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lundi 14 juillet 2025

Pomme Suite: Prise de tête entre deux oreilles: Pomme, Verve, Oldham, Rolling Stones et peut-être Staple Singers


Ça commence à 1:08 du début de ce titre de Pomme, ces quelques notes au violon



Comme un écho, une réminiscence, un souvenir fantomatique qui peut rendre fou. À quoi cela peut me faire penser?

Ma douce tente de m'aider, Vivaldi? Probablement à la source de l'inspiration, mais cette couleur, cette sonorité plus argentée que dorée... Non, non, pas Vivaldi? Plus récent, plus chanson populaire....

Je n'arrivais même plus à me concentrer sur ma lecture (Un Jack Vance plutôt moyen ceci dit... même mauvais!!) parfois l'air s'évaporait. Je retournai à mes 68 secondes.

J'ai à pensé des titres de Ferré très orchestrés. "Les Musiciens" "Richard" j'écoutai en avance rapide, puis plus calmement. 
Rien, je retournai à la lecture.
À Peine assis.... un flash... Peut-être un Stevie Wonder, et c'est à ce moment qu'un autre flash, plus solide celui-ci.... Les premières notes de 




Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

C'est vrai, ce n'est pas exactement les mêmes notes, mais c'est la même couleur et j'ai pu finir mon Vance ("Les Maisons D'Iszm" pas son meilleur)

Cela me permet de rebondir sur ce fameux procès en plagiat, le titre des Rolling Stone "The Last Time" réorchestré par Andrew Oldham, qui a obligé le groupe the VERVE à céder l’intégralité des droits d’auteurs.

Le titre est signé "Jagger/Richard", l'écoute de leur version et de celle de Oldham me donne l'occasion de revenir sur l'importance de l'arrangeur. The VERVE a samplé qui?
Hein? Hein? Qui??

Rolling Stones / Last time


Andrew Oldham / Last Time


Voilà, rapide post pour garder par écrit cette palpitante histoire pleine de musique bondissante.

Ha non, il parait qu'en écoutant attentivement, mais vraiment attentivement



Pas fini?
« J’ai dû signer un morceau de papier qui m’obligeait à reverser à Allen Klein 100% des royalties de la chanson, lui répond quelques semaines plus tard Richard Ashcroft par interview interposée 
Mais cette histoire se terminera un jour : d’ici quelques années, la chanson des Staple Singers tombera dans le domaine public et j’irai au tribunal pour les défendre contre les Rolling Stones, car This Would Be The Last Time, la version originale de The Last Time, a été écrite des années avant celle des Stones. 
Je n’ai jamais reçu un centime, on nous a volé notre musique, mais c’est OK. C’est un autre moment exceptionnel du pop art où le commerce rencontre le rock’n’roll. Dans la chanson, je chante : « C’est une symphonie douce-amère, on est esclaves de l’argent. » Andy Warhol aurait adoré ça. » 
En attendant la riposte juridique de Richard Ashcroft, le dernier mot de l’histoire revient à Keith Richards : « Si The Verve arrivent à écrire une meilleure chanson, qu’ils gardent le pognon. »

https://jack.canalplus.com/articles/lire/20-ans-apres-veritable-histoire-de-bitter-sweet-symphony 

PS: Enfin je peux prendre mon prochain livre Arthur Koestler / Zéro et Infini, conseillé par ma mie. Je luis dois aussi un autre grand plaisir de lecture: Whitaker. Mais je m'éloigne trop du sujet.



vendredi 11 juillet 2025

Pomme : A Peu Près et Saisons

 


Cela commence avec ma douce, experte en chansons françaises, de préférence contemporaines (très) et penchant chanteuses.

Quelques mélodies volées à du streaming pour m’avouer fondre aux chants, timbres, vocalises même de Yseult, Pomme et Zaho de Garavan (clin d’œil aux habitants de Menton)

-          -  C’est nuuuul !!

-          -  Bon, pardon Zaho De Sagazan

Je me disais, un papier ! Groupons les dames qui m’ont subtilement ému.

