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vendredi 26 juin 2026

Sonny Rollins, John Coltrane. Et si?

 


Ça commence par la mort de Sonny Rollins (25 mai 2026), sur mon fil Jazz il est encore bien loin, pas prêt d’avoir une de mes merveilleuses chroniques. Donc report.

Puis....

La curiosité tout de même me pousse à m’intéresser au bonhomme, j’ai quelques relations qui admiraient le musicien (Kaserio et son « Tenor Madness »). Un petit tour sur AMG pour parfaire ma tentative de briller sur le sujet et je tombe sur le compte rendu de l’album : « Way Out West »

Kékidi le compte rendu, son introduction : 

« L'intemporel « Way out West » a consacré Sonny Rollins comme le plus grand saxophoniste ténor de jazz (du moins jusqu'à ce que John Coltrane le surpasse l'année suivante) »

C’est cet aspect qui m’a encouragé à pousser plus loin cette phrase, j’ai imaginé, car c’est plutôt contredit par la réalité, une compétition à kicé ké le meilleur en saxo ténor ? Hein, Hein ?

Comme l’affrontement Beatles Beach Boys, Bordeaux ou Bourgogne, Costello ou tout nu sur un cactus…

Je voulais me faire une opinion, prendre parti, inventer des débats internes entre Devant et moi. 

Au fait, on parle de quel album de M.Coltrane ? De « Blue Train » sorti en 1958. 

Ça tombe bien, je le connais cet album.

Ainsi soit-il, écoutons, découvrons « Way Out West »

Quelques surprises qui éliminent rapidement ma tentative de créer artificiellement une rivalité entre les deux œuvres.



La formation de M. Rolins est sobre : un batteur et un bassiste (Ray Brown, Shelly Manne). De nombreuses écoutes pour retenir une impression étonnante : Ce sont des titres incroyablement adaptés à la canicule. Ne pas se fier à la pochette, on écoute et j’explique ensuite

Way Out West - I'm An Old Cowhand



Je n’ai pas la légitimité de démontrer le gandioooose de monsieur au saxo, et il n’y a pas nécessité.

En parcourant cet album, concentré pour me préparer à le commenter, c’est l’aspect intime qui m’a apporté cette impression de fraicheur. 

Chacune de ses notes bien détachées comme une goutte de pluie d’été. Pas d’effort d’adaptation. À coincer entre un ventilateur au plafond et une climatisation.

Alors mon intention d’opposition à Coltrane n’a plus de sens. Car si M. Rollins conduit un léger esquif, léger mais solide. M. Coltrane approche avec un quatre mats : un trompettiste, un tromboniste, un pianiste et bien entendu un batteur et un bassiste (Lee Morgan, Curtis Fuller, Kenny Drew, Paul Chambers & Philly Joe Jones). Bon, cinq mats, cela dit c’est moins beau qu’un quatre mats mais je diverge.


Blue Train



Au passage, ce miracle dont je ne me lasse pas, quelques notes de mise en bouche, un thème sifflotable, et puis, et puis…. Décollage …. Pfffff et Mister Rollins et Mister Coltrane … grandioooose.

Ha mais au fait, l’explication de l’image proposée sur ce papier, M. Rollins rejoignant M. Coltrane ?

Sur « Blue Train » vous pouvez l’imaginer ? (inutile mais je me suis bien trop amusé à demander la fabrication de cette image)




Dans le même ordre d’idée, puisque parfois le rêve peut devenir réalité, du moins en partie, C’est plutôt Sonny qui a invité John à partager ce titre sur « Tenor Madness », d’après mes lectures le seul titre où les deux jouent ensemble



Tenor Madness

Il y a le petit jeu, la stimulation d’écoute, identifier les soli de John et ceux de Sonny. De l’aide grapillé sur ce commentaire

https://thejazzloop.wordpress.com/2013/09/10/album-review-tenor-madness/?utm_source=chatgpt.com

