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vendredi 21 novembre 2025

CousteauX, Slow Show. Si toi aussi tu aimes Scott, David, David. Et Elvis ? Lequel?

 


En musique l’équivalent de fast food ? Easy Listening ? 

OK je vois bien le sur-genre. Moi je vous propose un autre sur-genre, mais il dépend davantage de vous. J’explique, il y a ces artistes, ces musiques, ces chansons qui deviennent pour vous … Comment dire ? … la référence, ainsi vous plongez plus facilement sur d'autres compositeurs aux mêmes ascendants.

Un exemple évident les COUSTEAU, j’hésite à affirmer que pour les rencontrer sonoriquement il ne faut pas se lever tard le matin. (Finalement je n'ai pas hésité)

Reprenons la notion de référence.

Commençons une généalogie avec Scott Walker

Scott 3 / It's Raining Today


Une voix, une ambiance, crooner british, brouillardeux, orchestration soyeuse et une mélancolie teintée de satisfaction.

S’engouffrent.....

...... David Bowie / Wild Eyed Boy From Freecloud



David Sylvian / Orpheus


Billy Mackenzy / Blue It Is


(Lui un peu moins, mais j'ai eu du mal à retrouver son nom, ASSOCIATES est revenu en premier, alors pour la pleine peine)

Certes sans renier l’influence, ils ont su devenir eux même une avancée dans l’aventure musicale populaire, et puis M. Walker il tombe pas du ciel, hein ! Jacques Brel, Frank Sinatra, Burt Bacharach etc…


COUSTEAU ? C’est… c’est d’abord ma découverte en  … 2002 

Cousteau / Rachael Lately


Une critique de AMG sévère? Trop ? Oui, trop sévère.

....D'ailleurs, de nombreux artistes, comme Tindersticks et Divine Comedy, s'inspirent de Walker plutôt que de le suivre à la lettre. Dans le paysage pop/rock actuel (2001), il faut plus que de simples imitations pour créer un album captivant. Néanmoins, cet album éponyme est un premier opus prometteur pour Cousteau ; il laisse entrevoir que le groupe, avec des arrangements plus aboutis et des compositions plus originales, pourrait atteindre des sommets encore plus élevés.

Et en me promenant sur AMG je découvre qu’ils se sont reformés en 2017

- Kwaaaaaa !!!! Et on me dit rien à moi.

- Ha, mais attention, il se reforment en COUSTEAUX, il ne s’agit plus de surveiller son sommeil mais d’aiguiser son écoute.

Cette magie - référencée - est resté intacte.

Je suis heureux de la retrouvaille, je fonds pour ces vocaux, si je n’y tenais pas trop, mais j’y tiens, je vendrais mon âme pour ne jamais louper ce genre d'artistes, et tant pis si c’est parfois calqué.

Il y a de l’écriture au cordeau, des arrangements luxueux, un maniérisme de bon aloi.

Sans négliger cette impression que nous écoutons tout de même un ensemble de musiciens, ce qui me manque souvent dans la chanson française. 

Tout élaboré qu'est la musique, COUSTEAUX je les imagine sans mal sur scène.

Cousteaux / Memory Is A Weapon


Cousteaux / This Might Be Love


Cousteaux / Burma (Ness n'a pas raison)


Et comme deux albums ne viennent jamais seuls


SLOW SHOW

Le blogueur voisin et néanmoins blogpote n’oublie pas de nous faire profiter de ses découvertes.

Lui aussi me semble sensible à ces voix qui nous font beaucoup pardonner, si en plus le reste suit : mélodie, orchestration.

Commencez à lire ce qui suit

C’est ici

https://diskobole.blogspot.com/2025/11/perle-oubliee.html

Si les précédents COUSTEAU-X étaient mélancoliques et aériens, ici on garde le nez au sol pour profiter de l’univers esquissé. Malgré l’orchestration luxuriante, c’est la palette de gris qui l’emporte, comme observer les pierres du désastre de Dresde sans jamais lever les yeux. 

Envoutant, terrible

The Slow Show / Dresden


Comme Tom Waits, je pensais que le chanteur à force de volonté avait fini par trouver ce timbre quasi inhumain et malheureux. Pourtant, parfois il offre des lamelles de lumière qui réchauffent par contraste

The Slow Show / Bloodline


Dans un grand moment d’enthousiasme j’ai commencé à placer des **** un peu partout.