Je commence par Pomme. Esprit vagabond, j’écoute en imaginant un groupe qui réunirai des membres de sa famille, Pomme au chant, Pomme à la batterie, Pomme à la basse et Pomme à la guitare électrique. Et le nom du groupe ? Non non ! « Les Ludwig » .. pas le temps de sourire de ma bêtise car

On Brûlera


Il avait déjà son **** mais je n’avais pas creusé davantage. Je me laisse happer par cet album, je décide qu’il n’y sera question que de Pomme. Pomme Aime, Poème.

J’ai quitté le post de Charlu consacré à Joan Wasser en évoquant le charme de sa voix et voici que Pomme m’assomme me somme de jolis moments de bonheur tristes parfois.

Moi qui reprochais à beaucoup de chansons d’être nombrilistes, je découvre chez cette dame des vignettes de vie profondément sensibles, Claude Sautet en musique, chacune de ces chansons aux mélodies imparables trouvent une place dans un épisode de ma vie, réel ou imaginaire.

La Gare


Pauline


Adieu Mon Homme


Alors dans un excès de gourmandise je me jette sur le dernier album SAISONS. Je décide de n’écouter qu’une seule chanson par mois.

Une décision que je tiendrai trente secondes.

On garde tout ce que l’on aime de Pomme, mais on n’imaginait pas atteindre la dimension d’un William Sheller ambitieux.

J’ai envie de bombarder l’album de ****. J’ai dit Sheller ? J’ajoute et j’ose entendre une musique de rêve tel Ravel et son « Daphnis Et Chloé ».

Rien que ça ? Les trois titres sur le Printemps : Commence intime quelques notes de guitare folk, et des gouttes de chœur féminin, cette voix un moment nue invite l’orchestre - enfin Le printemps de Mars - pour proposer une rêverie couleur vert printemps (of course) inondée d’un soleil qui ne brule pas, tandis que couché sur l’herbe je regarde la colline qui me fait face et ces arbres fraîchement, fièrement  feuillus.

Mars Avril Mai Le Temps des Fleurs







lundi 7 juillet 2025

ARMIDE, ELEKTRA. Lully, Gluck, Strauss. Une réponse en fin de post.

 


(Une réponse? C'était quoi la question?)

Prétexte à exprimer mon contentement, ASO (Pour nous zintimes « Avant-Scène Opéra ») a été repris et c’est reparti dans le monde du livret commenté, documenté avec chronique sur l’époque, sur la musique sans oublier les critiques de disques et vidéo.

Un ASO vaut cent fois la pochette du disque en main pendant l’écoute.

https://www.diapasonmag.fr/a-la-une/lavant-scene-opera-va-paraitre-a-nouveau-57557.html

https://www.asopera.fr/

Enfin reprendre sereinement le fil des écoutes, des projets d’appropriation, des plongées apnéiques dans des profondeurs de bonheur qui laissent à peine de quoi s’oxygéner.

Quoi de plus complet qu’un opéra ? Deux opéras! (ou trois ?)

ARMIDE le cas Lully & Gluck, livret de M. Quinault


Si je précise l’auteur du livret c’est que c’est un cas unique dans l’histoire de l’Opéra, ce livret est à l’origine de deux œuvres séparées pratiquement d’un siècle, cent ans d’évolution foudroyante de la musique, une occasion unique et ludique de jouer aux comparaisons, même si je n’ai aucune formation musicale je découvre l’intérêt – accompagné de critiques et commentaires éclairés de M. Piotr Kaminski – de ces écoutes.

Jean-Baptiste Lully – Armide - 1686

Christoph Willibald Gluck – Armide – 1777

En ce qui me concerne c’est surtout découvrir le temps encore nécessaire pour être accepté par la musique de Lully. Mon écoute studieuse et passionnante de ATYS ne suffit pas. Alors que ORPHEE ET EURYDICE ont été de bons initiateurs pour apprécier le ARMIDE de GLUCK (Pourquoi le pluriel ? Ben, il y a Orphée et Eurydice, ils sont deux quoi !!)

Pour aborder le sujet, et sur le conseil de M. Kaminski. J’ai isolé et longuement écouté la scène de la Haine. La Haine appelée à la rescousse pour débarrasser Armide de l’amour qu'elle découvre.

