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mardi 31 mars 2026

Finn et Kelly. Le Nom Des Gens. Goin' Your Way. Les Prénoms Aussi

Par quoi commencer où ? Le début. Un papier de Charlu sur un très bel album plein de douceur, tendresse. J’ai tapé juste sur les qualificatifs ? En manque de câlinerie ? Alors jetez un œil, une oreille (** Un doigt de pied ? C’est malin !)

https://leschroniquesdecharlu.blogspot.com/2026/03/the-veils-2025.html

Je lis, à propos de The Veil la présence d’un Finn, ni une ni trompette je fonce me tromper car ce Finn est prénommé alors que « mon » Finn est nommé, artiste compositeur de… de… Crowded House.

Je reviens tout penaud chez The Veils, me consoler avec ce beau titre

The Veils - A Land Beyond



Attendez, attendez, une madame Victoria Kelly a conçu les cordes sur l’album de The Veils et … aussi … sur un album de Neil Finn « Dizzy Heights ».

Tiens, je ne l’ai pas, qu’en dit AMG? Je fouille et je tombe sur un autre Neil Finn, en collaboration avec … avec Kelly ! Quoi Kelly comme Victoria ? Oui mais Paul. Et en fait un homonymousse. Un album live où Neil Finn échange des titres avec Paul Kelly. Pour se faire une idée, AMG précise

Et si Bruce Springsteen et Neil Young partaient en tournée ensemble ? Un véritable concert en tête d'affiche où ils partageraient un groupe, s'échangeraient des chansons de leurs carrières respectives et reprendraient les morceaux préférés de l'autre ? En 2013, les fans de pop australienne ont eu droit à leur propre version de ce scénario lorsque deux des plus grands auteurs-compositeurs et chefs d'orchestre des antipodes, Neil Finn (surtout connu en Amérique du Nord comme leader de Crowded House ) et Paul Kelly (dont les enregistrements des années 80 avec son groupe The Messengers ont fait de lui une figure culte aux États-Unis et une star majeure en Australie), se sont associés pour une série de concerts où ils ont chacun sélectionné des tubes et des raretés de leurs répertoires, accompagnés d'un groupe composé du fils de Neil, Elroy Finn, à la batterie et à la guitare acoustique, du fils de Paul, Dan Kelly , à la guitare et aux claviers, et de Zoe Hauptmann, membre du groupe de tournée de Kelly, à la basse.

Crowded House je connais bien, 1991 je tombe de ma chaise sur une critique de « Woodface » contenant des titres d’une grande beauté et souplesse – écrit le critique – qu’un Costello rêve d’écrire lui le spécialiste des mélodies amidonnées

- ** Ha ça y est, tu l’as casé

- Pas ma faute, c’est un fait

Ce continent d’ailleurs inspire le même genre de critiques, je me souviens aussi « ….du titre qu’aurait aimé écrire un Bryan Ferry »

Icehouse - Hey Little Girl



Et Paul Kelly au fait ? Je connais encore mal, juste cette réputation de star Aussie. Donc une occasion d’entendre en public les meilleurs titres de Finn et vu la sélection probablement un choix intéressant des chansons de Paul Kelly.

Quand je lis « Paul Kelly est une star en Australie » forcément je plonge, comme pour Mireille Mathieu déesse au Japon, ou Patricia Kaas adulée par et Vladimir et les russes dans leurs propres intérêts.

Un jour le jetterai mon dévolu sur la K-Pop, juste attendre le bon moment. Rappel: à la Fnac kekpart à Paris il y avait tout un stand de K-Pop, alors…

Revenons-en à nos jumbuck. Je commence par mon chouchou, Neil Finn, ne pas confondre avec Andrews bande d’ignare !!

Et pour ceux·elle qui souhaitent un genre de compil des meilleurs de Crowded House, c’est ici

Better Be Home Soon



Fall At Your Feet



Don't Dream It's Over



Avouons tous en cœur : quelle écriture…

 

Et le Paulo ? (non, non, Charlu, Kelly)

« For The Ages » et la complicité du public



« You Can Put Your Shoes Under My Bed » la belle ballade d’amour pour rester



« How To Make Gravy », une carte postale qui a fait pleurer tout un pays



Un autre, plus énergiques, un peu Tom Petty ? « Dumb Things »


Moins pop, davantage chansonnier et très chaleureux le monsieur Kelly.


Les deux ensembles. Heureux de s’échanger leurs chansons, de proposer un bon moment.

Don't Stand So Close To The Window/Four Seasons In One Day



J’adore ces cheminements musicaux qui m’entrainent de bonnes surprises en découvertes non planifiées.  

Et si vous êtes arrivés ici, pour finir en beauté, la nuit est tombée, il fait doux, vous vous installez sur le rebord un verre à la main pour moi, une guitare pour elle et

Moon River



mercredi 25 mars 2026

Frank Zappa - Burnt Weeny Sandwich. Ha tu es là toi! Tu étais passé où?


Un fil que je reprends. Frank (Non, t’inquiète Ranx, j’ai pas écrit avec un C) Zappa. L'épisode précédent date de 2020, j’ai attendu six ans et deux jours, un fil un peu usé, ténu mais tenu. 

Un artiste, si je ne devais en garder qu’un…

** Costello ?

Si je ne devais en garder qu’un ce serait Frank Zappa. Après beaucoup d’hésitations, de réunions, de concertations, de sondages, de votes.

** Pas Costello ?

La richesse musicale, 

l’humour pour dégonfler l’égo, adhérer à ses esthétiques pourrait paraitre snob et élitiste, 

l’ouverture vers de nombreux univers musicaux : jazz, rock, soul et contemporaine (** quoi contemporaine? la musique!!).

Prenons ce « Sandwich à la saucisse brûlée » (Burnt Weeny Sandwich), en tout cas moi je le prends.

Frank Zappa - Holiday In Berlin, Full-Blown



Progressive jazz rock Zappaïen? Une folie que l’on trouve parfois chez Nino Rota pour Fellini. Ici une guitare rock, là des effets cuivre jazz, ailleurs, ce ne serait pas du xylophone ?

Résultat : je suis pris dans ses méandres astucieux, une construction excentrique qui reste suffisamment mélodieuse pour accepter sa coloration unique. Une mosaïque incroyablement cohérente tout en m’offrant du plaisir et la sensation d’être moins bête après écoute.

