; succès de Stick McGhee dans son
réenregistrement Atlantic de 1949.
15. The Fool — Lee Hazlewood, 1956 ; créé par Sanford Clark
; country-rockabilly américain, produit par Hazlewood.
16. A Legal Matter — Pete Townshend, 1965 ; chanson des Who,
parue sur My Generation ; rock britannique/mod.
17. Tempted — Squeeze, 1981 ; Chris Difford / Glenn Tilbrook
; chant original Paul Carrack ; extrait de East Side Story ; pop britannique
teintée de soul.
18. Kiss — Prince, 1986 ; Prince and the Revolution, album
Parade ; funk minimaliste, initialement conçu pour Mazarati.
19. Oops!... I Did It Again — Britney Spears, 2000 ; Max
Martin (Karl Martin Sandberg) / Rami Yacoub ; pop américaine produite en Suède.
20. Sam Hall — traditionnel anglais ; ancienne ballade Jack
Hall, inspirée du voleur Jack Hall pendu en 1707 ; transformée en Sam Hall par
W. G. Ross au XIXᵉ siècle — Roud 369 / Laws L5.
22. It Won’t Be Long — The Beatles, 1963 ; Lennon–McCartney
(principalement John Lennon) ; ouverture de With the Beatles ; rock/Merseybeat
britannique.
23. Marry, Ageyn Hic Hev Donne Yt — Richard Thompson, 2003 ;
pastiche médiéval de Oops!... I Did It Again de Britney Spears (Max Martin /
Rami Yacoub, 2000) ; fausse attribution humoristique au XIIIᵉ siècle.
Deep Purple, improbable ? En tout cas me fait déjà
regretter de ne pas m’être intéressé aux précédents.
Quitte à paraphraser Pascal-Georges ; si on a aimé Deep
Purple, si on a souvent, tout le temps suivi avec plaisir les virages musicaux qui
conservaient un socle familier tout en explorant en marge du groove, du lourd…
Aujourd’hui tout roule, tout coule, un peu comme les Stones,
mais je n’en avais pas pris conscience, il y a un esprit Deep Purple et
l’esprit est là, pas besoin de s’embêter à analyser la lettre.
Gamin je plaçais un Deep Purple et j’écoutais debout, pas
moyen autrement.
Aujourd’hui ? C’est debout que l’on écoute
Deep Purple - Splat! - Arrogant Boy
Un petit air de prog à la Kansas ? Pas pour me déplaire.
Moyenne d’âge ? Plus ou moins 80 ans (une exception, un
jeunot) ? Pas pour me déplaire
PG parle de vieilles gamelles. Je pense patrimoine, en
cuisine on parlerait « blanquette de Veau ». C’est pas nouveau, c’est
bon. La saveur, dès les premières secondes, dès les premières bouchées je m’y retrouve, à part peut-être
chez METRO aucune nouvelle blanquette ne ressemble à la précédente ! C’est pareil mais en différent.
J’ai mis pas mal de ****, quitte à les réviser plus tard,
pour l’instant « je m’éclate » (pas de panique, à l’époque cela
voulait dire je kiffe, c’est rrrrô bien)
Deep Purple - Splat! - Third Call
En parlant de s’éclater, un vrai dernier album, presque
certain, le dernier Gun’s & Roses
Sur le web vous trouverez l’histoire autour de la conception
de cet album, dix ans, Axl Rose seul aux commandes, des requins de studio, des
invités de marque….
Important : ce n’est pas un mauvais album, plus triste, c’est
un album sorti dans l’indifférence. Un dernier Gun’s ? Tout le monde s’en
foutait en 2008.
Des nostalgiques du « Appetite » ont dû jeter une
oreille, ça n’a pas duré dix secondes.
Moi itou, c’est en lisant le papier DeblocNote sur le « Appetite »
et en vantant les imperfections des « Use » que je me suis – enfin –
demandé ce que valait le dernier. La chronique de AMG a fait la différence.
J’ai usé « Appetite » et je ne l’écoute plus, je
farfouille encore aujourd’hui, 35 ans plus tard, dans les « Use » car
mon goût pour le grandiloquent immodeste lorgnant sur la frontière du grotesque
est grand. Et quand la frontière est franchie, je peux jubiler, le tout c’est
de ne pas y traîner.
« Chinese Democracy » c’est enfin Axl qui assume
son admiration pour Elton John, moi je pense à celui de « Blue
Moves » de « Goodbye .. »
Gros son d’orchestre, ballade tire larmes, des zestes de
Gun’s, des refrains pop, des solos de guitare pourtant interdits depuis que
Metallica l’a décrété
Guns N' Roses - Chinese Democracy – Better
Et du tonton John ? Hein ? Quand c’est qu’il y a
du tonton
Guns N' Roses - Chinese Democracy – Street Of Dreams
« Au final, ce n'est qu'un album. » Et c'est un bon album,
ni plus ni moins.
