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vendredi 12 juin 2026

Au Revoir (Plop): De retour dans une dizaine de jours, en attendant, Rossini. Musique, à boire et à manger..

 


Nous partons faire un tour d’en France. De retour fin juin, en attendant je vous laisse avec ce bonbon. J’y reviendrai, mais Rossini est probablement le génie musical le plus heureux, en tout cas dont l’écoute rend heureux.

Si il y a un opéra que je conseille sans risque pour débuter c’est le Barbier de Seville, bon si on demande deux opéras j’ajouterai Carmen.

Une fois que l’on entre dans son univers, une fois que l’on s’y attache, il n’y a plus aucune difficulté à tomber sous le charme de l’Italienne à Alger ou Cendrillon, que je découvre ici avec joie euphorique.

Je ne me laisse pas la facilité d’une plage instrumentale pour attirer le chaland. Juste dix minutes de chant, 

et alors si vous vous laissiez aller pour atteindre cette béatitude qui imite très bien un moment de bonheur ou de joie.

Tous les ingrédients, même des morceaux de Mozart. Du bel canto, des mélodies pour sous la douche et surtout un final polyphonique que même on le croit pas que c’est possible

Signore, Una Parola


Ça c'est pour la musique.

Maintenant avec une bouteille de Meursault

Le Risotto à la Rossini

Risotto Rossini (4 personnes)

 

Ingrédients 
320 g de riz Carnaroli ou Arborio
1 échalote finement hachée
1 litre de bouillon de volaille chaud
10 cl de vin blanc sec
40 g de beurre
40 g de parmesan râpé
80 à 100 g de foie gras mi-cuit
1 petite truffe noire (ou quelques lamelles de truffe en conserve de qualité)
Sel, poivre
 

 

Préparation 
Faites fondre la moitié du beurre et faites revenir l'échalote sans coloration.
Ajoutez le riz et remuez 2 minutes pour le nacrer.
Versez le vin blanc et laissez évaporer.
Ajoutez le bouillon louche après louche en remuant régulièrement pendant 16 à 18 minutes.
Hors du feu, incorporez le reste du beurre et le parmesan.
Ajoutez la moitié du foie gras coupé en petits dés afin qu'il fonde légèrement dans le risotto.
Servez immédiatement.
Déposez sur chaque assiette quelques lamelles de foie gras et des copeaux de truffe.


Et pour digérer, les deux mains sur son ventre rebondi

Signor, Altezza, E In Tavola



En fait, à bientôt....

mercredi 10 juin 2026

Il n’y pas que Bruce qui Bosse : The Who, Live At Eden Project & Quadrophenia Live


Encore mieux que Springsteen, je connais tous les titres donc je peux nostalgifier à volonté.

Quelques évidences :

Ces live ne rivalisent pas avec « Live At Leeds », ils ont pas intérêt, ils essaient même pas. 

Ce qui manque peut-être à pas mal de groupes que j’aime, l’album live de référence, en revanche les Who ont « Live At Leeds ». 

Ici c’est une prestation de deux musiciens de plus de 80 ans adressée à des auditeurs un peu plus jeunes.

-          - Ça va, j’ai dit « un peu plus » pas « plus ou très » 

Derrière un orchestre symphonique.

Il y a aussi des extraits de Quadrophenia, ils ont transformé ma curiosité initiale en véritable intérêt.

« Tommy » c’est sans surprise, j’ai acheté en son temps toutes les interprétations de « Tommy » y compris la version symphonique qui ne m’a jamais emballé, et la meilleure production 2023 n’y change pas grand-chose, j’ai juste été visité par l’esprit de Keith Moon qui m’a parlé d’indulgence et demandé de mettre au moins un **** sur « We're Not Gonna Take It »

Mais « Quadrophenia » , chefs-d’œuvre de progressive rock ou le terme rock conserve sa place, et où l’orchestre n’a aucune difficulté à remplacer les sonorités du studio.

2023

The Who -  Live At Eden Project  - Love, Reign O’er Me (Live)



Du coup je me demandais, ça m’arrive de me demander: 

Ils n’ont pas osé reprendre mon titre fétiche « Doctor Jimmy » ? Hein, Hein?

Mais, mais, mais...  au fait, il n’y aurait pas de live, justement avec… quoi ? « Quadrophenia, Live In London »

2014



The Who -  Quadrophenia, Live In London - Doctor Jimmy



 

Mieux ? Moins bien ? À ce stade je m’en fous, j’aimais « Quadrophenia » maintenant je l’adoooooore.

Allez je vous droppe le tout et moi je plonge dans ce « Live London » dont je ne sais pas grand-chose, mais ce que je sais…. Vivement ma salle de musique que je fasse PeteR (Townshend) les enceintes.

