En + des fêtes familiales nous voilà en plein déménagement, mon temps musique et lecture est temporairement diminué
Le temps de vous souhaiter par avance une bonne année 2026, mais nous nous retrouverons tout bientôt avec plein de chroniques et de musiques en retard... j'adoooore, j'ai l'habitude
Fin de cette démarche, cette fois ci, par artiste, je me retrouve sans surprise avec mes chouchous.
Enfin Costello à la place qu'il a dans mes oreilles, pas question de lutter contre Richard et Ennio. Ennio devant? ("devant" l'adverbe, pas moi) C'est la marque de respect dû aux anciens.
Richard Wagner - Siegfried's Funeral March (Karajan) c'est le choix de ma compil en Drop
La vérité, Wagner, bien avant mon addiction à l'Opéra comme aventure musicale, était déjà un compagnon d'écoute, pour ses envolées orchestrales, Parsifal et bien entendu ce thème de Siegfried utilisé dans le film Excalibur
On ne quitte pas le cinéma, Ennio Morricone "C'era Una Volta Il West" Encore un grand moment de cinéma, de grue et de musique.
Parce que ce titre a de suite plu à ma belle Pascale... donc "What Is It That I Need That I Don’t Already Have?"
C'est que en 2007 j'ai 47 ans, un peu loin le temps du Hard Rock & Roll, il faut continuer après les cinquantième pour trouver un Jerry Lee Lewis en 56eme, Lou Reed, Doors, Deep Purple, Aerosmith, Led Zeppelin, Wishbone Ash, Lynyrd, AC/DC
Idem pour la prog: Yes, King Crimson, Roxy.... Ceci dit un autre classement par genre changerait bien la donne.
Reste les indéboulonnables, les critiques pleuvent sur leurs plumes de canard....
J'hésitais entre le tout dernier ou mon premier vinyle ... tout premier (ma première K7 fut Goats Head Soup)
Et lui, suivi depuis cinquante ans "Racing In The Street"
(Et les Allman? Encore du chemin je les retrouve en place 292 ;-) )
Remarque, j'ai triché et ignoré Michel Onfray et sa "Contre histoire de la philosophie" en 19eme place, ce n'est pas la gêne c'est l'intrus dans une compil musicale, du coup James Brown "monte" en 50eme!!
Ce qui donne pour les 50 premiers
Et à la 1.000 place?
Les Primitifs Du Futur
C'est La Goutte D'or Qui Fait Déborder La Valse (Valse Orientale)
Dans le top, Allemands, Russes, Français, Italiens, Américains .... Je commence à m'y retrouver, l'Opéra s'impose puisqu'il me faut plusieurs écoutes pour enfin apprécier l'œuvre choisi.
Forcément, le RING étant donné les années que j'ai consacrées à le découvrir, pas full les années of course
Lugt, Schwestern! Die Weckerin Lacht In Den Grund
Francis Poulenc, un grand opéra avec un final glaçant, en préparant ce post, les frissons souvenirs sont réapparus. Au fur et à mesure que les têtes des Carmélites tombent guillotinées, le chant s'amenuise.
Mes chouchous Russes, découverts lors de mon voyage, un passager voisin me voyant "lire" un ROLLING STONE édition Russe m'a fait écouter au casque Bi-2. Je ne les lâche plus, même si je penche pour les versions grand orchestre, le kitsch, encore du kitsch et toujours du kitsch
Bi-2 Ee Glaza
Et ce souvenir émouvant d'un Fabrizio découvert grâce à Kaserio des Papillons Noirs.
Fabrizio De André - Cantico Dei Drogati
C'est que je l'aime mon Piotr, et cet opéra en particulier, magique et la musique (of course) et ce conte qui sied bien à cette période rouge et verte de Noël.
Iolanta est aveugle, son père le roi lui fait croire qu'elle est normal et demande à ses sujets de ne pas faire allusion à ce qui révèle le sens de la vue. Jusqu'au jour où ce prince étranger ignorant lui raconte une rose.
Et pour éviter les VannaRanx, madame Yoko est bien placée et je me souviens bien de ce temps largement consacré à découvrir ce disque bourré de bonnes chansons dont la plupart ... accessibles
Death Of Samantha
Tout au contraire, des albums complètement oubliés, m'y replonger a été drôle et un peu inquiétant avec ce qu'il me restait de souvenir
Xavier Rudd et son "White Moth", Family et "Music In A Doll's House" (au son bien pourrave, je dois penser à vérifier)
Cela donne
En Drop... enfin vous savez (y'en a bien un qui est descendu lire jusqu'ici?)
Mais oui, je suis connecté à LastFM depuis 2007, un titre
écouté = un Scroble. « To Scrobble = To automatically add the tracks you
play to your Last.fm profile »
J’aurai pu attendre 20 ans d’écoute, ben non, ce sera 19.
