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mardi 13 janvier 2026

Igor Stravinsky : Allemagne 1974. Oiseau de Feu, Sacre du Printemps, Rake’s Progress, Acte 1


(Le voici voilà le papier que je trainai avant l'effet Mads Koch)

Et

J’aurai pu/dû titrer : Surpris d’être déçu de ne pas être surpris. (Devinette où placer la lettre Q dans la phrase précédente ?)

1974, souvenir d’Allemagne

Vacances d’été organisé par le professeur d’allemand Doktor Huberty. Nous vaquâmes au rayon disque d’un magasin et invitâmes notre prof à prendre le casque, à écouter (Je me force au passé simple, c’est joli le passé simple)

-          Vous connaissez ? Suivi de quelques ricanements discrets

-          Bien entendu, « l’oiseau de feu » de Stravinsky

Il continue à écouter… quand soudain après 1 minute (avec un son du casque bien costaud, en ayant pris soin d’écourter le début pour que la surprise arrive plus vite)

Yes Siberian Khatru


Haaargh Qu’est-ce que c’est, s’exclama-t ’il !!!

Ouarf, ouarf, gnark, gnark….

2024, 50 ans plus tard (pas tout à fait vrai, mais ça fait le compte rond)

Le Sacre du printemps de Stravinsky

Vincent Agrech, Sophie Bourdais et Emmanuelle Giulianiélisent la version de référence du Sacre du Printemps de Stravinsky.

Je suis curieux d’écouter et de comprendre en quoi cette musique a pu choquer, révolutionner.

(Et le passé simple ? Houla 50 plus tard c’est quasiment le présent quand on a mon âge)

L’écoute m’a permis de découvrir une œuvre magistrale, sans être capable de me projeter dans le passé et comprendre le prétendu bouleversement de l’écriture musicale

The Rite Of Spring, Part Two, The Sacrifice, Sacrificial Dance (Currentzis)


 

2025, 50 ans plus tard + 1 an = ?? 51 ans !!

Lecture passionnante, écriture passionnée :


Éclairage utile sur ma question de 2024, le ballet syncopé a davantage contribué à blesser les sens des spectateurs du début du siècle. Pour une musique dérangeante il fallait chercher ailleurs.

Justement, en parlant de recherche, je décide qu’un Opéra de Stravinsky sera un bon moyen d’élargir mon horizon musical, sans vérifier, hop, je me jette.

Rake’s Progress est mon choix, guidé par un « avant-scène opéra » (au fait ! Sauvé de justesse de la disparition, la revue)


Note au passage: dans sa résurrection la revue propose un abonnement qui donne accès maintenant à un catalogue numérique qui je le souhaite va rapidement s'enrichir....

Ça m’apprendra à ne pas se documenter

La voici ma surprise d’être déçu de ne pas être surpris.

Exemple

The Rake's Progress: No word from Tom, Quietly night, I go I go to him


C’est beau, émouvant. Bouleversant….

Certes

Mais pas dérangeant. Comprenez-moi bien, je me suis mis en état d’esprit de découvrir une œuvre secouante, des écoutes avant l’illumination.

C’est comme l’amateur de foot qui met son plus beau maillot de son équipe favorite et qui se trompe de match, voire de sport.

La surprise du manque de surprise passée, je découvre passionnant l'élaboration de Rake's qui intègre des œuvres picturales:

Le peintre anglais William Hogarth, a raconté l’histoire de La Carrière d'un libertin (Rake’s Progress) en huit tableaux (1730+) Deux siècles plus tard ils inspirent Igor (Igor, on peut se tutoyer ? … pas de réponse…. Qui ne dit mot consent)

Rien que le premier tableau


Bien regarder les détails.

Le libertin hérite, un tailleur prépare un costume, à l’entrée une mère at sa fille enceinte qui tient un anneau à la main et les lettres que la mère laisse tomber et bien d’autres détails illustrent la situation, manque plus que … la musique

Une musique finalement classique, où les experts avancent des références : Mozart, Haendel, Verdi, Gluck. Ha ha, trop de références tue l'absence de références. 