Encore plus composite

Frank Zappa - The Little House I Used To Live In



Bon, plutôt que de me creuser le caisson en images, métaphores, périphrases (au fait, vous vous souvenez de cet Audiard « ça, c’est une métaphore ») je passe au sentiment, c’est la joie de le retrouver, il y a bien trop longtemps que je ne l’écoutais plus, sauf « Yo’ mama » de « Sheik Yerbouti » un de mes soli de guitare fétiche et j’en ai peu.

Cette fois ci, j’emporte un bouquin consacré à ses albums, Frank je ne te quitte plus. C’est vraiment trop bon de se recroiser.

Et pas seulement pour tes longues plages musicales multi instrumentales, pas seulement pour tes clins d’yeux aux contemporains tel la partie piano entendue plus haut mais aussi

Frank Zappa - Igor's Boogie, Phase One & Two



Non, pas seulement. Il y a aussi ce gout prononcé pour la ritournelle populaire, un peu déconstruite, pas pour caricaturer, juste la Zappaïer

Frank Zappa – Valarie



Voilà une reprise pastichée sans moquerie, le sourire ironique qui se dessine sur le visage de l’auditeur se transforme rapidement en béat (Guy ? Qui ? Non, laisse tomber). Frank Zappa admire le genre Doo Wop.

Pas que lui

Elvis Costello – Tripwire



** Voilà, tu es content ? Tu l’as ton Costello

Pff quand l’inconscient s’invite dans le texte

** Et la pochette « Burnt Weeny Sandwich »?

Du collage hétéroclite, mais c’est en regardant de plus près, non, de plus loin, qu’un tout se révèle.

Promis, vivement le prochain. Mais en attendant …. Bonne saucisse.  


vendredi 20 mars 2026

Arrêt-Bus(ical) Mais qui est donc ce génie?

 

Bon déjà la réponse pour ensuite passer aux choses sérieuses ? Non, aux émotions, aux images fortes. Ce génie.


J’ai et longtemps et beaucoup utilisé la métaphore du fleuve pour ces voyages que je m’organise dans le jazz. Et au moment de Bud, c’est peut-être du non navigable, la virtuosité est telle que c’est un étourdissement, c’est comme naviguer en eau tumultueuse, on oublie les paysages.

Puis on apprivoise, j’apprivoise ce jeu saisissant pour enfin goûter la mélodie.

Main gauche, main droite, rive gauche, rive droite, sur ce titre j’imagine bien un strabisme auditif

Bud Powell - Just One Of Those Things



Ma version du disque "The Genius Of Bud Powell" enchaîne trois prises de “Tea For Two”, ce que je trouvais d’abord étrange, pour accepter finalement les écoutes successives, moins pour apprécier le talent d’improvisation que pour goûter cette merveille sans avoir à se relever.

Bud Bowell - Tea For Two (Take 10)



L’histoire raconte l’importance de ce pianiste de jazz, un géant, un incontournable, un pilier du Bebop.

Ces titres, swing et émotion. Un jeu halluciné, une montagne russe de sensations, parfois posées, souvent pénétrantes, un bonheur. Et ces notes finales qui invitent au silence pour laisser le temps de comprendre ce qui vient de se passer.

Bud Bowell - Dusk In Sandi



Bud Bowell – Oblivion



Bud Bowell – Hallucinations



J’étais tenté de raconter des événements tragiques de sa vie pour épaissir le portrait, d’autres font bien mieux.

Alors deux anecdotes musicales tournées autour de l’amitié que lui porte Thelonious Monk

Thélonious Monk lui dédiera « In walked Bud »



« Soudain Quelque chose se passe quand Bud arrive… »

Et il lui écrira « 52nd Street Theme » qu’il ne jouera jamais, si ce n’est pas de l’hommagité grandiooose ça !!



Bud parti, c'est fini? Non, je continuerai le Powell!


vendredi 13 mars 2026

GET HAPPY : Battle entre IA Part 5/5, MISTRAL imite mon blog

 

Voici une chronique de l’album "Get Happy!!" d’Elvis Costello, dans l’esprit du blog "Gaitapis" — c’est-à-dire avec un ton à la fois passionné, un peu désinvolte, et toujours ancré dans l’émotion musicale et l’histoire du disque.


Elvis Costello – Get Happy!! (1980) : Le soul man blanc qui s’est brûlé les ailes

Il y a des albums qui naissent d’un ras-le-bol, d’une envie de tout casser, ou simplement de se réinventer avant que le monde ne vous enterre. "Get Happy!!" est de ceux-là. Après avoir frôlé le burn-out artistique et médiatique, Costello débarque en 1980 avec un disque qui sent la sueur, la soul, et un peu le désespoir chic. Exit les poses new wave et les couplets cinglants d’"Armed Forces" : ici, on danse, on sue, on s’accroche à des mélodies courtes comme des coups de poing, et on se demande si le bonheur n’est pas juste une autre forme de folie.

Un album en 20 morceaux, ou comment survivre à sa propre légende Imaginez : 20 titres en moins de 50 minutes, des morceaux qui s’enchaînent comme des singles Motown, avec des basses qui grognent, des claviers qui scintillent, et une voix qui oscille entre rage et tendresse. Costello a écouté Stax, a volé des riffs à Booker T., et a balancé tout ça dans un mixeur avec son cynisme habituel. Le résultat ? Un disque qui respire l’urgence, la frénésie, et une étrange joie mélancolique. "I Can’t Stand Up for Falling Down" (reprise de Sam & Dave) ouvre le bal avec une énergie presque paniquée, comme si le chanteur savait qu’il n’avait plus le temps de tergiverser. Puis viennent "Human Touch" (un cri de solitude en costume de soul), "Beaten to the Punch" (la boxe en 2 minutes chrono), et "Love for Tender" (une ballade qui sent la cigarette froide et les regrets du lendemain).

Pourquoi c’est un chef-d’œuvre ? Parce que Costello, ici, ne joue plus à l’intellectuel rock. Il se met à nu, ou presque. Les textes sont toujours aussi acérés, mais la musique respire, danse, et parfois même console. Les Attractions (Steve Nieve au clavier, Bruce Thomas à la basse, Pete Thomas à la batterie) n’ont jamais été aussi inspirés, aussi proches de l’implosion. Et puis, il y a cette production : un son brut, presque lo-fi, qui donne l’impression d’écouter un concert dans un club enfumé. Les démos acoustiques en bonus (dans les rééditions) confirment d’ailleurs que ces morceaux tenaient debout même sans fard.

Les titres à écouter absolument (et où les trouver sur YouTube) :

  • "I Can’t Stand Up for Falling Down" : La reprise qui donne le ton, entre soul et crise existentielle.


  • "Human Touch" : Costello en mode "j’ai tout, mais je n’ai rien". Un chef-d’œuvre de tension musicale.