Mais ensuite je pourrai varier, les plus écoutés sur l’année, les plus écoutés
les lundis, le matin, quand il fait 38 degrés à l’ombre, en été, debout etc…
Les titres classés ainsi ne veulent pas dire grand-chose, et
c’est bien.
En écoute les 5 premiers, affichage des 50 premiers.
Spirit - Twelve Dreams Of Dr. Sardonicus - Nature's Way
Benjamin Biolay - La Superbe Cd1 - Night Shop
Fabrizio De Andre' - In Concerto Pfm Amico Fragile
Sam Cooke - Ain't That Good News - A Change Is Gonna Come
Lorraine Ellison - Stay With Me- The Best Of Lorraine Ellison (1966-1973) - Stay With Me
Et Elvis Costello ? Premier classement en 70ème
position « This House Is Empty Now » juste avant Elvis avec « Solitaire »
Elvis Costello - This House Is Empty Now
Elvis Presley - Solitaire
Et Wagner dans l’histoire, avec un titre nommé « Vorspiel »
il avait toutes ses chances d’être classé, 39 eme!! Quel génie !! Du coup j'ai dû tricher et choisir un de mes Vospiel préféré
Wagner Lohengrin vorspiel
Finalement, sur ce genre de liste, ce sont les absents les plus pertinents, à tel point que je dois enchaîner sur album et artiste pour changer les points de vue? D'écoute en tout cas.
Ha oui, et cette chance que les Happy Droppeur ont, une compilation, par année, si vous
aviez la résolution – bonne – de l’écouter, par date de sortie l’éclectisme est
moins violent. Et donc toujours aussi génial, Wagner en tête
Encore le sud, sujet Allman Brother Band, ABB pour les raccourcisseurs.
Lors du papier précédent, je suis tombé sur quelques lignes
du livre de M. Choutet « Rock Sudiste », en évoquant le tout début
des ABB :
« …Pour des séances prolongées d’écoute de disques de Miles
Davis, Taj Mahal, John Coltrane ou Herbie Hancock… » « … la basse
chaloupée en entrée sur un rythme atypique en 11/8, les guitares à l’unisson,
puis, dans un échange permanent et qui va crescendo, les batteries, compactes
et intenses, l’orgue gospel et le chant blues incandescent de Greg… »
Un échange avec Ranx au courant mais peu convaincu de l’influence
jazz dans leurs compositions
Et moi il me restait et me reste tout de même un soupçon à l’écoute
de « In Memory Of Elizabeth Reed » dans sa version « At Fillmore
East »
Je ressentais quelque chose de différent dans ces longues
improvisations, une fluidité, des envols, des lévitations que je ne retrouve
pas par exemple dans le « Free Bird » des Lynyrd.
Alors je me tourne vers l'IA GEMINI qui a déjà la qualité
de me vouvoyer – l’artifice qui donne l’impression de dialogue humain devrait
être interdit – et qui dans mes recherches musicales se trompent moins que les
autres et surtout il ouvre des portes de recherches.
Maintenant démonstration à l’oreille :
Miles Davis « All Blues »
et
ABB « Dreams »
Et ensuite je ne veux pas louper l’occasion de proposer –
version studio cette fois ci – « In Memory Of Elizabeth Reed »
Miles Davis « So What »
et
ABB « In Memory Of Elizabeth Reed »
Il y a donc bien deux Allman, un Allman magique comme sur ce
dernier titre, le changement de rythme à 1 :30 pour ensuite laisser le
soliste prendre le lead comme le ferait un Coltrane chez Miles. Je n’écouterai
plus ABB comme avant, suivant mon humeur, une envie de blues rock bien T Bone
ou une envie de flotter au gré des notes.
Et pour les perplexes, j’offre peut-être l’occasion d’écouter ce joyaux
unique « Kind Of Blue » Miles Davies, John Coltrane, Cannonball
Adderley & Bill Evans. Des noms qui évoquent des géants. Pour beaucoup j’enfonce
une porte ouverte mais l’essentiel et d’entrer dans la pièce souhaitée.
PS : Je ne connais pas Paul Chambers, Jimmy Cobb, et
Wynton Kelly vous pourrez me corriger si un focus était nécessaire.
AJOUT de dernier instant
Mon IPMIX me rejoint, vous le connaissez? Celui qui fabrique des empreintes musicales par MP3, Il prépare des compil dynamique avec mon paramètre préféré
Similar Title, oubli le style, veut dire que les tag n'influencent pas les choix, juste des empreintes proches, et quand je lui demande une Playlist à partir du ABB voyez ce qu'il propose
Au sortir des commentaires sur les Black Crowes, je me
plaignais de mes souhaits non réalisés à rechercher des « Southern Rock »
dignes des Allman et Lynyrd. Black Crowes de bons candidats. Mais qui d’autres ?
