J’avais prévu un vite fait pour dire l’envie et l’excitation
de voir ce film. Rien que la version de « Angels » cela aurait été
Part1 ensuite je visionnais le film pour Part2. Coup de pot pour vous je viens
de le voir le film, du coup un seul papier.
Mais avant de finasser, de cinéphilis malin, un clou musical
Robbie Williams – Angels
Un pitch court : le Biopic de Robbie Williams
Une idée : Le rôle de Robbie Williams est tenu par un
singe doué pour la comédie, à moins que cela ne soit un trucage. N’empêche le
regard est celui de Robbie, je parie.
Une fausse bonne idée ? Non, c’est réussi, dans le sens
que l’on y pense plus rapidement. Utile ? J’ai un doute. Reste le symbole
du singe, chez Robbie en particulier, les addicts en général : « to
have a monkey on one's back »
Robbie Williams – Me And My Monkey (Pas repris dans le film)
Sinon ? Sinon quoi. Vous me connaissez, bien trop
client pour être un critique crédible. J’aime le principe du Biopic, j’aime les
constructions classiques : Début, initiation, succès et ses excès, chute,
rédemption et de la musique, surtout.
Alors ? Des moments auraient pu être plus foudroyants, gonfler
la légende sur un titre phare je n’aurai pas été contre ; « Angels »
ne décolle pas suffisamment.
Le final, qui reconstitue un concert tiquette crooner que j’ai
pu apercevoir en TV, m’a ému – ben oui – assez pour être satisfait du temps
passé, assez mais limite.
Robbie Williams - Better Man - My Way
Si vous êtes pressés, regardez le début pour ses relations
avec mamie, mama et papa et FRANK. Une fois intégré …. La fin qui prend
davantage de sens. Quelques mouchoirs.
Robbie Williams - Better Man – Feel
Pour le fun : ceux qui connaissent JUSTIFIED, Dewey
Crowe y a un rôle un peu plus gratifiant…
Je l’attendais comme le lait sur le feu, je le surveillais
comme le Messie, mieux comme un prochain album de Costello. Seulement, je ne
bois plus de lait, je ne crois pas à son retour et surtout, surtout, toujours pas de
nouveau Costello.
Et c’est bien le premier artiste qui impose ou propose sa
tiquette. Quoique. Britpop ou Britrock ?
Robbie Williams - Rocket
Tout ce que vous voulez, mais cet artiste sait s’entourer,
en 2002 je commence à m’accrocher au wagon du milieu « Escapology »,
je visite les précédents. Il m’achève sur « Intensive Care » en
cherchant la collaboration de Stephen Duffy de Lilac Time.
(J'ai une version différente sur un autre papier. Mais j'aime bien celle là)
En ça, il me fait penser à Sinatra. Une oreille pour dénicher des talents, même dans l'ombre et partager sa lumière. « Intensive Care » n'a pas connu un gros succès, plusieurs écoutes pour le mériter, ceci expliquant celà.
Depuis je plaide coupable, j’attends ses sorties comme .. je
l’ai dit plus haut.
Résultat, des titres toujours bien troussés, peut-être à
consommer de suite, peut-être, et je consomme.
Il a des chansons qui commencent très bien, mais c'est un refrain jubilatoire qui basculera le titre en ****
Robbie Williams - Pretty Face (j’ai hésité à mettre cette
vidéo, mais ouf, c’est en playback et il reste toujours très modeste, comme je
l’aime)
Je suis injuste, ses prestations live ont de la gueule, mais
ici je ne voulais pas perdre la sensation tirée de l’album studio.
Allez une dernière, prétexte à m’en passer un autre. Album
déjà passé quatre fois dans sa totalité.
Robbie Williams – Human
Et puis, dites moi qui ose dire et chanter et rappeler cette
évidence, "d’abord c’est OK"
Robbie Williams - It's Ok Until The Drugs Stop Working
Je retrouve le principe jubilatoire d'une autre série « Lilyhammer »,
souvenez vous (si vous connaissez) un mafieux repenti parti se faire oublier en
Norvège à Lillehammer, son naturel confronté à la culture norvégienne….
Cette fois ci c’est une ancienne des services secrets danois
qui prend sa retraite dans une banlieue Islandaise. Elle a conservé quelques
anciens réflexes, et ce dès les premières minutes.
Nous voyageons peu, cette série de six épisodes est proche
de l’unité de lieu : un immeuble sans caractère dans la banlieue de Reykjavik
Et puis, et puis il y a les génériques de début et fin. Loufoque,
baroque et jubilatoire. Jamais les mêmes, toujours dansant, une forte envie de
les rejoindre.