  • "Love for Tender" : La ballade qui prouve que le cynisme peut avoir un cœur. 


  • "Riot Act" : La chanson qui clôt l’album, et qui sonne comme un adieu (provisoire).


  • "B Movie" : Pour les fans de Doors et de riffs qui collent aux baskets. 


Le mot de la fin "Get Happy!!" est un disque de survie. Celui d’un artiste qui a failli se noyer dans son propre venin, et qui a choisi de danser sur les décombres. Ce n’est pas son album le plus célèbre, ni le plus "parfait", mais c’est peut-être son plus humain. Et aujourd’hui, alors que le monde semble tourner à l’envers, il fait du bien de se rappeler que le bonheur, même factice, reste une sacrée bonne raison de se lever le matin.


PS : Pour les puristes, la réédition 2003 avec les démos acoustiques est un must. Et si vous croisez un vinyle d’occasion, achetez-le sans hésiter. Ce genre de disque, ça se transmet comme une maladie bénigne.










GET HAPPY : Battle entre IA Part 4/5, GEMINI imite mon blog


 ELVIS COSTELLO & THE ATTRACTIONS - Get Happy!! (1980)

On dit souvent que la contrainte crée la forme. Après les tensions de Armed Forces et cette tournée américaine désastreuse où l'alcool a délié les langues un peu trop vite, Costello avait besoin de se racheter une conduite, ou du moins de changer de costume. Fini le punk anguleux, place à la Soul. Mais attention, pas celle qui s'étire en longueurs sirupeuses. Non, ici, on parle d'une urgence frénétique : 20 titres en 48 minutes. Une course contre la montre où chaque seconde est rentabilisée.

Dès la pochette, avec son usure simulée (bien avant que cela ne devienne une mode Instagram), on sent l'hommage au vinyle 60s, celui qu'on a poncé sur la platine. Musicalement, c'est un tour de force. Costello et ses Attractions digèrent la Motown, la Stax et le Northern Soul, mais ils le font avec une nervosité toute britannique. C'est de la soul jouée par des gens qui ont trop bu de café. Steve Nieve est impérial, ses claviers bondissent partout, tandis que la section rythmique Thomas/Thomas verrouille le tout avec une précision effrayante.

Ce qui frappe, c'est cette densité. À peine le temps de savourer un refrain que le morceau suivant vous saute à la gorge. Il y a de la mélancolie, bien sûr, cachée sous le tempo, des jeux de mots à tiroirs ("New Amsterdam") et cette voix, toujours au bord de la rupture, qui n'a jamais été aussi expressive. C'est un disque de "collectionneur" fait pour les juke-box de l'esprit. Un disque qui vous attrape par le col et vous ordonne d'être heureux, ou du moins, de danser jusqu'à l'épuisement pour oublier le reste.

Choix de titres à écouter d'urgence :

  • I Can't Stand Up For Falling Down : La reprise de Sam & Dave. Deux minutes de perfection rythmique. Si votre pied ne bat pas la mesure, vérifiez votre pouls.


  • High Fidelity : Pour l'ambiance un peu plus sombre, ce groove tendu qui préfigure presque le trip-hop avec vingt ans d'avance.


  • New Amsterdam : La valse hésitante où Costello montre qu'il peut faire rimer cynisme et géographie sans perdre le fil de l'émotion.


  • Riot Act : Le final dramatique, où le masque tombe enfin.


Le GaiTapis

Elvis Costello_._Get Happy!! (1980)(Full Album) Cette vidéo permet d'écouter l'intégralité de l'album Get Happy!! dans son ordre original, incluant les titres recommandés dans la chronique.



















GET HAPPY : Battle entre IA Part 3/5, DEEPSEEK imite mon blog


 

Absolument ! Voici une chronique du disque "Get Happy!!" d'Elvis Costello, calquée sur le ton et la forme du blog "gaitapis.blogspot.com".


Chronique Vinyl #247 : Elvis Costello, le génie contrarié qui nous a offert 20 tubes en 48 minutes (sans qu'on s'en rende compte)

Écouter cette chronique en fond sonore : Un léger grésil de platine vinyle, le claquement sec d'une canette de bière américaine trop sucrée et, au loin, l'écho d'un orgue Vox Continental dans un club enfumé.

Salut les oreilles. Aujourd'hui, on ne va pas parler d'un album confidentiel déterré au fond d'une cave de Milwaukee. Non. Aujourd'hui, on parle d'un monstre. Un ovni pop qui a débarqué en 1980 comme un camion-citerne full soul, lancé à tombeau ouvert sur la route du New Wave, et qui a failli tout emboutir sur son passage. L'album, c'est "Get Happy!!" d'Elvis Costello & The Attractions. L'homme, à l'époque, est un bouillonnant génie contrarié, au bord du burn-out et de la haine de soi, mais encore assez amoureux de la musique pour noyer ses démons dans le son de Stax et de Motown.

La légende veut que Costello, suite à des démêlés biographiques très désagréables (on parle d'une insulte raciste en plein bar, le genre de connerie qui vous poursuit), ait voulu soit se faire oublier, soit se racheter une conduite. Sa méthode ? Enregistrer 20 chansons en un temps record, les produire lui-même (avec Nick Lowe en copilote fatigué), et les balancer sur un double vinyle vendu au prix d'un simple. Le résultat ? Une plongée étourdissante, un tourbillon de mélodies brillantes enrobées dans un son brut, urgent, presque essoufflé.

Ne vous y trompez pas : sous ses airs de fête foraine soul, "Get Happy!!" est un disque d'une noirceur absolue. La trahison, la jalousie, l'auto-flagellation, l'alcool, les relations qui se déchirent... Costello écrit comme un romancier pulp qui aurait avalé un dictionnaire de rimes en tombant dans une piscine de chorus et de lignes de basse hypnotiques. C'est ça la magie : les mots blessent, mais la musique vous fait danser sur place, l'air idiot, jusqu'à ce que vous captiez une phrase et que vous vous disiez : "Attends, il a dit quoi là ?"

C'est du Costello à son sommet : férocement intelligent, mélodiquement généreux, et musicalement irrésistible. Un disque à la fois épuisant et addictif. On en sort sonné, mais avec l'envie immédiate de le réécouter pour attraper tous les joyaux qu'on a manqués au premier passage.


