Translate

jeudi 9 octobre 2025

Un rêve ? Un cauchemar ? En tout cas musical

 


J’ai décidé d’en faire un papier. Après tout mon blog.

Ce n’est pas la première fois que je rêve que je joue de la musique, généralement guitare ou piano. Comme je n’en ai jamais réellement joué, même pas un peu.

-          -       Même pas en rêve !!

Mais si justement, en rêve, mon créateur d’image, mon pauvre cerveau n’ayant pas de référence me concernant, quand je joue c’est en playback, je touche l’instrument mais la musique vient d’ailleurs, je fais à peine semblant mais souvent je peux choisir mes morceaux.

Cette fois ci c’est différent, je suis dans une salle d’attente pour proposer des chansons pour une prison. Quand c’est mon tour, partition en main, j’envoie cette chanson que j’adore, c’est incroyable car ma version est exactement cette qui suit, comme si j’avais un jukebox en moi qui envoie la musique

« The Hollies » « He Ain't Heavy He's My Brother »


J’adoore ce titre qui s’est imposé … mais le gradé m’interrompt, pô grave, j’ai une autre chanson à proposer, et je panique car je souhaite retrouver celle qui suit

« Lloyd Cole» «Margo's Waltz »



Impossible, j’ai beau lire la partition je n’arrive pas à déchiffrer, je sais ce que je veux mais ça ne me revient pas en mémoire… en regardant de plus près j’arrive enfin à lire l’entête de la page



« Merci pour la mort »

Et je me réveille avec ce titre conservé en mémoire. Dr Freud ? Une explication ?


jeudi 2 octobre 2025

En attendant Elvis : Pulp, Suede & Divine Comedy: More Antidepressants on a Rainy Sunday Afternoon

 


Mérite une chronique chacun, mais mon cœur tournant autour des trois je me suis dit :

Comme mon cœur tourne autour des trois je fais un seul papier mais j’explique tout de même les différences ressenties. Mais alors pourquoi ? Parce que ils sont sujets du royaume uni, parce que ils étaient grands dans les années 90, parce que tant d’années plus tard ils composent de grandes chansons encore. Certains réguliers d’autres moins.

Et puis quand je me tourne vers les sachants qui sachent (du verbe séchoir ou savoir tomber) je lis les influences communes : Scott Walker pour tous, Roxy, Bowie pour certains mais pas l’autre. Car l’autre c’est …. J’y arrive mais en dernier

Je commence par PULP, PULP quelques albums dont de vrais traversant les années, des accompagnants pour nos jours qui continuent à vieillir.

Un souvenir, le titre « Common People »

Sing along with the common people,
  Chante avec les gens ordinaires
Sing along and it might just get you through,
  Chante avec eux et peut être que ça te fera comprendre,
Laugh along with the common people,
  Ris, ainsi que les gens ordinaires,
Laugh along even though they're laughing at you,
  Ris avec eux, bien qu'ils se moquent de toi,
And the stupid things that you do.
  Et les choses stupides que tu fais,
Because you think that poor is cool.
  Parce que tu penses que la pauvreté c'est cool.

Extrait trop incomplet, mais j'adooore le "Because you think that poor is cool"...cherchez le reste et regrettons ensemble le peu de parolier en France qui proposent ce genre de scénettes, humour et ironie un cocktail dont les britanniques auraient l'exclusivité? 

La reprise de Cap’tain Kirk (William Shatner) et Joe Jackson, si j’ai qu’un seul truc à faire écouter sur ce papier


Brrrrr, haaa ce bon Joe et son enthousiasme, c’est du tout bon. C’est quoi déjà le sujet ? 

Ha oui, PULP de le retour.


Et bien il est bien.

La preuve ? Vous me faites confiance.

Surtout si vous connaissez déjà PULP et que vous avez survolé le dernier : cette voix un peu émue toujours là. 
Les compositions ? Pris le temps d’être peaufinées.

Je me suis laissé emporter par celle qui vous propose de courir sur une pente descendante à forte inclinaison.

