Pour les abonnés à ma drop box un fichier texte "Rossini - L'Italiana In Algeri.txt" qui contient les liens Zippy pour charger la video MKV, un Blueray qui même réduit fait ses 6 giga.
Par mon peu d'expérience je partageais l'avis de ceux qui étaient contre la transposition des histoires vers d'autres époques et d'autres contextes.
Boris Godunov en Costume Cravate j'avais du mal à cacher ma déception.
Mais j'ai vu d'autres mises en scène qui nuancent mon avis.
"L'Italienne..." en fait parti. J'ai mis sur Youtube l'ouverture - qui tiendra peut-être peu? - qui m'a de suite bluffé. Et tout le reste est dans cet esprit.
(Comme c'est "mon" upload sur Youtube je ne sais pas si vous pourrez en profiter, l'affichage est différent des autres)
En plein visionnage de "L'italienne à Alger" de Rossini (Au passage, avec retard, je découvre les séances de Cinéma/Opéra... ça jette!!)
Ça m'a semblé une évidence pour mon prochain article.
Je vais faire un petit tour en Italie.
Mais d'abord Monsieur Rossini.
Sa vie est dans sa musique. L'anti Mozart, l'anti Wagner, l'anti tous les autres en fait.
Il a commencé jeune, il a arrêté jeune, il est mort vieux, riche et célèbre. Et il n'a pas (jamais?) été oublié!!
Quelques clichés: Les femmes, les vins, pas que le tournedos j'ai perdu un article qui donnait une recette de Risotto aux truffes.
Les clichés c'est comme les légendes, c'est comme la fumée..
Je disais "dans sa musique".
Avant d'attaquer "L'Italienne":
Rien que ce titre: si ça vous donne pas envie de la/le prendre dans vos bras, de le/la faire tournoyer, tout en dégustant un verre de Barolo et impatient/e car vous savez qu'ensuite vous attend ... un risotto aux fraises..
J'étais bien enfoncé dans mon siège. Salle quasi pleine, ce qui n'est pas banal dans mon quartier.
A ma gauche, un père et son fiston ado, le père le plus excité. Je connais cette excitation teinté d'inquiétude: va-t'il aimer?
Derrière mon dos, un môme de huit ans qui a passé son temps à taper du pied sur le dos de mon siège.
Je lui pardonne volontiers, il passait son temps à être content et applaudissait à chaque fin de morceau.
Et pendant le film, j'ai eu ce flash. J'ai pensé aux réveillons de Noël en famille.
J'ai connu toutes les phases, j'ai été l'ado, même tardif, rebelle à cette fête conventionnelle. "christmas so boring"
Ensuite Catherine et moi, pour les enfants, pour la famille, c'est nous qui la préparions.
Nappe rouge, menu calibré, bougies dorées.
La même soirée que celles de mon enfance: les grands parents autour de la table, mon père heureux d'en être. Ses blagues à trois balles avaient le droit pour Noël à un sourire. Ma belle maman et ses souvenirs d'orchestres de balloches.
Quel rapport avec le "Western Stars"?
Une impression de conformisme si c'est ce que l'on décide de ressentir.
Ou bien un rituel bienveillant.
Le film, c'est un concert filmé dans la grange de Bruce Springsteen.
Une grange comme ça, retapée, sentant bon le bois plein d'histoires, je m'y installe pour vivre si il y a des toilettes.
L'orchestre de trente musiciens fera office de nappe rouge. Un éclairage, une chaleur qui vaut bien nos grosses bougies.
Et Bruce, manches de chemises retroussées. Mouvements du bras qui énervent tant Ranx.
Entre les titres, des pensées de M. Springsteen, comme nos échanges autour de la table, tout n'est pas de la grande littérature, mais impossible dans ce contexte de soupçonner une posture.
Même ma bouteille de Madiran n'a pas pu s'empêcher de couler sa larme.
Il était y'a pas bien longtemps une fois:
Un moment de panique j'ai eu quand je décidais de reprendre mon fil Jazz, Dexter j'ai commencé ... Mais rien.
L'ennui?
.......
Soit c'est Dexter? Mais ce n'était pas vraisemblable au vu de mes autres engouements.
Le genre? Me fais penser à Ranx qui après Zappa se demandait quoi écouter, pire si il avait encore envie.
La voilà ma panique... et si soudain, je n'avais plus envie de ce son là?
Il était y'a pas bien longtemps mais un peu après une fois:
Allez Loufia, Allez Lula, Alléluia
Frisson et décollage.
Même si je n'ai pas le coeurage de métaphosphoriser sur le long fleuve Jazz, il y a avec Dexter Gordon de quoi évoquer le long cours tranquille.
(Edward Hopper 1966 Deux Comédiens.... Son dernier Tableau)
Tout ça semble morbide, même à moi. Pourtant ce n'est pas l'idée.
C'est que j'aime qu'on me raconte des histoires, plein.
J'ai récemment découvert qu'enfin je pouvais ressentir quelque chose en regardant un tableau.
Ça se passe au centre Pompidou de ... Metz. Ce ne sont pas des gardiens qui vous guettent mais des jeunes érudits, payés pour repérer vos interrogations.
L'un d'eux s'approche de nous et nous parle du tableau de Chagall, Un de ses tout premiers. Une histoire de difficulté à trouver les teintes, obligé de faire travailler son imagination, à tel point que plus tard, à la recherche des mêmes colories, Chagall ne saura plus les refaire.
L'exposition avait comme thème peinture et musique - j’espérais obtenir des passerelles d'émotions - ainsi Kandinsky atteint de Synesthésie: mixage de deux sens, sons et couleurs s'associaient dans sa perception. Quelle belle confusion.
Sur NETFLIX j'ai regardé le documentaire "Clive Davis The Soundtrack of Our Lives"
Pour ceux qui ne connaissent pas le monsieur, disons qu'il est au USA ce que Marcel De Keukeleire est à Mouscron.
Sauf que Marcel est encore plus improbable et va me falloir retrouver la trace du documentaire sur ses productions.
Bon, Clive. Un coup d'oeil sur Wiki et vous apprendrez sa carrière de producteur, impressionnante d'éclectisme que cela en parait même louche.
Heureusement il y a quelques loupés, et je m'y suis intéressé. À la question sur les paris perdus il explique ne pas avoir cru en Meat Loaf, Mellencamp qu'il a jugé trop proche de Springsteen.
L'inverse.
Des artistes qu'il a poussés, en qui il aurait cru, mais rien.
Les Funky Kings.
Mon côté maso. À quoi ils ressemblent?
Dès "Singing The Streets" c'était, je pensais, plié. J'aime pas.