Les Pistes Indispensables (à écouter sur YouTube, évidemment)

1. "I Can't Stand Up For Falling Down"
La reprise explosée de Sam & Dave qui ouvre le bal. L'Attractions est au sommet de sa puissance : la basse de Bruce Thomas est une ligne de vie, les claviers de Steve Nieve pétillent de nervosité, et Pete Thomas à la batterie donne l'impression de courir après le bus. Costello, lui, n'interprète pas, il témoigne. Une déclaration d'impuissance en forme de tube parfait. [Lien idéal : la version album, ou les sessions TV de l'époque.]



2. "High Fidelity"
Un chef-d'œuvre de paranoïa amoureuse. Le narrateur est obsédé, jaloux, dévorant les comptes-rendus des infidélités de sa bien-aimée. Le pont ("Do you laugh at me behind my back?") est l'un des moments les plus vicieux et brillants de sa carrière. La ligne d'orgue est pure tuerie. [Chercher le titre + "The Attractions", live ou studio.]



3. "New Amsterdam"
Une parenthèse mélancolique et tendre au milieu de la frénésie. En à peine deux minutes, c'est un voyage entre New York, Londres et un cœur brisé. La chanson bascule soudain dans un medley éclair avec "You've Got to Hide Your Love Away" des Beatles, un clin d'œil génial qui prouve que malgré sa rage, Costello est d'abord un fan de musique absolu.



4. "Riot Act"
La face sombre de l'album. Un tempo lent, pesant, une basse menaçante. Costello chuchote puis crache ses mots, dressant le constat glacial d'une relation finie. "You can call me anything you want / I don't object." C'est d'une beauté désespérée et froide. A écouter la nuit, avec un verre à la main.



5. "Love For Tender"
L'exemple parfait de l'alchimie de l'album. Un thème économique ("Love for Tender", jeu de mots sur "Legal Tender") transformé en explosion soul-punk survitaminée. C'est court, rapide, et ça contient plus d'idées que la discographie complète de certains groupes. La performance live, souvent encore plus rapide, est à tomber par terre.



6. "King Horse"
Mon petit faible personnel. Une énigme musicale. Une mélodie entêtante, des paroles obscures ("You're the horse that I bet on"), et un climat étrange, presque halluciné. C'est le joyau caché, celui qui vous accroche à la dixième écoute et ne vous lâche plus. L'orgue y est, encore une fois, magistral.




Pourquoi cet album vous parle encore aujourd'hui ?

Parce que c'est une leçon. Une leçon que l'on peut transformer sa honte, sa colère et ses échecs en une énergie créatrice folle. Que l'on peut couler des textes acérés dans des moules musicaux joyeux. Que 20 chansons en 48 minutes, c'est possible, à condition que chacune soit un diamant brut.

"Get Happy!!" n'est pas un album facile d'accès. Il vous bouscule, il ne vous laisse pas respirer. Mais une fois qu'on accepte de se laisser porter par son courant tumultueux, on découvre l'un des disques les plus riches, les plus humains et les plus excitants de l'histoire du rock. C'est l'œuvre d'un homme au bord de la crise, sauvé par sa seule vraie religion : la musique.

Maintenant, allez l'écouter. Et la prochaine fois que vous mettrez un disque de 40 minutes avec 8 chansons, vous penserez à Costello en 1980, qui, lui, aurait déjà enchaîné 12 titres et serait en train de se resservir un verre.

Signé : Le Vieux Ronchon aux Doigts de Fée.

 

GET HAPPY : Battle entre IA Part 2/5, CHATGPT imite mon blog


Elvis Costello – Get Happy!! (1980)

ou comment faire danser la parano

À première vue, Get Happy!! est un disque joyeux. Le titre l’ordonne même, avec ses deux points d’exclamation hystériques : sois heureux, et vite. À l’écoute, pourtant, on comprend rapidement que ce bonheur est un concept douteux, sous surveillance, presque menaçant. Elvis Costello n’a jamais été aussi nerveux, aussi compressé, aussi tendu dans un costume trop étroit.

On est en 1980. Le punk est déjà rangé au grenier, la new wave s’installe, et Costello décide de regarder encore plus loin en arrière : la soul Stax, Otis Redding, Sam & Dave, Booker T., mais passés à la moulinette britannique, blanche, sarcastique et méfiante. Le résultat n’est pas un hommage chaleureux : c’est une soul sous anxiolytiques, jouée à toute vitesse, comme si chaque chanson risquait de s’effondrer si elle dépassait les 2 minutes 30.

Les Attractions sont au sommet de leur art. Steve Nieve plaque ses accords comme un homme pressé de fuir, Bruce Thomas joue des lignes de basse bondissantes mais jamais rassurantes, Pete Thomas cogne sec, sans swing inutile. Tout est serré, anguleux, presque brutal. Pas de respiration. Pas de ballade. Pas de pause clope.

Costello, lui, crache ses textes comme des diagnostics : amour malade, parano conjugale, jalousie, désillusion, culpabilité. Il chante la soul comme on rédige un rapport d’autopsie. Le disque est rempli de personnages qui veulent être heureux mais n’y arrivent pas, ou trop tard, ou au mauvais endroit. Le groove existe, mais il sert à masquer l’angoisse, jamais à la résoudre.

Ce qui frappe surtout, c’est la densité. Vingt chansons. Aucune intro inutile. Aucun remplissage. Get Happy!! est un disque qui déboule, sature l’espace et repart avant qu’on ait eu le temps de se demander si on allait bien. C’est une playlist avant l’heure, mais cohérente, obsessionnelle, presque maniaque.

Et contrairement à beaucoup de disques “hommages”, Get Happy!! ne sonne jamais rétro. Il sonne urgent. Comme si Costello avait compris avant les autres que la nostalgie est un piège, et qu’il fallait la jouer vite, très vite, avant qu’elle ne devienne confortable.

Un faux disque joyeux, donc.
Mais un vrai grand disque.


Quelques titres à écouter (et réécouter) sur YouTube

  • I Can’t Stand Up for Falling Down
    La soul revue par un homme qui glisse en permanence. Chef-d’œuvre de nervosité.


  • High Fidelity
    Costello règle ses comptes avec les infidèles sur un rythme qui donne envie de danser… seul.


  • New Amsterdam
    La seule respiration du disque. Gueule de bois, regrets, et piano ivre.


  • Love for Tender
    Exemple parfait de groove qui sourit pendant que les paroles saignent.


  • Riot Act
    Tout est dans le titre : court, sec, ironique, implacable.


Get Happy!! n’est pas un disque feel good.
C’est un disque pour gens qui sourient en serrant les dents.
Et c’est pour ça qu’il est indispensable.









 




















GET HAPPY : Battle entre IA Part 1/5, commençons par ma mienne, IA Insouciant Antoine

 

J’en profite pour éclaircir deux points qui obscurcissent les pensées des lecteurs ici présents.