Je copie ici la mise en garde de M. Kaminski, elle m’aide à comprendre comment écouter. Et donc plus rapidement à apprécier

Or si le siècle passé nous a permis de comprendre mieux ces langages oubliés, nous n’en sommes pas encore à bien les maîtriser et à goûter avec une égale satisfaction à tous les styles. Celui de Lully en particulier, ne se dévoile que peu à peu à nos oreilles et nos sensibilités, les sentiments ayant été à son époque strictement codifiés, ne prenant dans l’art que l’aspect métaphorique, hautement stylisé. Nulle part la confrontation des deux chefs-d’œuvre n’est à cet égard plus révélatrice et instructive que dans l’apparition de la Haine

Lully : Apparition nerveuse, presque guillerette, toute en rythmes pointés de danse infernale, à la limite du grotesque.

Gluck : Terreur immédiate, composant une scène plus longue aux effets plus appuyés

PG m’avait conseillé le film le « Roi Danse », autre complément utile pour une écoute transformée. Pas inutiles ces masques auditifs pour entrer justement dans la danse **. Chez Lully tête haute, corps cambré et fierté non dissimulé. Chez Gluck, déjà, les émotions affleurent, visage et gestes expriment les sentiments que la musique propose

Suite LA HAINE Armide Lully Direction Herreweghe


Suite LA HAINE Armide Gluck Direction Minkowski


ELEKTRA de Richard Strauss


Mis de côté il y a deux dizaines d’années. Mais je patientais. Moi, Richard je l’aime. Le seul finalement à me tirer VRAIMENT les larmes ou à me faire léviter (VRAIMENT ?). J’ai découvert et aimé LE CHEVALIER À LA ROSE, ARIADNE, LA FEMME SANS OMBRE, SALOME. Je n’oublie pas les quatre derniers Lieder(s ?)

- Aparté : Je pourrais dire les quatre dernières chansons, pas faux, mais ça sonne bizarre et quand on veut un peu faire connaisseur. Donc LIEDER

- Puisque j’aparte, débat presque enflammé avec ma belle sur les mérites des uns et des autres, elle pense et me dit que les plus grands en musique classique (Savante ? Écrite ?) sont JS BACH, BEETHOVEN. Ha oui MOZART. Richard Strauss ? Secondaire !

Alors pour le jeu, on cherche des classements, dans l’absolu je ne glorifie pas le principe mais j’ai quand même noté avec tristesse que Richard Strauss n’y apparait jamais. Suivant les sensibilités on trouve WAGNER (Quand même !!) DEBUSSY et d'autres mais du Richard ? Jamais, pas encore en tout cas. Je dois retourner sur le web trouver une contradiction. Merde mon Richard. Ça va? Non!!


Elektra. Mise de côté car j’étais trop malmené, l’auditeur se retrouve à jouer à colin-maillard avec des partenaires qui le bousculent et l’empêchent de trouver un moment d’équilibre ou de repos. Avant même la musique, un décor de palais sombre et menaçant. Et pour cause ! Des idées de meurtres flottent dans cet espace unique où se retrouvent les personnages, les uns assassins les autres assoiffés de vengeance. Arme blanche comme accessoire à cet hystérie vocale. Car la musique épouse et renforce le climat.

La légende veut que Richard Strauss, lors d’une répétition, se plaignait que l’orchestre ne jouait pas assez fort, « J’entends encore les voix »

Même le goût du sang chez SALOME a quelque chose de sensuelle. Richard Strauss je l’aime pour ses airs à quitter le sol ou à danser avec volupté (allusion aux sept voiles).

Heureusement, Orest est vivant ce qui permet à Elektra de s’adoucir et Richard Strauss de nous éblouir :

OREST




Voici ma porte d’entrée.

Ainsi trois opéras à découvrir, trois opéras à décrypter. D’autres témoignages à vous communiquer.

