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jeudi 14 mai 2026

Public Image Ltd - End Of World & Pere Ubu - Trouble On Big Beat Street


 Un besoin peu facile à expliquer. L’idée d’écouter un album récent de Public Image Ltd, qui devient PIL dans la suite de cette bafouille, n’est venu qu’avec l’invitation du camarade RANX

ON n'a paS ToujouRs Ce Qu'oN VeuT, QuaND oN TRouVe Ce Qu'oN CHeRcHe

Quoi ? Encore un blog ? Mais oui m’sieur, absolument m'dame, je revendique ces influences comme majeures. De l’enthousiasme à l’état pur, saupoudré d’un style personnel et je tiens là, la recette pour une écoute attentionnée.

Tiens par exemple, le PIL et « End Of World » de 2023 !!! Kes ki dit le Ranx ? Y dit

Public Image Limited qui me propose de découvrir End Of World, un album de 2023 tout ce qu'il y a de correct

« Correct » Ranx peut être davantage expansif, mais moi, un PIL de 2023 et mes souvenirs d’ado + «Correct » ça suffit pour au moins le tenter. Surtout que mon premier PIL date de 1978, année de ma majorité.

La vérité ? Vous voulez la vérité ? Malgré Ranx je pensais une écoute sans accroche, prétexte à penser que PIL c’était mieux avant et qu’aujourd’hui, bon 2023, à 67 ans le Lydon ? À part de la rancœur fielleuse, que peut composer Lydon ?



Lydon? En 2023? Il peut émouvoir !! Oui, oui. Cette chanson pour sa compagne Nora Forster morte en 2023 après des années d’Alzheimer.

PIL - Hawaii



Ne t'envole pas trop vite, pas besoin de pleurer de douleur
Tu es aimé, encore et encore
Hawaï, toi et moi
Tous ces bons moments
Aloha (aloha)
Eh bien, bonjour
Aloha, Hawaï (Hawaï)
Tu es aimé
Hawaï
Souviens-toi de moi, je me souviens de toi
Hawaï, Hawaï
Souviens-toi de moi, je me souviens de toi
Aloha (aloha)

J’ai déjà marqué ma surprise chez Ranx, « End Of World » est un grand album. 

Bien digéré les années 70 et 80, celles que je connais le mieux. Lydon en est un des acteurs principaux, il revient en 2023 proposer un album de bonnes chansons, de bons titres si vous préférez… ok de bons sons alors.

Lydon a ouvert grand ses bras pour embrasser Nick Cave, Talking Heads… il a serré, fort,  très fort pour ne garder que ce qu’il pouvait associer a SON PIL

PIL - Penge



PIL - Walls



Nick Cave, Talking Heads… et tiens, ici un peu, oui, quand même un peu… Père UBU

PIL - End Of The World



Père UBU, oui, oui. Pour commencer un petit retour an arrière, hélas pas à l’époque de la sortie de « The Modern Dance », puisque ce n’est qu’en 2014 que je les découvre… et alors quelle découverte et ce regret du temps passé à ne pas les avoir connus

Rappel Père UBU - Modern Dance



Trop sollicité je n’ai pas été plus loin dans leur disco. Sauf une reprise des Beach Boys par David Thomas, sa reprise surligne ce que je ressentais à l’écoute de l’original, une fêlure, un ravin, un canyon…

David Thomas And Two Pale Boys - Surf's Up



Un groupe américain qui se nomme d’après un personnage d’Alfred Jarry, cela doit êtkekchose non ? AMG en à peine plus d’une phrase

Groupe d'art punk influent dont le son expérimental exploite des mélodies autodestructrices, des rythmes décousus et une dissonance industrielle.

Et bien, puisque j’y pense, je constate que PERE UBU, toujours là, a sorti un disque en 2023. PIL à la même année que PIL (Quoi ? Quoi ? C’est quand même mieux que Poule et Pil, non ?).

Donc je m’y colle, je commence par les premières notes



Bricolage, cafouillage, bidouillage, collages chaotiques, suis-je obligé de m’infliger ça ? Et pourtant. Changeons de tactique, je passe en écoute captive.

Au casque, loin de l’appareil, impossible de toucher au volume, de zapper ou d’accélérer les titres. Seul sur mon vélo, face au vent (sur le balcon hi hi) j’entends, j’écoute et je sors sonné comme abandonnant une transe inconfortable.

Impossible de proposer ici la même écoute.

Mais la conclusion est que j’ai adopté cet album, ou bien c’est lui, je ne sais plus.

Pour tenter un commencement, une reprise des Osmond Brothers, un titre opportuniste louchant sur le son Led Zep. Une fois encore David Thomas a entendu la musique derrière les notes :

Père UBU – Crazy Horses



Et puis, enfin, un autre ****

Quand l’intention est de bousculer, de s’obliger à grandir, quand le chaos prend forme et qu’au bout c’est compréhension et plaisir. Alors vous n’êtes pas obligé de faire du vélo sur votre balcon.

