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samedi 29 août 2026

À l'attention de Monsieur Gioacchino Rossini. 2, rue de la Chaussée-d’Antin, 75009 Paris

 


Une idée loufoque, Rossini, et si je lui écrivais une lettre ? Hein ? Pourquoi pas. J’imaginais bien ce dispositif littéraire, en toute absence de modestie, atténuée par une lucidité qui m’évite le melon.

La lettre ? C’est pour dire merci. Si je n’adopte pas la forme de lettre, j’exprime ça comment, hein ? Hein ? Tu sais pas quoi répondre ! Allez Go

La Lettre

Cher monsieur Rossini, ça fait un moment que j’y pense, freiné je l’ai été par la distance qui nous sépare et par la crainte du ridicule.

Je vous dois des remerciements et je profite de Cendrillon pour les exprimer.

Cendrillon a une place particulière, et je ne dois rien à M. Disney, mais plutôt à M. Lewis avec son Cendrillon aux grands pieds. Souvenir grandioooose que je vais insérer dans cette lettre, je ne suis pas à un anachronisme près.

Jerry Lewis – Cendrillon aux Grands Pieds



Pardon, je m’égare. Pourtant le plaisir, le frisson physique de contentement presque douloureux que je ressens avec Jerry descendant les escaliers, je les retrouve déjà sur cette progression musicale entre acteur chanteur…

Dans ces dix minutes, un véritable concentré de votre talent, les silences ne sont pas de Mozart ici et il n’y en a pas que pour les ténors et la progression aboutit à une explosion de saveur, de vie.

Atto 1,  Signore, Una Parola



Pour tout vous dire, vous êtes deux à m’avoir apporté des pierres essentielles à mon amour pour l’opéra. Si Puccini a été un grand tire-larmes, c’est avec M. Mozart et M. Vous que j’ai découvert un bonheur d’écoute. Coïncidence ? C’est Beaumarchais qui vous apporte Figaro et vous, vous m’offrez les clés d’écoute qui me serviront à vie.

Beaumarchais ! C’est aussi l’adresse de ma maman, je ne peux pas éternellement refuser les signes, alors promis, bientôt je me pencherai sur ce théâtre pour comprendre. Une œuvre d’époque dont vous avez extrait l’esprit de révolte qui se prépare ? Une richesse de situation et d’écriture qui a surtout inspiré cette musique pétillante, élégante ?  Et la question finale : les opéras traversent le temps, et ce théâtre ?

-

          - Quel rapport entre Cendrillon et Beaumarchais ?

-          - Ho la la, je profite de la lettre pour poser la question

-          - T’es conscient qu’il n’y aura pas de réponse ?

-          - Et toi, j’ai appris que ta grand-mère reprenait le vélo, va vérifier !!!

 

Revenons à la musique

Cendrillon aujourd’hui, mais hier ce fut le Barbier, L’Italienne à Alger.

Comment résister et pourquoi résister à vos ouvertures ?

Sinfonia



À vos orages



Autre chose que je vous dois, mon entourage m’a souvent reproché, moi les rejoignant, ma légèreté. Avec votre musique je comprends que légèreté n’est pas le contraire de profondeur, elle n’est pas synonyme de superficialité.

Cette légèreté, au point d’imaginer une lévitation provoquée et par la joie et par le dédain de l’attraction terrestre. Sauvé par le plafond… sinon où nous retrouverions nous…

Atto I,  Zitto, Zitto, Piano, Piano



Atto I,  Principino, Dove Siete?



 

Alors, comme Cendrillon, sur la pointe des pieds, sautillant, je conclus

Finale, Non Più Mesta



Alors ! Pas belle la vie ? Pas belle le Canto ? Merci qui ? Merci Rossini. Et ça rime ? Avec Joachim.

PS : Je n’ai pas oublié vos grandes recettes de cuisine, dont ce Risotto qui m’intimide, foie gras et truffe (en parlant de légèreté, hein !).

