Translate

jeudi 28 août 2025

Chuck Prophet. Chansonnier, tu vois le genre. "Age Of Miracles" & "Homemade Blood"

 


Retour de vacances, woui moooonsieur, un retraité prend des vacances aussi. Et j’ai bien révisé, ça va viendre. Je me penche encore sur le voyage de Nixon en Chine. Je relis « Le Seigneur des anneaux » dans une nouvelle traduction (je trouve que ça jette « une nouvelle traduction »). L’école de Canterbury, encore beaucoup à apprendre je n’en ai « avalé » « écouté » qu’un tiers, y revenir je dois. La France de 1913 etc…


Et puis sans réseau mais avec raison, de mon précieux disque dur je refais quelques plongées.
J’entends une voix me dire que je n’écoute que des vieux trucs.  Je dis pas non, Mozart, Costello, Verdi tout ça n’est pas récent. Une petite sélection de mes **** de l’année dernière et de cette année : tout de même 120 titres, 8 heures de musique récentes….. houaaiiii récentes madaaame !! Hop je lance en aléatoire. 

Et je me piège : « Give The Boy A Kiss » de Chuck Prophet


Chuck c’est du tout bon, c’est chaud, plutôt émotion que canicule. c‘est quoi comme genre ? Généralement je lui colle la tiquette chansonnier, sauf que « songwriter » c’est mieux dit.

Commençons par la voix, si vous accrochez à la voix, vous êtes foutu, elle illumine même les titres moyens, du coup – puisque c’est mon cas – j’ai tendance à coller des **** à toutes ses chansons, je me force à réduire la note sur certaines pour faire sérieux, étudié et tout.….

La musique ? Je parlerai bien d’ile déserte.
Pourquoi ? A lui tout seul il synthétise les Rolling Stones, Neil Young, Graham Parker, Bruce Springsteen mais aussi Tom Petty/Waits, Randy Newman. 
Pas de Pop ? Si, si, j’entends du Nick Lowe dans certaines mélodies sans oublier des gouttes de soul rurale.

Le résultat, du Chuck Prophet, pas du « à la manière de », c’est aussi personnel que peut l’être n’importe lequel des artistes susnommé.

J’ai donc écouté longuement deux albums, des sans faute : « Age Of Miracles » & « Homemade Blood »



Chaque titre injecte du bonheur. Paresseux, je n’ai pas étudié ses textes, si la musique en est le reflet – ce qui n’est pas une obligation – c’est l’expression la plus vive d’une joie de vivre, de l'humanité, s'éclater sans se la peter. 

Un premier regard en arrière, MAGIC de novembre 2007 le présente comme une étoile majeure à faire oublier Ryan Adams (que je connais peu) et faire passer Springsteen pour un « vieux monsieur » (En 2007 !! marrant comme scud), c'était à l’occasion de l’album « Soap And Water »

Mais c’est en 2012, avec les copains comme ici

https://canutbrains.blogspot.com/2012/11/chuck-prophet-mission-express-live.html

Que je découvre enfin la constellation Green On Red, Alejandro Escovedo, Chris Cacavas (« Pale Blonde Hell » grandioooose) et donc Chuck Prophet.

Bon, démonstration sonore

« Ooh Wee »


Imaginez un baraquement et un concert improvisé dans le local, quelques tables, pichet de bière bien frais, des copains copines, vous y êtes ? La musique commence ...

« New Year's Day »


La ballade qui rend amoureux.

-          - Et Tom Petty ?

-          - Je n’arrive pas aux mêmes sensations, je ne sais pas pourquoi. Moins chaleureux ?

En parlant de ballade, j’avoue que mon oreille et mon cœur balance pour ses mid-tempo

« Just To See You Smile »


« West Memphis Moon »


Tant pis si je radote : découvrir Chuck c’est comme découvrir aujourd’hui un Bruce Springsteen encore jamais entendu, sauf que pour Bruce, ne jamais l’avoir entendu c’est soit une posture, soit aucun intérêt à la musique rock. Alors que Chuck, si vous n’avez pas un ami qui vous le place entre les oreilles, vous pouvez ne jamais en avoir entendu parler, une niche pleine de bonnes chansons.

J'oubliais, son jeu de guitare trop rare quand il empiète sur les effets Neil Young... vraiment trop rare, va falloir un jour lui dire.

"Homemade Blood"



mercredi 6 août 2025

IA et Hiiiiihaaaa je découvre Frost*, où l’on évoque le sujet de la voix mais pas que. Progressive Rock c'est devenu quoi?