« Got To Have Love»


J’ai failli écrire que cela me faisait penser à Baxter Dury, mais pour en être certain j’ai écouté quelques titres de Baxter, en fait pas vraiment (Ceci est une prétérition) N’empêche cela m’y a fait penser! L’accent ?

Un petit battement de cœur à la basse

« Slow Jam» 


Ha un vrai souvenir avec PULP, qui explique pourquoi il y a attachement alors que je n’étais plus branché à cette époque, un jour de l’an chez un pote, 1998 vers 1999, déjà tôt le matin, fin de boisson, fin de danse , il faut savoir que je suis interdit de platine avec mon gout à faire vider la piste, tout ce petit monde est assis, je sirote un rouge frais(e?) et l’hôte me dit « vas y Antoine, met un disque, ce que tu veux » enfin pas pris mes CD pour rien, donc je mets « This Is Hardcore », vous devez me croire, cela a plu et je n’ai jamais autant apprécié cet album que j’écoute et même découvre encore.

Pour revenir au dernier. Encore un titre qui s’impose lentement, passé de *** à ****, une mélodie entêtante comme le sait notre autre compositeur… mais en dernier de ce papier j’en reparle.

« Partial Eclipse»


Je continue avec SUEDE ?


Mais avec SUEDE, zéro souvenir pour remplir le papier, forcément ça va être plus court. Premier album, « Animal Nitrate », déjà 1993 j’achète pratiquement plus de disques et je n’ai probablement pas encore découvert le bonheur des médiathèques (et de la gravouille), ça ne va pas tarder. Donc achat d'un seul CD, le disque solo de Franck Black. 
Alors ? « Animal Nitrate » ? Bof à l’époque.

Et aujourd’hui ? Pas plus enthousiaste que ça, cependant quand je découvre, pour le besoin du papier, des titres comme « Trash » « Beautiful Ones » je conçois mon tort. En attendant de développer l’idée de rattraper le retard, le « Antidepressants »

« June Rain» 


C’est que j’aime ces morceaux porte drapeau épique à la U2, au fait ils deviennent quoi les toutous ?

Et puis ? C’est des trois le plus rock moins pop. Ça cogne comme cognaient des titres des STRANGLERS ou des effets Basse/Guitare à la MAGAZINE

« Antidepressants»


Donc il reste quelque chose de la période PUNK passée à la moulinette PUBLIC IMAGE LTD ?

« Disintegrate» 


Evidemment que c’était une connr*** erreur de chroniquer ces trois albums sur un seul papier, impressions et textes alternés d'auditions embrouillent mon écoute (Variation foireuse d’une contrepèterie que je dois à M. Darroussin)

 

Donc je pause, du silence, de l’air marin, une caresse à mon petit chien, à défaut d’oreilles fraiches me revoici avec


En fait non, j’ai écouté le podcast de M. Assayas consacré à Divine et j’ai remis l’écriture au lendemain. Donc nous voici le lendemain mais maintenant quand j’écris et déjà le passé pour toi le gentil lecteur de passage.

Commençons par la pochette qui aurait pu être la suite de « Office Politics » du vécu : Midi, partir déjeuner avec les collègues, le moment du café, il écoute Garry expliquer comment il a pu consacrer une partie de ses appels téléphoniques en frais professionnelles. 13h, il faut retourner au bureau. Dehors il fait encore un peu humide, mais heureusement il n’a pas oublié son parapluie.

Nous sommes loin du charmeur photographié sur la pochette de « Casanova »


Pas du tout, sur sa dernière œuvre, il y a bien la vie qu’on a, mais sur d’autres sphères. 

Sans oublier le style qui permet la filiation Scott Walker et aussi Jacques Brel et Burt Bacharach, oui tout ça ensemble.

Inspiration surannée peut-être, cabaret, comédie musicale. La plupart des mélodies s’impriment dans notre cortex, ce délicieux mélange mélancolique souriant et une orchestration qui s’inscrit dans l’intemporel, celle qui a fait ses preuves chez entre autres Sinatra, Aznavour et plus récemment chez ??? A vous de me dire.

Et puis, et puis je comprends son anglais, à ma portée.

