Ben voui, c'était ça le jeu de mot (pas brillant) qui a chevé ma tour PC. J'avoue, mais je me débrouille avec la honte...
Tout commence avec les derniers numéros de MAGIC, je me faisais la réflexion que je n'y mettais plus trop mon pif dedans, alors que les nouveautés pop branchés - si je tiens à le rester - sont chez MAGIC.
Je tombe sur le disque de la semaine, numéro #131, Spacek... je vous jure que "c'est pas sec" m'est venu de suite, c'est pourquoi je jette mon écoute sur le disque EXPO.
Au passage, le calembour (pourrite, oui, je sais) n'était que dans ma tête, comment ma tour en a eu connaissance?
« Objets connectés, avez-vous donc une âme
Qui s'appairent à notre esprit et la force de planter ? »
Pour faire un papier, ma règle est l'écoute, d'où ce drame de perdre le lecteur qu'était la tour
Une fois un autre lecteur installé, un portable, plus habitué à mes tournures d'esprit, je reprends et même j'insiste.
Pas moyen de me réfugier dans mes références, ici c'est une écriture mélodique qui serait classique si elle n'était pas agencée autour de collage de sons issus d'une banque de données.
Cela m'a pris du temps, c'est le bordélique qui l'emporte au début, limite à se demander l'intérêt de ces fragments sonores. Puis la mélodie, puis et enfin l'intérêt de ce montage.
Alors comme une suite logique et nécessaire pour perpétuer et faire évoluer l'héritage de Mercury Rev, Flaming Lips, Avalanche.... MGMT
Build A Box Then Break It
En écoutant cet album, je pense à ce blog qui me manque un peu:
… À l’affut, mais pas assez affuté ou futé. Pas fauté juste affligé.
Quelques F à placer.
Mon histoire à moi : ma tour Windows me lâche et
soudain mon environnement musical se fendille. J’ai toujours du Streaming,
mais mon écoute à moi (mon … sur la commode) c’est ma bibliothèque, mes
survols, mes enchaînements, mes recherches, papillonnade et attardement.
Je me sentais si triste, j’avais besoin d’un remontant, en
fait d’un redescendant, une musique pour regarder le Mississippi couler et
espérer qu’il emporterait là-bas, vers le sud profond, mon spleen à l’aide de
ces chansons DEEP SOUL
I'll Play
The Blues For You
Haaaaa ce timbre éraillé mais feutré. Comme il me comprend
For Your
Precious Love
Et ce cri presque muet pour m’accompagner dans le
paramétrage de mon portable (toujours un portable pour vadrouiller) pour
retrouver mes petits MP3.
Kwaaaa ; mon histoire n’émeut pas ? Alors la
sienne, Geater Davis
Son histoire à lui : Mort trop tôt, peu reconnu.
Injuste, trop courte son histoire. Alors une compilation sortie en 2013 pour
cet artiste des années 70 (un peu 80), pourquoi ? Pour qui ?
En tout cas pour moi.
Je me souviens du commentaire de Ranx, la soul j’aime ça, je
sors une pochette, je la regarde, la musique me revient en mémoire avec
plaisir, ensuite je range le disque sans avoir besoin de l’écouter.
En voici un de plus à mémoriser.
Je me disais, quelque part des dieux malicieux,
inconséquents et amoureux de musique décident de charger la barque de l’artiste
que l’infortune inspire
I Can Hold
My Own
(quelques lignes blanches intentionnelles pour figurer le temps qui passe)
Ça remaaaarche, ma musique, hoooo joie, enfin tout a sa place (Soulseek a été le plus
compliqué)
Alléluia, Al et Lou Hiiihaaaa…. Allez Lou y’a (les mêmes à
la maison)… désolé, excusez l’exalté…
….à croire que ce genre de plantage est nécessaire pour le
plaisir des retrouvailles et affirmer que c’était pas mieux avant.
Pour revenir et conclure sur cette soul pénétrée,
arrangements datés et sobres, surtout. Et les cuivres ? Oui, bien entendu
les cuivres
St. James Infirmary
Je ne peux pas vous quitter sur ces belles chansons flirtant
avec le tragique, voilà quelques autres plus enlevées, attention comme le
disait si bien M. Einstein « plus enlevées » est différent de
« enlevées »
My Love Is
So Strong For You
Don't Marry
A Fool
Bon, je vous laisse, je travaillais sur un calembour assez
coulant quand ma tour honteuse a préféré m’abandonner. J’y retourne, ce n’est
pas encore sec.
