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samedi 8 août 2026

Talk Talk, Bed, Shearwater. Post-Rock...Pause-Rock


Suis je capable de faire Concis ?  Épuré sans faire de jeu de mot comme Jean-til ? Économe de mes mots ? Dense ?

Hélas non. Et c’est bien dommage. Pour ce que j’écoute.

Pour ce que je découvre je devrai être capable d’expressions fortes, de belles émotions entrecoupées de silence, de méditations.

Tant pis pour la fulgurance, mais je peux raconter le contexte. Un Hors-Série de Magic sur une tiquette : POST ROCK.

Moi qui les collectionne, les tiquettes, celle-ci ne m’évoquait rien jusqu’à ce HS. Évidemment une fois qu’on m’explique.

Faut avouer que POST n’évoque pas cette nécessité de composer avec des instruments couramment utilisés pour du rock en évitant les codes qui caractérisent le rock.

Une fois dit, reste la musique, éviter de faire du rock avec des instruments de rock? Je dirai bien jazz-rock mais c'est pas ça non plus. Quoique, après écoute.... Composition au piano, il semble... Bon, pas une tiquette pertinente alors écoutons.

Ce qui est bien avec MAGIC c’est que c’est accompagné de présentation d’albums.

TALK TALK, je connais bien ? Non, pas tant que ça.

Je pensais bien connaitre jusqu’à écouter « Laughing Stock » en m’avouant une totale découverte, l’album qui rend évident le solo de Mark Hollis.



Talk Talk - Laughing Stock - After The Flood



Alors ? Hein ? Vous avez encore chaud ?

Ajout de dernière minute, la chronique de QOBUZ

Dernier album de Talk Talk paru sur son nouveau label, la prestigieuse étiquette Verve Records, suite aux démêlés entre le groupe et EMI, Laughing Stock  s’inscrit dans la continuité de Spirit Of Eden, si ce n’est avec plus de perfectionnisme.

A l’instar de son prédécesseur, les séances se sont étalées sur une année de répétitions,  improvisations et mise en forme, aboutissant à six titres s’enchaînant avec une fluidité remarquable. L’obsession de Mark Hollis pour l’œuvre de Miles Davis – celui aventureux de In A Silent Way – et le néo-classicisme de Debussy se fait plus présente, libérant son inspiration de toute contrainte liée au format pop. Evolant vers une formation « symphonie de chambre » à mi-chemin entre deux options avec la présence de sept violons et deux violoncelles, Hollis parcourt un univers sonore fait de longues respirations silencieuses (« Myrrhman ») et de breaks minimalistes (« Ascension Day »).

Si chaque titre porte l’empreinte de Talk Talk dans le son, le chant plaintif et les structures déroutantes, plusieurs genres sont abordés et mêlés dans l’atmosphère ambient et saturée de « After The Flood » (clin d’œil à Brian Eno) ou l’audacieux « Taphead »  où la trompette et la clarinette basse se joignent pour un crescendo strident. Ce morceau est pour Hollis l’occasion de traduire sa frustration à un moment où il tend vers une expérience mystique. Laughing Stock, incompris et jugé inaccessible à sa sortie, comporte des textes inspirés de thèmes religieux.



« New Grass » constitue sans doute le sommet d’un album riche et plein de ferveur, illuminé par le savant mariage entre la base rythmique rock et diverses colorations instrumentales totalement inédites. Aussi inclassable que Spirit Of Eden, ce deuxième chef-d’œuvre est aujourd’hui salué comme l’un des disques majeurs de la décennie 1990, prêt à figurer au panthéon.

Je pense aimer, je crois aimer… en tout cas je suis fasciné par l’attitude d’écoute qu’impose ce jeu. POST ROCK n’est pas AMBIENT, elle réclame une attention soutenue, tendue.

Ma douce qui passait par là « Arrête un peu, c’est chouette mais un peu berceuse et nous sommes en pleine journée… »

BED

MAGIC parle d’héritier de TALK TALK. J’ai laissé passer pas mal de papier de Charlu qui les évoque

https://leschroniquesdecharlu.blogspot.com/2010/12/that-summer.html

BED !! Si c’est pour donner raison à ma douce



Bed - The Newton Plum - Tangle One



(Ma mie qui repasse “Arrête, c’est énervant » Je vous l’avais dit, tension)

Même aération, même ralentissement du temps.