Comment résister à l’évocation de la dernière journée avec son père

« The Last Time I Saw the Old Man»


Ou l’image du fil invisible qui le rattache à sa fille, restons tolérant à cette vidéo premier degré qui se rattrape à la toute fin, gommant toute amertume, tout à sa joie de comprendre ce qui nous relie à nos enfants


Je n’ai pas encore tout écouté avec attention, contrairement à Suede et même Pulp, je sais que cet album entre dans la bulle d’écoute qui n’éclate jamais malgré l’encombrement d’artistes qui s’y bousculent.

Divine en attendant le Divin Elvis.

(Dans les deux cas j’ai des albums du passé à mieux connaitre, j’avais prévu le coup)

En parlant de mélodie qui résonne dans ma tête, celle qui suit s’est invitée dans un de mes rêves…

« Achilles »


Voilà et je me désole de ce papier bancal sur trois pattes, j’ai cru à un rapprochement entre artistes de sa majesté, aux influences communes pour découvrir qu’ils se distinguent surtout par leurs différences.

Et maintenant ? Où sont les héritiers de Neil Hannon ?


dimanche 21 septembre 2025

Freaks Qui Peut! Et si je peux peu, tant pis!!

 


Juste vite fait en passant, un prétexte pour surtout dire: merci Charlu pour ton conseil de lecture.

Mon blog a une règle que je respecte : un papier, un disque au moins

-          - C’est quoi cette règle? Les règles sont faites pour…

-          - Je sais, je sais. Mais dans ce cas cela aurait été dommage

Dommage déjà puisque cette règle (que je respecte) me permet de connaître un peu un compositeur à la réputation solide : Luke Haines.

Dommage encore puisque je découvre qu’il compose avec un ancien de REM, ce groupe qui marque la fin de mes achats CD (Out Of Time) et ça promet

Dommage déjà encore puisque je retrouve la trace d’un blog perdu de vue de mon côté

https://lamusiqueapapa.blogspot.com/2025/07/luke-haines-peter-buck-going-down-to.html

C’est décidé ce sera « Going Down To The River... To Blow My Mind »

Bon et le bouquin ?

Une mise en garde qui m’a fait beaucoup de mal, j'ai encore la trace des larmes sur ma joue

« Ceux qui font des listes : Les listes sont pour les consommateurs, pas pour les rockers, donc ce livre n’est pas pour vous, ce livre est pour les … freaks »

-          - Tu fais pas de liste sur ce blog !

-         -  Non, mais je ne suis pas non plus un rocker, et puis comme les tiquettes, j’adooooore les listes. Et puis, et puis, et puis il a tort, je le prouve plus loin

Son livre est drôle, un véritable labyrinthe d’idées, généralement le thème semble négligeable mais en le décomposant il gagne en épaisseur, en démonstration tordue, par exemple cool et pas cool. J'envie ce style qui part dans tous les sens mais à l'atterrissage se dégage tout de même UNE idée.

Une des meilleures autobio que j’ai pu lire (avec celle de Elvis Costello) et puis, OK M. Haines ne donne pas de conseil, ne propose pas de liste d'écoute, n’empêche j’ai utilisé mon stabilo couleur traitre ? Gilet ? Inutilement d’ailleurs puisqu’à la fin du livre il y a comme des … synthèses qui ressemblent à...

Bon et le disque ?


 Un seul regret, la voix de M. Haines, chuintante comme celle de Eric Matthews. J’ai du mal. Quoi ? Eric Matthews ! Ça vous dit rien ? CARDINAL ? Toujours pas ? Bon tout de même un extrait

Eric Matthews « my morning parade »


Je me demandais si chuintant est la bonne définition, je lis sur le web « Consonne fricative postalvéolaire sourde. »

Bon, disons que j’ai du mal et moi la voix, hein….

Reste que l’album est solide. Des titres qui auraient pu faire la suite de RAVEN des STRANGLERS.



J’ai du mal à placer mes ****. Pourtant deux candidats évidents

« The Pink Floyd Research Group » vidéo intrigante et même davantage


En écoutant certains titres une pensée fugitive: pas encore abordé le retour de PULP, 

Le « Pink Floyd » est bien digéré, un grand titre dont l’énergie attend du gros son

Idem pour

« Hot Artists »


Une tiquette? Art-Rock Pop???