Enfin, moi aussi, je rejoindrai les amateurs qui évoquent les trois notes, celles qui chantent AGAMEMNON, ces mêmes trois notes qui ferment l’opéra de Richard Strauss, un des plus grands compositeurs du monde au MOOOOONDE !! ***

Le final ici



** "Ces masques auditifs pour entrer justement dans la danse" Cela ne veut rien dire, j'en suis conscient, mais tant pis, j'aime

*** Bon, quand même, la synthèse Mozart, Wagner, dissonance et ouverture vers le monde son d'un cinéma (Korngold?). Et M. Hofmannsthal: ses livrets fascinants, magiques et ... c'est ça... du moooonde

jeudi 3 juillet 2025

Lalo Schifrin est mort ! Vive Lalo

 


Comme titre de post j’avais « Allo ! Il est là Lalo ? L'est la haut Lalo Parti ! » Mais il méritait mieux que ce calembour mal noté à l’école du WordGame. 

L’embarras : Kid de Cincinnati, Luke la Main Froide, Bullit, Harry Callahan, Enter the Dragon… Mission Impossible…. Ou l’arrangeur Jazz ?

Et même


Je décide de chercher certaines de mes plus grandes émotions touchant ce grand de la musique, là de suite, je le mets au même rang que Ennio Morricone, mais je ne développe pas, pas certain de convaincre.

Première émotion, une enfance marquée par toute une série de séries, la majorité tombée dans l’oubli sauf si quelques scénaristes décident de les ressusciter sous forme de films plus ou moins inspirés.

Hélas pour mon souvenir, celui-ci reste coincé fin 60 début 70



Gravé dans le plus profond de mes synapses, plus fort que Mission Impossible, cette série était cool, la musique était cool mais endiablée et vivante.

Et je découvre autre chose qu’une émotion, ce que je m’apprête à raconter, je l’ai déjà fait sur ce blog en 2019, aaaarf, haaargh, mais radote je ? Serait ce la fin de mon talent à peine mondialement reconnu ?

Une obsession ? Je me tourne vers mon IA personnel, métadatée de mes connaissances, celles dont je me souviens. Ce GPT à moi ? Le

Prospective, Recherche, Opportunité, Utilitaire, Transmission - GPT

Question : Que sait-on sur les obsessions ? En particulier sur mon obsession Mannix & Dizzy Gilespie ?

Réponse de IAlu : J’en sais rien

Question : Et Freud ?

Réponse : Sûrement !

 

Une fois la couleur Lalo en tête, et ça marche avec le thème de Mission Impossible, écoutez moi cette composition de Dizzy Gillespie arrangé par Lalo Schifrin

Prelude

https://www.youtube.com/watch?v=VxAy4Spy3Xw

Vous ne pensez pas que l’idéal « ayants droits » serait « Auteur – Compositeur – Arrangeur » Sur le fabuleux « Gillespiana » Bon, pas un bon exemple puisque composé par Lalo Schiffrin.

Tant pis je me répète et je m’adresse à ceux qui sont encore sous le charme de la BO de « Rocky » ou des premiers enregistrements de Ennio avant Leone, des attaques cuivrées qui font ou feront le bonheur de pas mal d’orchestre soul, il faudrait vérifier les dates… Des percussions qui poussent les vents… Oui, je sais les vents en période de canicule ça fait un peu gros mot.

Allez cadeau en Drop : tiré d’un coffret : du complet sur « Mannix », et ça vaut le coup… un album récent regroupant la collaboration Lalo & Dizzy années 60 & 62. ATTENTION au tout début il y a rupture provoquée par un mauvais montage ? J’ai vérifié sur la version QOBUZ de PRELUDE et cette rupture est bien là, pas un défaut de ma version.

Enfin un concert de 2007 à Paris avec certains des thèmes principaux du Master.

Pour une prochaine fois, peut-être un drop de tout le coffret et laissez moi le temps de digérer ses autres collaborations : Sarah Vaughan, Count Basie, Jimmy Smith

J’irai bien me rechercher un épisode de Mannix dans ce nouveau monde des séries policières où si tu n’es pas un tueur en série abominable tu n’es rien moins qu’un ectoplasme pour les scénaristes.

Turn Every Stone


The Shadow



vendredi 20 juin 2025

John Seabrook HITS ! Fabrique tubes planétaires AKA Max Martin Part1

Les aventures musicales de Max Martin le Suédois. C’est qui ? Justement c’est en partie le propos du premier chapitre du livre, mais en résumé comme le fait si bien Wiki

Tout en poursuivant sa collaboration avec les Backstreet Boys ou Britney Spears, il travaille avec d'autres artistes et rencontre avec eux un succès massif. C'est le cas avec Kelly Clarkson et le succès des singles Since U Been Gone et Behind These Hazel Eyes. C'est davantage encore le cas avec quatre autres chanteuses américaines, Pink, Katy Perry, après 2006, Taylor Swift dans les années 2010 : son nom apparait, en deux albums, sur huit succès consécutifs de cette dernière puis Ariana Grande.