 


Avant que de partir en congé…. Deux sujets.

J’avais envie de me faire plaisir, chercher et trouver des sentiers ultra battus. Voyons ce que j’ai envie d’écouter ? Un genre de rock américain, americana, country rock ou Southern ce que vous avez en stock et de la musique progressive, et du récent, histoire de prendre des nouvelles du genre.

Pour mon premier souhait je n’ai même pas eu le temps de me pencher sur la question. Sur sa chaine « Piano Jazz » Etienne Guéreau a repris le fil IA pour parler d’un groupe VELVET SUNDOWN – joli nom au passage – un truc fabriqué par l’IA.


 

J’ai écouté et franchement cela aurait pu faire mon affaire. Et je lui donne raison, ce n’est pas parce que cela aurait pu me plaire aux premières écoutes qu’il faut autoriser l’usurpation. J’entends par là, non par là, que faire croire à un vrai groupe est problématique.

Expérimentez ce que vous voulez mais dîtes le. SPOTIFY a laissé croire à l’existence du groupe, la totale : photo des membres du groupe, albums – trois déjà je crois – et finalement a avoué tardivement l’illusion.

Argument : Puisque vous trouvez ça chouette, pourquoi râler.

Je retiens la réponse de Etienne : la traçabilité doit être obligatoire, comme pour les aliments.

Approfondir l’argumentation? Quelle chance à  l’IA de nous bousculer, surprendre, nous faire quitter notre zone de confort. Confort que je réclamais certes, mais sans ce parfum de trahison. J’aime bien la junk food, heureusement pour moi que cela n’a pas été ma tendance principale de nourriture. Que mon entourage m’a encouragé vers d’autres voies… et de temps en temps, un Double Whooper Cheese avec extra sauce extra meet…


Alors? Bye Bye Spotify?


Bon me reste la prog… du récent ? Cela fait un moment que je voulais entendre ce que le Utubeur Andy Edwards valait comme musicien, histoire de le confronter – dans mon seul espace c’est vrai – avec ses créations. 

Surtout après ses critiques, un brin cabotines, sur certains musiciens (en particulier Brian Wilson ou Van Morrison, ouf rien sur Elvis, hein ? Le seul, Elvis quoi)


Donc FROST et l’album Milliontown, conseil éclairé de Jérome Alberola dans « Anthologie Du Rock Progressif »

« … Rock progressif attirant sans effort inutile »

Ha ben voilà, c’est pour moi.

2006 ? Merde 20 ans déjà, pas du récent récent… mais bon je suis lancé, et à la batterie « mon » Andy

....C’est enfin et surtout sur la chanson éponyme, épopée de 26’35, que Frost atteint son apogée, déployant toute les facettes de son talent dont on prend alors l’entière mesure, « Milliontown » emploie toute la rhétorique du rock progressif, maitrisant la syntaxe et la grammaire, recourant aux nombreuses périphrases de rigueur pour mieux véhiculer son intention mélodique, rappelant les glorieux maitres fondateurs Genesis (pour le jeu de clavier forcément inspiré de Tony Banks)et Yes (pour la dimension symphonique se mariant parfois avec des mélodies ludiques) ou les plus récent (Spock’s Beard au premier chef)…D’inspiration classique , un autre moment de grâce de 13’15 à 14’30 (voire jusqu’à 14’56 pour une partie chantée) amène à l’esprit des images du monde magique comme le font le « lac des cygnes » de Tchaïkovski ou « Neptune de mystique » de Holst. L’odyssée se poursuit sans faiblesse jusqu’à son beau final en deux temps, enflammé puis intime au piano  Jérome Alberola 

Hou la la, quel enthousiasme. Au passage je ne connais pas « Spock’s Beard », tachons de nous en souvenir.

Je me suis jeté donc sur ce dernier titre, plusieurs fois. Pour modérer l’enthousiasme du critique, il manque à mon goût une voix de caractère, débat déjà connu avec les copains, mais ce traitement limite chuchotage la rend supportable.  
L’impression que le rock métal est passé par là, les envolées sont davantage panzerisées.

Allez un ****, pressé je suis de l’entendre sur mon vélo (sans roue, je suis un aventurier) et un signe qui ne trompe pas, j’ai remis le titre en augmentant le son.


Encore quelques visites et ensuite... l'Espagne. (Sans Wifi? Sans Wifi!! Mais un disque dur en musique. Pourvu qu'il ne me lâche pas! Parle pas de malheur!)