Et tandis que je vous écris, une **** supplémentaire,

« Children Of The Air »


Pour vos premières écoutes, vos avis? Un album à apprivoiser, du familier souvent un poil décalé et donc ce timbre qui m’a détourné des albums de AUTEURS. Je subodore mon erreur.

En conclusion temporaire : Des écoutes et se pencher sur les textes qui m’ont l’air bien frappé.

Ha oui, pas UNE LISTE qu’il dit, n’empêche que sans son livre je n’aurai pas … hum … acquis


 « Man Of Mystery »



“Geronimo” (comme le cri de Jerry Lewis dans ? Dans ? Dans ????)


Ralez pas, je vous épargne leur passage à l'Eurovision

Je quitte L'album et l'artiste avec regret, mais je reste sur le bouquin, il y a d'autres conseils ;-)

samedi 13 septembre 2025

1975, Au rendez-vous pour les uns et attendu 50 ans pour l’autre : Anne Sylvestre Dr Feelgood

 


J’entends ce reproche de ma belle : un papier qui mélange deux sujets qui n’ont pas grand-chose à voir. Faut voir ! En commun l’année 1975, et mes dernières écoutes du 13 Aout 2025, plus d’actualité passéiste y’a pas, sauf demain peut-être. 

Je découvre sur le UNCUT de Septembre (2025 si vous voulez tout savoir) que les premiers albums de Dr Feelgood sont remasterisés, pour enlever les taches ? Et pour le live une note rarissime de 10 sur 10. La notule s’emballe en comparant ce disque à « Live At Leeds » (Des Who si vous voulez tout savoir) ou de « Get Yer Ya-Ya's Out!» (Vous voulez savoir ?). En tout cas je m’y replonge avec délice, et ça suffit pour mon bonheur.


En 1975 j’achète un 45t (Single quoi) du Dr, « Roxette »


Un titre mono mais une claque sur chaque oreille, la même puisque mono, pas facile de vous raconter le sursaut ressenti. 

Les vieux de 80 ans aujourd’hui doivent se rappeler comment en 1975 ils se sont moqués des jeunes de 65 ans (65 ans aujourd'hui)

-          - Vous redécouvrez le rock ou quoi ouarf, ouarf, gnark gnark? et de citer Gene Vincent, John Lee Hooker et d’autres.

C’est vrai, mais foin de nostalgie, ça sortait, ça venait de sortir, l’album suivait…. Et un autre album pour nous achever. Avec ce titre dont je ne me lasse pas

« Back In The night »


En 1975 Dr Feelgood c’était l’actuaaaaaaaaalité. Est-ce que cela annonçait le mouvement punk de 1977 ? Je ne sais pas, mais je pense que c’est une période qui a sorti Dr Feelgood des circuits rock confidentiels, cela devait probablement manquer, ce rock nerveux, tranchant. Des reprises bien senties pour découvrir quelques pépites

Et ce live ? Il est chaud et fidèle. Un Lee Brillaux prolant arogo british qui ne carburait pas qu’à la bière, un Wilco et cet élastique invisible qui le ramenait au fond de la scène sans perturber ces riffs acérés.

« She Does It Right »


J’ai abandonné Dr Feelgood au départ de Wilco, à tort, bien plus tard j’ai pu retrouver chez un copain ce plaisir de sincérité et de simplicité dans ce rock jubilatoire

 “If My Baby Quit Me”





Sans transition comme ils disent, ma belle et moi écoutions souvent une chanson de cette grande dame, j’avais une connaissance très faible de son répertoire. À force d’en parler comme d’une grande artiste je me décide à quelques albums dont celui-ci

Quelle émotion, quelle découverte, quel TOUT.

De sujets sensibles, elle fabrique des chansons qui font appel à notre intelligence par le texte et à notre émotivité par la musique, je reconnais là ce phénomène qui chauffe le cœur (en fait l’estomac)

«non tu n'as pas de nom» 


De l’humour à revendre. Sur ce titre je partage ce souhait si bien exposé

« La Romanee Conti» 



Que je suis heureux de découvrir cette dame, je l’ajoute à ces artistes qui illuminent ma vie, surtout quand c’est partagé par ma belle.