Le morceau titre « Tenor Madness » est exceptionnel à bien des égards : devenu un standard, il figure sur cet album classique et il met en scène un duo entre deux géants du jazz. Le disque s'ouvre sur le thème joué par Coltrane et Rollins, qui introduit le solo de Coltrane. Comme à son habitude, Coltrane déploie une vitesse, une énergie et des riffs d'une beauté époustouflante. Il enchaîne un nombre incroyable de notes et de gammes dans une seule mesure, une prouesse inégalée. Rollins prend ensuite le relais et exploite pleinement son talent. Des phrases longues, lentes et feutrées, d'une beauté et d'une logique implacables. Après le solo de Rollins, Garland entre en scène au piano et livre un solo bluesy et bebop d'une rapidité fulgurante. Chambers nous offre un superbe solo de basse, suivi d'un magnifique échange de mesures entre Rollins et Coltrane. C'est ma partie préférée de cet album : entendre ces deux virtuoses se répondre et construire un solo ensemble est un véritable chef-d'œuvre.

 Il y a cette vidéo très utile pour accompagner l’écoute, m’a aidé à identifier le piano ( 😊  )



Finalement je l’ai fait ce papier sur Sonny, mais il n’y en aura jamais trop sur cet artiste multiforme. Déjà en 1981 je l’écoutais sans savoir vraiment à qui j’avais affaire

The Rolling Stones - Waiting On A Friend



 

Et Sonny? Pas sur le clip ? Ben non, c’est pas un « friend » … Et il aurait peut-être éclipsé le talent de Mick (wouaiii j’emploie les prénoms wouaiiii)

Note : j’ai même pensé au début qu’il s’agissait de sosies des Stones…

 

vendredi 12 juin 2026

Au Revoir (Plop): De retour dans une dizaine de jours, en attendant, Rossini. Musique, à boire et à manger..

 


Nous partons faire un tour d’en France. De retour fin juin, en attendant je vous laisse avec ce bonbon. J’y reviendrai, mais Rossini est probablement le génie musical le plus heureux, en tout cas dont l’écoute rend heureux.

Si il y a un opéra que je conseille sans risque pour débuter c’est le Barbier de Seville, bon si on demande deux opéras j’ajouterai Carmen.

Une fois que l’on entre dans son univers, une fois que l’on s’y attache, il n’y a plus aucune difficulté à tomber sous le charme de l’Italienne à Alger ou Cendrillon, que je découvre ici avec joie euphorique.

Je ne me laisse pas la facilité d’une plage instrumentale pour attirer le chaland. Juste dix minutes de chant, 

et alors si vous vous laissiez aller pour atteindre cette béatitude qui imite très bien un moment de bonheur ou de joie.

Tous les ingrédients, même des morceaux de Mozart. Du bel canto, des mélodies pour sous la douche et surtout un final polyphonique que même on le croit pas que c’est possible

Signore, Una Parola


Ça c'est pour la musique.

Maintenant avec une bouteille de Meursault

Le Risotto à la Rossini

Risotto Rossini (4 personnes)

 

Ingrédients 
320 g de riz Carnaroli ou Arborio
1 échalote finement hachée
1 litre de bouillon de volaille chaud
10 cl de vin blanc sec
40 g de beurre
40 g de parmesan râpé
80 à 100 g de foie gras mi-cuit
1 petite truffe noire (ou quelques lamelles de truffe en conserve de qualité)
Sel, poivre
 

 

Préparation 
Faites fondre la moitié du beurre et faites revenir l'échalote sans coloration.
Ajoutez le riz et remuez 2 minutes pour le nacrer.
Versez le vin blanc et laissez évaporer.
Ajoutez le bouillon louche après louche en remuant régulièrement pendant 16 à 18 minutes.
Hors du feu, incorporez le reste du beurre et le parmesan.
Ajoutez la moitié du foie gras coupé en petits dés afin qu'il fonde légèrement dans le risotto.
Servez immédiatement.
Déposez sur chaque assiette quelques lamelles de foie gras et des copeaux de truffe.


Et pour digérer, les deux mains sur son ventre rebondi

Signor, Altezza, E In Tavola



En fait, à bientôt....

mercredi 10 juin 2026

Il n’y pas que Bruce qui Bosse : The Who, Live At Eden Project & Quadrophenia Live


Encore mieux que Springsteen, je connais tous les titres donc je peux nostalgifier à volonté.