De 1999 à 2015, Max Martin est auteur ou coauteur de 21 chansons qui atteignent la première place du Billboard américain supplantant ainsi les Beatles ou Michael Jackson, respectivement vingt et treize numéros 1. Il détient également début 2015 le record de titres entrés dans le Top 10 avec 54 chansons, devant Madonna (38), Elvis Presley (36) et les Beatles (34). Il représente plus de 135 millions de singles portant son nom. Ses succès ne doivent rien au hasard, Max Martin ayant développé une mécanique bien rodée pour fabriquer des tubes ; de multiples personnes travaillent à la construction de chaque single, attachant plus d'importance à la musicalité et la sonorité des paroles qu'au sens de celles-ci : les titres restent produits sur un modèle relativement similaire partant d'un instrumental basique sur lequel est ajouté une mélodie puis les paroles.

WIKIPEDIA Max Martin (extrait)


En DROP : une compil de 69 chansons au fil de la lecture, sélectif…

J’ai voulu ce livre pour son titre et ses promesses. 
Promesses tenues, ho combien. 
Je comprends mieux mon goût pour certains types de chansons, en fait le genre reste secondaire, c’est la mécanique qui emballe et m’emballe, un exemple absent du livre mais au même effet, je vous retrouve ensuite

01. Dixie Chicks - Taking The Long Way - Not Ready To Make Nice

Donc M. Seabrook enquête pour expliquer.

Si j’aime, (importante la virgule) pas le hasard. Mieux, je peux commencer à dénigrer pour finalement devoir reconnaitre … ça marche sur moi.

Ce n’est pas totalement une découverte, après tout j’aime manger McDo ET Burger King (j’ai oublié les autres de ma jeunesse, les noms mais pas les goûts), ma comparaison est probablement injuste avec les résultats sur les hits.

En vrac ce que j’ai appris, compris, surpris, franprix (un intrus, sauras-tu ?)

Les règles d’un hit ?

La première, heu… un exemple c’est mieux : « Stairway To Heaven » de LED ZEPPELIN de 1971 à 2008 a apporté un peu plus d’un demi-milliard $ aux ayants droit.

La deuxième : L’instinct des professionnels du disque est trop aléatoire et nuit aux profits

Donc des méthodes

J’adore celle de « Hit Predictor », se base sur la règle de trois. Trois écoutes pour apprécier une chanson, alors en se fondant sur le jugement d’un échantillon d’auditeurs et éviter l’écoute trop longue, un mix de deux minutes :

Trente secondes de la chanson, généralement le refrain, puis ajout d’une version d’une minute qui contient le HOOK (!!!), enfin on enchaine avec 30 secondes de HOOK (!!!) , ce qu’on appelle le « filet mignon »
John Seabrook HITS (extrait)

Le HOOK !!?? hameçon, la partie qui saisit l’oreille. Un exemple Glen Matlock avoue avoir emprunté le HOOK de ABBA de 

« SOS »


sur SEX PISTOLS « Pretty Vacant »


Malgré la règle 2 qui ne fait pas confiance au pro, il y a Max Martin, ses bidouilles en cuisine fabriquent de la chanson et il se trouve qu’en amoureux barjot de musique ses salades font des tubes.

« We've Got It Goin' On » fait pour la première fois la démonstration de l’inclassable mélange d’influence à l’œuvre chez Max Martin, la chanson combine les accords et les textures des chansons d’ABBA, la structure et les dynamiques des réalisation de Denniz Pop, un gros refrain de rock de stade des années 1980, et le groove propre au R&B du début des années 1990. Par-dessus tout, Max fait preuve de son don pour les mélodies. Intemporelle, celle-ci doit autant à Edvard Grieg (antre du Roi) dont s’inspire aussi le générique de l’inspecteur Gadget.

John Seabrook HITS (extrait)

Et ça l'IA!! Peut se rhabiller (J'entends des spirit chagrins penser que vu le résultat)

« We've Got It Goin' On » des BACKSTREET BOYS


Quand je parle de cuisine, jouer avec les ingrédients… fascinant

Le Beat emprunte au « New Jack Swing » avec son motif caractéristique en triolet de doubles croches. Le combo grosse caisse et caisse claire – la signature CHEIRON – est également présent, tout comme entre les beats cette sensation d’espace. Le riff principal, qui ouvre la voie au refrain et contient aussi le HOOK, est joué par des trompettes au synthé (clin d’œil au « Final Countdown ») sur un tempo étonnement rapide. On dirait presque un ragtime, mais le son des trompettes lui donne une patine typiquement européenne, comme si la fanfare de « Sgt Pepper » était sous speed. Le riff se répète deux fois suivi du premier couplet. Second couplet en Rap pour urbaniser….. La chanson se fait brièvement ballade mélancolique, comme soufflée de l’antre même du roi de la montagne. Le beat revient alors pour le refrain final
John Seabrook HITS (extrait)


Un sourire sur les textes, à l’intérêt négligé avec de belles perles issues de traduction hasardeuse du Suédois vers l’anglais (et le passage au français ?)

Ce n’est pas un jour de travail, c’est un jour à attraper un bronzage

Libère la folie sauvage de l’électricité statique

Sois sans pitié quand je commence à transpirer

Un mot sur la manipulation du goût du plus grand nombre, puisqu’un HIT doit se vendre au plus grand nombre, mais plus précisément à une tranche d’âge jeune, les plus gros « consommateurs ». La période des « boys Band » est un bon contrexemple. Leurs arrivées ne coïncident pas avec le succès, il a fallu se faire connaitre, patienter que le gout du plus grand nombre se tourne vers cette légèreté, l’envie de danser, une fois que la période sinistrose grunge a lassé. Comme quoi c’est une combinaison entre l’envie et la proposition, davantage à anticiper qu’à fabriquer. Puis plaire aux USA, l’Europe étant déjà conquise. Un sujet à creuser, faire « Européen » a servi longtemps de repoussoir aux grands diffuseurs tel MTV. 

Faire « Européen »?? Oui, c'est ça qu'il faut creuser...

Je fini le bout de papier de Max Martin. En extrayant quelques incontournables, tel « Oops!...I Did It Again » repris par RICHARD THOMPSON (vaut le coup de se pencher sur ce grand guitariste) qui a dit que ce titre a une suite d’accords qui évoque la musique de la renaissance :

(Je ne suis pas assez calé pour expliquer...mais j'ai confiance)

C’est encore Max qui relance notre BON JOVI avec « It’s My Life »


Avant de se quitter, lz patte Max Martin qui fonctionne chez moi, elle est reconnaissable, une bonne sauce aux ingrédients secrets sur de bons produits. Mmmmhhh…. Murger King!!

BRITNEY SPEARS « Baby one more Time »


Tiens des imitateurs ? ==>

'N SYNC « Bye, Bye, Bye »


(Y'a un peu de MICHAEL là dedans! Y'en a aussi...)

La suite ? Peut-être une Part2… K’POP et Technologie culturelle. Peut-être.

Ciao et maintenant ?

Du silence ?

Ou « Alice » ?



mardi 17 juin 2025

Hommage à BmW (Brian dead Wilson) Bon, en tout cas un mot … ou deux ... ou davantage

 

Entouré de jeunes jeunes (pas vieux du tout)

-          -   (Mercredi  11 juin 2025) Brian Wilson est mooort !

-          -   C’est qui ? (Devinez qui qui dit)

-          -   Le génie de la composition céleste !!

-          -   Ha, connais pas

-          -   Mais si voyons, les Beach Boys

-          -   Ha ha ha oui, je connais le Shred hilarant (https://www.youtube.com/watch?v=xYc4DT18EJg)

Ouinnn Ouinnnnn

Et ceux qui mange du fromage de chèvre en hommage, ceux qui évoque le surf comme dépassé….

Ouinnnn Ouinnnnn sans oublier snif snif snif

Et les autres silencieux alors que pas dans l’espace tandis que l’alien agnostique pleure sa disparition.