PS encore : Je ne sais pas pour vous, mais quand je vous écoute j’entends parfois « pinot noir ». Et entendre parfois est insuffisant. Avec des bulles? Avec des bulles!!

Fin de cette lettre.

Ça me donne des idées, une autre à Wolfgang encore moins guindé, plus tard une à Bach en plus respectueuse, juste le temps de m’approprier une œuvre.

Elvis Costello ? Naaaan, pas Elvis, il est vivant, la chance que le courrier l’atteigne est quasi nul mais….. pire je n’aimerais pas me prendre le vent de Bret Easton Ellis lorsqu’il a voulu exprimer son admiration.


samedi 22 août 2026

Ashenspire - Hostile Architecture. C'est Noir. C'est Brillant. Pourtant ça ne Soulage pas


Du côté de chez Ranx, une découverte qu’il me fallait, qu’il me faut relayer. Pas oublier de cliquer pour accéder au savoir.

Ashenspire - Hostile Architecture

Comment dire ? Ça me fait penser à Umberto Eco et son Pendule de Foucault, pour inciter à la lecture de ce chef d’œuvre il y a un argument qui fonctionne : n’abandonnez pas aux premières pages, please, n’abandonnez pas, vous pouvez être rebuté par l’aridité du début, mais rapidement vous allez être happé, le tout c’est de tenir quelques minutes.

(Quoi vous avez aimé de suite? J'avoue avoir été dérouté par la géométrie du début)

Sur « Plattenbau Persephone Praxis » c’est pareil. Il s’agit de tenir quelques secondes et soudain c’est un héritage inattendu de King Crimson (Larks' Tongues In Aspic), de VDGG & Peter Hammill et ce chant fiévreux qui fait penser à Nick Cave – sur « How The Mighty Have Vision »  - quand il se vautre dans les larmes et la fureur.

Ashenspire - Hostile Architecture - Plattenbau Persephone Praxis 



Saxo et violon sillonnent l’œuvre un peu comme Graham Smith se « promène » chez Van Der Graaf.

Des héritiers de couleurs sombres qui évoquent une littérature lovecraftienne. Pas une imitation, la musique explore des terrains peu ou mal défrichés.

Le Black  Metal Norvégien ? Son influence affleure sur les titres, mais là où il invoque le paganisme, le cosmique ou à contrario le tellurique ces artiste écossais forgent un message urbain. 

Ils mélangent du jazz, de la musique contemporaine, c'est pourquoi j'ai opté pour la tiquette "Avant-Garde Black Metal"

Les textes? Furieux et sublimes de sombre poésie

Une colère tournée vers cette société qui a conçu une architecture pour oppresser, à l’image de ses valeurs difficilement avouables.

Texte associé à la musique et nous obtenons un chef d’œuvre de musique contemporaine

Jetés à la rue pour leurs péchés.
Je ne traînerai pas plus les pieds
qu'ils ne traînent dans la boue.
Les mains criblées de salaires, les poings dégoulinants de sang.
Pourquoi les affamés prennent-ils toute la nourriture ?
Pourquoi les nus cousent-ils des paillettes, isolés dans des ateliers clandestins ?
Pourquoi les capitalistes blâment-ils les chômeurs ?
On est tous pris au piège, jusqu'au cou.
L'horizon se rétrécit, le nez collé au sol.
Le déclin commence avant même la naissance.
Les narcotiques, pour faire face à la situation, font prospérer la négligence.
Et un visage dans la poussière.
Une raclée pour apaiser une douleur latente.
Et après tout, les choses ne peuvent pas empirer.
C'est la troisième fois cette année
que tu portes des amis dans un corbillard.
Comme si la faim nous tenaillait,
comme pour cautériser une brûlure.

 

Et ce titre, du liturgique à la sauce Nick Cave. Peu violent mais tout en tension

Ashenspire - Hostile Architecture - How The Mighty Have Vision



 

(Comme les puissants ont de la vision)
(Comme ils restent là, abattus)
(Devant les œuvres qu'ils ont réalisées)
(Comme leur fierté et leur décorum)
Deviennent maintenant un rappel
Que ceux qu'ils méprisent
ont encore besoin d'un endroit, d'un abri

 

Et enfin le clou, la prière, le cri, la prise de conscience….. je sors de ces écoutes épuisé mais galvanisé.