Ma définition subjective de ce qu’est un bon candidat :
un mélange subtil entre une attitude aristocrate orgueilleuse et un côté prolétaire
pas paillettes. Ce que je trouvais chez Dr Feelgood, oui, oui, je sais, pas du
rock sudiste c’était pour donner un exemple.
En gros aristo prolo.
Dans le sud US, cela se traduisait par l’attirail western porté avec un naturel
confondant. La classe quoi. En fait plutôt Lynyrd que Allman. Ne nous attardons pas.
Mais attention quand je dis subtil, je veux surtout dire pas
bourrin, en ignorant volontairement certaines valeurs rapidement associées, peut-être
à tort et on oublie le « peut-être ».
Un exemple de bourrin ? Je vais voir, peut-être en fin
de post.
Et la musique ? Un mur de guitares et une rythmique qui
décolle, qui swingue, un peu, beaucoup à la folie. À la folie ? « In
Memory Of Elizabeth Reed » de Allman est un bon exemple, ou Quicksilver
sur Happy Trails, attention c’est comme chez Wagner, c’est l’enchainement entre
« Who Do You Love » & « When You Love » qui provoque le
frisson.
« In Memory Of Elizabeth Reed »
« Who Do You Love » & « When You Love »,
le passage à 3 :20 du début, mieux qu’un long discours.
Venons en à Molly Hatchett, pardon Hatchet. Les pochettes
n’aident pas. Il y en a des ridicules :
Ou bien une qui évoque Lynyrd pas encore écouté
Et puis Ranx passe par là, propose des albums à prioriser, et cette pochette!!!
La légende complètement faké raconte qu’il n’y avait plus de place
pour un second T
« Flirtin’ With Disaster »
La pochette ? Bourrin ? Attention à ce que vous
dîtes, c’est Frank Frazetta, un illustre trateur de Conan Le Barbare. Ok, il ne
fait pas dans le léger, mais elle a de la gueule la pochette sauf que la
musique est assez proche du « Nuthin' Fancy » de Lynyrd, donc pas des Conan(s?)
Enfin, je peux ajouter Molly à la grande famille du sud. Me
reste à découvrir le premier album, pochette de Frazetta encore, contient une reprise de Allman,
« Dreams » et d'autres disques conseillés par Ranx. Ça suffira pour oublier la
suite de leur carrière qui sombrera dans la facilité, c’est pas moi qui le dis
ce sont des experts pépères.
Bon, Trêve des confiseurs, ici un bon Lynyrd saupoudré de
Aerosmith, même qu’à un moment y’en a un qui siffle, impossible le rock sudiste
si il n’y a pas un mec qui siffle
« Jukin’ City »
Et puis cette intro à la Thin Lizzy… ensuite ça roule… encore
du Aerosmith pour le rythme et des guitares « lègères »
« Whiskey Man »
Je vais pas me répéter, les guitares ? en fait de « légères »
c’est cet aspect glissant qui éloigne un peu du classique, classique que l’on
retrouve ensuite, après tout c’est un boogie. J’avoue qu’après 50 ans j’ai
encore besoin de ma dose de solo qui déroule et parfois dérouille. Sûrement que
cela me disqualifie pour d’autres genres ?
« Boogie No More »
Fin du post, et donc un exemple de bourrin.
Ted Nuggent
Seulement voilà, il y a « Stranglehold »
Assez vite sur ce titre un bel effet de guitare qui ne sied pas au bourrin que je soupçonne? Alors?
Je sais, je sais ce que chacune et chacun pensent de la plupart de ces rééditions augmentées ou remasterisées.
Au passage, par extension, quel est l'intérêt de celle des Rolling Stones et "Black & Blue"? Aucun? Allez au moins un, idiot mais il existe c'est de repasser "Hot Stuff", un souvenir important d'ado. Dès les premières notes.
Qu'est ce qui m'empêchait de l'écouter sur la version originale? Rien, mais c'est la sortie 2025 qui m'y a fait penser. Donc c'est bien. Après je ne sais pas si il y a une forte différence avec le son d'origine, je m'en fous en fait.
Et les Black Crowes?
Encore au passage, j'ai retrouvé des échanges chez Ranx, il y a dix ans.... à l'époque je n'ai pas tilté sur les avis échangés sur "Amorica" trop concentré à découvrir "Croweology".
Tout ça pour dire que "Amorica" je l'ai ignoré.
Sa date de sortie est coincée dans ma période molle musicale, après la phase d'achat de CD d'opéra et avant celle où je découvre Médiathèque et "gravouille" en MP3
Ensuite j'ai rattrapé et bouché les trous mais c'était trop tard. Bien entendu que je l'ai gravouillé mais il était noyé dans la masse et rien pour y retourner.