Il y a comme chez Brassens, Brel, Ferré et plus récemment Dick Annegarn ces chansons qui s’invitent d’abord par le haut, soudain un vers filtre une goutte de vécu, alors le reste de la chanson pénètre tout le corps. 

Ainsi elle s’inscrit comme indispensable et j’en redemande

« Plus Personne À Paris » 


En parlant d'humour

« Lettre Ouverte À Elise » 



Et Maintenant Rions avec l'IA (Hi hi ha ha)

Avant de se quitter, de l’humour involontaire des IA. J’ai demandé à une de ces applications de me proposer une image fusionnant Anne Sylvestre et Dr Feelgood en partant des deux pochètes

Première proposition


Le Dr Feelgood est étonnant, alors que pour Anne… J’insiste, je souhaite reconnaitre les visages sur la photo, voici mon IA qui rebosse le sujet et qui me donne


Ha ha, j’abandonne les explications et ma pauvre IA qui s’excuse.

C’est chez une autre finalement que j’obtiens ce qui ouvre ce post


mercredi 10 septembre 2025

Ethel Cain "Willoughby Tucker, I'll Always Love You" & Damien Rice "O" en toute béatitude

 


Je vous le raconte comme vécu : matinée où je prends le train pour rentrer chez moi, debout 6 :00 du matin, une veille au soir modérément alcoolisé mais couché vers 1 :00. Sommeil rare, réveil pâté pâteux. Dans le train, TGV, décor grande vitesse. Sous les yeux UNCUT de Septembre. Un encart attire mon œil pourtant à moitié fermé, un terme anglais que je comprends intuitif « undercurrent Lynchian unease » au moins un mot que je comprends, suffisant (finalement la traduction ‘mal-être lynchien sous-jacent’)

Pour commencer « Fuck Me Eyes »


Cette belle chanson qui me fait penser à la mouvance Lana Del Rey. J’aime cette délicatesse contredite par la violence du texte, très littéraire (voir fin du post). 
Ce qui inspire nos écrivains ces temps ci tourne autour de ces anges brisés.

Et je me laisse donc à écouter le titre suivant.

« Nettles »

Il se passe quelque chose de plus fort, la fatigue, le décor qui file à toute vitesse, isolement sonore et me voici embarqué. Transporté, le TGV apporte la vitesse, le titre lui m’élève à une hauteur conséquente, la pente est pourtant douce mais j’en ai presque le vertige. 


Pour les experts ? Est-ce la définition du « sound design » où le son contribue en priorité à l’émotion dégagée. Mélodie et rythme en second ?

Cependant, maintenant que j’ai atteint cette hauteur, pas question de redescendre. Réécouter ? Attendez, je lis une durée Marignane sur le dernier titre (whouaaaa 15 :15, sur le moment ça m'a fait rire)

« Waco, Texas »


Je reste suspendu à son chant, à ses lèvres. À la fin du titre, je garde le casque, je m’accroche moi ému à l’émoi. Je ne bouge plus et je laisse le TGV filer comme si c’était en mon pouvoir de le décider.

De retour chez moi, ces moments passés, je crains de repasser ces titres pour découvrir la supercherie si il y a. Il y a pas. Comme pour les amoureux du cocktail Concombre Gin qui pense que le concombre sent le gin, je me retrouve avec cette impression de vitesse et de hauteur quand je répète les titres.

Et c’est dans cette bienveillance béate et heureuse que j’aborde le papier de Sorgual

https://diskobole.blogspot.com/2025/09/ballade-irlandaise.html

Je passe rapidement sur la face Francis Bacon pour m’attarder et encourager – mon entrain GV aidant – l’écoute de la dame qu’il présente : Lisa Hannigan, plaisir de retrouver « At Swim » proposé par Sorgual.