1)      Hé oui, GAI TAPIS vient d’un habile contournement Étymologique de GET HAPPY qui fut mon premier blog de 2007 interdit finalement en 2013 par GOOGLE sous la pression des autorités, faut dire que je donnais des liens de téléchargement, ce qui à l’époque étaient une garantie de lecteurs ? Bon en tout cas de passages.

2)      DEVANT comme pseudo, pas cherché bien loin, mon ID au boulot pour DEVeloppeur ANToine. Erreur fatale ! Lors de mes crises d’EGO, quand je saisis DEVANT sur google, voir si on parle de moi, je ne suis pas déçu du résultat.

Maintenant la BATTLE

J’ai demandé à quatre IA : CHATGPT, DEEPSEEK, GEMINI et MISTRAL de me proposer une chronique sur l’album GET HAPPY en s’inspirant de mon blog.

Pourquoi ? Va savoir, en cas de grosse fatigue, je me disais que ça pourrait… meuhh non, par curiosité, seulement et vraiment.

Finalement je vais les publier, après tout c’est mon choix éditorial, puisque mon blog.

J’ai lu et j’ai déjà les résultats. Dans un sens je n’ai pas de soucis à me faire, c’est dans de nombreux domaines mieux que mes chroniques. Donc identifiables. J’ai néanmoins deux atouts : mes imperfections tels mes jeux de mots amidonnés et mes souvenirs, ha j’ai failli en oublier un autre : j’aime la musique en général, COSTELLO en particulier.

Une Question : est-ce qu’une IA peut avoir de faux souvenirs ?

Avant de commencer, je suis content de la réponse de MISTRAL au moins sur la définition de sa mission « Voici une chronique de l’album "Get Happy!!" d’Elvis Costello, dans l’esprit du blog "Gaitapis" — c’est-à-dire avec un ton à la fois passionné, un peu désinvolte, et toujours ancré dans l’émotion musicale et l’histoire du disque. »

Ça s’est bluffant… Bravo

 

Bon maintenant à moi, « N’ayons l’air de rien. Soyons désinvoltes »

Monsieur COSTELLO, ce n’est pas rien dans ma vie. Si j’occulte ce que cet artiste a eu comme influence dans mon comportement adolescent, je ne mesure toujours pas ce que je luis dois aujourd’hui : éclectisme pour s’autoriser à tenter de tout écouter. Curiosité, patience et tolérance pour aimer beaucoup.

GET HAPPY est un bon exemple. Un peu d’(e mon) hIstoire (Avec un grand I)

1980

ARMED FORCES, son album précédent, a dérouté un peu mon entourage, THIS YEARS était un jalon pop rock accepté dans la mouvance punk, mais comme pour les STRANGLERS ou MAGAZINE, « punk » était une tiquette qui se décollait facilement. La preuve avec GET HAPPY

Visite chez un copain, sous mon bras GET HAPPY.

Beaten To The Punch


 

Des titres courts, ça c’est pour l’esprit « punk » et la lettre est « soul », je n’en avais pas conscience à l’époque car nous en écoutions peu et n’avions pas dans notre entourage de musicologues pour raconter.

Cependant ce disque était apprécié par nos ainé·e·s, surtout la sœur d’un de mes meilleurs amis, nous étions tous un peu amoureux d’elle, look androgyne à la Patti Smith en blonde, anticonformiste, fan de rock, elle était notre inspiratrice pour la musique. Parmi les parutions récentes que nous écoutions, peu l'enthousiasmaient

Néanmoins il y eut ce jour  : nous passions nos nouveaux 33t et GET HAPPY tournait sur la platine, elle entre dans la pièce et demande

« C’est le dernier Costello ? Il est foutrement bien dites donc »

The Imposter



J’étais rouge et fier comme une tomate (Hommage discret à Johnny Halliday et son « Hamlet »), je sais c’est ridicule, à ce moment j’avais l’impression de profiter du talent de Costello. Rien que pour ce court moment, une fois encore, merci Elvis!

High Fidelity (Si vous voulez voir à quoi je ressemblais : un mix de prédisposition et de volontarisme)



20 titres, 20. Courts, concis.

Une couleur musicale unique, à l’os, pas d’esbrouffe, au service de la mélodie. Vous lirez « influence soul », certes mais j’ajoute que le célèbre « 96 Tears » de ? & The MYSTERIANS y est pour beaucoup dans cette couleur.

Ce disque ne me quitte plus, la palette vocale de Costello est totale, pleine d’émotion et d’urgence, normal pas le temps de s’attarder.

Des motifs pourtant évidents qui ne s’usent pas. À chaque écoute un titre chouchou se détache et ce n’est jamais le même.

Pendant que je vous écris je (re)découvre

Motel Matches



Déjà un aperçu de la rencontre soul, country & COSTELLO, un mariage dont il est friand, un pont entre les genres et une occasion supplémentaire de pleurer dans sa bière.

La pochette est classe, la musique est organique, les compositions sont indispensables et ceux qui écoutent GET HAPPY deviennent pour toujours métamorphosés en … éponge sonore mais en éponge classe.

PS : J’ai bien fait d’écrire mon texte avant de lire les IA, le résultat est intimidant mais si j’ai fait un effort c’est pour vanter cet artiste que j’admire aujourd’hui, que j’adulais ado, ado+.

 Et bravo les IA, il y en aura bien une pour convaincre que ELVIS COSTELLO est un compositeur grandioooooose.

PS2: Et puis ces IA, si j'ai pu parfois être immodeste... Ça calme ;-)


mardi 3 mars 2026

Cosmic Cathedral - Deep Water. Si je m'écoutais, je me le proposerai

 


J’en demandais pas tant, une occasion joyeuse, limite euphorique, pour repousser un papier prévu, en construction et un peu monstrueux, j’hésite.

En attendant l’hésitation, laissez moi vous parler de « Cosmic Cathedral »

En résumé, ce pourrait être le résultat d’une de mes demandes à une IA génératrice de musique. Comme SUNO. Mais je me rassure, SUNO n’a pas atteint encore ce niveau, loin s’en faut, et l’expression de ma demande aurait été un tant soit peu lacunaire.

Pour SUNO faire confiance à l’avis de Florent Garcia

ICI ç

Ma demande, parfois formulé dans ce blog: un groupe de prog récent, mais ancré dans ce que j’écoutais dans les années 70. 

Résultat: « Cosmic » sorti d’un chaudron où j’aurai plongé un bout de U.K.

Mais le U.K. de « Danger Money » moins aventureux, plus pop et facile à nos oreilles.

