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samedi 9 mai 2026

Maurice Ravel. Le Tombeau De Couperin. Cristian Macelaru et Bertrand Chamayou


 NOTE: Les Utube en fin de post auront une durée de vie limitée!!

Ravel je l’ai à peine cherché mais il m’a trouvé, j’ai répondu à son invitation.

Je reprends la chronologie. 

2014 je reçois un avant-scène opéra consacré à Ravel et son « L'enfant Et Les Sortilèges », je me demandais à cette occasion ce que j’avais en magasin comme écoute, je trouve « Daphnis Et Chloe »

À vie ce ballet, en particulier le « levé du jour », sera associé à un rêve qui a maintenant plus de dix ans dont les détails sont toujours gravés en mémoire.

Je suis au milieu d’une longue prairie, bordée par une colline, très haute, plantée d’arbres majestueux. Nous sommes au printemps, le vert de la prairie et des jeunes feuilles des arbres est scintillant. 

Au faîte de la colline un soleil naissant et éblouissant magnifie le décor et accentue l’aspect onirique. À ma gauche, au loin, je devine une grotte et un attroupement de personnes à son entrée.

Et c’est le « Lever du Jour » de Ravel qui résonne dans ce songe.

Ravel, Boulez « Lever du Jour » dans « Daphnis et Chloé »





L’épisode « L'enfant Et Les Sortilèges » plus compliqué a une fois encore abouti à une illumination de plus dans ma quête opératique.

Et ce souvenir de spectacle avec mon fils.

Nous avions auparavant partagé avec complicité trois opéras : Faust de Gounod,  Turandot de Puccini et Der Freischütz de Weber.

En commun: du fantastique, de la fantaisie. 

De nombreuses références musicales d’un Ravel talentueux et amoureux de musique.




Et maintenant....

Aujourd’hui, deux incitations.

De Pascal Georges invitant à découvrir « Ravel Paris2025 Macelaru » avec son enthousiasme irrésistible


(il s’anime tout autant sur BLACK LABEL SOCIETY & XBS & Uyama Hiroto mais c'est une autre histoire)

Et aussi cette présentation chaleureuse pour découvrir un fragment de l'oeuvre de Maurice 


Et quel fragment, celui qui déclenche ce modeste papier qui se rêve immodeste, je vais faire un effort d’imm.

Je commence avec la version orchestrale de M. Macelaru



Le Tombeau De Couperin

Dès les premières notes, c’est reconnaitre un ami pas vu depuis un certain temps, c’est le voir au fond du restaurant où nous avions rendez-vous, je le vois mais lui pas encore. Cet instant magique de reconnaissance et de plaisir. Une boule joyeuse serre mon estomac et je m’avance.

Je rêve d’un film muet dont ce serait la musique. Des personnages, des vies sous nos yeux glissent au fil des notes.

Je reproduis ici une expression qui fera plaisir à Sorgual : Sonorités somptueuses contrastant avec la ligne mélodique squelettique

Lors de mes écoutes j’ai eu un doute d’interprétation : j’étais gêné par mes transports presque de joie sur une œuvre évoquant la mort, les morts de ses amis tombés lors de la première guerre mondiale. Vous pouvez vous moquez, pas devant moi, mais j’étais rassuré de comprendre que l’intention de Ravel n’était pas de composer un éloge funèbre. Légère, délicate, lumineuse juste empreinte de mélancolie.

Et puis la version piano, que Ravel a orchestré des années plus tard

J’ai saisi là, l’occasion de comprendre une œuvre jouée au piano, ce sera ma deuxième après la Sonate de Franz Liszt.



J’écoute volontiers des compositions pour piano seul, mais elles me glissent dessus comme des ondes apaisantes. Il y a onze ans Liszt a été une exception qui m’a rendu euphorique, comme une promesse pour de futurs découvertes, finalement sans réalisation jusqu'à ce jour.

Je profite de l’intensité de l’œuvre orchestrée pour écouter le pendant joué au piano. Un éblouissement..

Les écoutes en aveugle sur ce « tombeau » ==>

Le Tombeau de Couperin de Ravel (piano) dans les oreilles de la Tribune

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/la-tribune-des-critiques-de-disques/le-tombeau-de-couperin-de-ravel-piano-4772928

Comme chez Deblocnot’, c’est le pianiste Bertrand Chamayou qui l’emporte et qui m’emporte par la même occasion. Cette fois je peux accompagner l’onde apaisante, mieux, je réagis aux variations comme sur l'interprétation orchestrée. Une écoute enfin dématérialisée.

Je drop la version de l’Orchestre National De France dirigé par Cristian Macelaru (2025) et celle jouée au piano par Bertrand Chamayou

Ravel ? Content du bonheur d’être heureux !! Vivant!!

à vous:

Tombeau De Couperin - Prelude - Macelaru & Chamayou


Macelaru - Le Tombeau De Couperin, M. 68, III. Forlane


Chamayou - Le Tombeau De Couperin, M. 68 Forlane 


9 commentaires:

  1. Merci pour le clin d'oeil sur le style de ma sémantique ...
    J'ai mis le coffret de côté. Je n' y arrive pas pour l'instant, pas le moment , le contexte, l'humeur, ... je ne trouve pas la clé d'une écoute qui me fait plonger et disparaître dans la musique.
    Mais j'ai déjà eu le coup avec d'autres auteurs, avec parfois des revirements spectaculaires.
    Je laisse le temps au temps, et puis il y a tant d'alternatives qui m'attirent ...

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    1. J'ai le goût de foudre pour Debussy, Poulenc et maintenant Ravel... j'approche d'autres tel Fauré, Messiaen, Dutilleux mais pour l'instant cela reste des noms.

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  2. Merci, surtout pour les rebonds, je note "Monique Haas", attention j'avoue ne pas avoir l'oreille pour vraiment préféré un jeu plutôt qu'un autre, je me fie aux avis, dans les écoutes en aveugle je m'amuse des ressentis alors que ces détails de jeu m'échappent totalement.
    Pour "Les Tableaux.." je viens de l'apprendre hier, mais alors... ce que nous écoutons est en quelque sorte une "traduction" de "Moussorgski " comment comprendre l'apport de l'un et de l'autre?

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  3. Je ne sais trop que te dire.
    Toujours est-il qu'effectivement les tableaux version orchestrale sont une vision de Ravel à partir des pièces pour piano.
    Et que on ne le dit pas trop...
    Tu liras le commentaire d'Aissa sur le blog, tu auras peut être qq pistes... en tt cas sur Ravel.
    Pour Moussorgski ce n'est pas une exception, on a souvent joué Boris Godounov dans la version réorchestrée par Korsakov...
    Pourtant il l'avait entièrement orchestré ...

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  4. Pour "Godunov" j'ai sans le savoir commencé avec celle de Dimitri Chostakovitch. Sans oublier la version sans l'acte polonais, que j'adore et qui fut absent lors des représentations à Paris, je te dis pas ma déception ;-)

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  5. C'est beau.. je ne vais pas souvent de ce côté-là, et comme tout le monde je ne connais que son beau vélo renvoyant Faust aux copies, mais vraiment c'est beau. Je vais me laisser aller.

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    1. Beau, terme simple qui colle tant à sa musique. J'avoue "son beau vélo renvoyant Faust aux copies" une référence se cache ici et elle m'échappe. Tu ne peux pas me laisser comme ça.

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    2. 🤣 beau vélo.. Fausto Coppi.. ouaih oh..eh hein ?? 🥳

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