Bon, ok, comme Mozart, la mémoire de Brian commence sa traversée du désert.

Première envie de dire

A Day In The Life Of A Tree


Il y a tout, surtout tout ce que j’aime chez Brian Wilson : Lela céleste harmonie à une minute de la fin

Fragilité, naïveté et parfois une touche de souffrance inexpliqué de l’auteur. C’est pour cette raison que je prends davantage de plaisir à les écouter que les Beatles. Conscient que ces derniers alignent davantage de mélodies, des grands de l’écriture même en solitaire, et je me soigne. Mais quand j’écoute « Surf’s up »


De l’émotion, un concentré d’émotion parfois douloureux, David Thomas (Père Ubu) ne s’y est pas trompé dans sa version surlignée pour les sourds et mal eux dents qui empêchent l’écoute bien intentionnée


 Deuxième envie : et il y a eu l’année 2004

Séisme émotionnel : sortie de SMILE

J’étais à peine au courant de la légende de cette création mythique, attendue, abandonnée puis fantasmée.

Un « Good Vibration » puissance 17 ?

Avant de proposer mon écoute, la vision de John Bush sur AMG est plutôt bien vu (pour une vision)

https://www.allmusic.com/album/smile-mw0000398044

« C'est à la hauteur des standards de quiconque a déjà épluché les bootlegs pour créer une cassette SMiLE, et de plus, il les bat tous, ce qui est le plus grand compliment. Alors, si vous n'avez jamais écouté la cassette SMiLE d'un ami, estimez-vous heureux que celle de Brian Wilson soit la première que vous entendiez. Et si vous en avez déjà écouté quelques-unes, préparez-vous à les réécouter avec beaucoup moins de ferveur »

Bien entendu il y a « Our Prayer , Gee » « Heroes And Villains » « Cabin Essence » «Surf's Up » et «Good Vibrations »

Mais et c’est une surprise, encore aujourd’hui, il y a aussi cette séquence qui commence avec « I'm In Great Shape , I Wanna Be Around , Workshop » jusqu’à « In Blue Hawaii »

C’est Brian qui retrouve le Gershwin de Broadway, la forte identité des classiques américains Ives Copland en mémoire, pour apporter une création pop déroutante puis séduisante.

« I'm In Great Shape , I Wanna Be Around , Workshop »


« Vega-Tables »



Étrangement grandiose.

Février 2045

-          -    Beach Boys ? C’est quoi ?

-          -    Le pseudo utilisé par le grand compositeur Brian Wilson

-          -    Haaa Brian, hier soir j’ai pleuré sur ma cannabierol sans alcool sur « the warmth of the sun »

-          -    Ha oui, à cette époque on pouvait s’exposer….

-          -    Ça devait être beau !

-          -    Il nous reste Brian Wilson pour l’émotion





mardi 3 juin 2025

Trois Petits Tours... Da Capo (2025) Blumberg (2020 2023) Sparks (2025)

 


(Les années? Pour insister sur ma branchitude!!)

Trois Petits Tours : Quand c’est trop j’en redemande … parfois

Des écoutes prononcées, des attardements heureux sur ces trois disques. J’aime conserver le terme de disque, c’est sûr cela ne se dit plus depuis des années c’est suranné.

Un papier pour trois galettes (j’aime conserver.. etc…) j’aurai pu étendre davantage mais l’expression se contente de trois.

Premier vinyle (j’aime conserver.. etc…) Da Capo / Songs From The Shade


Écouté grâce à la proposition de Charlu ici

https://leschroniquesdecharlu.blogspot.com/2025/05/da-capo-2025.html

Au point d’avoir ce souvenir d’ado où je pouvais être envieux, oui pas jaloux, de ne pas avoir moi « découvert » pour les copains un album. Cette impression que le talent de l’artiste rejaillit sur celui qui offre pour la première fois une écoute à ce cercle, petit univers qui se suffit à lui-même dans ces moments privilégiés de retrouvailles.

Et ce titre qui m’a TUER – Oui, la langue française s’assoupli, je peux écrire ce verbe comme ça, bientôt d’autres suivront, donc m’a ASSASSINER, juste renaitre pour l’écouter encore et encore.