En parlant de Pete, je note la belle forme vocale de Roger, la discrétion de Pete, mais je, nous faisons partie de ceux qui savent ce que l’on doit à chacun.

Keith Moon et John Entwistle, et ce que l’on a perdu. 


dimanche 7 juin 2026

Matte celui qui continue à la rouler: Bruce Springsteen Live Asbury Park 2024


Les Utube? Je les ai préparés avec mes petites mains, pas certains qu'elles échappent aux doigts d'odeurs (si enrhubé, dites le à haute voix), donc dépêchez vous 

Ce papier n'était pas prévu, mais il est là tout de même.

Déjà un intitulé dont je suis fier, seuls ceux qui ont la référence pourront le juger mauvais.

Ensuite, un live de Springsteen, un de plus, un encore! Qu'a-t-il de particulier?

Déjà je suis en train de l'écouter. C'est pas rien.

Ensuite la pochette!! Nan, je déconne, pas la pochette.

La musique!!

Une section de cuivre, ça renforce l'émotion sur les titres familiers, "Dancing In The Dark" gagne en chaleur, tandis que le batteur métronome. Et puis, et puis, il profite de ce titre pour présenter les musiciens et là où je me reconnais comme admirateur définitif sans ne prendre plus aucun recul c'est le frisson quand il fini avec "Little Steven Van Zandt"

Bruce Springsteen - Dancing In The Dark



Et mon chouchou, celui que je dévore, celui au final qui n'en finit pas, en fait il finit par finir mais il continue à résonner dans ma tête, encore plus beau que le Léro.



Bruce Springsteen - Racing In The Street

Ma vidéo n'a pas eu le temps d'exister mais j'ai trouvé celle ci



Je me suis jeté sur les titres que je connais, maintenant je me penche sur la setlist surtout consacrée aux premiers albums

Une fois encore M. Springsteen bouscule mes plans d'écoutes. C'est bien



mercredi 3 juin 2026

Taï Phong – 2021 Dragons Of The 7th Seas (& Taï Phong) Pourquoi, mais pourquoi donc ?

 


Vous êtes quelques millions à m’écrire pour me demander pourquoi M. Goldman est parti (Jean-Jacques pour ceux qui se souviennent du prénom) et même parmi vous des centaines de milliers à réfléchir à ce que serait sa carrière s’il était resté guitariste de Tai Phong.

Pourtant il avait trouvé sa place chez ces précurseurs du progressive rock français, bien avant AIR,

- AIR c'est pas du prog Rock!!
- La paix!!

musique teintée d’un soupçon de couleur naïve hérité de la chanson Belge, pas n’importe laquelle, celle de Moucron.



Tai Phong - For Years And Years (Cathy)



Et cette influence Floydienne aux couleurs tricolores n’a pas à Bleu Blanc Rougir de ce long solo de guitare encouragé par l’époque

Tai Phong - Out Of The Night



Et aujourd’hui, disons presqu’aujourd’hui, JJ comme aiment l’appeler les paresseux du clavier serait encore parmi eux à pousser la voix sur ce qui reste leur signature

La « Progressive Chanson » ou la « French Progressive Song »



Parfois davantage progressive au riff quasi métal de guitare (de quoi d’autre ?)

Tai Phong – Dragon



Mais la chanson me demandez-vous, vous ces milliards d’affamés de scoop musicaux, elle est où la chanson ?

Pas d’inquiétude, elle est là la chanson, Moucron un jour, Moucron toujours. Quoi ? Michael Jackson ?

Tai Phong – Segolene



Vous plaisantez, Michael doit tout à Moucron et ses grands titres fondateurs, bande de canards !!

Oui, certains comme moi pense que l’homme dort pas, mais l’homme d’OR est probablement passé rejoindre ses anciens copains pour apporter sa touche unique Moucronesque.

C’est ça, 50 ans plus tard la magie opère et pourtant Jean-Jacques manque, à moins que sous un pseudo ?

Tai Phong – Rise Above The Wind



Je vous laisse, encore du courrier à décortiquer


PS : j’oubliais la devinette du moment, quelle chanson à ajouter à cette liste

I'm not in love, Nights In White Satin, Whither Shade of Pale, Mocking Bird, It’s Five O Clock…

Réponse pour bientôt


jeudi 28 mai 2026

Low – Double Negative. Toute Une Histoire

 


Un faisceau d’événements aboutissent à ce papier.

Le premier c’est la réflexion de ma dame qui me taquine sur mes écoutes passéistes, elle a la même définition de passéiste que ma fille, tout ce qui a plus de dix ans entre dans la catégorie de «vieux trucs»

Conséquence, comme quelqu’un qui se moque crânement de la pique mais qui regarde dans un hors-série de UNCUT, classement de 500 albums sortis depuis 2010. Comme ça, pour voir…

1er : Bowie – Black Star …. Bowie, bon, mauvais exemple

2 : Kendrick Lamar – To Pimp a Butterfly …. Du RAP ? et puis déjà dépassé les 10 ans, next

3 : Dylan – Rough ….hum, next

4 : Low – Double Negative …. Ha ha… moins de 10 ans, tentons.