Quelques évidences :

Ces live ne rivalisent pas avec « Live At Leeds », ils ont pas intérêt, ils essaient même pas. 

Ce qui manque peut-être à pas mal de groupes que j’aime, l’album live de référence, en revanche les Who ont « Live At Leeds ». 

Ici c’est une prestation de deux musiciens de plus de 80 ans adressée à des auditeurs un peu plus jeunes.

-          - Ça va, j’ai dit « un peu plus » pas « plus ou très » 

Derrière un orchestre symphonique.

Il y a aussi des extraits de Quadrophenia, ils ont transformé ma curiosité initiale en véritable intérêt.

« Tommy » c’est sans surprise, j’ai acheté en son temps toutes les interprétations de « Tommy » y compris la version symphonique qui ne m’a jamais emballé, et la meilleure production 2023 n’y change pas grand-chose, j’ai juste été visité par l’esprit de Keith Moon qui m’a parlé d’indulgence et demandé de mettre au moins un **** sur « We're Not Gonna Take It »

Mais « Quadrophenia » , chefs-d’œuvre de progressive rock ou le terme rock conserve sa place, et où l’orchestre n’a aucune difficulté à remplacer les sonorités du studio.

2023

The Who -  Live At Eden Project  - Love, Reign O’er Me (Live)



Du coup je me demandais, ça m’arrive de me demander: 

Ils n’ont pas osé reprendre mon titre fétiche « Doctor Jimmy » ? Hein, Hein?

Mais, mais, mais...  au fait, il n’y aurait pas de live, justement avec… quoi ? « Quadrophenia, Live In London »

2014



The Who -  Quadrophenia, Live In London - Doctor Jimmy



 

Mieux ? Moins bien ? À ce stade je m’en fous, j’aimais « Quadrophenia » maintenant je l’adoooooore.

Allez je vous droppe le tout et moi je plonge dans ce « Live London » dont je ne sais pas grand-chose, mais ce que je sais…. Vivement ma salle de musique que je fasse PeteR (Townshend) les enceintes.

En parlant de Pete, je note la belle forme vocale de Roger, la discrétion de Pete, mais je, nous faisons partie de ceux qui savent ce que l’on doit à chacun.

Keith Moon et John Entwistle, et ce que l’on a perdu. 


dimanche 7 juin 2026

Matte celui qui continue à la rouler: Bruce Springsteen Live Asbury Park 2024


Les Utube? Je les ai préparés avec mes petites mains, pas certains qu'elles échappent aux doigts d'odeurs (si enrhubé, dites le à haute voix), donc dépêchez vous 

Ce papier n'était pas prévu, mais il est là tout de même.

Déjà un intitulé dont je suis fier, seuls ceux qui ont la référence pourront le juger mauvais.

Ensuite, un live de Springsteen, un de plus, un encore! Qu'a-t-il de particulier?

Déjà je suis en train de l'écouter. C'est pas rien.

Ensuite la pochette!! Nan, je déconne, pas la pochette.

La musique!!

Une section de cuivre, ça renforce l'émotion sur les titres familiers, "Dancing In The Dark" gagne en chaleur, tandis que le batteur métronome. Et puis, et puis, il profite de ce titre pour présenter les musiciens et là où je me reconnais comme admirateur définitif sans ne prendre plus aucun recul c'est le frisson quand il fini avec "Little Steven Van Zandt"

Bruce Springsteen - Dancing In The Dark



Et mon chouchou, celui que je dévore, celui au final qui n'en finit pas, en fait il finit par finir mais il continue à résonner dans ma tête, encore plus beau que le Léro.



Bruce Springsteen - Racing In The Street

Ma vidéo n'a pas eu le temps d'exister mais j'ai trouvé celle ci



Je me suis jeté sur les titres que je connais, maintenant je me penche sur la setlist surtout consacrée aux premiers albums

Une fois encore M. Springsteen bouscule mes plans d'écoutes. C'est bien



mercredi 3 juin 2026

Taï Phong – 2021 Dragons Of The 7th Seas (& Taï Phong) Pourquoi, mais pourquoi donc ?