Même pas la pochette.
C'est trente plus tard.... p'tain trente ans, je le réalise en écrivant. 30
Un UNCUT, le numéro de Janvier 2026 (cherchez pas, c'est comme ça UNCUT, et il n'y a pas les numéros du loto de fin d'année) un signal fort pour annoncer donc ce DELUXE.
Allez, trêve de discours, dès les premiers accords de guitares, c'est le pied, je peux oublier "Hot Stuff"
"Gone"
J'avais prévu plein d'écoutes pour profiter de mon passage éclair dans ma salle de musique, mais celui qui a squatté mes enceintes, à fond. "Mais quel est donc ce grand corbeau noir" se demandait Ringo Star? C'est "Armorica"
Je retrouve ce frisson qui fait encore croire à l'avenir Guitares Basse Batterie,
Ils ont ce truc, époque bénie d'Aerosmith, de jouer ce rythme à enfoncer des clous dans le béton même armé. Et puis ces envolées mélodiques, oui mélodique, avant de reprendre la perforation. Et cette voix, bon dieu, ramenez-moi en 1994 j'ai oublié deux ou trois trucs. Mais je reviens c'est promis.
"A Conspiracy"
Et là ou je participe au grandiose, là où ce disque entre dans la légende sauf que j'y étais pas, un classique ça se reconnait au sans faute, je suis en train de coller des **** puis de me ressaisir, c'est pas possible allez un ***.... mais non **** finalement
La richesse de "Wiser Time"
- Y'a des solos?
- Mais oui, il y a des solos, comme au bon vieux temps ... (Que les moins de ?? ans)
Allons-y étapes par étapes. !! Attention, c’est bourré
de digressions…et de Drop et même un QOBUZ à la fin
Step 1 : un chouette papier d’un grand-iose artiste
Brésilien, je n’ai jamais eu l’occasion de l’écouter, merci donc à Sorgual pour
sa compilation que l’on trouve ici
Cellui ci "Lamento", est placé avant son choix de « Sofre »,
faut dire que dès que je vois le mot « Lament... » je craque et parie
pour un titre-iose.
Tim Maia – Lamento
Digression1.1.1 À propos de ma théorie sur les titres contenant « lament »,
et je ne les propose pas tous
Il y a ce superbe titre de la lamentation de Federico, l’Arlésienne
de Cilea (pas confondre avec M. Bizet)
Anch'io Vorrei Dormir Cosi
Et Caetano Veloso, Brésilien qui chante en Espagnol.
Lamento Borincano
Fin Digression 1.1.1
Dans le Musiques Populaires Brésiliennes (Le Mot Et Le
Reste) Tim Maia est chroniqué pour « Racional Vol 1 » et le
commentaire précise
.....Il ne s’agit pas pour autant de négliger le reste de sa
discographie, jonchée d’albums fantastiques, jusqu’aux années 90 qui le verront
reprendre « Arrastao » d’Edu Lobo d’une voix à se damner.
Digression 1.1.2
Ce titre de Edu Lobo est célèbre, déjà pour sa version
Arrastão
Encore plus populaire avec la version de Elis Regina
Fin digression 1.1.2
Tim Maia Arrastao
Je voulais proposer l’album de 1995 en entier, mais il dégage
une tristesse provoquée par de pauvres arrangements au synthétiseur tentant de
remplacer des instruments acoustiques, pas tous heureusement.
Fin Digression 1.1
Step 2 :
-Et elle est où la digression 1.2 ?
-Je te demande moi, si ta grand-mère continue à
faire du vélo ? Hein ? Hein ?
Tim Maia. Soudain au cours des échanges nous cherchâmes, non,
nous devisâmes sur ses influences (Passé simple limite limite, adopté après
moult hésitations, d’où le « Soudain » en début de phrase, ce qui
donne une tournure étrange à l’ensemble sans parler de la longueur de la
parenthèse), Sorgual propose Bill Withers. J’en profite pour écouter un album de Bill
que je connais mal.
« Menagerie » de Bill Withers est un quasi chef d’œuvre,
il sera droppé. Tout y est, des arrangements solides, bien dosés, aux services
de mélodies fortes, l’occasion de poser une grande voix.
Lovely Day
I Want To Spend The Night
En parlant de dosage, toujours en fouillant la soul à la
recherche d’influence, voilà du surdosage sucré qui s’éloigne de Tim et qui me
fait craquer, du coup j’en profite pour et dropper et en placer deux ici. (Merci
à REVPOP, ben oui, lui encore, dans son autre expertise) ici, album extrait d’une
liste d’artistes à un seul album. Mais quel album (pour les curieux, tous les
titres ne sont pas aussi saccharosés)
The True Reflection avec
That Was Yesterday
Look At All The Lonely People
Années 70, il n’avait qu’à se pencher M. Tarantino pour dénicher
des pépites, suffit de juger la qualité de ces seconds couteaux.