LOW – DOUBLE NEGATIVE

Une remarque de LASPYKE s’enregistre dans mon cortex pour faire son chemin

Prise de risque maximum et, au final, un album étonnant et innovant qui pourrait en déconcerter plus d'un. Dès le troisième titre, on sait pourtant que le pari est gagné, on reste sous le charme jusqu'à la fin de l'album.

Autre événement, cette chronique UTUBE sur : pourquoi le digital est objectivement meilleur que l’analogique et pourtant les contraintes de l’analogique font qu’aujourd’hui le vinyle offre un confort d’écoute supérieur. 

Ne pas se fier au texte au ton provocateur, la présentation vinyle est précise.

Pourquoi tout le monde adore le vinyle alors que c'est objectivement nul ?

Il y a les arguments techniques du vinyle (à vérifier car étonnants parfois).

La chronique explique pourquoi la liberté du numérique est souvent largement dévoyée.

Mais il y a aussi l’acte d’écoute d’un vinyle, que je reconstitue avec mes MP3 : lancer un album complet, l’écouter sans l’interrompre comme placer le disque sur la platine. S'asseoir et s'investir dans la découverte.

Justement.

Sans les classements et critiques dithyrambiques et surtout sans LASPYKE et son

Dès le troisième titre, on sait pourtant que le pari est gagné, on reste sous le charme jusqu'à la fin de l'album.

Première écoute du premier titre : Je doute de ma copie, un problème probablement. Je passe sur la version QOBUZ … Ha ben non.

C’est une blague ? Un complot LASPYKE, INROCK, UNCUT, MAGIC pour me faire perdre mon temps qui passe ?

Non ? C’est donc au pied de la lettre que j’assume cette écoute. Comme le copain qui insiste et demande de ne pas juger trop vite. Écoute et tu me diras après.

Et vous savez quoi ? Il a raison LASPYKE, mieux même, surtout ne pas passer directement au troisième titre.

Pour une fois je peux parler d’immersion totale, je ne tente pas de décrire l’album ni par mes sensations, ni par métaphores…. Ni par extraits et pour une fois pas de ****… Impossible

Tout au plus je peux proposer un lien vers l’album entier

https://www.youtube.com/watch?v=8bNQ1kWA3CU

(Au casque, sur mon vélo…. J’ai oublié de pédaler … du coup je n’ai pas beaucoup avancé)

(Je me disais, CHARLU aura aurait pu le chroniquer….)

(Alors, alors ? J’écoute que des vieux trucs ? Hein ! Hein !)


mardi 26 mai 2026

The Quintet de Folie : Charlie Parker , Dizzy Gillespie , Charles Mingus , Max Roach et …ET….EEEEET…

 

Je souhaitais continuer avec Bud et soudain je me suis souvenu de ce concert, de folie ? En tout cas le résultat de ces talents n’était pas prévisible car, comme le rapporte AMG



Ce concert a eu lieu au Massey Hall de Toronto, au Canada, le 15 mai 1953, et a été enregistré par le contrebassiste Charles Mingus, qui a ajouté des parties de basse et l'a publié sur son propre label, Debut, sous le titre « Jazz at Massey Hall » du Quintet. Charlie Parker (crédité sur la pochette originale sous le nom de « Charlie Chan ») jouait sur un saxophone alto en plastique, le pianiste Bud Powell était déjà bien imbibé dès le début, et Dizzy Gillespie quittait régulièrement la scène pour s'enquérir de l'issue du premier combat de championnat du monde de boxe poids lourds entre Rocky Marciano et Jersey Joe Walcott.

Alors comme ça la naissance du Bop, BeBop est une réaction au jazz dansant et récupéré par les blancs ? Il fallait jouer rapide, harmonies complexes et virtuosité de folie.

Comment ça pas dansant ? Quand j’écoute j’ai plutôt une impression d’un appel à danser Saint-Guy. Tous les membres du corps, tête et bassin compris à chaotiser, démantibuler.  On se jette pieds nus sur les braises

Charlie Parker , Dizzy Gillespie , Bud Powell , Charles Mingus , Max Roach / Wee



Les musiciens posent quelques bases pour ensuite décoller et soudain ça : Be-bop! Dee-bap! Shoo-bee-doo-bap! Pa-dap-pa-dap! Bwee-yaaa! Tss-tss-BAP!