Bon, restons en au terme Classique. Et goutons la délicatesse inattendue quand je pensais devoir me concentrer comme sur un album de Coltrane époque « Interstellar Space » (j’écris ça mais je redoute encore de le découvrir, sa réputation me bloque)

The woods are green


With air commanding


Love, too grequently betrayed


Tout au contraire, l’écoute me plonge dans une félicitée très … française. Moi aussi j’ai le droit à un point de vue qui me distingue. C’est chanté en anglais mais j’entends Massenet dans Manon. L’histoire pourrait être dramatique, trouble, sulfureuse mais c’est la légèreté qui l’emporte, une distance bien française.

Vivement l’acte II (cela a plus de gueule que acte 2)

À suivre


14 commentaires:

  1. Quel génie ce Stravinski !
    Quelle que soit son œuvre, chose certaine, t'es jamais déçu, toujours embarqué et curieux.
    Stravinsky, Bartok, Prokofiev etc. aimaient à revenir à des formes et usages du passé (cf symphonie classique, concerto pour orchestre) et y revenir, s'y référer et même s'en obliger pour créer, avec leurs langages, mais cadrés de ces contraintes.
    Après la révolution de la trilogie, Petrouchka, sacre, oiseau de feu, Igor Stravinsky a cédé à cette muse de redorer le passé.

    Ah ! enfin un peu de classique !
    Merci !

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    1. Ho oui Prokofiev et son "ange de feu" et ses moments presque cauchemardesques.
      Je ne retrouve plus l'échange que nous avions fait pour ma tentative de me mettre au dodécaphonisme. Puisque ce n'est pas la cas de RAKE'S, côté opéra j'hésite entre Moïse et Aaron, Lulu, Die Soldaten... avec peut-être cette impression que la chose va me dépasser? Ce qui m'a encouragé c'est d'avoir tout de même apprécié "La Bagatelle sans tonalité" de Liszt et de me dire, voyons voir. À suivre...

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    2. Je te dirais bien Lulu, mais Moise et Aaron est aussi une très belle oeuvre...
      Voici une interprétation du Stravinsky par un chef qui a dédié sa vie à la musique du XXe :https://open.qobuz.com/album/tt70b25u5vr5a
      tu peux aussi essayer le pierrot lunaire..
      https://open.qobuz.com/album/e7a9701cwq08b

      merci

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    3. Je me demande si je n'ai pas un numéro de ASO sur Moïse, je sais qu'un guide ne me sera pas inutile.

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    4. effectivement pour le coup ça peut être très utile...

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  2. J'ai été chercher mon vinyle un peu poussiéreux ...
    Un morceau de lui qui m'emporte , son "Pater Noster" !!! Déjà une musique fusion entre religiosité européenne et magie russe en 1910.

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    1. Une fusion qui fait rêver, je mets de côté l'idée de quelques recherches, peut-être ma première oeuvre religieuse sérieuse?

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  3. M'en veux pas le Toine, je vais positiver et n'explorer que le YES, c'est un groupe que j'ai beaucoup plus négligé que les autres prog (beaucoup moins de CD d'eux sur l'étagère kokalane).. je crois juste que c'est la voix. Mais c'est un détail, c'est l'occas de réserver cette journée symphonique pour cet autre Anderson .

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    1. YESSONG un jour je ferai ce papier sur ces vinyles dont je n'ai écouté vraiment qu'une seule face, attiré comme un aimant. Idem pour le triple ELP. Encore à découvrir ou trop tard?

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    2. chez elp, tarkus est directement inspiré de stravinsky.

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    3. Je tente de conserver en mémoire ce commentaire pour une futur prospection

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  4. Oh oui, le syndrome du disque à une face ... je dois en avoir quelques uns ...

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  5. https://www.youtube.com/playlist?list=PLIhezhcVFjA-fRmAd1wvujrGw9jD6spa7
    comment dévier stravinsky...

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    1. mais oui, mais oui, souviens t'en, un échange commentaire sur mon papier
      http://gaitapis.blogspot.com/2019/03/vendredi-8-mars-5-la-chanson-qui-met.html
      Sur ce coup j'ai cherché "Giant Box" sur ton conseil, gardé une trace de ce conseil - mon obsession - et placé un **** sur "Firebird , Birds Of Fire" sans écouter le reste, et je vais corriger ce manque de curiosité

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