Un soupçon de Alan Parsons, en tout cas le premier que j’ai bien aimé et un épaississant genre Kansas.

On garde bien la couleur prog, instrument compris, mais on ne s’interdit pas de nombreux effets Jazz fusion - après tout nous avons à faire (affaire?) à des pointures, du 46 au moins -  et même des chœurs à la E.L.O..

Attention je recherche la facilité d’écoute et j’ai obtenu la facilité d’écoute. Pour m’assurer ne pas vous faire perdre du temps, au risque de vous perdre: 

J’aime beaucoup Rick Wakeman dans « No Earthly Connection », et pas seulement à cause de l’ L'anamorphose.

Rick Wakeman - Part III (The Spaceman) et je vous aurai prévenu

Encore là? Les sourcils froncés! Ben oui votre caméra est restée ouverte, bon la critique de « LASPYKE »

« Bon, ils ont l'air d'y croire. Je ne veux pas les décourager mais je pense que cet album est un argument supplémentaire pour ceux qui pensent que la vieillesse est un naufrage en eaux profondes... et c'est pas sympa! »

Il reste qui ? Ha merci, maintenant musique

Commençons par le premier titre arrivé à mes oreilles bien fraiches, le titre qui déclenche l’écoute et le papier.

Cosmic Cathedral - Walking In Daylight


Quoi ajouter ? La voix du chanteur n’est déjà pas un repoussoir et il y a même des titres aux accents Robbie (Still Alive), normal ils sont deux à se partager le chant….

Il y a même un titre encore plus abordable, celui qui a concentré ma poudre d’Alan et de E.L.O. j’ai oublié de bien mélanger, ça donne un truc pop (Remember « Nothing To Loose » de U.K.)

Cosmic Cathedral – Time To Fly


- Dis donc, dis donc, j’entends pas mal le nom de « Jesus » dans les chansons?

- Ha bon…. Pas fais gaffe …. 😅


À la batterie : Chester Thompson (Zappa, Impressionnant chez Genesis) Je vous laisse fouiller pour le reste

Et celui qui le premier (m')a proposé ce disque, attiré que j’ai été par l’accroche des dix meilleurs disques de progressive rock 2025.

À 3 :13 du début ç

A bientôt

Ha oui, fallait aussi que je vous parle de….

À suivre


PS: encore un petit

Cosmic Cathedral - Deep Water Suite Iv, Storm Surface


Un peu le solo de Ritchie Blackmore dans "Stargazer"

jeudi 26 février 2026

U2 - Days Of Ash, qui attend encore quelque chose de U2? Moi et je ne suis pas déçu

 


Bon, ça bouscule mon autre papier bien ambitieux, disons un papier très interrogatif sur l'avenir et beaucoup à lire, ce sera probablement le seul dans ce cas, faut dire que je suis assisté, très.

Trêve de pré-lancement pour un futur.

U2. J'ai toujours saisi l'occasion de défendre ce groupe qui n'en a pas besoin, mon côté désintéressé mais à l'écoute.

Je me dépêche avant de tomber sur des articles plus de fond pour remarquer, critiquer ou condamner la démarche. Chacune des chansons est inspirée par une actualité qui secoue, qui inquiète, qui indigne.

U2 engagé!! Si la notoriété peut avoir une utilité.

Surtout quand on y consacre son talent, pas seulement se contenter du sujet sur des compositions bâclées, mais trouver cette inspiration qui caractérise.

Un peu comme les Rolling Stones, des familiarités que je réclame: un jeu de guitare unique, probablement pas le plus Pyroscénique, une voix et si la mélodie & production suivent alors frissons.

Garanti sur ce titre. Si j'ai grimacé sur le premier titre (Question de goût, bon) sur le suivant j'ai été happé. Happé, habile façon de nous laisser entrer dans la chanson, comme pour le Floyd "Wish You Were Here", les bases de la mélodie pour commencer, basse, guitare avec cette impression de note unique mais prenante jusqu'à ce vocal enfin élevé de Bono - son secret, et mon coeur s'accélère.

U2 - The Tears Of Things


Je conseille une écoute de qualité, la version Utube écrase la progression acoustique, basse, guitare Edge, indispensable pour grimper et s'émouvoir avec Bono.

Et ce titre n'est pas l'arbre qui cache la forêt qui est en pente montante. La preuve

U2 - One Life At A Time


À suivre, un nouvel album de U2 pour cette année? Je suis impatient d'être content.


mercredi 18 février 2026

Une tranche de vie en musique et sa compilation, la première? Sur QOBUZ?

 

J’ai un casque, j’ai un casque, j’ai un nouveau casqueeeeuuuuuu….. Sur un conseil éclairé de PG j’ai acquis ( ? À moi !) un casque Sony « Sony WH-1000XM6 Casque sans-Fil Bluetooth à réduction de Bruit Noir, Son Hi-Res Unique, Confortable »

Enfin un casque que je supporte plus d’une demi-heure.


Je me suis perdu dans quelques œuvres orchestrales : Bartok, Wagner… puis me vint une idée qui m’a semblé géniale sur le moment. Un peu comme l’histoire du…


Souvenir : Il y a encore peu de temps, en 2000.

Presque 30 ans ? Ha oui, merde, il y a donc déjà un bon moment je découvre en vrac même temps : Allmusic + Internet + Napster.

Ma fille, la première à avoir eu un PC (Mac) maison et une connexion dans sa chambre. En son absence, j’étais autorisé à surfer sur…


…Sur Allmusic, je notais un artiste aimé et j’explorais l’onglet RELATED ARTISTS, sur Allmusic il y avait 30 secondes d’écoute de chaque titre d’album, c’est comme ça que je dévorais la musique avant de me décider à chercher/télécharger sur NAPSTER. Et si gros coup de cœur, retour en médiathèque pour emprunter, écouter, graver, conserver.

Fastidieux, frustrant et pourtant tellement excitant

Aujourd’hui, je peux reprendre l’idée et monter une compilation, comme celles que l’on préparait pour les copains, pour les boums… obligé de reconnaitre que le plaisir était inéquitablement partagé, bien plus grand pour celui qui prépare.

Je commence ! Quel artiste ?

Elvis Costello ? Trop touche à tout, je vais me retrouver à trop de styles

Alors Divine Comedy !!


Tiquette « Chamber Pop », grand admirateur de Jacques Brel, de Scott Walker.

