Je cherche, je cherche mais impossible de me souvenir comment j'ai attrapé le virus Thompson.
Pas à l'époque que j'aurai écouté Fairport, ado je m'imagine bien le dialogue entre des plus vieux qui me diraient « T'aime pas Fairport gros nul !! » et moi « tiens prends ce Led Zep dans la tronche »
Pour faire lien avec mon post précédent. Page 174, témoignage de Bebe Buell, je cite « Led Zep, mais je sais que lorsque les garçons l'écoutaient, ils devenaient terriblement suffisants et prétentieux»
Avançons.
Parlons de cette nouvelle période musicale qui s'ouvre : An 2000, j'ai quarante ans, je découvre en même temps le MP3, la médiathèque, des amis aux goûts différents ce qui devaient réveiller l'envie de découvrir... Puis les lectures qui servent de guide (Dico Assayas par exemple) … enfin les Blogs, les Forums.
Découvrir tout ce que je n'avais pas su ou pu aimer, tout ce dont je n'avais pas entendu parlé.
Cette période, toujours d'actualité, je pourrai en raconter.
Comment j'entends mon premier Tim Buckley, comment je me jette à bras tout court dans l'Opéra, comment « Vibrations » me donnent le goût du continent Africain, comment je découvre des genres : Country, Electro, Soul... Sunshine Pop … de grandioses contrées : Brésil, Zanzibar...
N'en jetez plus et donnez moi du temps.
Donc Richard Thompson, c'est forcément un conseil d'un passionné à la médiathèque. Car ce «Mirror Blue » n'est pas présenté comme majeur dans sa longue carrière, ça je le sais après m'être penché sur les travaux du bonhomme.
Mais moi, dès le premier morceau je suis tombé dans le travers de l'ogre musical : je veux tout tout tout.
Habitué à un Costello pas bégueule sur les influences régurgités, je retrouvai la même démarche ici.
Premier titre donc, rythmique à Tom Waits, voix de profundis et jeu de guitare absolument fabuleux et la plupart du temps en retenu.
01 Richard Thompson - Mirror Blue - For The Sake Of Mary
02 Richard Thompson - Mirror Blue - MGB-GT
Et puis il y a eu « The Way That It Shows » ce titre qui m'a tué, façon de chanter, mais j'étais fait comme un rat, une fois la mélodie acquise, je devais entendre enfin un autre guitariste émotionnel à la Neil Young. En cas de doute écoutez le titre en entier et dîtes moi si vous ne rêvez pas d'une Never Ending Story.
03 Richard Thompson - Mirror Blue - The Way That It Shows
Donc je voulais, je veux tout tout du monsieur et j'ai bien raison car aujourd'hui je découvre encore et pour le coup il n'y a que des bonnes nouvelles à venir.
Tombé sur l'artiste que l'on veut faire aimer par les autres, à tout prix. Je sais que ceux qui ont baigné dans le rock des années 60, 70, 80 et 90... Ceux qui aiment la rencontre des racines folkloriques et de l'électricité vont, doivent s'approprier l'univers complet du monsieur.
04 Richard Thompson - Mirror Blue - Taking My Business Elsewhere
Et comme tout est permis, je recopie ici l'introduction du Dico Assayas qui dit en plus court et en mieux ce que je raconte, mais c'est mon blog donc je bavarde.
En attendant, lisez
« Il a développé à la guitare un style inimitable...Fondé sur une vaste culture englobant Debussy, le folklore Anglais et Écossais, le Rock, le Jazz comme la musique du Moyen Orient. Il est un des paroliers les plus talentueux... De surcroît, il est un chanteur à la voix puissante et déchirée, capable d'être aussi émouvant qu'un Neil Young ou un Van Morrison. Qu'il soit autant méconnu du grand public est un sujet d'étonnement inépuisable pour ceux qui suivent une carrière longue à présent de plus de quarante ans »
Forcément entre mon sentiment après écoute et des critiques d'admirateurs aussi dithyrambiques (écrit sans faute!!) j'ai cherché et j'en ai trouvé des sujets de satisfactions.
Prenons juste l'album aujourd'hui considéré comme un classique incontournable de la musique populaire.
« I Want
To See The Bright Lights Tonight »
Vingt ans plus
tôt, un truc que je n'aurai pas aimé en mes quatorze ans.
Mais
après une bonne bouffée des Pogues, je pense que je me serai jeté
sur ce trop plein de musique, j'aurai insisté et je ne me moquerai
plus de ces instruments traditionnels si bien mariés avec ce son de
guitare.
01 Richard And Linda Thompson - I Want To See The Bright Lights Tonight - When I Get To The Border
Sans oublier,
Linda Thompson qui apportait cette pureté vocale qui marque les
bords de falaises venteux.
Cette même
Linda qui me fera à terme écouter avec davantage d'attention et
donc de plaisir, peut-être, Nico :
01 Richard And Linda Thompson - I Want To See The Bright Lights Tonight - Has He Got A Friend For Me
En passant par Britten et ces ambiances de chansons de tavernes, je pouvais enfin respirer des parfums que je rejetai auparavant (« T'aime pas Fairport Convention, Gros Nul ?» Patience !)
« The End Of The Rainbow » est une merveille de plus, je la signale car je l'avais entendu par Elvis Costello (Probablement dans sa période Celtique) pour découvrir l'original qui s'élevait au dessus... et toujours ces notes de guitares qui pointillent
Et mes effets guitaristiques tant attendus? Ces longues mélopées! Un « The Calvary Cross (Live) » qui ne peut que rappeler l’envoûtement du Quicksilver et son autre « Calvary »
02 Richard And Linda Thompson - I Want To See The Bright Lights Tonight - Withered And Died
03 Richard And Linda Thompson - I Want To See The Bright Lights Tonight - I Want To See The Bright Lights Tonight
04 Richard And Linda Thompson - I Want To See The Bright Lights Tonight - The End Of The Rainbow
05 Richard And Linda Thompson - I Want To See The Bright Lights Tonight - The Calvary Cross (Live)
PS : expliquer un manque de popularité peut passer par des textes que je découvre noir noir noir.
Exemple, je vous laisse traduire « The End Of The Rainbow », Google arrive à cracher un peu de sens.
I feel for you, you little horror
Safe at your mother’s breast
No lucky break for you around the corner
‘Cos your father is a bully
And he thinks that you’re a pest
And your sister, she’s no better than a whore
Life seems so rosy in the cradle
but I’ll be a friend, I’ll tell you what’s in store
There’s nothing at the end of the rainbow
There’s nothing to grow up for anymore
Tycoons and barrow boys will rob you
And throw you on the side
And all because they love themselves sincerely
And the man holds a bread-knife
Up to your throat, is four feet wide
And he’s anxious just to show you what it’s for
Your mother works so hard to make you happy
But take a look outside the nursery door
There’s nothing at the end of the rainbow
There’s nothing to grow up for anymore
All the sad and empty faces
That pass you on the street
All running in their sleep, all in a dream
Every loving handshake
Is just another man to beat
How your heart aches just to cut him to the core
Life seems so rosy in the cradle
but I’ll be a friend, I’ll tell you what’s in store
There’s nothing at the end of the rainbow
There’s nothing to grow up for anymore