A bientôt


lundi 28 juillet 2025

De L’actualité, elle n’attend pas (Dixit NOVA) Divine Comedy et Costello (50 ans plus tard…)

 


Un peu d’actualité peut pas faire de mal, surtout quand cela m’intéresse moi-même. Donc Septembre 2025 un nouveau Divine Comedy « Rainy Sunday Afternoon » notez le clin dzieux aux grands de la chanson Anglaise « Kinks ». Oui m’sieur et pour patienter. Deux superbes titres.

Irrésistibles, faites-moi confiance, déjà cette belle mélancolique

Divine Comedy – Achilles


Comme le dit si bien Neil Hannon lors de cette interview, qui renvoie à de nombreux liens traitant de ce génie de la mélodie pop

https://www.radiofrance.fr/fip/the-divine-comedy-nous-bouleverse-avec-le-titre-achilles-7617192

Kéki dit exactement ? Il dit

"Tout le monde devrait avoir la possibilité de faire un album de pop orchestrale de temps en temps.", déclare le songwriter Neil Hannon, qui depuis plus de trente ans mène sa formation nord-irlandaise vers des sommets avec la même élégance. Après avoir réédité l'ensemble de son catalogue en 2020 et s'être amusé à écrire la bande originale de la comédie musicale Wonka de Paul King en 2023, le dandy revient à ses côtés plus sombres et mélancoliques sur un treizième album baptisé Rainy Sunday Afternoon et attendu le 19 septembre prochain.

Et comme si un seul titre ne suffisait pas à nous faire patienter…. Et comme si cela n’était pas assez mélancolique … Et comme si il fallait attendre plusieurs semaines …  Et comme si nous ne serions pas capables d’écouter d’autres albums en attendant …

Divine Comedy – The Last Time I Saw The Old Man



Attention, je prouve une fois encore combien nul je suis en DJ, les enchaînements et moi....



Et le Costello ? 2022 pour Costello c’est encore de l’actualité. Retrouver son compagnon des débuts, 1972, dans un duo nommé « Rusty » avant de se lancer dans une carrière sous le nom de ….. Costello. Se retrouver donc 50 ans plus tard pour jouer leur répertoire de l’époque.

Si ce n’est pas de l’émotion ça

Un titre avec un Costello discret

I’m Ahead If I Can Quit While I’m Behind


Une reprise, encore, de son compère dont j’ai eu peu l’occasion de raconter mon plaisir à le découvrir : Nick Lowe.

Don’t Lose Your Grip On Love


Mais alors, sur la pochette où qu’il est le Costello, voici une photo pour vous aider…

(Merci ChatGPT qui fabrique du souvenir, Costello avec mon chien dans les bras, que d’émotion … bon, c’est une Idiotie Artificielle)

En attendant…. Attendons Septembre.



lundi 21 juillet 2025

De la guitare encore et encore : Wishbone Ash & The Bevis Frond

 


(Merci à Chat GPT)

C’est bien ça, je suis de la génération qui a baigné d’abord dans le rock guitares, je me souviens de ce documentaire consacré à Metallica en 2004 « Some Kind of Monster » où l’entourage de Hetfield lui explique que c’est fini les solos de guitares à rallonge, plus demandé, plus à la mode. Pauvre James et pauvre moi. C’est que je les aime moi ces solos. Friand et gourmand, la liste ? Houla bien trop longue.

Parmi ceux que j’attendais il y avait Wishbone Ash. Si je comprends bien, ceux qui connaissent étaient nés bien avant le Web et le téléphone portable.

Tenez, 1972, Angleterre : « Argus » leur chef-d’œuvre atteint la 3eme place voisin des Stones « Exiles » Led Zep « IV » Deep Purple « Machine Head » Yes « Close »

Je me souviens qu’en fin 70 nous – la cour de récré – attendions avec impatience la sortie des nouveaux Wishbone Ash « New England » superbe pochette, « Front Page News », mais foin de nostalgie… bon, quand même un peu … pour gouter ce qui fait le style : Folk progressif, rock boogie mais en dentelle, harmonie appuyée sur deux guitares.


Sometime World


C’est rrroooo beeau

Il y a déjà 10 ans je faisais le papier pleurnichard, les grandement oubliés de ce millénaire. Parce qu’ils ont cessé de composer ? Mais non justement, c’est plutôt que l’entourage de Hetfield a raison.

