(Le voici voilà le papier que je trainai avant l'effet Mads Koch)
Et
J’aurai pu/dû titrer : Surpris d’être déçu de ne pas
être surpris. (Devinette où placer la lettre Q dans la phrase
précédente ?)
1974,
souvenir d’Allemagne
Vacances d’été organisé par le professeur d’allemand Doktor
Huberty. Nous vaquâmes au rayon disque d’un magasin et invitâmes notre prof à
prendre le casque, à écouter (Je me force au passé simple, c’est joli le passé
simple)
- - Vous connaissez ? Suivi de quelques
ricanements discrets
- - Bien entendu, « l’oiseau de feu » de
Stravinsky
Il continue à écouter… quand soudain après 1 minute (avec un
son du casque bien costaud, en ayant pris soin d’écourter le début pour que la
surprise arrive plus vite)
Yes Siberian Khatru
Haaargh Qu’est-ce que c’est, s’exclama-t ’il !!!
Ouarf, ouarf, gnark, gnark….
2024,
50 ans plus tard (pas tout à fait vrai, mais ça fait le compte rond)
Le Sacre du printemps de Stravinsky
Je suis curieux d’écouter et de comprendre en quoi cette
musique a pu choquer, révolutionner.
(Et le passé simple ? Houla 50 plus tard c’est
quasiment le présent quand on a mon âge)
L’écoute m’a permis de découvrir une œuvre magistrale, sans
être capable de me projeter dans le passé et comprendre le prétendu bouleversement de l’écriture musicale
The Rite Of Spring, Part Two, The Sacrifice, Sacrificial
Dance (Currentzis)
2025,
50 ans plus tard + 1 an = ?? 51 ans !!
Lecture passionnante, écriture passionnée :
Éclairage utile sur ma question de 2024, le ballet syncopé a
davantage contribué à blesser les sens des spectateurs du début du siècle. Pour
une musique dérangeante il fallait chercher ailleurs.
Justement, en parlant de recherche, je décide qu’un Opéra de
Stravinsky sera un bon moyen d’élargir mon horizon musical, sans vérifier, hop,
je me jette.
Rake’s Progress est mon choix, guidé par un
« avant-scène opéra » (au fait ! Sauvé de justesse de la
disparition, la revue)
Note au passage: dans sa résurrection la revue propose un abonnement qui donne accès maintenant à un catalogue numérique qui je le souhaite va rapidement s'enrichir....
Ça m’apprendra à ne pas se documenter
La voici ma surprise d’être déçu de ne pas être surpris.
Exemple
The Rake's Progress: No word from Tom, Quietly night, I go I
go to him
C’est beau, émouvant. Bouleversant….
Certes
Mais pas dérangeant. Comprenez-moi bien, je me suis mis en
état d’esprit de découvrir une œuvre secouante, des écoutes avant
l’illumination.
C’est comme l’amateur de foot qui met son plus beau maillot
de son équipe favorite et qui se trompe de match, voire de sport.
La surprise du manque de surprise passée, je découvre passionnant l'élaboration de Rake's qui intègre des œuvres picturales:
Le peintre anglais William Hogarth, a raconté l’histoire de La
Carrière d'un libertin (Rake’s Progress) en huit tableaux (1730+) Deux siècles
plus tard ils inspirent Igor (Igor, on peut se tutoyer ? … pas de
réponse…. Qui ne dit mot consent)
Rien que le premier tableau
Bien regarder les détails.
Le libertin hérite, un tailleur prépare un costume, à
l’entrée une mère at sa fille enceinte qui tient un anneau à la main et les
lettres que la mère laisse tomber et bien d’autres détails illustrent la
situation, manque plus que … la musique
Une musique finalement classique, où les experts avancent des
références : Mozart, Haendel, Verdi, Gluck. Ha ha, trop de références tue l'absence de références.
Bon, restons en au terme Classique. Et goutons la délicatesse
inattendue quand je pensais devoir me concentrer comme sur un album de Coltrane
époque « Interstellar Space » (j’écris ça mais je redoute encore de
le découvrir, sa réputation me bloque)
The woods are green
With air commanding
Love, too grequently betrayed
Tout au contraire, l’écoute me plonge dans une félicitée
très … française. Moi aussi j’ai le droit à un point de vue qui me distingue. C’est
chanté en anglais mais j’entends Massenet dans Manon. L’histoire pourrait être
dramatique, trouble, sulfureuse mais c’est la légèreté qui l’emporte, une
distance bien française.
Vivement l’acte II (cela a plus de gueule que acte 2)
À suivre




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire