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samedi 25 mars 2023

Johnny Paycheck, il me manquait l'occasion. Et un regret...



Cela pourrait être une histoire de chapeau. Assurément.

C'est le cadeau de ma tendre qui fait l'occasion, tout bras et corps retrouvé dehors. L'occasion d'évoquer ce style musical qui me fascine. Me fascine par sa dimension. Ses valeurs, attractions et répulsions.

Un souvenir: Nous étions à Memphis pour le boulot durant une bonne grosse année. En journée nous fréquentions pour déjeuner un chouette endroit. Une soirée mon collègue et moi décidons d'aller traîner un soir pour ... traîner et boire un coup. 

Mon collègue un peu grassouillet était vêtu d'une belle chemise rose foncé, c'est quoi le rose foncé? Incarnat? Pas important, l'important dans cette phrase c'est le rose et peut-être aussi "grassouillet" mais j'en suis moins certain.

Donc, dans notre bar à cow-boy nous commandons chacun une bière. Nos deux voisins, chapeaux et tout, d'émettre à voix audible une opinion sur la chemise du collègue. Il était question d'orientation sexuelle et d'animal rose - mon doute sur "grassouillet" se place ici. En tout cas en notre présence ils n'ont pas renouvelé la provocation ... vu qu'on s'est tiré sans finir nos bières payées.

Et dans le juke-box? Bluegrass, HonkyTonk, Slide... Contact au plus près - rapide certes - de cet univers que je fréquentais et écoutais peu, j'ose? Eagles, Linda Ronstadt, JJ Cale. Ok, je retire.

Attractions et répulsions: musique pour redneck. inculte, violent, facho, macho et / ou hors la loi, anti conformiste, grands espaces, liberté, bad boy.

Cette même période j'ai commencé à fréquenter les concerts plein air, bière légère verre plastique et musique. Cette musique. Graine plantée. Patience.

Revenons au cadeau de ma mie: "Philosophie de la chanson moderne" Par Bob Dylan. Très joli texte sur le "Old Violin" de Johnny Paycheck


Avant de parler musique, les ingrédients qui compliquent encore une fois l'adhésion, Johnny Paycheck: agression d'un officier et cour martial, alcool, toxico, affaire de viol présumé, faux chèques, bagarre, coup de feu dans un bar qui blesse son adversaire ... deux ans de prison durant lesquelles "Old Violin"

La musique! Cela m'a pris du temps, plutôt cela me prend du temps et aujourd'hui cela fonctionne. Dès les premières notes, un son familier, même sensation qu'en écoutant du blues, un rendez-vous accepté où le plaisir ne réclame pas  une écoute attentive, en restant capable de découvrir ici et là une fulgurance qui émeut.

La musique! Découvrir non pas un genre mais un univers riche en possibilité: Bluegrass, Honkytonk, Country Pop. Un univers pas si étanche que ça. Même mon Elvis a contribué à cette disposition d'écoute

"A Good Year For The Roses"


Parfois même je me dis que les chansons les plus mélancoliques, voire les plus tristes sont ici. Pas de lyrisme, pas d'arrangement trop précieux. 

Par exemple, une du pote de Johny Paycheck: George Jones que Dylan portraite:

Mais si on qualifie de sérieux un type qui part acheter de l'alcool sur sa tondeuse à gazon car sa femme a caché les clés de la voiture.

"He Stopped Loving Her Today"


- Héé mais ce n'est pas George Jones!!
- Non à l'époque il était mort

Bon, pour les Drop & Box un live de Johnny...


C'est le disque qui se rapproche le plus de mes souvenirs de Memphis, avec "Old Violin", probablement celui décrit par Dylan et un accent que je me demande encore comment mon collègue et moi avons pu penser être insultés?

"Once You've Had The Best"


Et mon regret?

Ne pas avoir une tête à chapeau... ce que j'aurai aimé avoir ce look et chanter....



"Smoke Ring in the Dark"



samedi 11 mars 2023

La PatteASparksCarax. J'ai vu Annette, j'ai aimé Annette... (Elle ne m'a pas reconnu, évidemment)

 



Ça me trottait depuis un bon moment de parler des SPARKS. Ils ont pris une place non négligeable dans mon univers d'écoute. Et depuis que je blogue je n'ai jamais pensé à insister sur cette place.

Il y a des artistes qui m'ont bousculé, d'autres plus profondément  qui se sont imposés jusqu'à influencer  mes postures d'adolescent pour ne pas dire davantage. Elvis si tu m'entends! Non! L'autre.

Et de l'autre côté du spectre musical & mental, il y a les "toujours là" qui ne demandaient rien, juste qui donnaient.

Sans m'en rendre compte, depuis KIMONO je ne les ai pratiquement jamais oubliés. Et si oubli, toujours un album pour me rappeler la période négligée, à rattraper sans impression de perdre mon temps.

l'album HIPPOPOTAMUS aurait pu être une chouette occasion de rendre hommage. Album récent, en pleine qualité. Pochette et titres dans un esprit unique: "Position du missionnaire" "Edith Piaf l'a dit mieux que moi" et cette musique pop-art, sérieux s'abstenir... 

Le temps oublieur frappe une fois encore.

Et puis, ces derniers temps. 

Attention C'est un coup à trois bandes, voire quatre.

Un échange avec Revpop. Sujet: Scott Walker dont je savoure sa première partie de carrière et dont j'admire la radicalité de la suite.

Jugez plutôt. 1968

SCOTT 2 "Best Of Both Worlds"


Il y a du John Barry la dedans, du bigger than life, du croon... Bowie, Divine Comedy ont beaucoup écouté le monsieur...


"Soudain" 1995, TILT "The Cockfighter"

Cela mérite une chronique, surtout cela mérite quelques écoutes et beaucoup d'abandon. Quitter les grands airs orchestrés comme j'aime pour des univers sombres, gothiques, cauchemars surréalistes ....

Et Revpop de me dire: Tu as entendu sa musique pour Leos Carax et son film POLA X? Non! Réponds je.

Alors je visionne POLA X, que j'interromps - au moment où je vous écris toujours interrompu - j'écoute Scott Walker. Et je procrastine. 

Puisqu'en j'en étais à visionner, je me souvenais des critiques enthousiastes de ANNETTE du même Carax.. et pour juste une séance cinéma je me place devant et ....

Et encore mieux que cette vidéo, le film commence exactement comme la bande-annonce mais ne s'interrompt pas, fluide, cette entrée en matière rejoint l'intrigue, les artistes  rattrapent leurs personnages respectifs.

Cette comédie musicale est jubilatoire. Adam Driver est grandioooose. Une rare symbiose entre musique et images.  L'émotion passée une envie furieuse de le revoir. 

Et les SPARKS?

"You Used To Laugh"


"She's Out Of This World!"


"Sympathy For The Abyss"


Et voilà comment je me retrouve à glorifier ces artistes.

C'est Roxy Music cocktailisé avec Philip Glass,

C'est un groupe qui de l'air du temps s'est abandonné dans l'intemporel. 

Aussi talentueux, éclectiques, nécessaires, importants, urgents qu'un David Bowie, moins de charisme et davantage d'humour.

C'est décidé il va bien falloir que je vous parle un de ces quatre des SPARKS

En attendant je suis incapable de rester assis à écouter...



jeudi 23 février 2023

Aidez moi à trouver un quatrième, cinquième titre et pourquoi pas un xième et même... Pour démarrer ma journée et danser au petit-déjeuner

 


J'explique après, écoutez moi donc .... ORDINARY JOE

Dans le train en route pour ma Dort Dogne, soudain ce titre au hasard des mes compilations dynamiques. 
Ce titre j'aimais le passer tôt le matin quand je me préparais le petit déjeuner, ce truc me faisait faire des chorégraphies du tonnerre pour apporter le café sur la table.
Je l'envoie à ma mie qui est emballée.

En fait de ce genre, spontanément j'en ai trois:

Elvis


Et Elvis jamais ne renversait son café

Et Tom Jones


Voilà mes trois.
Alors? C'est moi ou bien il y a bien un truc en commun, le "snap your finger" le "move your booty", avec cette dose d'insouciance et d'énergie pour attaquer toute banane dehors sa journée.

Ha tiens, un qui pourrait déjà faire le quatrième

Van Morrison



Alors lecteur de passage... si après écoute te vient une évidence, pas une moitié une totale...

Dis moi tout ne me cache rien


Un Ajout de Everett (j'aurai juré que c'était deux verres et un T :-)  )

Un JAM, qui couvre les rythmes à TAMLA avec en + un tite dose d'énergisante.


Et Audrey, sans quitter Weller... Oui, je vote pour, tant pis si cela pousse à faire plusieurs voyages


Moi les violons







jeudi 16 février 2023

Andy Shauf & Louis Philippe. Tout commence par un chouette jeu de mot (quand je dis chouette...)



Vu le peu de succès de ma dernière chronique et surtout de la blague de Richard Wagner, artiste davantage connu pour ses opéras, je me suis dit

- ANTOINE,les majuscules n'y pourront rien, il faut que tu te reprennes.

Tiens une nouveauté inspirante, un Andy Shauf tout frais. Je vais me pencher dessus, surtout que j'avais déjà un bon souvenir de "The Party"... en fait de souvenir, un doute me turludourss.

Tentons: "Catch Your Eye"


ou "Telephone"


je sentais bien que mon "chauffe Andy" serait difficile à placer ... 

Des arrangements, des mélodies et cette voix plus indécise que mélancolique. Un ensemble de douceur, de plénitude qui me faisait oublier ma motivation première.

Et soudain ce qui m'a paru une évidence: je voulais aussi présenter un artiste ET chroniqueur de musique que j'apprécie particulièrement: Louis Philippe alias Philippe Auclair.

Pour les détenteur du dico pop rock d'Assayas je conseille sa chronique sur Roy Orbison , un lyrisme enthousiaste jusqu'au délire quand il s'agit d'évoquer le titre "It's Over"

Et si je ne connais pas encore toute son oeuvre, ce qui est mon intention avant d'atteindre 87 ans, j'ai au moins dévoré "I Knew It All Along"


J'ai souhaité me fondre dans ces notes le temps de ce titre "I Picked A Flower In Ispahan"


Je retrouve une douceur onirique portée par des vocaux si fragiles. L'âpreté du rock n'y a pas sa place et pourtant c'est le bleu qui l'emporte sur le rose naïf;

Tentons cette expérience

sur "Paradise Cinema"


je sens mon corps vibrer, je ne bouge pas et j'enchaîne sur "A Wiser Fool" ....


.... force est de constater que je ne lévite pas. 

Et pourtant.

Je vous droppe les albums et vous me direz si vous faîtes mieux que moi. 
Quand au jeu de mot, je dois le respect à monsieur Azzola et j'y renonce;

A bientôt

dimanche 5 février 2023

Ring a Ring a Ring... j'y suis presque (En fin de papier une bonne blague avec Wagner)


Il y a pratiquement trois années que cette question se posait

(voir ici, quoique pas la peine je vais recopier le texte )

L'Anneau du Nibelung (en allemand c'est kif kif)  comment l'aborder. Quinze heures de musique et pas fréquemment sous la forme de couplets refrains. Certes des leitmotivs à pister, certes quelques morceaux très connus ... La question reste (restait) posée.

Un conseil du frangin

Tu n'es pas obligé de découvrir toute la tétralogie d'un coup
Patrick Lusinchi quelque moment en 2019
Conseil que j'ai suivi pendant trois ans, mais c'était surtout pour préparer une cérémonie que je décidais d'associer à un lieu: NOTRE maison, quand elle sera complètement à nous, à ma douce et moi qui suis doux aussi parfois.
Notre maison avec une installation musicale adéquate, d'où la photo des enceintes que je pense acquérir, et un ampli etc..
C'est une question maintenant de jours pour suivre la cérémonie suivante:

Et si vous tentiez une expérience ? Elle est exigeante et difficile à réaliser sur la plan pratique, mais mérite d’être tentée car l’immersion totale vaut mieux que le saupoudrage. Un samedi, un dimanche ou en semaine si vous avez un autre rythme de vie, débrouillez-vous pour n’avoir aucune obligation sociale ou domestique, voire pour faire garder les enfants.
Prenez une intégrale discographique du RING. Pour une première approche il est préférable qu’elle soit bien enregistrée : Solti et son grand récit d’aventures a l’avantage d’être formidablement vivant, Karajan, lui, facilite l’approche grâce à sa lisibilité absolument transparente. Si vous commencez l’écoute de L’Or Du Rhin à 7 heures du matin et vous ménagez deux grandes pauses pour déjeuner dîner et une petite pour goûter, vous aurez terminé l’écoute de l’anneau à minuit et demi. Épuisés, peut-être, mais conscients comme rarement de l’extraordinaire tissu de rappels et d’anticipations qui fait de ce récit une véritable « magie des enchaînements », comme disait Thomas Mann. Vous suivrez les retours périodiques et les métamorphoses parfois à peine perceptibles des thèmes musicaux, non pas comme un jeu de pistes pour érudits, mais comme ces chocs allusifs qui éveillent la mémoire involontaire….

Dans "Vue D'Ensemble" par Christian Merlin, Avant Scène Opéra N° 227 


Tandis que je vous écris j'écoute quelques extraits du premier volet.
J'ai opté pour la version de Karajan.
Je reste fidèle presque inconsciemment; mon premier opéra il le dirigeait


Le titre qui continue à chercher mes larmes? Encore lui

A 2:56 du début une émotion sans cesse renouvelée


Alors Karajan.

Je retrouve quelques cailloux.
Du prologue, une perle, de la dentelle...



Les Walkyries, se souvenir lyrisme et pas seulement instrumentaux...



Siegfried et l'appel du cor...


Il me reste tout de même un papier pour boucler, surtout que c'est le volet qui m'aura pris le plus de temps, tellement j'étais intimidé à l'approche des funérailles...



J'y suis presque... 

En attendant, comme promis dans le titre du papier

Die Geschichte des Narren, halte dich am Pinsel fest ich entferne die Leiter

Richard Wagner 1872 Venise

Sacré Richard


A bientôt

 

jeudi 26 janvier 2023

Benjamin Britten - Peter Grimes, bientôt à Paris et moi aussi... incroyable ce destin

 


Une première pour moi, je vais à l'opéra Garnier, jamais mis les pieds. Et j'y entraîne ma douce.

Pour ceux que je drope et boxe j'ai ajouté les trois pages  KOBBE qui accompagnent l'écoute et donc racontent l'histoire.

Parlons-en de l'histoire avant de parler de moi. Un marin mal intégré dans son village, marginal. Suivant notre regard et les moments de l'histoire le personnage oscille entre farouche, indépendant et asocial. Parce qu'ils ont été bloqués en mer durant trois jours, son mousse est mort de froid, l'opéra commence au jugement, le verdict accepte l'accident et le juge de préciser:

Votre apprenti est mort dans des circonstances accidentelles. Mais c'est précisément le genre d'accident que les gens savent se rappeler

Brrrr. 

Son deuxième apprenti, malmené physiquement et moralement, effrayé par Peter Grimes tombera d'une falaise et s'écrasera comme une m... (Ai je un talent pour le livret d'opéra?)

Le village, furieux, poussera Peter Grimes au suicide en mer. (Wiki est mieux, mais j'ai ma fierté)

À moi: Quand je découvre le thème de cet opéra, j'ai de suite pensé à cette dureté trouvée dans d'autres fictions qui se déroulent en Grande-Bretagne: "Jude l'Obscur" "Tess" "Barry Lindon", les moments dramatiques ou tragiques ne génèrent pas de pathos, plus insensible que fataliste. Je continue à me demander si je ne tourne pas autour de la définition du caractère Anglais avec un A majuscule. 

Et la musique? C'est mon premier Britten, suffisamment populaire pour que je m'y frotte. Période où j'explorais et n'écoutais pratiquement que de l'opéra.

Encouragé par mes premiers éblouissements je voulais faire le tour du genre, m'imposais quelques écoutes de prise en oreille pour atteindre la révélation, quitte parfois mais rarement me heurter à mon incapacité d'accéder au graal.

Britten a été et est un bonheur. Les interludes comme premières rencontres; ici mises bout à bout. 


Dans l'opéra, réparties, elles offrent d'abord du contemplatif avant de nous replonger dans la tension de plus en plus palpable.

Et puis il y a ce moment magique, ce morceau de musique qui entre définitivement dans ma vie. Chanté par John Vickers, à 3mn20 du début "In Dreams..." l'instant qui fait monter les larmes.

En rêve, je me suis bâti un foyer plus doux,
Chaud à mon coeur et d'un calme doré,
Où il n'y aura plus ni frayeur ni tempête.
Elle oubliera vite ses façons de maîtresse d'école,
Et les labeurs de ces jours pénibles. Enveloppée
de tendresse comme une brume de septembre.

Les savants à leurs livres n'ont pas plus de
Sagesse que nous n'en aurions derrière notre porte,
Et, à côté de nous, le riche serait pauvre.
J'ai vu dans les étoiles la vie que nous aurions:
Fruits au jardin, enfants sur le rivage,
Un seuil tout peint de blanc et le coeur d'une femme.