Step 3:
En parlant de Quentin, c’est quand même lui qui (re)met en lumière Bobby
Cette fois ci, je me rapproche de Tim. Je crois.
Bobby c’est tout un ensemble, il y a de la chair à la James
Brown, un grain de voix papier de verre puissant, des arrangements classieux et
surtout un catalogue de compositions à faire pâlir… je ne sais pas moi … Elvis
Costello ?
Je décide un de ses premiers album qui annonce l’âge d’or
des années 70.
Première déflagration
What It Is
Une tendresse à la Sam Cooke. On peut mourir après ça ?
Non, non, tellement d’autres…
Love, The Time Is Now
Et des reprises ? Non, du vol, une fois entendu il n’y
a plus qu’à oublier la version originale chorale. Quoi ? J’exagère ?
Bien entendu que j’exagère.
California Dreamin'
M’a entraîné bien loin ce Tim… Pas de regrets, en cette fin
d’automne un artiste printanier en décembre et de la soul des seventies…. Que
du bonheur
Haaaa j'oubliais, j'ai placer dans QOBUZ la compilation de Sorgual
Ma dame me parle parfois de M. Zweig. Etonnée quand je lui
dis ne rien avoir lu. Je commençais à m’étonner moi-même.
Il fallait agir pour sortir de cet état d’hébétude.
Elle me conseille.
Je découvre une nouvelle sensation de lecture. Un sentiment
d’intimité très fort, gêne et implication se disputent la préséance.
Je ne suis plus dans un livre, je suis témoin d’une
confidence douloureuse, une histoire qui se raconte et cet interdit de plonger
dans les pages d’un journal intime. Quoique la faute à Stefan (Quand on a lu un
livre de M. Zweig, on peut passer au prénom) qui nous met entre les mains une
histoire qui ne nous regarde pas et qu’il a peut-être lui aussi volé pour
ensuite nous la soumettre ?
Noir, très noir. Dramatique pour elle, tragique pour lui,
même si cette tragédie et remisée en marge de l’histoire.
Pas de suspense, nous devinons, nous savons alors que le
personnage espère. Pas de jugement, comme ces romans noirs où ce que vivent les
protagonistes ne propose aucune morale.
Bon, ça parle de quoi ?
Tsss tssss tssss
Une fois lu, je veux le relire, le revivre. Qu’avons-nous de
disponible?
Pour voir la version avec Danielle Darrieux je m'abonne au site « Capuseen »
J’ai encore la version de Agnes Jaoui à regarder et sa
bande son à écouter.
Et puis, et puis il y a eu
Isabelle Georges : "Zweig était un amoureux de la
musique"
Idéal. Le bon format, la bonne distance: proche, très proche. Comme un orchestre
de chambre qui joue en lieu et place du texte de Stefan, les notes s’échappent
des pages qui deviennent blanches, signal qu’il faut tourner la suivante pour ne
pas perdre le fil.
Je vous convie à cette écoute. En drop. Je vous invite à cette lecture
En musique l’équivalent de fast food ? Easy Listening ?
OK je vois bien le sur-genre. Moi je vous propose un autre sur-genre, mais il
dépend davantage de vous. J’explique, il y a ces artistes, ces musiques, ces
chansons qui deviennent pour vous … Comment dire ? … la référence, ainsi vous plongez plus facilement sur d'autres compositeurs aux mêmes ascendants.
Un exemple évident les COUSTEAU, j’hésite à affirmer que pour
les rencontrer sonoriquement il ne faut pas se lever tard le matin. (Finalement je n'ai pas hésité)
Reprenons la notion de référence.
Commençons une généalogie avec Scott Walker
Scott 3 /
It's Raining Today
Une voix, une ambiance, crooner british, brouillardeux,
orchestration soyeuse et une mélancolie teintée de satisfaction.
S’engouffrent.....
...... David Bowie / Wild Eyed Boy From Freecloud
David
Sylvian / Orpheus
Billy
Mackenzy / Blue It Is
(Lui un peu moins, mais j'ai eu du mal à retrouver son nom, ASSOCIATES est revenu en premier, alors pour la pleine peine)
Certes sans renier l’influence, ils ont su
devenir eux même une avancée dans l’aventure musicale populaire, et puis M.
Walker il tombe pas du ciel, hein ! Jacques Brel, Frank Sinatra, Burt
Bacharach etc…
COUSTEAU ? C’est… c’est d’abord ma découverte en … 2002
Cousteau / Rachael Lately
Une critique de AMG sévère? Trop ? Oui, trop sévère.