FLOWER KINGS, que je retrouve dans le bouquin de Aymeric Leroy
consacré au rock progressif
– rappel né en 1973, son goût ne doit rien à l'âge d'or de la prog –
dans le même chapitre il parle de DISCIPLINE
« Confirmée au-delà des espérances avec « Unfolded
Like Staircase », au caractère progressif intransigeant où chant et
guitare (L’excellent Jon Preston Bouda) se disputent la vedette avec un égal
talent.
Les climats sombres, révélateurs de l’influence de King
Crimson ou de VDGG (l’intensité des prestations scéniques de Parmenter lui a souvent valu d’être
comparé à Peter Hammill), sont transcendés par une inspiration mélodique
homogène et d’une rare limpidité »
Et moi je fais quoi du coup, hein, hein…
Je l’écoute, d’abord mal, avec le réflexe de vouloir
comprendre et aimer tout, maintenant, tout de suite, en attente d’envolée
virtuose, de décollage du sol…. Déçu.
Peter Hammill ? Bon, oui, mais pas la même double
identité. Re déçu.
Je pensais abandonner l’idée de faire un papier, j’ai en
plan B « La danse des Canards » pour assurer.
Mais des bribes de chant, d’effets s’étaient invités en ma
mémoire, cela revenait. Une nouvelle écoute et …
C’est comme observer au loin un éléphant d’Afrique.
Grandiose et majestueux, pas le moindre mouvement. Un éléphant ne décolle
pas, ne sait pas sauter le moindre obstacle, s’envoler ? À part
Dumbo, non (Il y a peu, il aurait été vu au-dessus de…)
Pourtant quand il se déplace, un sentiment de force et de puissance.
** Quand même bizarre, limite inappropriée ton l’image,
drôle d’idée.
* J’avoue, pourtant sur le moment cela m’a paru en être une
bonne, tu sais comme l’histoire du mec qui se jette tout nu sur un cactus.
** Tu vas le garder ton pachyderme ?
* Peut-être sous l’influence de Romain Gary et en écoutant
le final de « Into The Dream », oui je le (re)garde.
** Tu n’as pas peur que ton style soit comparé à….
* Ça va j’ai compris
DISCIPLINE porte bien son nom, c’est solide, c’est massif,
c’est lourd. BLACK SABBATH METALLICA sont passés par là, aussi. Le groupe s’est
resserré autour de la musique pour conserver un aspect compact. Pas de feu
virtuose. Les couleurs à la palette étroite, noir, marron compensent en
épaisseur.
Comme au bon vieux temps, une écoute exigeante amplement
récompensée. Une écoute pour s’affranchir des références.
Ma Presbyacousie m’a
empêché d’entendre de superbes plages empreintes de majesté, de belle
chevauchée de ce seigneur des savanes (À 18 minutes du début de "Into The Dream" Babar, le retour!!)
Trop tard pour mon panthéon des albums qui ne me quitteront
jamais, ceux qui ont connu ma période vinyle. Mais bienvenue dans celui des adoptés pour toujours à défaut de tous les jours.
L’accroche chez lui n’était pas trompeuse et pourtant risquée :
un chanteur au timbre vocal à la Jeff Buckley !!
Risqué et pas le droit à l’erreur, et bien justement, pas d’erreur.
Je me dis, tu n’as pas le droit de ne pas diffuser aussi de
ton côté. Ce serait inutilement cruel pour celui qui découvrira, et neutre pour
les autres.
La comparaison à Jeff ne s’arrête pas là, vous vous souvenez
d’une des qualités de « Grace » ? Cela touchait de nombreux
genres et surtout, par titre, il y avait au moins suffisamment d’idées pour
trois chansons.
C’est bien simple j’ai quelques morceaux initialement marqués
chez moi avec ***, puis une réécoute, un effet vocal et hop ****.
Pour convaincre, déjà visitez le lien chez Sorgual….
Et deux titres pour la route
Road To Nowhere
Hope You're
Better
Et voilà… court pour une fois, efficace comme souvent
*** Tu parles de toi ?
*** À ton avis ?
PS : Un appel, où écouter ce que devient cette voix
unique, Nicolas Ny ? (Puisque Jeff.. enfin bon)
J’ai craqué, d’habitude je laisse mon dernier post murir,
profiter des expositions pour accrocher quelques lecteurs. Surtout qu’un Opéra ce
n’est pas la plus grosse attraction.