 


Vous êtes quelques millions à m’écrire pour me demander pourquoi M. Goldman est parti (Jean-Jacques pour ceux qui se souviennent du prénom) et même parmi vous des centaines de milliers à réfléchir à ce que serait sa carrière s’il était resté guitariste de Tai Phong.

Pourtant il avait trouvé sa place chez ces précurseurs du progressive rock français, bien avant AIR,

- AIR c'est pas du prog Rock!!
- La paix!!

musique teintée d’un soupçon de couleur naïve hérité de la chanson Belge, pas n’importe laquelle, celle de Moucron.



Tai Phong - For Years And Years (Cathy)



Et cette influence Floydienne aux couleurs tricolores n’a pas à Bleu Blanc Rougir de ce long solo de guitare encouragé par l’époque

Tai Phong - Out Of The Night



Et aujourd’hui, disons presqu’aujourd’hui, JJ comme aiment l’appeler les paresseux du clavier serait encore parmi eux à pousser la voix sur ce qui reste leur signature

La « Progressive Chanson » ou la « French Progressive Song »



Parfois davantage progressive au riff quasi métal de guitare (de quoi d’autre ?)

Tai Phong – Dragon



Mais la chanson me demandez-vous, vous ces milliards d’affamés de scoop musicaux, elle est où la chanson ?

Pas d’inquiétude, elle est là la chanson, Moucron un jour, Moucron toujours. Quoi ? Michael Jackson ?

Tai Phong – Segolene



Vous plaisantez, Michael doit tout à Moucron et ses grands titres fondateurs, bande de canards !!

Oui, certains comme moi pense que l’homme dort pas, mais l’homme d’OR est probablement passé rejoindre ses anciens copains pour apporter sa touche unique Moucronesque.

C’est ça, 50 ans plus tard la magie opère et pourtant Jean-Jacques manque, à moins que sous un pseudo ?

Tai Phong – Rise Above The Wind



Je vous laisse, encore du courrier à décortiquer


PS : j’oubliais la devinette du moment, quelle chanson à ajouter à cette liste

I'm not in love, Nights In White Satin, Whither Shade of Pale, Mocking Bird, It’s Five O Clock…

Réponse pour bientôt


jeudi 28 mai 2026

Low – Double Negative. Toute Une Histoire

 


Un faisceau d’événements aboutissent à ce papier.

Le premier c’est la réflexion de ma dame qui me taquine sur mes écoutes passéistes, elle a la même définition de passéiste que ma fille, tout ce qui a plus de dix ans entre dans la catégorie de «vieux trucs»

Conséquence, comme quelqu’un qui se moque crânement de la pique mais qui regarde dans un hors-série de UNCUT, classement de 500 albums sortis depuis 2010. Comme ça, pour voir…

1er : Bowie – Black Star …. Bowie, bon, mauvais exemple

2 : Kendrick Lamar – To Pimp a Butterfly …. Du RAP ? et puis déjà dépassé les 10 ans, next

3 : Dylan – Rough ….hum, next

4 : Low – Double Negative …. Ha ha… moins de 10 ans, tentons.

LOW – DOUBLE NEGATIVE

Une remarque de LASPYKE s’enregistre dans mon cortex pour faire son chemin

Prise de risque maximum et, au final, un album étonnant et innovant qui pourrait en déconcerter plus d'un. Dès le troisième titre, on sait pourtant que le pari est gagné, on reste sous le charme jusqu'à la fin de l'album.

Autre événement, cette chronique UTUBE sur : pourquoi le digital est objectivement meilleur que l’analogique et pourtant les contraintes de l’analogique font qu’aujourd’hui le vinyle offre un confort d’écoute supérieur. 

Ne pas se fier au texte au ton provocateur, la présentation vinyle est précise.

Pourquoi tout le monde adore le vinyle alors que c'est objectivement nul ?

Il y a les arguments techniques du vinyle (à vérifier car étonnants parfois).

La chronique explique pourquoi la liberté du numérique est souvent largement dévoyée.

Mais il y a aussi l’acte d’écoute d’un vinyle, que je reconstitue avec mes MP3 : lancer un album complet, l’écouter sans l’interrompre comme placer le disque sur la platine. S'asseoir et s'investir dans la découverte.

