Bon déjà la réponse pour ensuite passer aux choses sérieuses ?
Non, aux émotions, aux images fortes. Ce génie.
J’ai et longtemps et beaucoup utilisé la métaphore du fleuve
pour ces voyages que je m’organise dans le jazz. Et au moment de Bud, c’est peut-être
du non navigable, la virtuosité est telle que c’est un étourdissement, c’est
comme naviguer en eau tumultueuse, on oublie les paysages.
Puis on apprivoise, j’apprivoise ce jeu saisissant pour
enfin goûter la mélodie.
Main gauche, main droite, rive gauche, rive droite, sur ce
titre j’imagine bien un strabisme auditif
Bud Powell - Just One Of Those Things
Ma version du disque "The Genius Of Bud Powell" enchaîne trois prises de “Tea For Two”, ce que je
trouvais d’abord étrange, pour accepter finalement les écoutes successives,
moins pour apprécier le talent d’improvisation que pour goûter cette merveille
sans avoir à se relever.
Bud Bowell -
Tea For Two (Take 10)
L’histoire raconte l’importance de ce pianiste de jazz, un
géant, un incontournable, un pilier du Bebop.
Ces titres, swing et émotion. Un jeu halluciné, une montagne
russe de sensations, parfois posées, souvent pénétrantes, un bonheur. Et ces notes
finales qui invitent au silence pour laisser le temps de comprendre ce qui
vient de se passer.
Bud Bowell -
Dusk In Sandi
Bud Bowell –
Oblivion
Bud Bowell –
Hallucinations
J’étais tenté de raconter des événements tragiques de sa vie
pour épaissir le portrait, d’autres font bien mieux.
Alors deux anecdotes musicales tournées autour de l’amitié
que lui porte Thelonious Monk
Thélonious Monk lui dédiera « In walked Bud »
« Soudain Quelque chose se passe quand Bud arrive… »
Et il lui écrira « 52nd Street Theme » qu’il ne
jouera jamais, si ce n’est pas de l’hommagité grandiooose ça !!
Bud parti, c'est fini? Non, je continuerai le Powell!
Voici une chronique de l’album "Get Happy!!"
d’Elvis Costello, dans l’esprit du blog "Gaitapis" — c’est-à-dire
avec un ton à la fois passionné, un peu désinvolte, et toujours ancré dans
l’émotion musicale et l’histoire du disque.
Elvis Costello – Get Happy!! (1980) : Le soul man blanc
qui s’est brûlé les ailes
Il y a des albums qui naissent d’un ras-le-bol, d’une envie
de tout casser, ou simplement de se réinventer avant que le monde ne vous
enterre. "Get Happy!!" est de ceux-là. Après avoir frôlé le burn-out
artistique et médiatique, Costello débarque en 1980 avec un disque qui sent la
sueur, la soul, et un peu le désespoir chic. Exit les poses new wave et les
couplets cinglants d’"Armed Forces" : ici, on danse, on sue, on
s’accroche à des mélodies courtes comme des coups de poing, et on se demande si
le bonheur n’est pas juste une autre forme de folie.
Un album en 20 morceaux, ou comment survivre à sa propre
légende Imaginez : 20 titres en moins de 50 minutes, des morceaux qui
s’enchaînent comme des singles Motown, avec des basses qui grognent, des
claviers qui scintillent, et une voix qui oscille entre rage et tendresse.
Costello a écouté Stax, a volé des riffs à Booker T., et a balancé tout ça dans
un mixeur avec son cynisme habituel. Le résultat ? Un disque qui respire
l’urgence, la frénésie, et une étrange joie mélancolique. "I Can’t Stand
Up for Falling Down" (reprise de Sam & Dave) ouvre le bal avec une
énergie presque paniquée, comme si le chanteur savait qu’il n’avait plus le
temps de tergiverser. Puis viennent "Human Touch" (un cri de solitude
en costume de soul), "Beaten to the Punch" (la boxe en 2 minutes
chrono), et "Love for Tender" (une ballade qui sent la cigarette
froide et les regrets du lendemain).
Pourquoi c’est un chef-d’œuvre ? Parce que Costello,
ici, ne joue plus à l’intellectuel rock. Il se met à nu, ou presque. Les textes
sont toujours aussi acérés, mais la musique respire, danse, et parfois même
console. Les Attractions (Steve Nieve au clavier, Bruce Thomas à la basse, Pete
Thomas à la batterie) n’ont jamais été aussi inspirés, aussi proches de
l’implosion. Et puis, il y a cette production : un son brut, presque lo-fi, qui
donne l’impression d’écouter un concert dans un club enfumé. Les démos acoustiques
en bonus (dans les rééditions) confirment d’ailleurs que ces morceaux tenaient
debout même sans fard.
