Bien content de trouver l’envie de me lancer dans ce qui
suit. Camille, ça fait un moment – à force d’écoutes – je devais me décider, il
aura fallu le papier de PG et sa conclusion concernant madame Parlato (cliquatouillez sur le lien-dessous)
On sait qu’on leréécoutera souvent et en ces temps de zapping, d’instantané, d’immédiateté, ilarrive comme un cadeau musical qui ne sera pas consommé, mais apprécié et gardéprécieusement
Pour proposer ce doublé.
Je commence par qui ? Madame Parlato ? Gretchen
Parlato !
Que je découvre il y a trois ans dans cet album pas
suffisamment écouté.
Gretchen Parlato & Lionel Loueke - Lean In
Muse
Ce vieux débat sur les priorités d’écoute. Le volume exponentiel de l'offre pour un temps inextensible, même si en période de retraite
je retrouve une disponibilité proche de mon adolescence.
Donc j’ai négligé madame Parlato. Mais pas cette fois. Pas
pour « The Wise Ones ».
Pour répondre aux injonctions du marché où l’artiste doit
attraper l’auditeur par le colbac sans lui laisser le temps de réfléchir, il y
a
Gretchen Parlato – Capricorn. Un chant sensuel qui vous
tourne autour, vous enveloppe et vous voilà piégé
… et surtout attentif.
Dès le deuxième titre, c’est l’exigence qui augmente de
plusieurs crans
Gretchen Parlato – Never Come Down
Il fallait ces deux titres comme entrées spectaculaires pour
apprécier la suite d’une subtilité chatoyante, comme ce diamant monochrome aux
multiples facettes qu’il faut savoir orienter pour découvrir sa splendeur.
Gretchen Parlato – Block The Sun
Camille maintenant
Je vous laisse fouiller ce qui a nourri l’album. C’est
important. Des années à enregistrer des bouts de comptines (écouter la partie
3 : Naissance) pendant que les enfants grandissent, pendant la vie, des
chansons-témoignages d’événements, d’émotions et de réflexions.
J’évoquais dans le papier précédent cette notion
d’intonation, qui peut durer quelques secondes, qui remue et rend la chanson
indispensable, dans le titre qui suit, c’est la conclusion de Camille qui sait
devoir laisser son garçon, son petit garçon … grandir, partir.
J'vous jure, quasi les larmes.
Camille - Monsieur Garçon
LASPYKE dans sa critique trouve les chansons « gnan
gnan »…. Je ne partage pas, mais je comprends.
Je connais bien la partie « Adolescence », une
écriture pop, une ligne claire aux mélodies accrocheuses.
Ce sont les textes qui peuvent diviser, ils peuvent laisser
de côté l’auditeur qui ne se sent pas concerné ou provoquer un écho émouvant.
En supposant que l’on apprécie l’écriture pop, la ligne
claire et les mélodies accrocheuses.
Je tombe sous le charme de cette voix sans vibrato, mais
vibrante de douceur
Camille – No Miracle
Et cet appel maintenant entendu : « Génération
Tête Baissée, Génération Où est ton poing levé ? »
Camille – GTB
Mais ce n’est pas fini, je dois maintenant adopter l’autre
disque, plus intime, moins orchestré, nommé « Enfance »
Je retrouve le minimalisme de Camille, un minimalisme qui
donne une fois encore la banane. Une fois encore …. Ou pas ?
Camille – Une Journée Pour Elle
Je souhaite à Camille un gros succès. Si singulière, tant de
bienveillance, tant de mots justes, une si belle voix et un tel talent
mélodique. Qu’elle continue pour notre émerveillement !!
(Tranche de vie, nous avons des places pour Camille à
Sarlat, vivement !!)



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