Un commentaire m’interpelle : Lisa chante en duo avec Damien Rice, sur l’album O. Je réécoute et étoile des titres comme Volcano, Cold Water et repasse la perle d’émotion qu’est

The Blower's Daughter (déjà **** of course)


Et nouvelles ****

« Cold Water »


et « Volcano »


J’ai attendu 22 ans pour boucler mon papier sur ces titres vapeurs légères, si à l’écoute vous levez les yeux au ciel, peut-être de beaux nuages chantilly en goguette. Si vous en observez un avec de grosses lunettes de myope, genre Costello 70's, c’est probablement moi de passage pour un hello en bas.

 

 Après le rêve:

Comme promis le sombre texte de « Fuck Me Yes » (traduit)

[Couple 1]

Elle se balade vraiment en ville dans sa vieille Cadillac
Dans le jean de sa mère qu'elle a coupé pour vraiment montrer son cul
Elle est maquillée et porte des talons hauts
Elle a les cheveux relevés, elle va obtenir ce qu'elle veut
Ses ongles sont d'un rouge déchirant parce qu'elle est une vraie salope
Et tous les garçons veulent l'aimer quand elle bat des cils pour dire « baise-moi »

[Couple 2]

Elle va à l'église (elle va à l'église) directement après les boîtes de nuit.
Ils disent qu'elle ressemble à sa mère avant la drogue.
Elle rit simplement et dit : « Je sais » (je sais), « Elle m'a vraiment bien élevée.
Elle n'est pas douée pour élever des enfants, mais elle est douée pour semer le chaos. »
Son père la garde enfermée, mais ça ne sert à rien.
Les garçons ne se lassent pas d'elle et de son regard qui dit « chéri, baise-moi ».

[Refrain]

Elle n'a nulle part où aller, elle est juste là pour faire le voyage (elle est juste là)
Elle n'a peur de rien, sauf du siège passager
D'un vieux camion dans un parking sombre (parking)
Elle essaie juste de se sentir bien en ce moment
Ils veulent la sortir
Mais personne ne veut jamais la ramener chez elle

[Couplet 3]

Trois ans invaincue en tant que Miss Holiday Inn
Postée devant le magasin d'alcool parce qu'elle est trop jeune pour entrer
Ils lui demandent pourquoi elle parle si fort (parle si fort)
« Qu'est-ce que tu fais avec toute cette bouche ? » (Toute cette bouche)
Garçon, si tu n'as pas peur de Jésus, viens voir par toi-même
Elle a allumé la radio, qui hurle avec son grand sourire blanc (grand sourire blanc)
Jolie bébé avec ses kilomètres, et quand elle part
Ils ne la voient jamais essuyer ses yeux « baise-moi » (oh, oh-oh, oh-oh)

...................

[Pont]

Je ne lui en voudrai jamais, je la déteste un peu.
Je ne serai jamais ce genre d'ange.
Je ne serai jamais assez gentille avec moi-même.
Je ne lui en voudrai jamais d'avoir essayé.
Mais je ne serai jamais ce genre d'ange.
Qu'il verrait.

[Refrain]
Elle n'a nulle part où aller, elle est juste là pour faire le voyage.
Elle n'a peur de rien, sauf du siège passager
D'un vieux camion dans un parking sombre (parking sombre, parking sombre).
Elle essaie juste de se sentir bien en ce moment (bien en ce moment).
Maintenant, oh-oh.

[Outro]

Elle se déplace vraiment partout en ville.
Elle se déplace vraiment partout en ville.
Elle se déplace vraiment partout en ville.


jeudi 28 août 2025

Chuck Prophet. Chansonnier, tu vois le genre. "Age Of Miracles" & "Homemade Blood"

 


Retour de vacances, woui moooonsieur, un retraité prend des vacances aussi. Et j’ai bien révisé, ça va viendre. Je me penche encore sur le voyage de Nixon en Chine. Je relis « Le Seigneur des anneaux » dans une nouvelle traduction (je trouve que ça jette « une nouvelle traduction »). L’école de Canterbury, encore beaucoup à apprendre je n’en ai « avalé » « écouté » qu’un tiers, y revenir je dois. La France de 1913 etc…


Et puis sans réseau mais avec raison, de mon précieux disque dur je refais quelques plongées.
J’entends une voix me dire que je n’écoute que des vieux trucs.  Je dis pas non, Mozart, Costello, Verdi tout ça n’est pas récent. Une petite sélection de mes **** de l’année dernière et de cette année : tout de même 120 titres, 8 heures de musique récentes….. houaaiiii récentes madaaame !! Hop je lance en aléatoire. 