Digression :

Mon temps d’écoute est dédié à connaitre ce que ma douce, mes potes, mes blogpotes et mes lectures m’incitent à découvrir (Sans oublier IpMix)

Du coup plus de temps pour remettre un disque que j’ai bien aimé. Je n’y reviens pratiquement plus jamais. Une écoute chasse l’autre.

En décidant de chroniquer à mon tour The SLOW SHOW je réalise une occasion supplémentaire d’écoute.

- Hou la la, c’est bien compliqué dans ta tête, déjà tenir des dialogues par écrit alors que tu es tout seul à écrire.

- Oui, ça compense, ça fait comme l’époque où nous échangions entre potes nos impressions

- Et bien, continue comme ça, alors.

Un dernier pour la route ?

The Slow Show / Long Way Home, je tente une version publique? Oui!


Ha oui cette voix me faisait penser à…. P***tain j’en ch*** pour retrouver son nom (déjà Associates/Mackenzy n’avait pas été évident)

Asaf Avidan / Reckoning Song


- La voix, tu trouves ?

- En plus lumineux forcément, mais oui.

- Moi aussi, je suis d’accord avec lui

- Hargh un troisième dans ma tête



vendredi 14 novembre 2025

Bud Powell le Géant. Comme une furieuse envie de bisser (Oui, bon, ho la la)

 


Ben oui, soudain, comme ça. Une envie pressante. Pour bien faire je reprends mon fil « fleuve jazz »

«Fleuve jazz » je pratiquais cette métaphore pour imager ma découverte du jazz comme un long voyage, les étapes proposées par ce livre


Complétées par ce guide


 

Que je conseille puisque s’attarde davantage sur des disques majeurs plutôt que faire encyclopédique ou historique


Chaque débarquement illustrait la découverte d’un artiste dans un environnement que j’imaginais très fort pour faciliter ma découverte : salle de concert, ville aux décors clichés qui stimulaient cette audition

Ces deux livres sont mes béquilles qui me permettent d’avancer sur ce fleuve, hum, maladroit on penserait à Jésus en convalescence rejoignant l’autre rive. Bon disons les deux brassières qui m’empêchent de me noyer dans ces cours d'eau sonores.

En parlant de Jazz, j’en profite pour rendre hommage aussi à deux personnes qui m’abreuvent de bon jaaazze. Un Pascal-George qui offre lui aussi parcours et explications passionnées, par exemple

Si vous aimez le Jazz Chapitre 10

Et ma douce et belle PascalE qui ne jure que par ces artistes contemporains anciennement nommés « Jazz-Rock », la chance qu'elle a eu de les voir dans les différents festivals du sud de la France.

Mon fleuve est encore loin de ces rives là mais j’en approche, le premier livre est trié par date de naissance des artistes. Bud est né en 1924 tandis qu’un Billy Cobham est né en 1944, Wayne Shorter en 1933…. Patience madame j’arrive !! Impatient aussi que je suis de trouver John Coltrane (1926) et Miles Davis (1926), j’y prévois un long séjour.



Le fleuve, le fleuve n’attend pas, après Kenny Dorham vient Bud Powell. Et alors là quel bonheur. Répond tout à fait à cet impérieux.

Musique, puis j’explique, plutôt je propose

Tempus Fugit



Écoutez bien, à quoi vous fait penser cette volubilité ? Moi, à Charlie Parker quand il se lance dans une succession rapide de notes tout en conservant une ligne mélodique.

Je me souviens de cette histoire (légende ?) qui raconte la naissance du Bop, le swing repris par les blancs qui s’attribuent une bonne part du succès public, incitent des artistes noirs à trouver un jeu qui surpasserait techniquement ces swingueurs.

La preuve ?

All God's Chillun Got Rhythm



C’est un bonheur d’écouter et même d’imaginer le pianiste à dix mains, courant toutes les épreuves, jeu perlé accompagné par un grand - déjà accosté - à la batterie : Max Roach que cette virtuosité n’effraie pas.

Il existe ces musiques dont les contours demandent davantage d’écoutes avant de participer au plaisir, d’autres qui rebutent. Ici dès les premières notes, pas de choix, pour vos oreilles les meilleurs baskets avec renforcement et hop, en route, en course… une musique vivifiante qui rajeunit les artères et qui fait monter l’adrénaline de la joie.