Par exemple, un disque de 2020 ! c’est pas vieux 2020 quoi !! M***rde !!


Coat Of Arms


Je suis conquis, j’adore (Merci Alain)

C’est plus ça mais c’est quand même un peu et beaucoup encore ça.

Drive


Je pensais finir ce papier les larmes aux yeux, la goutte au nez à la recherche d’une nouvelle boite papier mouchoirs histoire de soulager les rideaux. Et puis surtout me jeter sur un gros fond de pastis, quand soudain…

C’est ça un vrai copain, un qui s’amène avec un disque sous le bras et qui vous laisse pantois


Solide comme un Rock - Nick Saloman

https://diskobole.blogspot.com/2025/07/solide-comme-un-rock.html


En 2018 il existe encore des gars qui composent du charnel, avec pas trop de gras autour et puis hop qui empoigne la guitare à la Neil Young, le genre à pas être au courant de la mode

Et une bonne transition avec Wishbone mais plus proche de l’Etna, un peu de furie fusion quoi


Roooo la la, je jubile, vivement une écoute sur enceinte, à fond…. Et que je me rue sur mon tuyau d’aspirateur, je l’accorde et je pars avec  Nick Saloman dans de l'AIR GUITAR (AIR donc Aspirateur !!)

Et en plus il a fait plein plein de disques. J’ai pas fini d'y retourner, vite, une deuxième vie!

On dit quoi ? On dit merci Sorgual

PS à rallonge: Un autre copain qui n'a pas oublié à quel point c'est jubilatoire, lui aussi raconte et c'est ici qu'il faut aller voir

DU BLUES, DU BLUES, DU BLUES !…



https://lifesensationsinmusicii.blogspot.com/2025/06/du-blues-du-blues-du-blues.html


C'est où le bouton du volume. Moi aussi j'en veux un gradué jusqu'à 11


jeudi 17 juillet 2025

1969. Je Rêve de Pop Céleste. REVPOP l’a fait. Et enfin un Beatles. "Abbey Road". Et le Rock ?

 


Encore un post qui s’approprie le travail d’un autre, mais cette fois ci ce n’est pas seulement le travail d’un musicien. Mais celui d’un auditeur, un qui fouille, farfouille, décortique, analyse, synthétise pour ressortir épuisé (parfois ?) une lampe d’archéologue au front en guise d’écoute.

Nous l’avons croisé pour un incontournable Ennio Morricone

https://gaitapis.blogspot.com/2022/10/la-seule-la-vraie-la-kompilazionne-de.html

Aujourd’hui en se branchant sur la chaîne FaceBook, « Pop Goes Baroque » c’est tout un univers musical à découvrir ou redécouvrir



Parlons un peu Tiquette, de ces genres de composition : Baroque, Sunshine, Psychedelic et donc Céleste. Je laisse de côté la confiture « Dream Pop » paza l’aise sachant que BLOODY VALENTINE est classé par AMG « Dream Pop »

Je suis "adulte" quand ces genres m’ont happé. 
Gamin nous pouvions faire preuve de patience et d’écoute sur des musiques élaborés : YES, VDGG, GENESIS, KING CRIMSON mais il nous fallait notre dose d’énergie, d’identification et d’attitude. 
1974, les BEATLES ? Trop tard! 
ROLLING STONE, WHO ? oui, oui…. 
Alors, tu penses, "pop céleste".

Pour se construire, les garçons boutonneux, maigrichons aux cheveux gras rencontraient quelques difficultés, pas aidés par des Robert Plant ou Roger Daltrey.



Patience 1977 n’était pas loin (ni le Noir & Blanc)



Donc POP et CÉLESTE

THE classement de Monsieur REVPOP, ceux à qui il a attribué 6 *, le maximum. Pourquoi 6 ? Parce que 5 était déjà pris.


En DROP une sélection de titres de monsieur REVPOP

01. The Beatles - Abbey Road (Super Deluxe Ed.) (Cd1) - Something
02. Edwards Hand - Edwards Hand - Day's Of Our Life
03. Montage - Montage - Desiree
04. The Four Seasons - The Genuine Imitation Life Gazette - Soul Of A Woman
05. Scott Walker - Scott 3 - It's Raining Today
06. David Axelrod - Songs Of Experience - The Fly
07. Nick Drake - Five Leaves Left - River Man
08. Barry Ryan - Singing The Songs Of Paul Ryan 1968-1969 - My Mama
09. Neon Philharmonic - Moth Confesses - Morning Girl, Later
10. Harmony Grass - This Is Us - What A Groovy Day
11. The Match - A New Light - Through Spray Colored Glasses
12. Scott Walker - Scott 4 - The Seventh Seal
13. Nirvana - To Markos III - I Talk To My Room
14. Moody Blues - To Our Children's Children's Children - Gypsy
15. Aerovons - Resurrection - World Of You
16. Mark Eric - A Midsummers Daydream - California Home
17. The Zombies - R.i.p. - Imagine The Swan

Des commentaires ? 