Ashenspire - Hostile Architecture - Cable Street Again



Les temps désespérés exigent des mesures disparates,
quelques diversions pour changer la façon dont la pression se relâche.
Je vois la langue fourchue dans l'oreille des tendus,
et les deux canons braqués sur ceux qui sont en marge,
ces gens dépossédés,
aux yeux argentés, vitreux d'un miroir de traumatisme
, des bateaux coulés dans un bain de formaldéhyde.
Le réactif de Tollens marque à nouveau l'iris.
Alors tais-toi, ou je le ferai pour toi.

La violence est là.
Les Chemises noires modernes sont dans les rues.
À quoi bon la civilité face à un trottoir rempli de dents ?
Ce n'est pas le système qui est défaillant, mais son produit.
On ne peut réparer ce qui fonctionne comme prévu.
Imprimerie aux dents acérées, virulente, caustique.
Ils ont eux-mêmes lié les faisceaux, ils ont affûté la hache.
Sachez-le, ils ne se reposent pas, ils ne lisent pas les règles.
Ils sont désespérés de guerre, ils en ont une envie irrésistible.
Si cela doit redevenir Cable Street, nous ne gagnerons pas par le débat.
On ne peut raisonner avec la malice.
Les faisceaux doivent se briser.

Tiens ça me fait penser à

Night Rally


Non, non, ce n'est pas gratuit... renseignez vous



jeudi 20 août 2026

Rod the Mod ? Il a pas changé, c’est lui qui le dit


Un papier léger en attendant du lourd, je suis à la maison de campagne à Bergerac, à peine mis le nez dehors je suis dans la musique jusqu’aux oreilles. 100% du temps si je considère rêver de musique (Je peine à exagérer tout de même)

Donc le lourd c’est de la concentration, de l’investissement oreille fraiche et quand je dis 100%, bon je fais des pauses, du silence pour reposer.

Ou alors, il y a

Rod Stewart - Still the Same… Great Rock Classics of Our Time - I’ll Stand By You



Je vous jure que c’est comme ça que c’est arrivé. Je raconte, L’émission de Assayas consacrée aux Stones, un titre « Out Of Time », qui m’a pris au petit déjeuner, mais dans la version de Chris Farlowe

Chris Farlowe - Out of Time



(Mériterait un papier, une voix comme ça, mais bon…je vais jamais finir)

Du coup, pour la refaire je demande à QOBUZ ce genre de Playlist nommé Radio. Et c’est à cette occasion que je tombe sur ce titre chanté par Rod. L’original me revint mais pas dans la seconde

The Pretenders - Last Of The Independents - I’ll Stand By You



Kwaaaa le faineant a fait un album de reprise…. Kwaaaa et pas qu’un seul.

Avec une voix pareille, il y en a un qui a dû demander

« Rod ? Tu fais quoi ces temps-ci ? »

« Rien je me tourne les pouces »

« Tu veux pas continuer mais en reprenant des chansons ultra connues ? »

« J’ai eu peur que tu me proposes le bottin (introuvable d’ailleurs)»

« Et gag, reprendre « It’s A Heartache » toi imitant Tyler imitant toi ? »

 

Bon les copains, ce genre de disque à l’époque du vinyle aurait pu faire grincer les dents de nos tirelires (Les cochons ont des dents, non ?)

Mais en Streaming, je vais pas m’interdire ces ritournelles bourrées de violons, de choeurs et cette voix, cette voix… et cette veste… cette veste….

Rod Stewart - Still the Same… Great Rock Classics of Our Time – Father and Son



Il en a fait d’autres ?

Plein, plein….