Les titres à écouter absolument (et où les trouver sur
YouTube) :
"I
Can’t Stand Up for Falling Down" : La reprise qui donne le ton,
entre soul et crise existentielle.
"Human
Touch" : Costello en mode "j’ai tout, mais je n’ai
rien". Un chef-d’œuvre de tension musicale.
"Love
for Tender" : La ballade qui prouve que le cynisme peut avoir un
cœur.
"Riot
Act" : La chanson qui clôt l’album, et qui sonne comme un adieu
(provisoire).
"B
Movie" : Pour les fans de Doors et de riffs qui collent aux
baskets.
Le mot de la fin "Get Happy!!" est un
disque de survie. Celui d’un artiste qui a failli se noyer dans son propre
venin, et qui a choisi de danser sur les décombres. Ce n’est pas son album le
plus célèbre, ni le plus "parfait", mais c’est peut-être son plus
humain. Et aujourd’hui, alors que le monde semble tourner à l’envers, il fait
du bien de se rappeler que le bonheur, même factice, reste une sacrée bonne
raison de se lever le matin.
PS : Pour les puristes, la réédition 2003 avec les démos
acoustiques est un must. Et si vous croisez un vinyle d’occasion, achetez-le
sans hésiter. Ce genre de disque, ça se transmet comme une maladie bénigne.
ELVIS
COSTELLO & THE ATTRACTIONS - Get Happy!! (1980)
On dit souvent que la contrainte crée la forme. Après les
tensions de Armed Forces et cette tournée américaine désastreuse où
l'alcool a délié les langues un peu trop vite, Costello avait besoin de se
racheter une conduite, ou du moins de changer de costume. Fini le punk
anguleux, place à la Soul. Mais attention, pas celle qui s'étire en longueurs
sirupeuses. Non, ici, on parle d'une urgence frénétique : 20 titres en 48
minutes. Une course contre la montre où chaque seconde est rentabilisée.
Dès la pochette, avec son usure simulée (bien avant que cela
ne devienne une mode Instagram), on sent l'hommage au vinyle 60s, celui qu'on a
poncé sur la platine. Musicalement, c'est un tour de force. Costello et ses
Attractions digèrent la Motown, la Stax et le Northern Soul, mais ils le font
avec une nervosité toute britannique. C'est de la soul jouée par des gens qui
ont trop bu de café. Steve Nieve est impérial, ses claviers bondissent partout,
tandis que la section rythmique Thomas/Thomas verrouille le tout avec une
précision effrayante.
Ce qui frappe, c'est cette densité. À peine le temps de
savourer un refrain que le morceau suivant vous saute à la gorge. Il y a de la
mélancolie, bien sûr, cachée sous le tempo, des jeux de mots à tiroirs
("New Amsterdam") et cette voix, toujours au bord de la rupture, qui
n'a jamais été aussi expressive. C'est un disque de "collectionneur"
fait pour les juke-box de l'esprit. Un disque qui vous attrape par le col et
vous ordonne d'être heureux, ou du moins, de danser jusqu'à l'épuisement pour
oublier le reste.
Choix de titres à écouter d'urgence :
I
Can't Stand Up For Falling Down : La reprise de Sam & Dave. Deux
minutes de perfection rythmique. Si votre pied ne bat pas la mesure,
vérifiez votre pouls.
High
Fidelity : Pour l'ambiance un peu plus sombre, ce groove tendu qui
préfigure presque le trip-hop avec vingt ans d'avance.
New
Amsterdam : La valse hésitante où Costello montre qu'il peut faire
rimer cynisme et géographie sans perdre le fil de l'émotion.
Riot
Act : Le final dramatique, où le masque tombe enfin.
Le GaiTapis
Elvis Costello_._Get Happy!! (1980)(Full Album) Cette vidéo
permet d'écouter l'intégralité de l'album Get Happy!! dans son ordre
original, incluant les titres recommandés dans la chronique.
Absolument ! Voici une chronique du disque "Get
Happy!!" d'Elvis Costello, calquée sur le ton et la forme du blog "gaitapis.blogspot.com".