Mais le rêve construit ce qu'il peut abattre.
Des doigts morts se tendent pour tout détruire.
J'entends ces voix, qui refusent de s'éteindre,
Crier "Il n'y a pas de pierre
Dans les flancs de la terre, dont tu bâtiras un foyer
Où tu pourrais vivre tranquille"

Des moments de grandes excitations qu'offrent les grands ensembles vocaux tel "Old Joe Has Gone Fishing"

Chaque coup de violons me fait l'effet d'un coup de pied, comme une invitation à rejoindre la troupe. Dans cette version la chanson démarre à une minute du début


Encore un grand moment qui me laisse interdit. Ouverture aux débats sans fin plein d'intérêts stériles sur les interprétations. Mes premières écoutes comme empreintes jugées indépassables, moi c'est Jon Vickers: "Now The Great Bear And Pleiades" (Sorry pour la coupure finale brutale)


Tout ceci semble bien masculin? C'est vrai, malgré les chants féminins qui apportent un peu de sérénité inquiète (J'assume cet oxymore!!)


Et voilà comment fini mon papier et Peter Grimes ...

Sans cesse en mouvement, la marée va et vient.
Montante, elle remplit généreusement le chenal, 
Puis, d'un élan puissant et majestueux, 
Se retire, toujours terrible et mystérieuse.



RIDEAU


lundi 23 janvier 2023

Avant le grand plan. Un Hommage et un Genre




Quand j'entends un groupe de guitares, j'entends le patriarcat, la bière, les nichons. C'est un monde très hostile pour les femmes.

Bjork 2022

Et moi quand j'entends les guitares je me boirai bien une bière ou quand je bois une bière j'aimerai entendre des guitares, bon, ma réflexion à moins de portée sociale c'est pourquoi je ne la daterai point.

Tranche de vie: enfin chez nous, madame et moi, vraiment chez nous. Je retrouve mon univers musical, étroit au sol mais à l'espace sonore infini (Je garde ou je vire cet alambiqué?) 

Un petit IpMix et voici que je tombe sur Widespread Panic.  


Bien content après les promenades chez les copains, mon oreille reste ajustée sur cette fréquence bière/guitare.

Attention, pas la bière forte et pimentée, non une cool 

Un truc qui nous vient de la coolitude du sud, une touche de jazz à la Allman, vocal à la Lynyrd sans le "Saturday Night Special"

Rien que ce "Barstools And Dreamers" c'est ça, rêver sur son tabouret de bar à siroter


- Marrant, dire que tu dis ne pas trop aimer Grateful Dead

- Hein? Qui parle?

En parlant de rêver

Mick Fleetwood And Friends - "Albatross"

Avec M. Gilmour


Avec Mm McVie ça bouge un peu

Mick Fleetwood And Friends - "Stop Messin' Round"


"Rattlesnake Shake" with Rick Vito, Mick Fleetwood, Billy Gibbons, Steven Tyler & Jonny Lang

Encore celle ci et puis après on cause


Quand je suis tombé sur l'album ce qui a emporté le morceau, ou plutôt le morceau qui l'a emporté:

"Homework"


Le tilt, m'a fallu quelques nanosecondes pour .... yeahhh. Une version type balloche (pas péjoratif chez moi, et chez vous? Ça va?) comme j'aime, le truc t'hésites pas à aller sur la piste de danse, ça encourage des airs et postures d'entrée en scène frime, ridicules mais pardonnées car le titre rattrape tout.

Et moins speed que celle de J Geils qui est plus exigeante sur le "Full House" pour ceusse qui souhaitaient s'y frotter, j'ai des souvenirs de l'ado que j'étais qui attendait d'être dans un état carrefourresque: désinhibé mais plein d'énergie, enfin encore plein d'énergie. 

Entre le Bob Seger, l'évocation d'un live de Hendrix (pas encore trouvé, car ni cherché et donc ni écouté) et la mort de Jeff Beck je me disais que j'étais bien content de ne pas être lassé par cette ambiance, ça me promet de bon vieux jours d'écoutes partagés entre le raisin et le houblon.


- Quel rapport la mort de Jeff Beck?

- La réécoute de "Wired" et "Blow", l'idée d'écouter davantage sa période rock. 

- Haaaa OK OK

Bonjour Chez vous .. et Belles années à vous tous... dont 2023.