Que voulez-vous, avec l’âge, tous les chemins mènent à Franc, heu Franck, merde, Franque… Frank !! 


samedi 15 août 2026

Olivia Rodrigo - You Seem Pretty Sad For A Girl So In Love


Pour partager un enthousiasme joyeux, pour illustrer un propos placé chez Sorg à propos des albums que l’on aime de suite sans effort d’écoute, pour évoquer des compositions qui cochent de nombreuses cases années 80….

… je propose de m’effacer devant ces évidences

Certains entendent NEW ORDER sur celui-ci

Olivia Rodrigo - You Seem Pretty Sad For A Girl So In Love - U + Me = <3



Le duo avec Bob Smith m’a craquer (jl’ai fait exprès, le verbe à l’infinitif, exprès jvous dit)

(Mon grand âge : à chaque fois que j’entends un chanteur que j’ai beaucoup aimé, invité, des frissons larmoyants)

Olivia Rodrigo - You Seem Pretty Sad For A Girl So In Love - What’s Wrong With Me



Démarrage dansant, sautillant, joyeux

Olivia Rodrigo - You Seem Pretty Sad For A Girl So In Love - Drop Dead



Et des moments plus intimes

Olivia Rodrigo - You Seem Pretty Sad For A Girl So In Love – Less



 

Je pourrai placer tous les titres. Enthousiasme transmis ? J’espère.

Maintenant trouver une création qui demande davantage d’implication, d’immersion pour découvrir des trésors cachés.

Vous avez vu ? Sobre !


Quelques critiques

AMG (https://www.allmusic.com/album/you-seem-pretty-sad-for-a-girl-so-in-love-mw0004793351)

Chaque aspect de « pretty sad » témoigne d'une maîtrise exceptionnelle. L'album offre une réinterprétation réussie de la new wave et de la synthpop des années 80, digne d'une bande originale de John Hughes, et brille particulièrement sur le titre « u + me = <3 », véritable hommage à New Order. Sa structure chronologique permet aux émotions de Rodrigo de s'envoler vers des sommets dans la première partie avec « honeybee » – qui culmine en une grandiose déclaration d'amour musicale avec cordes et chœur – si bien que lorsqu'elles retombent dans la seconde partie avec l'honnêteté désespérée de « begged », on comprend aisément la douleur qui la submerge. Si les émotions de Rodrigo sont parfois confuses, elle les exprime avec une cohérence d'écriture remarquable. Des images de maladie, de vide et de désintégration surgissent même dans des moments apparemment heureux comme « maggots for brains », un hommage irisé à la morosité ambiante après la disparition de l'être aimé. Le mal d'amour est littéral et physique sur « less », où sa tête et son corps « protestent » sur une mélodie de piano poignante qui doit beaucoup à son amour pour Billy Joel .


Telerama (https://www.telerama.fr/musique/you-seem-pretty-sad-for-a-girl-so-in-love-olivia-rodrigo-soigne-ses-chagrins-avec-un-album-exaltant_cri-7044706.php)

Sur ce troisième album, Olivia Rodrigo remonte encore plus loin que ses années 1990 chéries, s’inspirant toujours des grandes heures du rock alternatif, mais puisant aussi allègrement dans la new wave des années 1980. Les violons sont souvent synthétiques, les guitares parfois cold wave, comme sur maggots for brains où l’influence de The Cure est manifeste. Rodrigo est d’ailleurs adoubée par Robert Smith lui-même, venu prêter sa voix sur what’s wrong with me — l’occasion de confirmer que le chant de ce Peter Pan vocal est aussi juvénile que celle de la vedette vingtenaire. Le romantisme au lyrisme vénéneux de the cure, lui, n’est pas si loin du Mellon Collie and the Infinite Sadness des Smashing Pumpkins. L’album de la maturité ? Ce serait insulter le pur plaisir qu’est you seem pretty sad for a girl so in love.

Une petite passe rigolote sur le grand âge

Telerama

Ces influences sont certes passées à la moulinette d’une production moderne à gros budget, mais leurs restes ne peuvent que toucher le quadragénaire que nous sommes

Un lecteur

ce doit être en effet un disque que pour les quadras nostalgiques d'une période qu'ils n'ont pas vécu.