Généralement j’attends du grand orchestre quand il y a les moyens, de la mélodie, de la ballade sucrée, rêveuse. Pas d’orchestre ? Alors du pastoral qui annonce le printemps. Et si un peu cabaret ? Je prends. Trop maniéré ? Je prends. Un peu de racine blues rock ? Hum, faut voir entendre.

Pour les artistes que je connaissais je n’ai pas eu de mal, pour les autres j’ai lu des commentaires pour trouver le titre candidat parmi des propositions que j’ai écoutées avec attention, me revenait ce souvenir sur le Mac de ma fille… Ha zut j’ai déjà écrit ça.

Donc un titre par artiste de la liste proposée par AMG (Toi aussi, clique sur l'image dessous)


Le tout au casque pour ne pas perdre une goutte de miel.

Parfois la chanson s’éloignait de mes exigences… mais je l’ai prise parce que la chanson, sympa.

Le résultat en DROP ou sur QOBUZ=>
https://open.qobuz.com/playlist/56982133

Et la liste


Ça vous convient? Hein? Hein? Hein? ... Ha oui, le casque.

mercredi 11 février 2026

Robbie Williams. Quand il n'y en a plus.... Prenez ça "Better Man"


J’avais prévu un vite fait pour dire l’envie et l’excitation de voir ce film. Rien que la version de « Angels » cela aurait été Part1 ensuite je visionnais le film pour Part2. Coup de pot pour vous je viens de le voir le film, du coup un seul papier.

Mais avant de finasser, de cinéphilis malin, un clou musical

Robbie Williams – Angels


Un pitch court : le Biopic de Robbie Williams

Une idée : Le rôle de Robbie Williams est tenu par un singe doué pour la comédie, à moins que cela ne soit un trucage. N’empêche le regard est celui de Robbie, je parie.

Une fausse bonne idée ? Non, c’est réussi, dans le sens que l’on y pense plus rapidement. Utile ? J’ai un doute. Reste le symbole du singe, chez Robbie en particulier, les addicts en général : « to have a monkey on one's back »

Robbie Williams – Me And My Monkey (Pas repris dans le film)


Sinon ? Sinon quoi. Vous me connaissez, bien trop client pour être un critique crédible. J’aime le principe du Biopic, j’aime les constructions classiques : Début, initiation, succès et ses excès, chute, rédemption et de la musique, surtout.

Alors ? Des moments auraient pu être plus foudroyants, gonfler la légende sur un titre phare je n’aurai pas été contre ; « Angels » ne décolle pas suffisamment.

Le final, qui reconstitue un concert tiquette crooner que j’ai pu apercevoir en TV, m’a ému – ben oui – assez pour être satisfait du temps passé, assez mais limite.

Robbie Williams - Better Man - My Way


Si vous êtes pressés, regardez le début pour ses relations avec mamie, mama et papa et FRANK. Une fois intégré …. La fin qui prend davantage de sens. Quelques mouchoirs.

Robbie Williams - Better Man – Feel

 

Pour le fun : ceux qui connaissent JUSTIFIED, Dewey Crowe y a un rôle un peu plus gratifiant…

 

samedi 7 février 2026

Robbie Williams, bien vivant. Britpop

 


 

 

Je l’attendais comme le lait sur le feu, je le surveillais comme le Messie, mieux comme un prochain album de Costello. Seulement, je ne bois plus de lait, je ne crois pas à son retour et surtout, surtout, toujours pas de nouveau Costello.

Et c’est bien le premier artiste qui impose ou propose sa tiquette. Quoique. Britpop ou Britrock ?

Robbie Williams - Rocket


Tout ce que vous voulez, mais cet artiste sait s’entourer, en 2002 je commence à m’accrocher au wagon du milieu « Escapology », je visite les précédents. Il m’achève sur « Intensive Care » en cherchant la collaboration de Stephen Duffy de Lilac Time.

(J'ai une version différente sur un autre papier. Mais j'aime bien celle là)

En ça, il me fait penser à Sinatra. Une oreille pour dénicher des talents, même dans l'ombre et partager sa lumière. « Intensive Care » n'a pas connu un gros succès, plusieurs écoutes pour le mériter, ceci expliquant celà.

Depuis je plaide coupable, j’attends ses sorties comme .. je l’ai dit plus haut.

Résultat, des titres toujours bien troussés, peut-être à consommer de suite, peut-être, et je consomme. 

Il a des chansons qui commencent très bien, mais c'est un refrain jubilatoire qui basculera le titre en ****

Robbie Williams - Pretty Face (j’ai hésité à mettre cette vidéo, mais ouf, c’est en playback et il reste toujours très modeste, comme je l’aime)


Je suis injuste, ses prestations live ont de la gueule, mais ici je ne voulais pas perdre la sensation tirée de l’album studio.

Allez une dernière, prétexte à m’en passer un autre. Album déjà passé quatre fois dans sa totalité.

Robbie Williams – Human

 

Et puis, dites moi qui ose dire et chanter et rappeler cette évidence, "d’abord c’est OK"

Robbie Williams - It's Ok Until The Drugs Stop Working



mercredi 4 février 2026

La Voisine Danoise. L'Islande, Bjork .... Dansons. Comme on Veut

 


Un imprévu, un papier qui s’impose après avoir regardé la série sur ARTE : « La Voisine Danoise » ou « Danish Woman » ou « Danska Konan ».

Je ne me lance pas dans un résumé, wiki est très bien pour ça. (Et le module de traduction est très bien fait)

https://en.wikipedia.org/wiki/The_Danish_Woman

Je retrouve le principe jubilatoire d'une autre série « Lilyhammer », souvenez vous (si vous connaissez) un mafieux repenti parti se faire oublier en Norvège à Lillehammer, son naturel confronté à la culture norvégienne….

Cette fois ci c’est une ancienne des services secrets danois qui prend sa retraite dans une banlieue Islandaise. Elle a conservé quelques anciens réflexes, et ce dès les premières minutes.

Nous voyageons peu, cette série de six épisodes est proche de l’unité de lieu : un immeuble sans caractère dans la banlieue de Reykjavik

Et puis, et puis il y a les génériques de début et fin. Loufoque, baroque et jubilatoire. Jamais les mêmes, toujours dansant, une forte envie de les rejoindre.

Donc en musique, j’ai lu que ce sont des réinterprétations de « classiques » Islandais. Tous chantés par l’interprète principale.

Trine Dyrholm - Buster


Trine Dyrholm - Vilde Kaniner




En bonus, je drop la BO, hélas, il n’y a pas sa reprise de « Human Behaviour » qui est touchante, mais des problèmes de droit il semble.