Da Capo / Alone


Contrairement à ce que je dis sur le post précédent, parfois une image animée se greffe sur mes écoutes, ce que j’ai en tête ne doit rien au clip officiel, mais à une ancienne vidéo de Katerine (Philippe pas encore) sur le général Fifrelin.

Un général en retraiterobe de chambre en soie trop courte, bedaine, mules aux pieds et chaussettes montantes. Il véhicule seul dans son salon, traverse d'autres pièces, lambris aux murs, de lourds rideaux qui masquent la lumière. Une bouteille de cognac à moitié vide et c’est titubant qu’il pleure « I’m Alonnnnnneee »

Pas trouvé d'image concordante ou bien elles sont trop déprimantes, alors Moooonsieur Beau Regard


Vite un autre superbe pour déjouer cette impression parasite

Da Capo / I Need You


Comme Divine Comedy dans sa période très orchestrée, effectivement c’est trop, emphase, empoulade… mais j’adooooore et j’en re veux.

Deuxième 33T (Etc..) Daniel Blumberg/ On & On puis Gut

Autre proposition, autre blog, autre incitation positive, ici

https://diskobole.blogspot.com/2025/05/tresor-cache.html


Le titre qui ici encore m’a assis littéralement, obligation d’écoute sans oublier le double effet kiss cool, l’envie de remettre la chanson pour revivre le passage

Bound



Vous ? Je ne sais pas, moi j’en gourmande encore et donc, la partie bricole à la Neil Young qui apporte ce charme amplifié, de l’inconfort et de la mélodie touchante

Teethgritter


Le risque quand on en veut encore & encore, on & on… Il y a cet album suivant qui fait écrire à LASPYKE

« Un album très personnel qui voue remue les tripes »



Hooo, LASPYKE, belle tournure mais exagérée, non ?

Holdback à enchaîner avec Body


Non ?

Non !

Bon, avant de se quitter j’ajoute que ce monsieur qui disparate avec talent, qui improvise dans un genre qui ne l’attend pas, peut ériger fièrement un oscar pour sa musique du film THE BRUTALIST !!

Enfin les troisièmes où le trop n’est jamais assez, j’ai nommé les SPARKS. Comme la réserve de bons vins que l’on ne sort qu’à bon escient, j’ai du retard volontaire sur la discographie. Mais je craque sur le primeur

Donc, troisieme Etc… MAD


Une influence ? Une influence, bon, disons que je vois la sortie de MAD mais il a fallu le VERY GOOD TRIP de Assayas, piqure de rappel

Sparks, le concert idéal

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/very-good-trip/very-good-trip-du-jeudi-24-juin-2021-4602721

À leur grand âge, je peux dire que SPARKS c’est déjà le grand-père et le grand-père de cette Synthpop parfois glamoureuse: Pet Shop, New Order, Devo, Depeche Mode etc…

Comme d’hab mais toujours surprenant : une succession de notes répétées, des cassures et pris dans la construction mélodique et géométrique, mon envoutement est total. Influence musique contemporaine à mon service à moi, accessible, qui goûte tant la mélodie pop pas forcément rock & folk.

I-405 Rules


Drowned In A Sea Of Tears


Douché, Touché, Mouché, Fauché je suis…

C’est de la pop avec une feinte facilité d’écoute, un grain de folie et souvent une promesse de texte décalé, aspect que je continue à négliger à tort, écoutez la présentation de Assayas pour indice.

Et puis ce titre

Lord Have Mercy


Notez : je laisse la possibilité d’écouter puis de lire mon impression ensuite, ou de ne pas la lire. Si j’insiste c’est que sur ce titre j’ai eu encore un flash, une image qui apporte peu au plaisir d’écoute.

Le refrain m’a projeté dans l’Allemagne des années 70, fête de la bière, les hauts parleurs entonnent de la variété du coin, ce genre de pop à bière où les nombreux buveurs alignés le long de grandes tables se prennent par le bras et chaloupent en va et vient au rythme de la musique.




Sous le même coude j'ai le dernier Franz Ferdinand et "Chloë & The Next 20th Century" de Father John Misty. Il en reste dans le rouleau, donc un futur papier?