Ouille, ça fait mal... je m'en fous j'ai 66 ;-)




mercredi 12 août 2026

Un Divan, Une Diva dit va… écoute, craque et pleure dans ta Chouffe


C’est Pascale, qui connait mon talent d’Achille, mon goût pour ces divas pop&jazz coincées dans les productions des années 50. Et cette tiquette « Torch Song ». Non, comme je pouvais l’imaginer, cela ne signifie pas la chanson à pleurer après s’être torché. L’étymologie a davantage d’élégance

« to carry a torch for someone » continuer à brûler d'amour pour quelqu'un, généralement un amour perdu, impossible ou non partagé

Rien n’interdit de finir la bouteille pour autant.  

Hier il y a eu RAYE, de la musique cinématographique, je vous en colle encore deux qui me font craquer. Pas un feu de paille, des milliers d’hectares d’émotion cramés. Sans oublier l’ombre de John Barry sur

Raye - This Music May Contain Hope - I Will Overcome...



et aussi cette chanson qui invite Al Green, mes larmes s’annoncent dès qu’elle dit

But it is my pleasure
To say that all the way from Memphis, Tennessee
Put your hands together (Put your hands)
Ladies and gentlemen
For Al Green

Raye - This Music May Contain Hope - Goodbye Henry. (feat. Al Green)



 

Et le reste est varié même si peu original, et c'est ça kjeveux.

Bon, maintenant naissance d’une autre Diva,

SIENNA SPIRO


Ses influences ? Amy Winehouse , Frank Sinatra et Raye (Tiens ? RAYE ??!!)

Origine ? Angleterre.

Donc, ce serait la nouvelle…. La dernière…..

Sienna Spiro – Visitor - You Stole The Show



Elle me tue quand sa voix force, contrairement à Adèle qui reste ligne claire, il y a comme un déchirement, l’apparition de failles.

Bon, un gros tube avec peut-être une vraie vidéo ?

Sienna Spiro – Visitor - Die On This Hill



Vous avez compris si vous avez tenu jusque-là. Je ne pense que du bien de Celine Dion et ne dirait jamais de mal de la galaxie Adele.

En fait de galaxie, je devrai remonter dans les années 50 avec des Julie London, Judy Garland… Adele une petite étoile dans cette constellation..

Comme pour RAYE je passerai bien tout le disque, chaque titre évoque un climat connu, un climat recherché… Tiens James Bond, vous savez le titre accrocheur pour introduire le film

Sienna Spiro – Visitor - Time, You & Me



 

Et pour conclure, la solution de facilité, un titre rabâché. Pas mieux que Yves Montand, mais ici un timbre proche de Camelia Jordana, ben woui, je l’aime moi la voix de Camelia…

Sienna Spiro – Visitor - Autumn Leaves



Maintenant, pour ceux qui se pensent englués dans ces interprétations geignardes et poseuses, voici le contre-poison, pire que le mal ?

Commençons par une explication de TexTiquette

Deathcore : sous-genre de musique extrême qui fusionne Punk Hardcore et Death Metal 

Ce n’était pas prévu dans ce post, mais AMG a mis en avant CASTIEL



« …..et on peut affirmer sans hésiter que Castiel surpasse largement tous les autres groupes de deathcore autrichiens. On pourrait même dire que c'est valable pour toute l'Europe ! Continuez comme ça, Castiel ! »

Tandis que Sienna invite tous les éléments à sa disposition pour émouvoir, torchoir, à des centaines de mètres sous terre, un groupe créature hurle sa colère, haine et détresse, propos incompréhensibles mais si limpide.

Castiel - Act IV: Empty Throne



Possible de les regarder comme du guignol grotesque, idéal pour prendre la bonne distance. Pourtant deux aspects à prendre en compte : musical pour écouter et éviter l’attitude de nos parents qui découvraient le rock bruyant et crasseux, et sociétal comme expression d’un rejet.