Justement.

Sans les classements et critiques dithyrambiques et surtout sans LASPYKE et son

Dès le troisième titre, on sait pourtant que le pari est gagné, on reste sous le charme jusqu'à la fin de l'album.

Première écoute du premier titre : Je doute de ma copie, un problème probablement. Je passe sur la version QOBUZ … Ha ben non.

C’est une blague ? Un complot LASPYKE, INROCK, UNCUT, MAGIC pour me faire perdre mon temps qui passe ?

Non ? C’est donc au pied de la lettre que j’assume cette écoute. Comme le copain qui insiste et demande de ne pas juger trop vite. Écoute et tu me diras après.

Et vous savez quoi ? Il a raison LASPYKE, mieux même, surtout ne pas passer directement au troisième titre.

Pour une fois je peux parler d’immersion totale, je ne tente pas de décrire l’album ni par mes sensations, ni par métaphores…. Ni par extraits et pour une fois pas de ****… Impossible

Tout au plus je peux proposer un lien vers l’album entier

https://www.youtube.com/watch?v=8bNQ1kWA3CU

(Au casque, sur mon vélo…. J’ai oublié de pédaler … du coup je n’ai pas beaucoup avancé)

(Je me disais, CHARLU aura aurait pu le chroniquer….)

(Alors, alors ? J’écoute que des vieux trucs ? Hein ! Hein !)


mardi 26 mai 2026

The Quintet de Folie : Charlie Parker , Dizzy Gillespie , Charles Mingus , Max Roach et …ET….EEEEET…

 

Je souhaitais continuer avec Bud et soudain je me suis souvenu de ce concert, de folie ? En tout cas le résultat de ces talents n’était pas prévisible car, comme le rapporte AMG



Ce concert a eu lieu au Massey Hall de Toronto, au Canada, le 15 mai 1953, et a été enregistré par le contrebassiste Charles Mingus, qui a ajouté des parties de basse et l'a publié sur son propre label, Debut, sous le titre « Jazz at Massey Hall » du Quintet. Charlie Parker (crédité sur la pochette originale sous le nom de « Charlie Chan ») jouait sur un saxophone alto en plastique, le pianiste Bud Powell était déjà bien imbibé dès le début, et Dizzy Gillespie quittait régulièrement la scène pour s'enquérir de l'issue du premier combat de championnat du monde de boxe poids lourds entre Rocky Marciano et Jersey Joe Walcott.

Alors comme ça la naissance du Bop, BeBop est une réaction au jazz dansant et récupéré par les blancs ? Il fallait jouer rapide, harmonies complexes et virtuosité de folie.

Comment ça pas dansant ? Quand j’écoute j’ai plutôt une impression d’un appel à danser Saint-Guy. Tous les membres du corps, tête et bassin compris à chaotiser, démantibuler.  On se jette pieds nus sur les braises

Charlie Parker , Dizzy Gillespie , Bud Powell , Charles Mingus , Max Roach / Wee



Les musiciens posent quelques bases pour ensuite décoller et soudain ça : Be-bop! Dee-bap! Shoo-bee-doo-bap! Pa-dap-pa-dap! Bwee-yaaa! Tss-tss-BAP!

Avec WEE je découvre ce qu’un Michel Legrand a entendu et transposé dans le chant, d’improbables montagnes russes, à peine en chute libre qu’un virage aigu se présente pour attaquer une montée vertigineuse mais de courte durée.

Charlie Parker , Dizzy Gillespie , Bud Powell , Charles Mingus , Max Roach / Salt Peanuts



Pouvait on jouer encore plus vite, plus loin, plus haut, plus fort ? La réponse ? Celui qui a la réponse est né il y a cent ans. Dès ses premiers jours il affichait un regard sévère à cette pluie de notes, ses premiers mots furent rares mais précis, à l’école il ne connaissait que les bonnes notes. Rares mais bonnes.

Et quand il a pu saisir son instrument



PS : j’ai trouvé une version étendue du concert à Massey, je connais mal la deuxième partie qui contient une session avec Bud en vedette. C’est celle-ci que je vous droppe.