Bien entendu si les boursouflures de Meat Loaf agacent, si
Queen et sa grandiloquence crispent et si les grands titres orchestrés de Elton
John révulsent … une mise en garde que j’aurais dû mettre en introduction
Pour les auditeurs rescapés. Un titre qui s’écoute debout,
en faisant de grands mouvements tai-chi-chuan
Une idée loufoque, Rossini, et si je lui écrivais une lettre ?
Hein ? Pourquoi pas. J’imaginais bien ce dispositif littéraire, en toute
absence de modestie, atténuée par une lucidité qui m’évite le melon.
La lettre ? C’est pour dire merci. Si je n’adopte pas
la forme de lettre, j’exprime ça comment, hein ? Hein ? Tu sais pas
quoi répondre ! Allez Go
La Lettre
Cher monsieur Rossini, ça fait un moment que j’y pense,
freiné je l’ai été par la distance qui nous sépare et par la crainte du
ridicule.
Je vous dois des remerciements et je profite de Cendrillon
pour les exprimer.
Cendrillon a une place particulière, et je ne dois rien à M.
Disney, mais plutôt à M. Lewis avec son Cendrillon aux grands pieds. Souvenir
grandioooose que je vais insérer dans cette lettre, je ne suis pas à un
anachronisme près.
Jerry Lewis – Cendrillon aux Grands Pieds
Pardon, je m’égare. Pourtant le plaisir, le frisson physique
de contentement presque douloureux que je ressens avec Jerry descendant les
escaliers, je les retrouve déjà sur cette progression musicale entre acteur
chanteur…
Dans ces dix minutes, un véritable concentré de votre talent,
les silences ne sont pas de Mozart ici et il n’y en a pas que pour les ténors
et la progression aboutit à une explosion de saveur, de vie.
Atto 1, Signore, Una
Parola
Pour tout vous dire, vous êtes deux à m’avoir apporté des
pierres essentielles à mon amour pour l’opéra. Si Puccini a été un grand
tire-larmes, c’est avec M. Mozart et M. Vous que j’ai découvert un bonheur
d’écoute. Coïncidence ? C’est Beaumarchais qui vous apporte Figaro et vous,
vous m’offrez les clés d’écoute qui me serviront à vie.
Beaumarchais ! C’est aussi l’adresse de ma maman, je ne
peux pas éternellement refuser les signes, alors promis, bientôt je me
pencherai sur ce théâtre pour comprendre. Une œuvre d’époque dont vous avez extrait
l’esprit de révolte qui se prépare ? Une richesse de situation et
d’écriture qui a surtout inspiré cette musique pétillante, élégante ? Et la question finale : les opéras
traversent le temps, et ce théâtre ?
-
- Quel rapport entre Cendrillon et
Beaumarchais ?
- - Ho la la, je profite de la lettre pour poser la
question
- - T’es conscient qu’il n’y aura pas de réponse ?
- - Et toi, j’ai appris que ta grand-mère reprenait
le vélo, va vérifier !!!
Revenons à la musique
Cendrillon aujourd’hui, mais hier ce fut le Barbier,
L’Italienne à Alger.
Comment résister et pourquoi résister à vos
ouvertures ?
Sinfonia
À vos orages
Autre chose que je vous dois, mon entourage m’a souvent
reproché, moi les rejoignant, ma légèreté. Avec votre musique je comprends que
légèreté n’est pas le contraire de profondeur, elle n’est pas synonyme de
superficialité.
Cette légèreté, au point d’imaginer une lévitation provoquée
et par la joie et par le dédain de l’attraction terrestre. Sauvé par le
plafond… sinon où nous retrouverions nous…
Atto I, Zitto, Zitto,
Piano, Piano
Atto I, Principino,
Dove Siete?
Alors, comme Cendrillon, sur la pointe des pieds, sautillant,
je conclus
Finale, Non Più Mesta
Alors ! Pas belle la vie ? Pas belle le
Canto ? Merci qui ? Merci Rossini. Et ça rime ? Avec Joachim.
PS : Je n’ai pas oublié vos grandes recettes de cuisine,
dont ce Risotto qui m’intimide, foie gras et truffe (en parlant de légèreté,
hein !).
PS encore : Je ne sais pas pour vous, mais quand je
vous écoute j’entends parfois « pinot noir ». Et entendre parfois est
insuffisant. Avec des bulles? Avec des bulles!!
Fin de cette lettre.
Ça me donne des idées, une autre à Wolfgang encore moins guindé,
plus tard une à Bach en plus respectueuse, juste le temps de m’approprier une
œuvre.
Elvis Costello ? Naaaan, pas Elvis, il est vivant, la
chance que le courrier l’atteigne est quasi nul mais….. pire je n’aimerais pas
me prendre le vent de Bret Easton Ellis lorsqu’il a voulu exprimer son
admiration.