Alors, j’ajoute « Debut » de Bjork. Histoire de se souvenir du plaisir de la découverte de cette artiste, la suivre n’a pas été de tout repos. J’ai dû être largué je ne sais plus où, cela vaudrait le coup de retrouver le fil.


Björk - Human Behaviour


Björk - Venus As A Boy


En attendant, cet album 100% émouvant 100% inusable. "DEBUT"

Reste la question : quand Ditte Jensen reviendra danser ?



mardi 27 janvier 2026

Stereolab, Neu! & Claudine Longet. Pour évoquer les meilleures années de la musique pop


Comme le disait le grand Jim Bob Jim AKA Ramel Floutis, il n’y pas beaucoup de grandes années dans la musique populaire, 1967, 1973 , 1991 et 1997 elles sont là et pas ailleurs. Evidemment chacun sa date de naissance, sa découverte de la musique et donc forcément total désaccord, j’ajouterai bien 1977 mais je ne veux pas d’ennui avec Jim Bob Jim ** (** c’est en renvoi en fin de papier, sauf si j’oublie)

Nouvel appartement, Menton encore et toujours mon amour (elle se reconnaitra). De là où je scribouille je vois le Mont Gros (non, pas mon reflet!!) qui mouille en méditerranée; cependant c'est brumeux je ne peux pas vérifier mes dires, des collines habitées et des trains qui passent. La vie, la belle vie quoi.

Bon alors ces fameuses grandes années ?

Je commence avec le noyau 1997. Période où je découvre puis fréquente la richesse des médiathèques parisiennes. Pas encore la boulimie d'aujourd’hui, mais déjà le gros catalogue, donc beaucoup de survol, peu d’acquisitions et de la gravouille pour cumuler et remplacer les K7.

Tiens par exemple… Stereolab. M’a rapidement séduit pour ce son rétrofuturiste.

Stereolab - Cybele’s Reverie



Stereolab - Metronomic Underground



Pas suffisant pour penser que 1996/1997 est un des fleurons des années pop mais cela y contribue. Certainement.

Comme le Steampunk en littérature de SF, Stereolab c’est ce gâteau composé de

NEU ! – ISI



Années70,  Une musique répétitive, rythme métronomique et superbes boucles de synthétiseur.

Pour arroser le tout il faut cherche dans les années 60 une des premières french touch, pour plaquer ce chant féminin impalpable mis à distance

Claudine Longet - Love Is Blue



Sans oublier l’apport indispensable: l'épice Michel Legrand. 

Et enfin sorti du chaudron bien bouillant

Stereolab - Percolator



Alors pas convaincu ? Moi pas encore, mais comme il y a ce superbe HS de MAGIC consacré aux années 90 je pars en prouvaille et démonstratoum.

A Suivre, ha au fait, en KdoDrop, du Stereolab, du Neu ! et même madame Longet.



** (j’ai failli oublier) En fait c’est affirmé par Cédric Rouquette.

PS: j'oubliais alors que si ce papier doit avoir un intérêt...

Qui a composé "L'amour est bleu" chanté par Claudine Longet?

André Popp

C'est qui André Popp? C'est celui qui m'a ouvert le premier à la musique. Désolé Sergueï ...

Piccolo Saxo










dimanche 18 janvier 2026

Attention Urgence: Don Sebesky - Giant Box. déjà pour Firebird , Birds Of Fire (un absent de QOBUZ??)


Merci déjà à PG qui en 2019 m'a lancé sur la piste de cet album et qui le relance lors du papier sur Stravinsky. Le genre que l'on est pressé de partager. Alors je me presse au partage.

Écriture et présentation paresseuse, je laisse AMG faire le bateleur

Critique de Giant Box par Richard S. Ginell 
Il s'agit peut-être du projet le plus ambitieux de Creed Taylor . Profitant du succès phénoménal de « 2001 » de Deodato , Taylor réunit la quasi-totalité des têtes d'affiche du label CTI, confia à Don Sebesky, arrangeur maison, la création de morceaux ambitieux et lui offrit la première place et deux albums. 
Vingt ans plus tard, la liste des artistes réunis sur un seul album est digne des plus grands noms : Freddie Hubbard , Randy Brecker , Hubert Laws , Paul Desmond , Joe Farrell , Grover Washington Jr. , Milt Jackson , George Benson , Bob James , Ron Carter , Jack DeJohnette , Billy Cobham , Airto Moreira , Jackie Cain et Roy Kral . 
Heureusement, la qualité de la musique est à la hauteur de cette réputation. Tout ce qui a fait la singularité et l'identité de CTI est présent : les adaptations classiques ( l'Oiseau de feu de Stravinsky fusionne avec « Birds of Fire » de John McLaughlin ), les orchestrations et les structures élaborées, les reprises de tubes pop, et une grande liberté d'expression pour les solistes vedettes au sein d'un combo. 
Tous les musiciens brillent de mille feux ; Desmond se montre particulièrement inspiré dans une version chatoyante de « Song to a Seagull », tandis que Hubbard et Washington enflamment le titre évocateur « Free as a Bird ». 
Sebesky, quant à lui, a eu carte blanche pour expérimenter, d'où les vastes envolées de cordes libres sur « Firebird » et les cuivres sophistiqués de Laws, travaillés à l'Echoplex, sur « Fly ». Les deux vinyles originaux étaient réunis dans un coffret classique, accompagné d'un livret de photos et d'une interview de Sebesky, mais la réédition CD austère de CBS condense tout sur un seul disque générique. Aussi moins ostentatoire soit-elle, Giant Box reste un coup de maître et témoigne de la puissance de CTI à son apogée. 
https://www.allmusic.com/album/giant-box-mw0000649723

La pépite qui, attention, ferait oublier la suite ce qui est dommage, dommage je le pense depuis que j'ai décidé d'écouter "Song To A Seagull" en me laissant ensuite porter par le reste de l'album.

Bon, la pépite

Firebird , Birds Of Fire


et aussi Song To A Seagull (le reste en Drop & Box)


Bienvenue dans le son CTI, le son qui me défie à trouver la tiquette: Jazz, Pop, Classique. JPC? J'aimePeaucoupÇa??!!

Et ces arrangements Hi-Fi (prononcer Ouille Faille), en opposition au Lo-Fi.

Je vous laisse, j'avais décidé de faire court. Mais ce partage me semblait indispensable

À bientôt

PS: Cela m'a permis de bien écouter Mahavishnu Orchestra, Joni Mitchell et de me procurer un Jimmy Webb que j'ignorais.

et vous?

Mahavishnu Orchestra - Birds Of Fire


Joni Mitchell - Song To A Seagull


Jimmy Webb - Psalm One-Five-O