Si il ne s’agit plus de distance, mais d’adhérer à un état d’esprit le temps d’une écoute pleine d’appréciations.  

Je vous conseille une plongée dans un des papiers de RANX

LoRDs oF CHaoS


Comment glisser du ricanement moqueur, vers un trouble lovecraftien pour atterrir sur du malaise bien  réel.

Drôle de post, le mien,  monté à la « à la va-comme-je-te-pousse», pour me faire pardonner

Sienna Spiro – Visitor – This Is My House



samedi 8 août 2026

Talk Talk, Bed, Shearwater. Post-Rock...Pause-Rock


Suis je capable de faire Concis ?  Épuré sans faire de jeu de mot comme Jean-til ? Économe de mes mots ? Dense ?

Hélas non. Et c’est bien dommage. Pour ce que j’écoute.

Pour ce que je découvre je devrai être capable d’expressions fortes, de belles émotions entrecoupées de silence, de méditations.

Tant pis pour la fulgurance, mais je peux raconter le contexte. Un Hors-Série de Magic sur une tiquette : POST ROCK.

Moi qui les collectionne, les tiquettes, celle-ci ne m’évoquait rien jusqu’à ce HS. Évidemment une fois qu’on m’explique.

Faut avouer que POST n’évoque pas cette nécessité de composer avec des instruments couramment utilisés pour du rock en évitant les codes qui caractérisent le rock.

Une fois dit, reste la musique, éviter de faire du rock avec des instruments de rock? Je dirai bien jazz-rock mais c'est pas ça non plus. Quoique, après écoute.... Composition au piano, il semble... Bon, pas une tiquette pertinente alors écoutons.

Ce qui est bien avec MAGIC c’est que c’est accompagné de présentation d’albums.

TALK TALK, je connais bien ? Non, pas tant que ça.

Je pensais bien connaitre jusqu’à écouter « Laughing Stock » en m’avouant une totale découverte, l’album qui rend évident le solo de Mark Hollis.



Talk Talk - Laughing Stock - After The Flood



Alors ? Hein ? Vous avez encore chaud ?

Ajout de dernière minute, la chronique de QOBUZ

Dernier album de Talk Talk paru sur son nouveau label, la prestigieuse étiquette Verve Records, suite aux démêlés entre le groupe et EMI, Laughing Stock  s’inscrit dans la continuité de Spirit Of Eden, si ce n’est avec plus de perfectionnisme.

A l’instar de son prédécesseur, les séances se sont étalées sur une année de répétitions,  improvisations et mise en forme, aboutissant à six titres s’enchaînant avec une fluidité remarquable. L’obsession de Mark Hollis pour l’œuvre de Miles Davis – celui aventureux de In A Silent Way – et le néo-classicisme de Debussy se fait plus présente, libérant son inspiration de toute contrainte liée au format pop. Evolant vers une formation « symphonie de chambre » à mi-chemin entre deux options avec la présence de sept violons et deux violoncelles, Hollis parcourt un univers sonore fait de longues respirations silencieuses (« Myrrhman ») et de breaks minimalistes (« Ascension Day »).

Si chaque titre porte l’empreinte de Talk Talk dans le son, le chant plaintif et les structures déroutantes, plusieurs genres sont abordés et mêlés dans l’atmosphère ambient et saturée de « After The Flood » (clin d’œil à Brian Eno) ou l’audacieux « Taphead »  où la trompette et la clarinette basse se joignent pour un crescendo strident. Ce morceau est pour Hollis l’occasion de traduire sa frustration à un moment où il tend vers une expérience mystique. Laughing Stock, incompris et jugé inaccessible à sa sortie, comporte des textes inspirés de thèmes religieux.



« New Grass » constitue sans doute le sommet d’un album riche et plein de ferveur, illuminé par le savant mariage entre la base rythmique rock et diverses colorations instrumentales totalement inédites. Aussi inclassable que Spirit Of Eden, ce deuxième chef-d’œuvre est aujourd’hui salué comme l’un des disques majeurs de la décennie 1990, prêt à figurer au panthéon.