Avec WEE je découvre ce qu’un Michel Legrand a entendu et transposé dans le chant, d’improbables montagnes russes, à peine en chute libre qu’un virage aigu se présente pour attaquer une montée vertigineuse mais de courte durée.

Charlie Parker , Dizzy Gillespie , Bud Powell , Charles Mingus , Max Roach / Salt Peanuts



Pouvait on jouer encore plus vite, plus loin, plus haut, plus fort ? La réponse ? Celui qui a la réponse est né il y a cent ans. Dès ses premiers jours il affichait un regard sévère à cette pluie de notes, ses premiers mots furent rares mais précis, à l’école il ne connaissait que les bonnes notes. Rares mais bonnes.

Et quand il a pu saisir son instrument



PS : j’ai trouvé une version étendue du concert à Massey, je connais mal la deuxième partie qui contient une session avec Bud en vedette. C’est celle-ci que je vous droppe.


jeudi 21 mai 2026

The Saints, Graham Parker, Rocket From The Crypt et mon vélo

 


Fil rompu, fil retrouvu. C’est que je les aime mes fils, une manière de tracer un voyage avec de nombreuses étapes, des fils plus ou moins distendus, Jazz, Zappa, Brésil, Opéra. ET le dico Assayas depuis 2000. Année où j’ai arrêté de fumer, 26 ans plus tard je comprends enfin … que cela n’avait pas de rapport.

Et puis il y a quelques années j’ai perdu ce fil. Qui consistait à avancer page après page pour s’arrêter sur un artiste, un groupe, un disque. Cette lecture c’est déjà l’envie de musique.

Et aujourd’hui ! Allez, viens, Louïa ! J’ai retrouvé mon fil qui s’était rompu à la lettre R, comme Rita Mitsouko, je pensais faire un papier sur Cool Frénésie (à remettre dans la partie) mais mon œil cataracté tombe sur Rocket From The Crypt

Et je lis

Appel de fantômes : The Saints des années 70, Graham Parker dans les plus chauds moments de sa carrière avec The Rumours

Pas d’hésitation, j’enfourche mon vélo d’appartement et je décolle… Pas oublier le casque

Graham Parker



Super, l’occasion de rappeler la place qu’il a prise dans mes écoutes, découvert en 1977 par un pote sur le thème « Tiens, toi qui aimes Costello, Joe Jackson et Bruce Springsteen »

Et ce n'était pas tout. Musique gorgée de soul, le bien était fait, mais je ne m’en rendrais compte que plus tard. En attendant un disque INDISPENSABLE sur toute ile déserte qui se respecte Stick To Me

Graham Parker - Stick To Me



Graham Parker - New York Shuffle



Graham Parker - Heat In Harlem



The Saints



Chris Bailey est grand. Mais j’avoue avoir complètement loupé le premier album des Saints, 1977 dans ce mouvement comète punk il y a foison, j’ai opté pour Sex Pistols, album encore clé, Jam mes chouchous, Clash graduellement, Stranglers mais déjà la tiquette se décollait etc.. Mais pas The Saints, pas Damned etc…

C’est aujourd’hui – 50 ans plus tard – trop tard ? que j’écoute (I'm) Stranded Je coince sur le son compact, enfermé et saturé. Je coince mais j’entends l’urgence inventé par Iggy Pop époque Stooges. Alors? Pas trop si tard m’était compté.

The Saints - Erotic Neurotic



Et il y a déjà le futur grand Chris

The Saints - Messin' With The Kid



Et des reprises à rajeunir un instant

The Saints - River Deep Mountain High


Rocket From The Crypt



La voilà la lettre R qui déclenche le papier, donc c’est du Saints Graham ? En tout cas c’est une découverte qui m’a bien décoiffé.

La fusion fonctionne, Graham Parker à l’os, les cuivres au diapason de ce rock, j’hésite entre sulfureux, volcanique, explosif. En tout cas pas le temps de refaire ses lacets

Rocket From The Crypt - Born In ’69 (vidéo rigolote)



Donc il y a bien un héritage punk, et punk rock

Rocket From The Crypt - Suit City



Et puis, l’air de rien mais bruyant, il y aurait de la pop powerisé ?

Remarque : la première écoute embrouille, écran de fumée acouphènique bruyant qui cache tout le reste. Repéré, intégré, remisé, expectoré (pas confondre avec Spector Phil) et soudain c’est toute une subtilité de rupture de ton, d’accélération, de cuivres et chœurs Spectorien (pas confondre avec le sirop)

Rocket From The Crypt - Fat Lip



Conclusion, même si je ne cours pas assez vite pour tous les titres, j’arrive à suivre au pas des titres joyeusement foutraques, suffit de suivre les traces.

Rocket From The Crypt - On A Rope


J'accroche ce fil à mon doigt et je me saisis d'un autre.