Père UBU - Love Is Like Gravity



J’ai surmonté cette voix qui ne garde que la plainte, j’ai accepté de ne pas deviner la mélodie, j'ai écouté la structure recomposée. Maintenant je sais que j’y retournerai.

Forcément

Père UBU – Crocodile Smile



 

Je tenais à finir par un extrait critique AMG qui encourage non pas à de l’indulgence mais à une écoute .. déconditionnée.

Compte tenu de son processus créatif (une seule prise par titre) , Trouble on Big Beat Street s'égare parfois, et tous ses détours ne sont pas gratifiants. Néanmoins, il s'agit là de la musique la plus expérimentale et brute de Pere Ubu depuis un certain temps ; pour les fans qui souhaitent avoir l'impression d'assister à l'élaboration de ces morceaux par le groupe plutôt que de se voir présenter un produit fini, il y a de quoi se réjouir.

Mais aussi chez UNCUT

Même si cet album ne risque guère de convaincre les sceptiques, la présence d'Alex Ward, improvisateur à l'enthousiasme débordant, offre à Thomas un partenaire idéal


« Pere Ubu - Trouble On Big Beat Street » disque testament ? David Thomas est mort en Avril 2025.


16 commentaires:

  1. J'avais vraiment bien aimé ce Pil electrique qui ne manquait pas de jus en 2023, et qui m'avait réconcilié avec eux. J'avoue avoir eu un peu de mal à retourner dans leur passé parfois insipide, parfois glorieux, et ne rester attaché qu'aux morceaux que j'avais adopté à l'époque ...
    Quand au Père Ubu ; m'a souvent fait l'effet de Zappa, où le conceptuel peut être déconcertant ou magique, et parfois les deux à la fois dans le mêm morceau.
    J'aime bien picorer chez lui, masi n'arrive pas à me faire un disque en entier (sauf compilation, et encore).
    Et puis je vais me méfier, vu le temps pas envie de me retrouver en short avec un casque sur les oreilles en train de faire du vélo sur mon balcon ...

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    1. Ici (Menton ... snif snif RN) un plein soleil mais un vent fort et quasi froid, mais pas assez fort pour que le vélo avance d'au moins un centimètre

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    2. Je connais trop mal UBU, mais je sais que Zappa a des albums % magique et abordable, quand tu dis "chez lui" c'est au papa UBU ou à Zappa que tu penses? A mon avis, UBU?

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  2. Oui, je voyage plus difficilement chez le ptit père Ubu ...

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  3. Je confirme, le PIL est vraiment bon, excellent, c’est un disque de rock d’une qualité inespéré pour 2023 (alors je te dis pas pour 2026), mais selon les critères PIL il est tout ce qu’il y a de correct )) Je biaise, c’est leur meilleur depuis le départ de Keith Levene, ce qui le place quand même en dessous des 5 premiers (je compte Paris a printemps et Commercial Zone).
    Pere Ubu, j’ai jamais rien pigé. Ceci dit il m’avait fallu arriver à 50 balais pour piger Zappa.
    Carcassonne aussi est passé RN, du coup on a eu droit à la venue des Femen ! C’est cool )) Je me prends a rêver d’un concert des Pussy Riot à la Cité.

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    1. Maintenant je peux reprendre PIL a rebours, je suis prêt. Zappa ? Conne je l’ai dit à PG, je n’ai pas eu cette proposition, filiation très faible, époque « Mothers » où il aimait récupérer des ritournelles pour y plaquer de trucs incongrus, des vocaux rigolards ? Pour autant ce n’est pas non plus du SPIKE JONES, il y a du jeu et des fulgurances et même de chouettes moments dès la première écoute. UBU faut même pas chercher, il faut aimer le titre comme il est. Le premier morceau de l’album est évident pour ça. C’est ça, attendre que cela devienne une évidence. M’a fallu trois écoutes avant.