Je pense aimer, je crois aimer… en tout cas je suis fasciné par l’attitude d’écoute qu’impose ce jeu. POST ROCK n’est pas AMBIENT, elle réclame une attention soutenue, tendue.

Ma douce qui passait par là « Arrête un peu, c’est chouette mais un peu berceuse et nous sommes en pleine journée… »

BED

MAGIC parle d’héritier de TALK TALK. J’ai laissé passer pas mal de papier de Charlu qui les évoque

https://leschroniquesdecharlu.blogspot.com/2010/12/that-summer.html

BED !! Si c’est pour donner raison à ma douce



Bed - The Newton Plum - Tangle One



(Ma mie qui repasse “Arrête, c’est énervant » Je vous l’avais dit, tension)

Même aération, même ralentissement du temps.

En lecture cela donnerait..

(un silence)

36

(Méditation)

15

(Souvenir)

Ula

Et maintenant plus nerveux, dans le sens de davantage

SHEARWATER



Shearwater - The New World - Daydream Unbeliever



Pas mon titre préféré mais il y a de belles images.

En contre revanche : Shearwater - The New World – Amnesia



Voix blanche éthérée. Jonathan Meiburg s’ajoute à la liste de ces voix qui me lévitent. Mark Hollis, David Sylvian mais aussi Bryan Ferry ou Peter Gabriel.

C’est sur cette fin de Amnesia que je vous quitte sur la pointe du clavier, de peur de vous réveiller. Bon Week-end et restez au chaud.


vendredi 31 juillet 2026

Angine De Poitrine : Si ça fait le buzz alors je buzz des petits bouts


Plein de petits bouts d’idées pour découvrir ce qui pourrait devenir un univers.

Premier petit bout : Une digression Qu’Angine De Poitrine m’inspire

1977-78 débarquent des 45t (des titres quoi) d’un groupe de premier abord curieux, rigolo : DEVO. « Satisfaction » des Stones (Encore déjà eux !) déconstruit. « Mongoloid ». Des tronches d’ahuris habillés de sacs poubelles qui jouent par exemple :

Devo – Mongoloid



Mongoloid, he was a mongoloid
Happier than you and me

À l’écoute aujourd’hui, peu de surprise, mais parole, à l’époque, cet aspect syncopé était suffisamment nouveau pour attirer l’attention. La suite de DEVO est une autre histoire

Deuxième petit bout : Angine De Poitrine – Utzp



Un premier titre qui m’a de suite bien plu, malgré la sonorité j’ai ressenti le besoin de faire ce bon vers l’est

 Otava Yo - (Cossack's lezginka)



Troisième petit bout

MAGIC en a fait la une de son trimestriel, pour apporter des infos destinées à des musiciens qui comprennent la Microtonalité, le quart de ton, des titres à cinq ou sept temps, des enregistrements de boucles.

Rappel : ils sont deux: Khn et Klek

Quatrième petit bout, mon petit bout à moi

Pour m’accrocher, la nouveauté, le buzz n’auraient pas été suffisants si…. Si je ne me trouvais pas tel le cobra devant son charmeur. J’attends chaque ajout qui augmentera mon envoutement.

Cinquième bout : C’est pas l’IA qui l’aurait trouvé. Mais l’IA guette.



Mettez bout à bout ces petits bouts et vous obtenez un nouveau bout, incomplet assurément. Je ne sais pas ce qu’il y a tout au bout. Mais en attendant sur…..

Angine De Poitrine – Sarniezz



….. Je me mets debout, et je danse jusqu’à ce que mon chien et ou ma douce me remarque… Je ne veux inquiéter personne.

PS : ça m’a fait penser à des passages de « My Generation » des Who dans « Live At Leeds », ces moments où le guitariste propose un thème, Keith Moon le reprend et ça pète jusqu’au prochain thème.

Rien à voir ? Ça m’a quand même fait penser à ça et aussi à terminer le papier avec

Who Live At Leeds – My Generation