Donc en musique, j’ai lu que ce sont des réinterprétations
de « classiques » Islandais. Tous chantés par l’interprète principale.
Trine Dyrholm - Buster
Trine Dyrholm - Vilde Kaniner
En bonus, je drop la BO, hélas, il n’y a pas sa reprise de « Human
Behaviour » qui est touchante, mais des problèmes de droit il semble.
Alors, j’ajoute « Debut » de Bjork. Histoire de se
souvenir du plaisir de la découverte de cette artiste, la suivre n’a pas été de
tout repos. J’ai dû être largué je ne sais plus où, cela vaudrait le coup de retrouver
le fil.
Björk - Human Behaviour
Björk - Venus As A Boy
En attendant, cet album 100% émouvant 100% inusable. "DEBUT"
Reste la question : quand Ditte Jensen reviendra danser ?
Comme le disait le grand Jim Bob Jim AKA Ramel Floutis, il n’y
pas beaucoup de grandes années dans la musique populaire, 1967, 1973 ,
1991 et 1997 elles sont là et pas ailleurs. Evidemment chacun sa date de
naissance, sa découverte de la musique et donc forcément total désaccord, j’ajouterai
bien 1977 mais je ne veux pas d’ennui avec Jim Bob Jim ** (** c’est en renvoi
en fin de papier, sauf si j’oublie)
Nouvel appartement, Menton encore et toujours mon amour (elle
se reconnaitra). De là où je scribouille je vois le Mont Gros (non, pas mon reflet!!) qui mouille en méditerranée; cependant c'est brumeux je ne peux pas vérifier mes dires, des collines habitées et des
trains qui passent. La vie, la belle vie quoi.
Bon alors ces fameuses grandes années ?
Je commence avec le noyau 1997. Période où je découvre puis
fréquente la richesse des médiathèques parisiennes. Pas encore la boulimie
d'aujourd’hui, mais déjà le gros catalogue, donc beaucoup de survol, peu
d’acquisitions et de la gravouille pour cumuler et remplacer les K7.
Tiens par exemple… Stereolab. M’a rapidement séduit pour ce
son rétrofuturiste.
Stereolab
- Cybele’s Reverie
Stereolab
- Metronomic Underground
Pas suffisant pour penser que 1996/1997 est un des fleurons
des années pop mais cela y contribue. Certainement.
Comme le Steampunk en littérature de SF, Stereolab c’est
ce gâteau composé de
NEU !
– ISI
Années70, Une musique répétitive, rythme métronomique et superbes
boucles de synthétiseur.
Pour arroser le tout il faut cherche dans les années 60 une
des premières french touch, pour plaquer ce chant féminin impalpable mis à distance
Claudine
Longet - Love Is Blue
Sans oublier l’apport indispensable: l'épice Michel Legrand.
Et enfin sorti du chaudron bien bouillant
Stereolab
- Percolator
Alors pas convaincu ? Moi pas encore, mais comme il y a
ce superbe HS de MAGIC consacré aux années 90 je pars en prouvaille et
démonstratoum.
A Suivre, ha au fait, en KdoDrop, du Stereolab, du Neu !
et même madame Longet.
** (j’ai failli oublier) En fait c’est affirmé par Cédric
Rouquette.
PS: j'oubliais alors que si ce papier doit avoir un intérêt...
Qui a composé "L'amour est bleu" chanté par Claudine Longet?
André Popp
C'est qui André Popp? C'est celui qui m'a ouvert le premier à la musique. Désolé Sergueï ...
Merci déjà à PG qui en 2019 m'a lancé sur la piste de cet album et qui le relance lors du papier sur Stravinsky. Le genre que l'on est pressé de partager. Alors je me presse au partage.
Écriture et présentation paresseuse, je laisse AMG faire le bateleur
Critique de Giant Box par Richard S. Ginell
Il s'agit peut-être du projet le plus ambitieux de Creed Taylor . Profitant du succès phénoménal de « 2001 » de Deodato , Taylor réunit la quasi-totalité des têtes d'affiche du label CTI, confia à Don Sebesky, arrangeur maison, la création de morceaux ambitieux et lui offrit la première place et deux albums.
Vingt ans plus tard, la liste des artistes réunis sur un seul album est digne des plus grands noms : Freddie Hubbard , Randy Brecker , Hubert Laws , Paul Desmond , Joe Farrell , Grover Washington Jr. , Milt Jackson , George Benson , Bob James , Ron Carter , Jack DeJohnette , Billy Cobham , Airto Moreira , Jackie Cain et Roy Kral .