Content de retrouver deux SCOTT WALKER, une voix que BOWIE aura beaucoup imitée. De somptueuses mélodies et des orchestrations raffinées. S’il n’y en avait qu’un. 

Scott Walker - Scott 3 - It's Raining Today


Scott Walker - Scott 4 - The Seventh Seal





4 SEASONS il fallait trouver cette pépite, l’arbre caché par la forêt qu’est leur carrière éclatante qui a 
inspiré le film à EASTWODD mais qui lui aussi n’aura pas vu ce chef d’œuvre. 

The Four Seasons - American Crucifixion Resurrection




ZOMBIES, en 1977 SANTANA reprend leur « Shes not there » la critique précisera que c’est une reprise d’un groupe obscur des années 60. Ha ha, aujourd’hui l’album « Odessey and Oracle » est classé partout dans les tops consacrés aux discothèques indispensables.

The Zombies - R.i.p. - Imagine The Swan





Tellement à raconter.... et le number ONE?


Chez moi un événement, un peu tard certes...
Je raconte : 
j’ai dans ma besace un peu plus de 1.000 33tours achetés entre 1974 et 1985 et qui remontent le temps jusqu’aux années 60. Aucun BEATLES, mes premières K7 (K Koi ?) albums bleus et rouges ont essentialisé mes écoutes. 
Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais pas trouvé un album à écouter comme on découvre un album. Pollué que j’étais par ma connaissance de certains titres bien trop gravés en mémoire. Trop souvent tenté « Sgt Pepper » sans succès.
Et voici donc « Abbey Road » Certes les deux premiers titres sont déjà bleus, mais la douceur des chansons de GEORGE HARRISON s’use plus lentement. Viennent « Oh! Darling » « I Want You » (pas sur ma K7 bleu) « Because » qui dévore mon âme comme un grand BEACH BOYS et qui ouvrira peut-être la voie à un ELLIOTT SMITH ?

Oh! Darling


I Want You (She's So Heavy)


Because


Pour faire simple: j’ai écouté déjà plusieurs fois l’album, même pas sauté les titres que je connaissais. Voilà, je découvre pour la première fois un album des BEATLES

Jamais trop jeune pour découvrir un album des Beatles, j'en suis la preuve tardive.


lundi 14 juillet 2025

Pomme Suite: Prise de tête entre deux oreilles: Pomme, Verve, Oldham, Rolling Stones et peut-être Staple Singers


Ça commence à 1:08 du début de ce titre de Pomme, ces quelques notes au violon



Comme un écho, une réminiscence, un souvenir fantomatique qui peut rendre fou. À quoi cela peut me faire penser?

Ma douce tente de m'aider, Vivaldi? Probablement à la source de l'inspiration, mais cette couleur, cette sonorité plus argentée que dorée... Non, non, pas Vivaldi? Plus récent, plus chanson populaire....

Je n'arrivais même plus à me concentrer sur ma lecture (Un Jack Vance plutôt moyen ceci dit... même mauvais!!) parfois l'air s'évaporait. Je retournai à mes 68 secondes.

J'ai à pensé des titres de Ferré très orchestrés. "Les Musiciens" "Richard" j'écoutai en avance rapide, puis plus calmement. 
Rien, je retournai à la lecture.
À Peine assis.... un flash... Peut-être un Stevie Wonder, et c'est à ce moment qu'un autre flash, plus solide celui-ci.... Les premières notes de 




Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

C'est vrai, ce n'est pas exactement les mêmes notes, mais c'est la même couleur et j'ai pu finir mon Vance ("Les Maisons D'Iszm" pas son meilleur)

Cela me permet de rebondir sur ce fameux procès en plagiat, le titre des Rolling Stone "The Last Time" réorchestré par Andrew Oldham, qui a obligé le groupe the VERVE à céder l’intégralité des droits d’auteurs.

