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dimanche 18 octobre 2026

Gretchen et Camille. The Wise Ones & The Sound Of Milk


  

Bien content de trouver l’envie de me lancer dans ce qui suit. Camille, ça fait un moment – à force d’écoutes – je devais me décider, il aura fallu le papier de PG et sa conclusion concernant madame Parlato (cliquatouillez sur le lien-dessous)

 On sait qu’on leréécoutera souvent et en ces temps de zapping, d’instantané, d’immédiateté, ilarrive comme un cadeau musical qui ne sera pas consommé, mais apprécié et gardéprécieusement

Pour proposer ce doublé.

Je commence par qui ? Madame Parlato ? Gretchen Parlato !



Que je découvre il y a trois ans dans cet album pas suffisamment écouté.

Gretchen Parlato & Lionel Loueke - Lean In

Muse



Ce vieux débat sur les priorités d’écoute. Le volume exponentiel de l'offre pour un temps inextensible, même si en période de retraite je retrouve une disponibilité proche de mon adolescence.

Donc j’ai négligé madame Parlato. Mais pas cette fois. Pas pour « The Wise Ones ».

Pour répondre aux injonctions du marché où l’artiste doit attraper l’auditeur par le colbac sans lui laisser le temps de réfléchir, il y a

Gretchen Parlato – Capricorn. Un chant sensuel qui vous tourne autour, vous enveloppe et vous voilà piégé



… et surtout attentif.

Dès le deuxième titre, c’est l’exigence qui augmente de plusieurs crans

Gretchen Parlato – Never Come Down



Il fallait ces deux titres comme entrées spectaculaires pour apprécier la suite d’une subtilité chatoyante, comme ce diamant monochrome aux multiples facettes qu’il faut savoir orienter pour découvrir sa splendeur.

Gretchen Parlato – Block The Sun



 

Camille maintenant



Je vous laisse fouiller ce qui a nourri l’album. C’est important. Des années à enregistrer des bouts de comptines (écouter la partie 3 : Naissance) pendant que les enfants grandissent, pendant la vie, des chansons-témoignages d’événements, d’émotions et de réflexions.

J’évoquais dans le papier précédent cette notion d’intonation, qui peut durer quelques secondes, qui remue et rend la chanson indispensable, dans le titre qui suit, c’est la conclusion de Camille qui sait devoir laisser son garçon, son petit garçon … grandir, partir.

J'vous jure, quasi les larmes.

Camille - Monsieur Garçon



LASPYKE dans sa critique trouve les chansons « gnan gnan »…. Je ne partage pas, mais je comprends.

Je connais bien la partie « Adolescence », une écriture pop, une ligne claire aux mélodies accrocheuses.

Ce sont les textes qui peuvent diviser, ils peuvent laisser de côté l’auditeur qui ne se sent pas concerné ou provoquer un écho émouvant.

En supposant que l’on apprécie l’écriture pop, la ligne claire et les mélodies accrocheuses.

Je tombe sous le charme de cette voix sans vibrato, mais vibrante de douceur

Camille – No Miracle



Et cet appel maintenant entendu : « Génération Tête Baissée, Génération Où est ton poing levé ? »

Camille – GTB



Mais ce n’est pas fini, je dois maintenant adopter l’autre disque, plus intime, moins orchestré, nommé « Enfance »

Je retrouve le minimalisme de Camille, un minimalisme qui donne une fois encore la banane. Une fois encore …. Ou pas ?

Camille – Une Journée Pour Elle



Je souhaite à Camille un gros succès. Si singulière, tant de bienveillance, tant de mots justes, une si belle voix et un tel talent mélodique. Qu’elle continue pour notre émerveillement !!

 

(Tranche de vie, nous avons des places pour Camille à Sarlat, vivement !!)


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