Heureusement, la qualité de la musique est à la hauteur de cette réputation. Tout ce qui a fait la singularité et l'identité de CTI est présent : les adaptations classiques ( l'Oiseau de feu de Stravinsky fusionne avec « Birds of Fire » de John McLaughlin ), les orchestrations et les structures élaborées, les reprises de tubes pop, et une grande liberté d'expression pour les solistes vedettes au sein d'un combo.
Tous les musiciens brillent de mille feux ; Desmond se montre particulièrement inspiré dans une version chatoyante de « Song to a Seagull », tandis que Hubbard et Washington enflamment le titre évocateur « Free as a Bird ».
Sebesky, quant à lui, a eu carte blanche pour expérimenter, d'où les vastes envolées de cordes libres sur « Firebird » et les cuivres sophistiqués de Laws, travaillés à l'Echoplex, sur « Fly ». Les deux vinyles originaux étaient réunis dans un coffret classique, accompagné d'un livret de photos et d'une interview de Sebesky, mais la réédition CD austère de CBS condense tout sur un seul disque générique. Aussi moins ostentatoire soit-elle, Giant Box reste un coup de maître et témoigne de la puissance de CTI à son apogée.
La pépite qui, attention, ferait oublier la suite ce qui est dommage, dommage je le pense depuis que j'ai décidé d'écouter "Song To A Seagull" en me laissant ensuite porter par le reste de l'album.
Bon, la pépite
Firebird , Birds Of Fire
et aussi Song To A Seagull (le reste en Drop & Box)
Bienvenue dans le son CTI, le son qui me défie à trouver la tiquette: Jazz, Pop, Classique. JPC? J'aimePeaucoupÇa??!!
Et ces arrangements Hi-Fi (prononcer Ouille Faille), en opposition au Lo-Fi.
Je vous laisse, j'avais décidé de faire court. Mais ce partage me semblait indispensable
À bientôt
PS: Cela m'a permis de bien écouter Mahavishnu Orchestra, Joni Mitchell et de me procurer un Jimmy Webb que j'ignorais.
(Le voici voilà le papier que je trainai avant l'effet Mads Koch)
Et
J’aurai pu/dû titrer : Surpris d’être déçu de ne pas
être surpris. (Devinette où placer la lettre Q dans la phrase
précédente ?)
1974,
souvenir d’Allemagne
Vacances d’été organisé par le professeur d’allemand Doktor
Huberty. Nous vaquâmes au rayon disque d’un magasin et invitâmes notre prof à
prendre le casque, à écouter (Je me force au passé simple, c’est joli le passé
simple)
-- Vous connaissez ? Suivi de quelques
ricanements discrets
-- Bien entendu, « l’oiseau de feu » de
Stravinsky
Il continue à écouter… quand soudain après 1 minute (avec un
son du casque bien costaud, en ayant pris soin d’écourter le début pour que la
surprise arrive plus vite)
Yes Siberian Khatru
Haaargh Qu’est-ce que c’est, s’exclama-t ’il !!!
Ouarf, ouarf, gnark, gnark….
2024,
50 ans plus tard (pas tout à fait vrai, mais ça fait le compte rond)
Je suis curieux d’écouter et de comprendre en quoi cette
musique a pu choquer, révolutionner.
(Et le passé simple ? Houla 50 plus tard c’est
quasiment le présent quand on a mon âge)
L’écoute m’a permis de découvrir une œuvre magistrale, sans
être capable de me projeter dans le passé et comprendre le prétendu bouleversement de l’écriture musicale
The Rite Of Spring, Part Two, The Sacrifice, Sacrificial
Dance (Currentzis)
2025,
50 ans plus tard + 1 an = ?? 51 ans !!
Lecture passionnante, écriture passionnée :
Éclairage utile sur ma question de 2024, le ballet syncopé a
davantage contribué à blesser les sens des spectateurs du début du siècle. Pour
une musique dérangeante il fallait chercher ailleurs.
Justement, en parlant de recherche, je décide qu’un Opéra de
Stravinsky sera un bon moyen d’élargir mon horizon musical, sans vérifier, hop,
je me jette.
Rake’s Progress est mon choix, guidé par un
« avant-scène opéra » (au fait ! Sauvé de justesse de la
disparition, la revue)
Note au passage: dans sa résurrection la revue propose un abonnement qui donne accès maintenant à un catalogue numérique qui je le souhaite va rapidement s'enrichir....