Chronique Vinyl #247 : Elvis Costello, le génie contrarié
qui nous a offert 20 tubes en 48 minutes (sans qu'on s'en rende compte)
Écouter cette chronique en fond sonore : Un
léger grésil de platine vinyle, le claquement sec d'une canette de bière
américaine trop sucrée et, au loin, l'écho d'un orgue Vox Continental dans un
club enfumé.
Salut les oreilles. Aujourd'hui, on ne va pas parler d'un
album confidentiel déterré au fond d'une cave de Milwaukee. Non. Aujourd'hui,
on parle d'un monstre. Un ovni pop qui a débarqué en 1980 comme un
camion-citerne full soul, lancé à tombeau ouvert sur la route du New Wave, et
qui a failli tout emboutir sur son passage. L'album, c'est "Get
Happy!!" d'Elvis Costello & The Attractions. L'homme, à
l'époque, est un bouillonnant génie contrarié, au bord du burn-out et de la
haine de soi, mais encore assez amoureux de la musique pour noyer ses démons
dans le son de Stax et de Motown.
La légende veut que Costello, suite à des démêlés
biographiques très désagréables (on parle d'une insulte
raciste en plein bar, le genre de connerie qui vous poursuit), ait voulu soit
se faire oublier, soit se racheter une conduite. Sa méthode ? Enregistrer 20
chansons en un temps record, les produire lui-même (avec Nick Lowe en copilote
fatigué), et les balancer sur un double vinyle vendu au prix d'un simple. Le
résultat ? Une plongée étourdissante, un tourbillon de mélodies brillantes
enrobées dans un son brut, urgent, presque essoufflé.
Ne vous y trompez pas : sous ses airs de fête foraine soul,
"Get Happy!!" est un disque d'une noirceur absolue. La trahison, la
jalousie, l'auto-flagellation, l'alcool, les relations qui se déchirent...
Costello écrit comme un romancier pulp qui aurait avalé un dictionnaire de
rimes en tombant dans une piscine de chorus et de lignes de basse hypnotiques.
C'est ça la magie : les mots blessent, mais la musique vous fait danser sur
place, l'air idiot, jusqu'à ce que vous captiez une phrase et que vous vous disiez
: "Attends, il a dit quoi là ?"
C'est du Costello à son sommet : férocement intelligent,
mélodiquement généreux, et musicalement irrésistible. Un disque à la fois
épuisant et addictif. On en sort sonné, mais avec l'envie immédiate de le
réécouter pour attraper tous les joyaux qu'on a manqués au premier passage.
Les Pistes Indispensables (à écouter sur YouTube,
évidemment)
1. "I Can't Stand Up For Falling Down"
La reprise explosée de Sam & Dave qui ouvre le bal. L'Attractions est au
sommet de sa puissance : la basse de Bruce Thomas est une ligne de vie, les
claviers de Steve Nieve pétillent de nervosité, et Pete Thomas à la batterie
donne l'impression de courir après le bus. Costello, lui, n'interprète pas,
il témoigne. Une déclaration d'impuissance en forme de tube
parfait. [Lien idéal : la version album, ou les sessions TV de l'époque.]
2. "High Fidelity"
Un chef-d'œuvre de paranoïa amoureuse. Le narrateur est obsédé, jaloux,
dévorant les comptes-rendus des infidélités de sa bien-aimée. Le pont ("Do
you laugh at me behind my back?") est l'un des moments les plus vicieux et
brillants de sa carrière. La ligne d'orgue est pure tuerie. [Chercher le titre
+ "The Attractions", live ou studio.]
3. "New Amsterdam"
Une parenthèse mélancolique et tendre au milieu de la frénésie. En à peine deux
minutes, c'est un voyage entre New York, Londres et un cœur brisé. La chanson
bascule soudain dans un medley éclair avec "You've Got to Hide Your Love
Away" des Beatles, un clin d'œil génial qui prouve que malgré sa rage,
Costello est d'abord un fan de musique absolu.
4. "Riot Act"
La face sombre de l'album. Un tempo lent, pesant, une basse menaçante. Costello
chuchote puis crache ses mots, dressant le constat glacial d'une relation
finie. "You can call me anything you want / I don't object." C'est
d'une beauté désespérée et froide. A écouter la nuit, avec un verre à la main.
5. "Love For Tender"
L'exemple parfait de l'alchimie de l'album. Un thème économique ("Love for
Tender", jeu de mots sur "Legal Tender") transformé en explosion
soul-punk survitaminée. C'est court, rapide, et ça contient plus d'idées que la
discographie complète de certains groupes. La performance live, souvent encore
plus rapide, est à tomber par terre.