Mais là donc je craque, dans mon espace musical vient de
naître une diva de la Pop Soul Jazz.
Dans le désordre, avoir invité Al Green… entendre son hello
dans le microphone.
Hans Zimmer pour un titre gros son.
Des vrais instruments, fabriqués à la main et joués par des
humains.
De la musique hollywoodienne !! Du Gospel !! De la
soul pop biger than life, je me devais, je vous devais.
Une diva, j’ai collé des **** partout partout.
Sur ce titre, dès la rythmique et les gimmicks cuivres. Si vous
ne remuez pas le popotin, avec ce timbre vocal proche de Chrissue Hynde
Happier Times Ahead
Et ici, vous allez vous dire, me dire, et Al ? Il est où
Al ? Patience, c’est juste touchant, surtout quand Madame Raye l’introduit
sur la scène sonore… Si vous avez pas les larmes
Avec Al Green
Goodbye Henry
Mon enthousiasme est tel que je n’ai pas encore pris le
recul, grandioooose ou génialement arrangé ? Pour l’instant je pense
grandioooooooooooooooooooooooose….
En parlant de biiiiiigggger than liiiiiiife, du
cinématographique
I will Overcome
A vous d’aller y voir, il y a aussi du tube, du gospel, du
orchestres, des vocalises, du vieux, du moderne, du mélancolique nostalgique.
Mais surtout il y a de la MU SI QU EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU
Au revoir Anne, je ne vous dis pas adieu car j’espère bien des
retrouvailles, en tout cas une. Monsieur Stravinsky a su vous élever au-dessus du
simple statut de personnage, en laissant derrière moi le « Rake’s Progress »
je vous regrette déjà.
Cette histoire de diable au petit bras, inquiétant mais peu
effrayant, et ce Tom, en votre absence il disparait à nos yeux dès que profil.
Je n’oublie pas l’autre personnage féminin, Baba la Turque,
la femme à barbe. Je lui dois davantage d’attention, rien de grotesque dans son
rôle de femme qui s’effacera pour offrir à Anne quelques instants d’émotion.
Alors,
pourquoi à barbe ? Le secret de l’originalité de son opéra, Monsieur Stravinsky
ajoute une dimension que l’on trouvera chez Monsieur Browning et son film
FREAKS, pardon je dois respecter la chronologie, le film est des années 30
(1932) et l’opéra des années 40 & 50. Probablement aucun lien entre les
deux œuvres, mais cette idée de redistribuer les notions de norme et de
singularité.
Il y a bien cette autre lecture du personnage de Tom et de
son ombre maléfique qui lui fait prendre les mauvaises décisions, directions. Le
duel final, la partie de carte qui sauvera son âme, de grands moments
théâtraux, mais je reste définitivement aimanté par la présence de Anne dont
les passages musicaux sont si beaux qu’ils éclipsent en ce qui me concerne le
reste de la musique.
Je quitte cet opéra avec cette contradiction : content
de passer à autre chose tout en ayant le sentiment de ne pas avoir encore tout
ressenti.
L’adieu de Anne à Tom qui ne retrouvera plus jamais ses
esprits, sobre au premier abord puis déchirant si je prends la peine d’y
revenir. L’envie est forte d’une nouvelle écoute, à croire que Monsieur
Stravinsky à conçu le final pour éviter à l’auditeur, au spectateur de quitter
l’œuvre avec ce sentiment d’inachevé, de rendez-vous manqué, d’opportunité
ratée.
A défaut d’un extrait regroupant ces derniers moments, en se
positionnant à 2h06m sur cette vidéo:
Le final? Chaque personnage clôture l’opéra avec une morale, sa
morale, je retiens celle de Baba
« Baba veut avertir les dames :
Tot ou tard vous découvrirez
Que, bon ou mauvais,
Tous les hommes sont fous :
Leurs paroles, leurs actes, tout est théâtre. »
Ainsi je ressors indemne de cette œuvre trouble sans
facilement en identifier la raison. Et fermant temporairement « Rake’s
Progress » j’ouvre une nouvelle séquence de mon rituel : quel nouvel
opéra à découvrir ? Deux choix se disputent, je place Monsieur Schoenberg
pour plus tard, je décide de chercher des couleurs chez Rossini
Par quoi commencer où ? Le début. Un papier de Charlu
sur un très bel album plein de douceur, tendresse. J’ai tapé juste sur les
qualificatifs ? En manque de câlinerie ? Alors jetez un œil, une
oreille (** Un doigt de pied ? C’est malin !)