En lecture cela donnerait..

(un silence)

36

(Méditation)

15

(Souvenir)

Ula

Et maintenant plus nerveux, dans le sens de davantage

SHEARWATER



Shearwater - The New World - Daydream Unbeliever



Pas mon titre préféré mais il y a de belles images.

En contre revanche : Shearwater - The New World – Amnesia



Voix blanche éthérée. Jonathan Meiburg s’ajoute à la liste de ces voix qui me lévitent. Mark Hollis, David Sylvian mais aussi Bryan Ferry ou Peter Gabriel.

C’est sur cette fin de Amnesia que je vous quitte sur la pointe du clavier, de peur de vous réveiller. Bon Week-end et restez au chaud.


8 commentaires:

  1. Ah c'était ça qu'il y avait dans l'impasse au fond à gauche après l' avenue du rock !

    Je m'y suis é-garé une fois. vite reparti car j'ai eu peur.

    Entre l'autre énervé appuyé sur son taxi qui criait et répétait de plus en plus fort : "You Talk Talk To Me !!! ?"
    L'autre Ielle qui en bas de l'hôtel proposait son Bed !
    Et cette chère water qui n'arrêtait pas de gargouiller sa cold wave ...

    Bon bien accompagné, peut être vais je y retourner prudemment.

    Ou alors je tente d'abord un "proto-post rock" , quoi Henri Dès ne compte pas !!! M'enfin !

    Un-Posteur-Anonyme

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  2. Le chanteur de Talk Talk m'évoque Cock Robin qui ne m'évoque rien de bon.
    Pour positiver, note l'effort, je dirais que j'aime le clip de No Doubt qui reprend it's my life.

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    1. L'heure est grave.et au malentendu tragique. Cela peut t'évoquer le tout début de Talk Talk, déjà supérieur à Robin Cock. Mais ici c'est l'influence de Miles Davis, ses silences. D'autres artistes aux influences jazz et aux mélodies éthérées. Mais QOBUZ le raconte bien mieux que moi, j'aurai dû l'ajouter dans le papier "A l’instar de son prédécesseur, les séances se sont étalées sur une année de répétitions, improvisations et mise en forme, aboutissant à six titres s’enchaînant avec une fluidité remarquable. L’obsession de Mark Hollis pour l’œuvre de Miles Davis – celui aventureux de In A Silent Way – et le néo-classicisme de Debussy se fait plus présente, libérant son inspiration de toute contrainte liée au format pop. Evolant vers une formation « symphonie de chambre » à mi-chemin entre deux options avec la présence de sept violons et deux violoncelles, Hollis parcourt un univers sonore fait de longues respirations silencieuses (« Myrrhman ») et de breaks minimalistes (« Ascension Day »)."

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    2. j'me disais bien aussi qu'il y avait un truc...
      réécoute qui sera donc attentive.
      thx

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    3. Une année de répétition pour ça, ma foi, ils ont bien choisi le titre ))

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    4. :-)) Ranx, mets ta tête dans le mixer, j'arrive.....Je vais être en retard, à cause de toi je pleure... dans les bras d'une nouvelle diva "Sienna Spiro"

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  3. Qu'est ce que j'ai adoré ce Bed, tout posé sur un socle de silence. Léger comme une plume :). Comme le solo de Hollis. D'ailleurs le "Laughing.." annonçait un peu la tournure hyper contemplative du solo. L'évolution frustrante, pour quoi un arrêt aussi brutal, et cet unique solo. Les productions auraient pu pleuvoir, et les collaborations aussi, à la David Sylvian. J'ai réécouté un vieux Talk Talk y'a peu.. Spirit Eden.. je n'écoute pas des masses des albums de cette époque là, avec ses sons là, je les mets à part, y'a qq chose en plus dans l'écriture. Sinon, bien ouej la connect avec Shearwater

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