6. "King Horse"
Mon petit faible personnel. Une énigme musicale. Une mélodie entêtante, des
paroles obscures ("You're the horse that I bet on"), et un climat
étrange, presque halluciné. C'est le joyau caché, celui qui vous accroche à la
dixième écoute et ne vous lâche plus. L'orgue y est, encore une fois,
magistral.
Pourquoi cet album vous parle encore aujourd'hui ?
Parce que c'est une leçon. Une leçon que l'on peut
transformer sa honte, sa colère et ses échecs en une énergie créatrice folle.
Que l'on peut couler des textes acérés dans des moules musicaux joyeux. Que 20
chansons en 48 minutes, c'est possible, à condition que chacune soit un diamant
brut.
"Get Happy!!" n'est pas un album facile d'accès.
Il vous bouscule, il ne vous laisse pas respirer. Mais une fois qu'on accepte
de se laisser porter par son courant tumultueux, on découvre l'un des disques
les plus riches, les plus humains et les plus excitants de l'histoire du rock.
C'est l'œuvre d'un homme au bord de la crise, sauvé par sa seule vraie religion
: la musique.
Maintenant, allez l'écouter. Et la prochaine fois que vous
mettrez un disque de 40 minutes avec 8 chansons, vous penserez à Costello en
1980, qui, lui, aurait déjà enchaîné 12 titres et serait en train de se
resservir un verre.
À première vue, Get Happy!! est un disque joyeux. Le
titre l’ordonne même, avec ses deux points d’exclamation hystériques : sois
heureux, et vite. À l’écoute, pourtant, on comprend rapidement que ce
bonheur est un concept douteux, sous surveillance, presque menaçant. Elvis
Costello n’a jamais été aussi nerveux, aussi compressé, aussi tendu dans un
costume trop étroit.
On est en 1980. Le punk est déjà rangé au grenier, la new
wave s’installe, et Costello décide de regarder encore plus loin en arrière :
la soul Stax, Otis Redding, Sam & Dave, Booker T., mais passés à la
moulinette britannique, blanche, sarcastique et méfiante. Le résultat n’est pas
un hommage chaleureux : c’est une soul sous anxiolytiques, jouée à toute
vitesse, comme si chaque chanson risquait de s’effondrer si elle dépassait les
2 minutes 30.
Les Attractions sont au sommet de leur art. Steve Nieve
plaque ses accords comme un homme pressé de fuir, Bruce Thomas joue des lignes
de basse bondissantes mais jamais rassurantes, Pete Thomas cogne sec, sans
swing inutile. Tout est serré, anguleux, presque brutal. Pas de
respiration. Pas de ballade. Pas de pause clope.
Costello, lui, crache ses textes comme des diagnostics :
amour malade, parano conjugale, jalousie, désillusion, culpabilité. Il chante
la soul comme on rédige un rapport d’autopsie. Le disque est rempli de
personnages qui veulent être heureux mais n’y arrivent pas, ou trop tard, ou au
mauvais endroit. Le groove existe, mais il sert à masquer l’angoisse, jamais à
la résoudre.
Ce qui frappe surtout, c’est la densité. Vingt
chansons. Aucune intro inutile. Aucun remplissage. Get Happy!! est un
disque qui déboule, sature l’espace et repart avant qu’on ait eu le temps de se
demander si on allait bien. C’est une playlist avant l’heure, mais cohérente,
obsessionnelle, presque maniaque.
Et contrairement à beaucoup de disques “hommages”, Get
Happy!! ne sonne jamais rétro. Il sonne urgent. Comme si Costello
avait compris avant les autres que la nostalgie est un piège, et qu’il fallait
la jouer vite, très vite, avant qu’elle ne devienne confortable.
Un faux disque joyeux, donc.
Mais un vrai grand disque.
Quelques titres à écouter (et réécouter) sur YouTube
I
Can’t Stand Up for Falling Down
La soul revue par un homme qui glisse en permanence. Chef-d’œuvre de
nervosité.
High
Fidelity
Costello règle ses comptes avec les infidèles sur un rythme qui donne
envie de danser… seul.
New
Amsterdam
La seule respiration du disque. Gueule de bois, regrets, et piano ivre.
Love
for Tender
Exemple parfait de groove qui sourit pendant que les paroles saignent.
Riot
Act
Tout est dans le titre : court, sec, ironique, implacable.
Get Happy!! n’est pas un disque feel good.
C’est un disque pour gens qui sourient en serrant les dents.