Ça m’apprendra à ne pas se documenter
La voici ma surprise d’être déçu de ne pas être surpris.
Exemple
The Rake's Progress: No word from Tom, Quietly night, I go I
go to him
C’est beau, émouvant. Bouleversant….
Certes
Mais pas dérangeant. Comprenez-moi bien, je me suis mis en
état d’esprit de découvrir une œuvre secouante, des écoutes avant
l’illumination.
C’est comme l’amateur de foot qui met son plus beau maillot
de son équipe favorite et qui se trompe de match, voire de sport.
La surprise du manque de surprise passée, je découvre passionnant l'élaboration de Rake's qui intègre des œuvres picturales:
Le peintre anglais William Hogarth, a raconté l’histoire de La
Carrière d'un libertin (Rake’s Progress) en huit tableaux (1730+) Deux siècles
plus tard ils inspirent Igor (Igor, on peut se tutoyer ? … pas de
réponse…. Qui ne dit mot consent)
Rien que le premier tableau
Bien regarder les détails.
Le libertin hérite, un tailleur prépare un costume, à
l’entrée une mère at sa fille enceinte qui tient un anneau à la main et les
lettres que la mère laisse tomber et bien d’autres détails illustrent la
situation, manque plus que … la musique
Une musique finalement classique, où les experts avancent des
références : Mozart, Haendel, Verdi, Gluck. Ha ha, trop de références tue l'absence de références.
Bon, restons en au terme Classique. Et goutons la délicatesse
inattendue quand je pensais devoir me concentrer comme sur un album de Coltrane
époque « Interstellar Space » (j’écris ça mais je redoute encore de
le découvrir, sa réputation me bloque)
The woods are green
With air commanding
Love, too grequently betrayed
Tout au contraire, l’écoute me plonge dans une félicitée
très … française. Moi aussi j’ai le droit à un point de vue qui me distingue. C’est
chanté en anglais mais j’entends Massenet dans Manon. L’histoire pourrait être
dramatique, trouble, sulfureuse mais c’est la légèreté qui l’emporte, une
distance bien française.
Vivement l’acte II (cela a plus de gueule que acte 2)
Ajouter et c’est important pour attirer le chaland, pris à gauche
et à côté de la gauche :
« Early reviews have called it "meticulously
crafted" (Shindig ★★★★★), "epic choral
arrangements and widescreen orchestrations" (MOJO ★★★★),
and "a fusion of 60s soul, modern funk and vintage soundtracks"
(HiFi+ ★★★★★). »
« For fans of: Michael Kiwanuka, Curtis Mayfield,
Kamasi Washington, Marvin Gaye, Paul Weller, and The Bees »
« Brian Wilson, Paul McCartney, Miles Davis, Marvin
Gaye, Kamasi Washington, Michael Kiwanuka et Thundercat. un mélange de soul des années 60 et 70, de funk et de jazz
modernes, et de bandes originales de films vintage »
Et le déclencheur, c’est UNCUT qui m’a pucé l’oreille
« Ils sont tous brillamment orchestrés, des cuivres qui
lancent la valse d'ouverture « I Need Your Love » au chœur hippie à la Rotary de « Destiny Calling », en passant par les audacieux changements d'accords à la
Style Council de « Pangs of Love » et les orchestrations à la Ennio Morricone
de « Time to Let Go ».
Exagéré ? D’abord c’est de bonne guerre pour pousser à
l’écoute et ensuite ? Ensuite c’est assez juste, je retiens UNCUT qui met
en avant surtout la cohérence de l’ensemble, non, ce n’est pas plusieurs titres "à la manière de" c’est un
ensemble qui s’écoute du début à la fin, je conseille pour l’impression de
bonheur qui s’en dégage lentement.
Tant pis, un titre pour convaincre un peu
I Need Your Love
Une chouette interview sur ce blog que je découvre à l’occasion,
dont déjà le titre
Question : Que cherchons nous dans cette musique jugé passéiste,
nostalgique que nous ne trouvons pas dans les genres musicaux apparus depuis
les années 80 ? Et puis d’abord,
cette impression est-elle juste ? Et pourquoi ?
Ma douce, pour ces questions et bien d’autres, avait
entendu une réponse passe-partout que je vais utiliser ici :
- - À cause des mouches.
Et puisque le dernier album de Michael Kiwanuka annoncé pour
octobre/novembre 2025 « Fudge » a été repoussé ou abandonné. Nous avons
en plein « Dry January »: Milk