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    2. Waouh quel pied de prendre PIL à rebours, tu vas avoir de drôles de sensations. Le premier album a encore quelques éléments des Sex Pistols, mais aussi beaucoup d'autres qui à ce moment là (1978) étaient novateurs, notamment la guitare de Keith Levene qui sera une influence majeure de la New Wave (le premier Cure sortira l'année suivante). Metal Box est le gros morceau à digérer, même si depuis on l'a entendu dilué ailleurs. Chaque "musicien" apporte sa propre originalité de façon exacerbée, c'est un trip.
      Paris au printemps est enregistré au Palace devant un public que le groupe provoque et méprise avec la frustration pour résultat. D'où ce disque live dépourvu de vie. La contemplation jubilatoire d'un cadavre. A ceci près que le cadavre, c'est le public.
      Flowers of romance, c'est la désintégration. Jah Wooble est parti, le groupe renonce donc à la basse plutôt que de chercher un remplaçant. Si ça c'est pas un trait de génie. Ajoute à ça des influences world avant l'heure et de plus en plus de cold. Peut-être que c'est leur meilleur album, si une telle notion avait un sens.
      Commercial Zone, enfin, c'est le bootleg qui plie l'affaire. Les bandes volées par Keith Levene de ce qui aurait dû être l'album suivant. Une transition vers une forme de normalisation des formes. This is not a love song dans sa version originale marquée du sceau PIL. John Lydon réenregistra l'album avec des musiciens de studio et obtiendra son premier hit. La suite est diverse, Album est bien, d'autres sont anecdotiques, tous forment la carrière solo de John Lydon sous le nom de PIL.

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    3. C'est noté, avec probablement un premier retour sur le "metal box" acheté à l'époque, mais je m'en étais détourné au profit des concurrents de l'époque: Jam, Clash, Magazine, Costello, Joe Jackson (en fait je regarde mes vinyles de la même époque) tu as aussi Motorhead, Bowie, Ruts... une époque riche et peut-être - je m'en rends compte aujourd'hui - un PIL plus aventureux

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    4. Oui on a été gâtés, raison de plus pour rester éveillé sinon on tombe dans la nostalgie stérile. Je crois qu’on vit à nouveau une période créative pour si peu qu’on ne cherche pas les stéréotypes du rock partout. Hier soir j’ai regardé l'eurovision qui était une purge dans nos jeunes années, ils ont fait les mises à jour et le niveau est franchement réjouissant. La musique commerciale ne craint plus d’être clivante. C’est même devenu un critère incontournable.

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    5. Eurovision: pour positiver, le show est d'un grand niveau, mais j'ai abandonné au bout de quelques chansons, 5 je crois, pas par snobisme, j'avais même ma feuille excel avec de quoi noter, j'ai abandonné au bout de quelques chansons, pas assez d'une première écoute pour les mélodies et le reste était généralement trop speedy pour moi, sans oublier les effets soprano qui dans ce genre me lasse assez vite. En gros l'ennui a gagné, j'ai sorti mon chien, je suis peut-être trop vieux?

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    6. Je confirme, il y a eu un enchaînement de pseudo cantatrices qui a failli couler le navire, c'est d’autant plus con qu’ils ont éliminé en 1/2 finale plusieurs candidats d’un tout autre niveau, notamment la suisse Veronica Fusaro qui était excellente (suffisamment pour faire la 1ere partie de Knopfler et Eagle Eye Cherry selon wiki).
      Une fois le tunnel passé, la suite a été sympa (en m’occupant d'intégrer mes bootlegs de Prince dans Apple Music). La France a un soucis d'ingénieurs du son et d’audace, notre morceau n’a aucun impact physique sur l’auditeur. C’est récurrent, vivement qu’on découvre les infra-basses 😆 Du coup, je me suis envoyé les sessions du Black Album, de Lovesexy et Batman jusqu'à 3 plombes du matin. Quelle tuerie, il avait chopé un son dément avec ses boites à rythmes. Dommage qu’ensuite la formule NPG ait autant vendu, c’était pas la meilleure.

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  4. Je passais juste pour vous dire qu'à mon humble avis Codex est l'une des plus belles chansons de l'histoire. Pas moins.
    J'dis ça j'dis rien.
    Je l'écoute encore et encore.

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    1. "Dub Housing" je l'ai sous le coude, suite à ta remarque j'ai écouté "Codex" "Navy" et deux autres titres. Comme pour "Trouble On Big Beat Street" je rentre pas de suite dedans... et puis "Codex" tu me fais peur, une fois que l'on aime on arrive plus à s'en détacher?

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    2. C'est tout à fait ça, tu es maintenant prévenu mais ça ne sert à rien, tu y passeras, comme tous ceux qui s'y sont aventurés avant toi ....

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    3. Aucun risque, j'ai un casque spécial avec seulement du bruit blanc pour toute la musique (sauf pour C...)

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  5. PIL ou UBU, je me sens davantage prêt pour aborder les albums les moins « amicaux », ce PIL de 2023
    Est par contre tout à fait dans mes références, pas du tout bousculé. Père UBU c’est particulier. Après la remarque de Everett j’ai écouté un autre album, plutôt réputé « Dub Housing » mérite lui aussi une écoute « déréférencée »
    La relation avec Zappa m’est passée à côté, je crois me souvenir de filiation plus évidente avec DEVO mais qui a su conquérir un public avec leur premier album, une déconstruction bien plus soft. Combien de « pourquoi pas » dans ce coin de ta tête ?

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