Et c’est pour ça qu’il est indispensable.
J’en profite pour éclaircir deux points qui obscurcissent
les pensées des lecteurs ici présents.
1)Hé oui, GAI TAPIS vient d’un habile
contournement Étymologique de GET HAPPY qui fut mon premier blog de 2007
interdit finalement en 2013 par GOOGLE sous la pression des autorités, faut
dire que je donnais des liens de téléchargement, ce qui à l’époque étaient une
garantie de lecteurs ? Bon en tout cas de passages.
2)DEVANT comme pseudo, pas cherché bien loin, mon
ID au boulot pour DEVeloppeur ANToine. Erreur fatale ! Lors de mes crises
d’EGO, quand je saisis DEVANT sur google, voir si on parle de moi, je ne suis
pas déçu du résultat.
Maintenant la BATTLE
J’ai demandé à quatre IA : CHATGPT, DEEPSEEK, GEMINI et
MISTRAL de me proposer une chronique sur l’album GET HAPPY en s’inspirant de
mon blog.
Pourquoi ? Va savoir, en cas de grosse fatigue, je me
disais que ça pourrait… meuhh non, par curiosité, seulement et vraiment.
Finalement je vais les publier, après tout c’est mon choix
éditorial, puisque mon blog.
J’ai lu et j’ai déjà les résultats. Dans un sens je n’ai pas
de soucis à me faire, c’est dans de nombreux domaines mieux que mes chroniques.
Donc identifiables. J’ai néanmoins deux atouts : mes imperfections tels
mes jeux de mots amidonnés et mes souvenirs, ha j’ai failli en oublier un autre
: j’aime la musique en général, COSTELLO en particulier.
Une Question : est-ce qu’une IA peut avoir de faux
souvenirs ?
Avant de commencer, je suis content de la réponse de MISTRAL
au moins sur la définition de sa mission « Voici une chronique de l’album
"Get Happy!!" d’Elvis Costello, dans l’esprit du blog
"Gaitapis" — c’est-à-dire avec un ton à la fois passionné, un peu
désinvolte, et toujours ancré dans l’émotion musicale et l’histoire du disque. »
Ça s’est bluffant… Bravo
Bon maintenant à moi, « N’ayons l’air de rien. Soyons
désinvoltes »
Monsieur COSTELLO, ce n’est pas rien dans ma vie. Si
j’occulte ce que cet artiste a eu comme influence dans mon comportement
adolescent, je ne mesure toujours pas ce que je luis dois aujourd’hui :
éclectisme pour s’autoriser à tenter de tout écouter. Curiosité, patience et tolérance
pour aimer beaucoup.
GET HAPPY est un bon exemple. Un peu d’(e mon)
hIstoire (Avec un grand I)
1980
ARMED FORCES, son album précédent, a dérouté un peu
mon entourage, THIS YEARS était un jalon pop rock accepté dans la
mouvance punk, mais comme pour les STRANGLERS ou MAGAZINE, « punk »
était une tiquette qui se décollait facilement. La preuve avec GET HAPPY
Visite chez un copain, sous mon bras GET HAPPY.
Beaten To
The Punch
Des titres courts, ça c’est pour l’esprit « punk »
et la lettre est « soul », je n’en avais pas conscience à l’époque
car nous en écoutions peu et n’avions pas dans notre entourage de musicologues
pour raconter.
Cependant ce disque était apprécié par nos ainé·e·s, surtout
la sœur d’un de mes meilleurs amis, nous étions tous un peu amoureux d’elle, look
androgyne à la Patti Smith en blonde, anticonformiste, fan de rock, elle était
notre inspiratrice pour la musique. Parmi les parutions récentes que nous
écoutions, peu l'enthousiasmaient
Néanmoins il y eut ce jour : nous passions nos
nouveaux 33t et GET HAPPY tournait sur la platine, elle entre dans la
pièce et demande
« C’est le dernier Costello ? Il est foutrement
bien dites donc »
The
Imposter
J’étais rouge et fier comme une tomate (Hommage discret à
Johnny Halliday et son « Hamlet »), je sais c’est ridicule, à ce
moment j’avais l’impression de profiter du talent de Costello. Rien que pour ce
court moment, une fois encore, merci Elvis!
High Fidelity (Si vous voulez voir à quoi je ressemblais :
un mix de prédisposition et de volontarisme)
20 titres, 20. Courts, concis.