....D'ailleurs, de nombreux artistes, comme Tindersticks et
Divine Comedy, s'inspirent de Walker plutôt que de le suivre à la lettre. Dans
le paysage pop/rock actuel (2001), il faut plus que de simples imitations pour
créer un album captivant. Néanmoins, cet album éponyme est un premier opus
prometteur pour Cousteau ; il laisse entrevoir que le groupe, avec des
arrangements plus aboutis et des compositions plus originales, pourrait
atteindre des sommets encore plus élevés.
Et en me promenant sur AMG je découvre qu’ils se sont
reformés en 2017
- Kwaaaaaa !!!! Et on me dit rien à moi.
- Ha, mais attention, il se reforment en COUSTEAUX, il ne
s’agit plus de surveiller son sommeil mais d’aiguiser son écoute.
Cette magie - référencée - est resté intacte.
Je suis heureux de la retrouvaille, je fonds pour ces
vocaux, si je n’y tenais pas trop, mais j’y tiens, je vendrais mon âme pour ne
jamais louper ce genre d'artistes, et tant pis si c’est parfois calqué.
Il y a de l’écriture au cordeau, des arrangements luxueux, un maniérisme de bon aloi.
Sans négliger cette impression que nous écoutons tout de même un ensemble de musiciens, ce qui me manque souvent dans la chanson française.
Tout élaboré qu'est la musique, COUSTEAUX je les imagine sans mal sur scène.
Cousteaux /
Memory Is A Weapon
Cousteaux /
This Might Be Love
Cousteaux / Burma (Ness n'a pas raison)
Et comme deux albums ne viennent jamais seuls
SLOW SHOW
Le blogueur voisin et néanmoins blogpote n’oublie pas de
nous faire profiter de ses découvertes.
Lui aussi me semble sensible à ces voix
qui nous font beaucoup pardonner, si en plus le reste suit : mélodie,
orchestration.
Si les précédents COUSTEAU-X étaient mélancoliques et aériens,
ici on garde le nez au sol pour profiter de l’univers esquissé. Malgré l’orchestration
luxuriante, c’est la palette de gris qui l’emporte, comme observer les pierres
du désastre de Dresde sans jamais lever les yeux.
Envoutant,
terrible
The Slow
Show / Dresden
Comme Tom Waits, je pensais que le chanteur à force de
volonté avait fini par trouver ce timbre quasi inhumain et malheureux. Pourtant, parfois il offre des lamelles de lumière qui réchauffent par contraste
The Slow
Show / Bloodline
Dans un grand moment d’enthousiasme j’ai commencé à placer
des **** un peu partout.
Digression :
Mon temps d’écoute est dédié à connaitre ce que ma douce,
mes potes, mes blogpotes et mes lectures m’incitent à découvrir (Sans oublier IpMix)
Du coup plus de temps pour remettre un disque que j’ai bien
aimé. Je n’y reviens pratiquement plus jamais. Une écoute chasse l’autre.
En décidant de chroniquer à mon tour The SLOW SHOW je réalise
une occasion supplémentaire d’écoute.
- Hou la la, c’est bien compliqué dans ta tête, déjà
tenir des dialogues par écrit alors que tu es tout seul à écrire.
- Oui, ça compense, ça fait comme l’époque où nous
échangions entre potes nos impressions
- Et bien, continue comme ça, alors.
Un dernier pour la route ?
The Slow
Show / Long Way Home, je tente une version publique? Oui!
Ha oui cette voix me faisait penser à…. P***tain j’en ch*** pour retrouver son nom (déjà Associates/Mackenzy n’avait pas été évident)
Ben oui, soudain, comme ça. Une envie pressante. Pour bien
faire je reprends mon fil « fleuve jazz »
«Fleuve jazz » je pratiquais cette métaphore pour
imager ma découverte du jazz comme un long voyage, les étapes proposées par
ce livre
Complétées par ce guide
Que je conseille puisque s’attarde davantage sur des disques
majeurs plutôt que faire encyclopédique ou historique
Chaque débarquement illustrait la découverte d’un artiste
dans un environnement que j’imaginais très fort pour faciliter ma découverte :
salle de concert, ville aux décors clichés qui stimulaient cette audition
Ces deux livres sont mes béquilles qui me permettent d’avancer
sur ce fleuve, hum, maladroit on penserait à Jésus en convalescence rejoignant
l’autre rive. Bon disons les deux brassières qui m’empêchent de me noyer dans ces cours d'eau sonores.
En parlant de Jazz, j’en profite pour rendre hommage aussi à
deux personnes qui m’abreuvent de bon jaaazze. Un Pascal-George qui offre lui
aussi parcours et explications passionnées, par exemple
Et ma douce et belle PascalE qui ne jure que par ces
artistes contemporains anciennement nommés « Jazz-Rock », la chance qu'elle a eu de les voir dans les différents festivals du sud de la France.