Je lis, à propos de The Veil la présence d’un Finn, ni une
ni trompette je fonce me tromper car ce Finn est prénommé alors que
« mon » Finn est nommé, artiste compositeur de… de… Crowded House.
Je reviens tout penaud chez The Veils, me consoler avec ce
beau titre
The Veils - A Land Beyond
Attendez, attendez, une madame Victoria Kelly a conçu les
cordes sur l’album de The Veils et … aussi … sur un album de Neil Finn « Dizzy
Heights ».
Tiens, je ne l’ai pas, qu’en dit AMG? Je fouille et je tombe
sur un autre Neil Finn, en collaboration avec … avec Kelly ! Quoi Kelly
comme Victoria ? Oui mais Paul. Et en fait un homonymousse. Un album live
où Neil Finn échange des titres avec Paul Kelly. Pour se faire une idée, AMG
précise
Et si Bruce Springsteen et Neil Young partaient en tournée
ensemble ? Un véritable concert en tête d'affiche où ils partageraient un
groupe, s'échangeraient des chansons de leurs carrières respectives et
reprendraient les morceaux préférés de l'autre ? En 2013, les fans de pop
australienne ont eu droit à leur propre version de ce scénario lorsque deux des
plus grands auteurs-compositeurs et chefs d'orchestre des antipodes, Neil Finn
(surtout connu en Amérique du Nord comme leader de Crowded House ) et Paul Kelly
(dont les enregistrements des années 80 avec son groupe The Messengers ont fait
de lui une figure culte aux États-Unis et une star majeure en Australie), se
sont associés pour une série de concerts où ils ont chacun sélectionné des
tubes et des raretés de leurs répertoires, accompagnés d'un groupe composé du
fils de Neil, Elroy Finn, à la batterie et à la guitare acoustique, du fils de
Paul, Dan Kelly , à la guitare et aux claviers, et de Zoe Hauptmann, membre du
groupe de tournée de Kelly, à la basse.
Crowded House je connais bien, 1991 je tombe de ma chaise
sur une critique de « Woodface » contenant des titres d’une grande
beauté et souplesse – écrit le critique – qu’un Costello rêve d’écrire lui le
spécialiste des mélodies amidonnées
- ** Ha ça y est, tu l’as casé
- Pas ma faute, c’est un fait
Ce continent d’ailleurs inspire le même genre de critiques,
je me souviens aussi « ….du titre qu’aurait aimé écrire un Bryan Ferry »
Icehouse - Hey Little Girl
Et Paul Kelly au fait ? Je connais encore mal, juste
cette réputation de star Aussie. Donc une occasion d’entendre en public les
meilleurs titres de Finn et vu la sélection probablement un choix intéressant
des chansons de Paul Kelly.
Quand je lis « Paul Kelly est une star en Australie »
forcément je plonge, comme pour Mireille Mathieu déesse au Japon, ou Patricia
Kaas adulée par et Vladimir et les russes dans leurs propres intérêts.
Un jour le jetterai mon dévolu sur la K-Pop, juste attendre
le bon moment. Rappel: à la Fnac kekpart à Paris il y avait tout un stand
de K-Pop, alors…
Revenons-en à nos jumbuck. Je commence par mon chouchou, Neil
Finn, ne pas confondre avec Andrews bande d’ignare !!
Et pour ceux·elle
qui souhaitent un genre de compil des meilleurs de Crowded House, c’est ici
Better Be
Home Soon
Fall At
Your Feet
Don't
Dream It's Over
Avouons
tous en cœur : quelle écriture…
Et le
Paulo ? (non, non, Charlu, Kelly)
« For
The Ages » et la complicité du public
« You Can Put Your Shoes Under My Bed » la
belle ballade d’amour pour rester
« How
To Make Gravy », une carte postale qui a fait pleurer tout un pays
Un autre, plus
énergiques, un peu Tom Petty ? « Dumb Things »
Moins pop,
davantage chansonnier et très chaleureux le monsieur Kelly.
Les deux
ensembles. Heureux de s’échanger leurs chansons, de proposer un bon moment.
Don't
Stand So Close To The Window/Four Seasons In One Day
J’adore
ces cheminements musicaux qui m’entrainent de bonnes surprises en découvertes non
planifiées.
Et si vous
êtes arrivés ici, pour finir en beauté, la nuit est tombée, il fait doux, vous
vous installez sur le rebord un verre à la main pour moi, une guitare pour elle
et