Et je me piège : « Give The Boy A Kiss » de Chuck Prophet


Chuck c’est du tout bon, c’est chaud, plutôt émotion que canicule. c‘est quoi comme genre ? Généralement je lui colle la tiquette chansonnier, sauf que « songwriter » c’est mieux dit.

Commençons par la voix, si vous accrochez à la voix, vous êtes foutu, elle illumine même les titres moyens, du coup – puisque c’est mon cas – j’ai tendance à coller des **** à toutes ses chansons, je me force à réduire la note sur certaines pour faire sérieux, étudié et tout.….

La musique ? Je parlerai bien d’ile déserte.
Pourquoi ? A lui tout seul il synthétise les Rolling Stones, Neil Young, Graham Parker, Bruce Springsteen mais aussi Tom Petty/Waits, Randy Newman. 
Pas de Pop ? Si, si, j’entends du Nick Lowe dans certaines mélodies sans oublier des gouttes de soul rurale.

Le résultat, du Chuck Prophet, pas du « à la manière de », c’est aussi personnel que peut l’être n’importe lequel des artistes susnommé.

J’ai donc écouté longuement deux albums, des sans faute : « Age Of Miracles » & « Homemade Blood »



Chaque titre injecte du bonheur. Paresseux, je n’ai pas étudié ses textes, si la musique en est le reflet – ce qui n’est pas une obligation – c’est l’expression la plus vive d’une joie de vivre, de l'humanité, s'éclater sans se la peter. 

Un premier regard en arrière, MAGIC de novembre 2007 le présente comme une étoile majeure à faire oublier Ryan Adams (que je connais peu) et faire passer Springsteen pour un « vieux monsieur » (En 2007 !! marrant comme scud), c'était à l’occasion de l’album « Soap And Water »

Mais c’est en 2012, avec les copains comme ici

https://canutbrains.blogspot.com/2012/11/chuck-prophet-mission-express-live.html

Que je découvre enfin la constellation Green On Red, Alejandro Escovedo, Chris Cacavas (« Pale Blonde Hell » grandioooose) et donc Chuck Prophet.

Bon, démonstration sonore

« Ooh Wee »


Imaginez un baraquement et un concert improvisé dans le local, quelques tables, pichet de bière bien frais, des copains copines, vous y êtes ? La musique commence ...

« New Year's Day »


La ballade qui rend amoureux.

-          - Et Tom Petty ?

-          - Je n’arrive pas aux mêmes sensations, je ne sais pas pourquoi. Moins chaleureux ?

En parlant de ballade, j’avoue que mon oreille et mon cœur balance pour ses mid-tempo

« Just To See You Smile »


« West Memphis Moon »


Tant pis si je radote : découvrir Chuck c’est comme découvrir aujourd’hui un Bruce Springsteen encore jamais entendu, sauf que pour Bruce, ne jamais l’avoir entendu c’est soit une posture, soit aucun intérêt à la musique rock. Alors que Chuck, si vous n’avez pas un ami qui vous le place entre les oreilles, vous pouvez ne jamais en avoir entendu parler, une niche pleine de bonnes chansons.

J'oubliais, son jeu de guitare trop rare quand il empiète sur les effets Neil Young... vraiment trop rare, va falloir un jour lui dire.

"Homemade Blood"



mercredi 6 août 2025

IA et Hiiiiihaaaa je découvre Frost*, où l’on évoque le sujet de la voix mais pas que. Progressive Rock c'est devenu quoi?

 


Avant que de partir en congé…. Deux sujets.

J’avais envie de me faire plaisir, chercher et trouver des sentiers ultra battus. Voyons ce que j’ai envie d’écouter ? Un genre de rock américain, americana, country rock ou Southern ce que vous avez en stock et de la musique progressive, et du récent, histoire de prendre des nouvelles du genre.