Mon fleuve est encore loin de ces rives là mais j’en
approche, le premier livre est trié par date de naissance des artistes. Bud est
né en 1924 tandis qu’un Billy Cobham est né en 1944, Wayne Shorter en 1933….
Patience madame j’arrive !! Impatient aussi que je suis de trouver John Coltrane
(1926) et Miles Davis (1926), j’y prévois un long séjour.
Le fleuve, le fleuve n’attend pas, après Kenny Dorham vient
Bud Powell. Et alors là quel bonheur. Répond tout à fait à cet impérieux.
Musique, puis j’explique, plutôt je propose
Tempus Fugit
Écoutez bien, à quoi vous fait penser cette volubilité ? Moi, à Charlie Parker quand il se lance dans une succession rapide de notes tout en
conservant une ligne mélodique.
Je me souviens de cette histoire (légende ?) qui
raconte la naissance du Bop, le swing repris par les blancs qui s’attribuent
une bonne part du succès public, incitent des artistes noirs à trouver un jeu
qui surpasserait techniquement ces swingueurs.
La preuve ?
All God's Chillun Got Rhythm
C’est un bonheur d’écouter et même d’imaginer le pianiste à
dix mains, courant toutes les épreuves, jeu perlé accompagné par un grand -
déjà accosté - à la batterie : Max Roach que cette virtuosité n’effraie
pas.
Il existe ces musiques dont les contours demandent davantage
d’écoutes avant de participer au plaisir, d’autres qui rebutent. Ici dès les
premières notes, pas de choix, pour vos oreilles les meilleurs baskets avec
renforcement et hop, en route, en course… une musique vivifiante qui rajeunit
les artères et qui fait monter l’adrénaline de la joie.
J’en ai pas fini avec mon Bud le plus sage (ici, placement
de marque de bière) mais en attendant je me permets ce clin d’œil, comprenne qui saura pouvoir vouloir.
C’est qu’on s’habitue à être visité, peut-être lu et parfois
commenté. Si j’oublie les milliers de visites douteuses qui parfois se
concentrent en une seule journée – un contrôle de la police du web ? – j’aime
les (mes ?) quelques dizaines de visiteurs journaliers, c’est bon et
suffisant pour mon ego, on va pas se mentir mais… quoi ! 8 visites hier….
Et je suis en retard sur mes écoutes, m’imposant la règle de
ne commenter que des disques que je découvre à l’occasion et j'écoute peu.
La
lecture accaparante m’accapare.
Au passage: « Le Seigneur des Anneaux »
nouvelle traduction, je pensais d’ailleurs qu’un papier sur la musique de Howard
Shore ne serait pas mal venu. Mais j’ai une écoute d’ambiance sonore pendant ma
lecture, absurde puisque le découpage du film n’est pas celui du livre, pô
grôve.
Oui mais alors que faire ?
Ayant acquis un HS de UNCUT sur la musique progressive
rock, je découvre dans le classement avec grand plaisir et même avec surprise,
Van Der Graaf Generator dans le top 10 sur un classement de 200 albums.
- Pfff ridicule ces classements…
- D’accord mais je suis d’abord addict et puis
surtout si un amoureux de Pink Floyd, Genesis, Yes ou King Crimson découvre ce
groupe, cet album, en pensant…. « si c’est à cette place c’est que ça doit
être utile, et même indispensable voire génial »
Et c’est dans un éclair que je pense retrouver ma règle
immuable de découvrir pour chroniquir !! Dans la même période Peter
Hammill compose un album solo qui fera date auprès de ceux qui notent des dates :
« Nadir's Big Chance » donc je double.
Commençons par se souvenir que ma règle à déjà été entorsée pour l’album en public de VDGG (pour pas répéter Van Der Graaf Generator, je ne
le redirais pas !) VITAL était son nom, son appel à l’aide. Un disque qui
fait partie de mon ADN mais qui n’est pas la bonne entrée pour ceux qui ne jurent que sur la tiquette prog rock.
Continuons avec le
chant de Peter Hammill, lisez bien ce qui suit : il est une des plus
grandes voix du genre et peut-être même d’autres, dans ce monde je le range au-dessus
d’un Peter Gabriel que je juge déjà comme un des plus grands chanteurs de
musique populaire. Chez Peter Gab c’est un registre Emotion avec toute sa
palette sensible, chez Peter Ham
-Jambon ?
-Haaa c’est malin
-C Ce sont plusieurs émotions, plusieurs voix dans un seul
corps: tendresse et fureur qui tend vers la folie avec des points de passage ou
pas. Restons sur Godbluff
The Undercover Man
Une progression mélodique plutôt facile à apprécier et
pourtant solide, 50 ans que j’écoute sans me lasser de cet album. Pour sa couleur
sombre et flamboyante, pour l’utilisation de l’orgue, sax flute pour révéler VDGG unique dans ce genre.
