… de la mélancolie poignante
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Ces fameuses compilations, me souviens aussi de ces K7 (oui, bien
avant les SMS, nous, les jeunes, savions aussi écrire comme ça) de ces K7 (le
problème des longues parenthèses c’est de retrouver le fil du texte, un seul
moyen…) me souviens de ces K7 où nous alignions les chansons que nous voulions
entendre, faire entendre mais surtout enchaîner.
Tout un art, mineur certes, mais nous l’étions de toute façon.
Puis vint le digital, les TAG, les outils de recherches sur les
bibliothèques MP3.
Alors nous pouvions multiplier les compilations par genre, par
titre, par thèmes. Je fréquente des spécialistes.
Les reprises, le Hard Rock…
Mais reste ma préférée. Celle qui parle de découverte aussi mais
celle qui écoute notre désire exprimée avec difficulté, tout de subjectif, d’allusion,
de métaphore…
Mon rêve, inspiré d’un personnage de Dantec dans ses Racines Du
Mal (Grandiooose) Une intelligence artificielle qui connait toute sa musique et
ses milliards de connexions.
Écoute ce « Amico Fragile », tu entends ? Tu vois
quand j’ai trop bu, quand j’ai atteint cet état d’ébriété qui me fait m’allonger
par terre et regarder par-delà mon plafond. Alors que la pièce tourne, tourne
et que je peux tranquillement évoquer et pleurer en moi-même.
Écoute le Fabrizio me raconter mon état.
Je
pouvais vous demander le nom de votre chien
le mien
ça fait un bout de temps qu'il s'appelle Libre.
Je
pouvais engager un cannibale à la journée
pour
m'enseigner la distance me séparant des étoiles.
Je
pouvais traverser des litres et des litres de corail
pour
rejoindre un endroit nommé au revoir.
Et
jamais l'idée ne m'a effleuré
que
j'étais plus ivre que vous,
que
j'étais beaucoup plus ivre que vous.