Une couleur musicale unique, à l’os, pas d’esbrouffe, au
service de la mélodie. Vous lirez « influence soul », certes mais
j’ajoute que le célèbre « 96 Tears » de ? & The MYSTERIANS y
est pour beaucoup dans cette couleur.
Ce disque ne me quitte plus, la palette vocale de Costello
est totale, pleine d’émotion et d’urgence, normal pas le temps de s’attarder.
Des motifs pourtant évidents qui ne s’usent pas. À chaque
écoute un titre chouchou se détache et ce n’est jamais le même.
Pendant que je vous écris je (re)découvre
Motel
Matches
Déjà un aperçu de la rencontre soul, country & COSTELLO,
un mariage dont il est friand, un pont entre les genres et une occasion supplémentaire
de pleurer dans sa bière.
La pochette est classe, la musique est organique, les
compositions sont indispensables et ceux qui écoutent GET HAPPY
deviennent pour toujours métamorphosés en … éponge sonore mais en éponge classe.
PS : J’ai bien fait d’écrire mon texte avant de lire
les IA, le résultat est intimidant mais si j’ai fait un effort c’est pour
vanter cet artiste que j’admire aujourd’hui, que j’adulais ado, ado+.
Et bravo les IA, il y
en aura bien une pour convaincre que ELVIS COSTELLO est un compositeur
grandioooooose.
PS2: Et puis ces IA, si j'ai pu parfois être immodeste... Ça calme ;-)
J’en demandais pas tant, une occasion joyeuse, limite
euphorique, pour repousser un papier prévu, en construction et un peu
monstrueux, j’hésite.
En attendant l’hésitation, laissez moi vous parler de
« Cosmic Cathedral »
En résumé, ce pourrait être le résultat d’une de mes
demandes à une IA génératrice de musique. Comme SUNO. Mais je me rassure, SUNO
n’a pas atteint encore ce niveau, loin s’en faut, et l’expression de ma demande
aurait été un tant soit peu lacunaire.
Pour SUNO faire confiance à l’avis de Florent Garcia
Ma demande, parfois formulé dans ce blog: un groupe de prog
récent, mais ancré dans ce que j’écoutais dans les années 70.
Résultat: « Cosmic » sorti d’un chaudron où j’aurai plongé un bout de U.K.
Mais le U.K. de « Danger Money » moins aventureux,
plus pop et facile à nos oreilles.
Un soupçon de Alan Parsons, en tout cas le premier que j’ai
bien aimé et un épaississant genre Kansas.
On garde bien la couleur prog, instrument compris, mais on
ne s’interdit pas de nombreux effets Jazz fusion - après tout nous avons à faire (affaire?) à des pointures, du 46 au moins - et même des chœurs à la E.L.O..
Attention je recherche la facilité d’écoute et j’ai obtenu
la facilité d’écoute. Pour m’assurer ne pas vous faire perdre du temps, au
risque de vous perdre:
J’aime beaucoup Rick
Wakeman dans « No Earthly Connection », et pas seulement à cause de l’L'anamorphose.
Rick Wakeman - Part III (The Spaceman) et je vous aurai prévenu
Encore là? Les sourcils froncés! Ben oui votre caméra est restée ouverte, bon la
critique de « LASPYKE »
« Bon, ils ont l'air d'y croire. Je ne veux pas les
décourager mais je pense que cet album est un argument supplémentaire pour ceux
qui pensent que la vieillesse est un naufrage en eaux profondes... et c'est pas
sympa! »
Il reste qui ? Ha merci, maintenant musique
Commençons par le premier titre arrivé à mes oreilles bien
fraiches, le titre qui déclenche l’écoute et le papier.
Cosmic Cathedral - Walking In Daylight
Quoi ajouter ? La voix du chanteur n’est déjà pas un
repoussoir et il y a même des titres aux accents Robbie (Still Alive), normal
ils sont deux à se partager le chant….
Il y a même un titre encore plus abordable, celui qui a
concentré ma poudre d’Alan et de E.L.O. j’ai oublié de bien mélanger, ça donne
un truc pop (Remember « Nothing To Loose » de U.K.)
Cosmic Cathedral – Time To Fly
-Dis donc, dis donc, j’entends pas mal le nom de « Jesus » dans les chansons?
-Ha bon…. Pas fais gaffe …. 😅
À la batterie : Chester Thompson (Zappa, Impressionnant
chez Genesis) Je vous laisse fouiller pour le reste
Et celui qui le premier (m')a proposé ce disque, attiré que j’ai
été par l’accroche des dix meilleurs disques de progressive rock 2025.