Le titre est signé "Jagger/Richard", l'écoute de leur version et de celle de Oldham me donne l'occasion de revenir sur l'importance de l'arrangeur. The VERVE a samplé qui?
Hein? Hein? Qui??

Rolling Stones / Last time


Andrew Oldham / Last Time


Voilà, rapide post pour garder par écrit cette palpitante histoire pleine de musique bondissante.

Ha non, il parait qu'en écoutant attentivement, mais vraiment attentivement



Pas fini?
« J’ai dû signer un morceau de papier qui m’obligeait à reverser à Allen Klein 100% des royalties de la chanson, lui répond quelques semaines plus tard Richard Ashcroft par interview interposée 
Mais cette histoire se terminera un jour : d’ici quelques années, la chanson des Staple Singers tombera dans le domaine public et j’irai au tribunal pour les défendre contre les Rolling Stones, car This Would Be The Last Time, la version originale de The Last Time, a été écrite des années avant celle des Stones. 
Je n’ai jamais reçu un centime, on nous a volé notre musique, mais c’est OK. C’est un autre moment exceptionnel du pop art où le commerce rencontre le rock’n’roll. Dans la chanson, je chante : « C’est une symphonie douce-amère, on est esclaves de l’argent. » Andy Warhol aurait adoré ça. » 
En attendant la riposte juridique de Richard Ashcroft, le dernier mot de l’histoire revient à Keith Richards : « Si The Verve arrivent à écrire une meilleure chanson, qu’ils gardent le pognon. »

https://jack.canalplus.com/articles/lire/20-ans-apres-veritable-histoire-de-bitter-sweet-symphony 

PS: Enfin je peux prendre mon prochain livre Arthur Koestler / Zéro et Infini, conseillé par ma mie. Je luis dois aussi un autre grand plaisir de lecture: Whitaker. Mais je m'éloigne trop du sujet.



vendredi 11 juillet 2025

Pomme : A Peu Près et Saisons

 


Cela commence avec ma douce, experte en chansons françaises, de préférence contemporaines (très) et penchant chanteuses.

Quelques mélodies volées à du streaming pour m’avouer fondre aux chants, timbres, vocalises même de Yseult, Pomme et Zaho de Garavan (clin d’œil aux habitants de Menton)

-          -  C’est nuuuul !!

-          -  Bon, pardon Zaho De Sagazan

Je me disais, un papier ! Groupons les dames qui m’ont subtilement ému.

Je commence par Pomme. Esprit vagabond, j’écoute en imaginant un groupe qui réunirai des membres de sa famille, Pomme au chant, Pomme à la batterie, Pomme à la basse et Pomme à la guitare électrique. Et le nom du groupe ? Non non ! « Les Ludwig » .. pas le temps de sourire de ma bêtise car

On Brûlera


Il avait déjà son **** mais je n’avais pas creusé davantage. Je me laisse happer par cet album, je décide qu’il n’y sera question que de Pomme. Pomme Aime, Poème.

J’ai quitté le post de Charlu consacré à Joan Wasser en évoquant le charme de sa voix et voici que Pomme m’assomme me somme de jolis moments de bonheur tristes parfois.

Moi qui reprochais à beaucoup de chansons d’être nombrilistes, je découvre chez cette dame des vignettes de vie profondément sensibles, Claude Sautet en musique, chacune de ces chansons aux mélodies imparables trouvent une place dans un épisode de ma vie, réel ou imaginaire.

La Gare


Pauline


Adieu Mon Homme


Alors dans un excès de gourmandise je me jette sur le dernier album SAISONS. Je décide de n’écouter qu’une seule chanson par mois.

Une décision que je tiendrai trente secondes.

On garde tout ce que l’on aime de Pomme, mais on n’imaginait pas atteindre la dimension d’un William Sheller ambitieux.

J’ai envie de bombarder l’album de ****. J’ai dit Sheller ? J’ajoute et j’ose entendre une musique de rêve tel Ravel et son « Daphnis Et Chloé ».

Rien que ça ? Les trois titres sur le Printemps : Commence intime quelques notes de guitare folk, et des gouttes de chœur féminin, cette voix un moment nue invite l’orchestre - enfin Le printemps de Mars - pour proposer une rêverie couleur vert printemps (of course) inondée d’un soleil qui ne brule pas, tandis que couché sur l’herbe je regarde la colline qui me fait face et ces arbres fraîchement, fièrement  feuillus.

Mars Avril Mai Le Temps des Fleurs