Pour mon premier souhait je n’ai même pas eu le temps de me pencher sur la question. Sur sa chaine « Piano Jazz » Etienne Guéreau a repris le fil IA pour parler d’un groupe VELVET SUNDOWN – joli nom au passage – un truc fabriqué par l’IA.


 

J’ai écouté et franchement cela aurait pu faire mon affaire. Et je lui donne raison, ce n’est pas parce que cela aurait pu me plaire aux premières écoutes qu’il faut autoriser l’usurpation. J’entends par là, non par là, que faire croire à un vrai groupe est problématique.

Expérimentez ce que vous voulez mais dîtes le. SPOTIFY a laissé croire à l’existence du groupe, la totale : photo des membres du groupe, albums – trois déjà je crois – et finalement a avoué tardivement l’illusion.

Argument : Puisque vous trouvez ça chouette, pourquoi râler.

Je retiens la réponse de Etienne : la traçabilité doit être obligatoire, comme pour les aliments.

Approfondir l’argumentation? Quelle chance à  l’IA de nous bousculer, surprendre, nous faire quitter notre zone de confort. Confort que je réclamais certes, mais sans ce parfum de trahison. J’aime bien la junk food, heureusement pour moi que cela n’a pas été ma tendance principale de nourriture. Que mon entourage m’a encouragé vers d’autres voies… et de temps en temps, un Double Whooper Cheese avec extra sauce extra meet…


Alors? Bye Bye Spotify?


Bon me reste la prog… du récent ? Cela fait un moment que je voulais entendre ce que le Utubeur Andy Edwards valait comme musicien, histoire de le confronter – dans mon seul espace c’est vrai – avec ses créations. 

Surtout après ses critiques, un brin cabotines, sur certains musiciens (en particulier Brian Wilson ou Van Morrison, ouf rien sur Elvis, hein ? Le seul, Elvis quoi)


Donc FROST et l’album Milliontown, conseil éclairé de Jérome Alberola dans « Anthologie Du Rock Progressif »

« … Rock progressif attirant sans effort inutile »

Ha ben voilà, c’est pour moi.

2006 ? Merde 20 ans déjà, pas du récent récent… mais bon je suis lancé, et à la batterie « mon » Andy

....C’est enfin et surtout sur la chanson éponyme, épopée de 26’35, que Frost atteint son apogée, déployant toute les facettes de son talent dont on prend alors l’entière mesure, « Milliontown » emploie toute la rhétorique du rock progressif, maitrisant la syntaxe et la grammaire, recourant aux nombreuses périphrases de rigueur pour mieux véhiculer son intention mélodique, rappelant les glorieux maitres fondateurs Genesis (pour le jeu de clavier forcément inspiré de Tony Banks)et Yes (pour la dimension symphonique se mariant parfois avec des mélodies ludiques) ou les plus récent (Spock’s Beard au premier chef)…D’inspiration classique , un autre moment de grâce de 13’15 à 14’30 (voire jusqu’à 14’56 pour une partie chantée) amène à l’esprit des images du monde magique comme le font le « lac des cygnes » de Tchaïkovski ou « Neptune de mystique » de Holst. L’odyssée se poursuit sans faiblesse jusqu’à son beau final en deux temps, enflammé puis intime au piano  Jérome Alberola 

Hou la la, quel enthousiasme. Au passage je ne connais pas « Spock’s Beard », tachons de nous en souvenir.

Je me suis jeté donc sur ce dernier titre, plusieurs fois. Pour modérer l’enthousiasme du critique, il manque à mon goût une voix de caractère, débat déjà connu avec les copains, mais ce traitement limite chuchotage la rend supportable.  
L’impression que le rock métal est passé par là, les envolées sont davantage panzerisées.

Allez un ****, pressé je suis de l’entendre sur mon vélo (sans roue, je suis un aventurier) et un signe qui ne trompe pas, j’ai remis le titre en augmentant le son.


Encore quelques visites et ensuite... l'Espagne. (Sans Wifi? Sans Wifi!! Mais un disque dur en musique. Pourvu qu'il ne me lâche pas! Parle pas de malheur!)

A bientôt