Et puis il y a le titre suivant qui s’enchaîne comme un
chapitre à ne pas lâcher
Ce titre est ma décharge d’adrénaline, à trois minutes il m’impose
la position debout, je suis raide à l’écoute, limite au garde à vous, au bout
de deux minutes je me mets en mouvement, lentement comme un derviche en attente
de la 6eme minute et je bascule en danse de Saint-guy, je saute par-dessus les
meubles, je cours au plafond et… comment vous dire : le volume…. Fort,
fort, fort…
Scorched
Earth
Un final aussi foudroyant que le « Starless » de King
Crimson dans RED
Seul ceux qui ont survécu à la chute écoute le très jazzy « Arrow », et il ne faut pas trop
longtemps à attendre pour que VDGG de retour assène ces flèches musicales.
A écouter le titre « The Sleepwalkers » je pensais :
si Genesis évoque des climats comptines anglaises (sauf The Lamb, plus urbain)
VDGG pourrait être la bande son coincée entre Lovecraft et Philip K. Dick
Les somnambules
La nuit, cette armée stupide, ininterrompue par la dissidence, Est mis en action et leur rythme ne faiblit pas. Au pas, avec une grande précision, ces danseurs de la nuit Avancez contre les ténèbres – quelle puissance implacable ! Les yeux ondulés par la lune, les bras et les jambes akimbo, Ils marchent et vivent, espérant bientôt sortir de ces limbes. Leurs esprits, anticipant l'aube du jour, Je ne saurai jamais ce qui attend un simple aperçu Trop loin, trop tôt. Les sens sont atténués dans une semi-sensibilité, ne faisant que traverser cet avion, Ne voir que des images fragmentées prématurément raccourcies par le cerveau, Mais respirer, vivre, savoir dans une certaine mesure au moins L'âme qui enracine la matière de la Belle et de la Bête. De quelle dent ou de quelle griffe naît le meurtre, De quelle chair et de quel sang naît la passion ? Tous deux traversent l'air avec le balancement du pendule De manière mortelle mais délicate. Et toutes les gammes de sentiments sont là dans le rêve Et chaque logique est ébranlée par la force du cri Les sens piquent. Et même si je rêve et que la réalité s'arrête Je connais seulement le sens de la vue et c'est tout Et ce n'est rien.
Penser que l’Italie est le pays qui a le plus apprécié VDGG est
un argument supplémentaire au génie de ces artistes, sombre et flamboyant,
Noir, Or et Argent.
Je vous laisse pour me tourner vers l’album solo de Peter
Hammill « Nadir » qui atteint sa cible (Attention, jeu de mot bien
caché car honteux)
Pour mieux que moi, lire la page 244 du
Ce n’est pas une totale découverte pour moi, mais dès le
premier titre je rejetais l’écoute. Je n’étais pas prêt. Voici que je me décide
pour ce papier.
Je cite AMG
« Hammill ne se laisserait plus jamais aller à un tel
état de sauvagerie poilue. »
" Hammill would never let himself be this wild and hairy again".
Pas pu m’empêcher de proposer la traduction, plus drôle que la
version originale.
La relation Hamill et prog rock because of VDGG ne peut que
nuire à la découverte de cet album.
C’est exactement ce que tu viens de faire
Je tente de rattraper mon embarras
Se souvenir que cet album est cité par John Lydon, que la
tiquette Proto Punk & Art Rock lui colle comme un gant de peau.
Plusieurs façons de l’approcher ?
Celle qui aujourd’hui
m’a convaincu est d’enchaîner les deux premiers titres « Nadir's Big
Chance » & « The Institute Of Mental Health, Burning »
Nadir's Big Chance
The
Institute Of Mental Health, Burning
Donc, un album à ranger près des albums de Bowie, Lou Reed, New
York Dolls…. John Cale? The Fall? En fait dur à tiqueter.
Chaque titre endosse un costume souvent trop grand et toujours différent, laisse les mouvements du corps libres même si, et surtout
si désarticulés.
Open Your Eyes
Maintenant je n’oublie pas ce que je vous ai dit sur son chant
Been Alone So Long
Il est content le Antoine, il a fait son papier, il espère
convaincre quelques lecteurs, deux albums, bien un qui tapera dans le mille, hein ?
Peter ! Et surtout, enfin, il s’approprie NADIR depuis le temps, pas perdu
le temps.
(pour ceux qui n’avaient pas bien compris le jeu de mot plus
haut, toute honte bue)
A bientôt, sans faute, puisque ma douce les corrige.