J’en ai pas fini avec mon Bud le plus sage (ici, placement de marque de bière) mais en attendant je me permets ce clin d’œil, comprenne qui saura pouvoir vouloir.

Get Happy



vendredi 7 novembre 2025

Van Der Graaf Generator & Godbluff, Peter Hammill & Nadir's Big Chance

 


C’est qu’on s’habitue à être visité, peut-être lu et parfois commenté. Si j’oublie les milliers de visites douteuses qui parfois se concentrent en une seule journée – un contrôle de la police du web ? – j’aime les (mes ?) quelques dizaines de visiteurs journaliers, c’est bon et suffisant pour mon ego, on va pas se mentir mais… quoi ! 8 visites hier….

Et je suis en retard sur mes écoutes, m’imposant la règle de ne commenter que des disques que je découvre à l’occasion et j'écoute peu. 

La lecture accaparante m’accapare. 

Au passage: « Le Seigneur des Anneaux » nouvelle traduction, je pensais d’ailleurs qu’un papier sur la musique de Howard Shore ne serait pas mal venu. Mais j’ai une écoute d’ambiance sonore pendant ma lecture, absurde puisque le découpage du film n’est pas celui du livre, pô grôve.

Oui mais alors que faire ?


Ayant acquis un HS de UNCUT sur la musique progressive rock, je découvre dans le classement avec grand plaisir et même avec surprise, Van Der Graaf Generator dans le top 10 sur un classement de 200 albums.

- Pfff ridicule ces classements…

- D’accord mais je suis d’abord addict et puis surtout si un amoureux de Pink Floyd, Genesis, Yes ou King Crimson découvre ce groupe, cet album, en pensant…. « si c’est à cette place c’est que ça doit être utile, et même indispensable voire génial »

-E  Exactement, génial, ébouriffant, lyrique, grandiose etc…

Et c’est dans un éclair que je pense retrouver ma règle immuable de découvrir pour chroniquir !! Dans la même période Peter Hammill compose un album solo qui fera date auprès de ceux qui notent des dates : « Nadir's Big Chance » donc je double.

Commençons par se souvenir que ma règle à déjà été entorsée pour l’album en public de VDGG (pour pas répéter Van Der Graaf Generator, je ne le redirais pas !) VITAL était son nom, son appel à l’aide. Un disque qui fait partie de mon ADN mais qui n’est pas la bonne entrée pour ceux qui ne jurent que sur la tiquette prog rock.

Continuons avec le chant de Peter Hammill, lisez bien ce qui suit : il est une des plus grandes voix du genre et peut-être même d’autres, dans ce monde je le range au-dessus d’un Peter Gabriel que je juge déjà comme un des plus grands chanteurs de musique populaire. Chez Peter Gab c’est un registre Emotion avec toute sa palette sensible, chez Peter Ham

-          Jambon ?

-          Haaa c’est malin

-C  Ce sont plusieurs émotions, plusieurs voix dans un seul corps: tendresse et fureur qui tend vers la folie avec des points de passage ou pas. Restons sur Godbluff


The Undercover Man


Une progression mélodique plutôt facile à apprécier et pourtant solide, 50 ans que j’écoute sans me lasser de cet album. Pour sa couleur sombre et flamboyante, pour l’utilisation de l’orgue, sax flute pour révéler VDGG unique dans ce genre.

Et puis il y a le titre suivant qui s’enchaîne comme un chapitre à ne pas lâcher

Ce titre est ma décharge d’adrénaline, à trois minutes il m’impose la position debout, je suis raide à l’écoute, limite au garde à vous, au bout de deux minutes je me mets en mouvement, lentement comme un derviche en attente de la 6eme minute et je bascule en danse de Saint-guy, je saute par-dessus les meubles, je cours au plafond et… comment vous dire : le volume…. Fort, fort, fort…

Scorched Earth


Un final aussi foudroyant que le « Starless » de King Crimson dans RED

Seul ceux qui ont survécu à la chute écoute le très jazzy  « Arrow », et il ne faut pas trop longtemps à attendre pour que VDGG de retour assène ces flèches musicales.

A écouter le titre « The Sleepwalkers » je pensais : si Genesis évoque des climats comptines anglaises (sauf The Lamb, plus urbain) VDGG pourrait être la bande son coincée entre Lovecraft et Philip K. Dick

Les somnambules 
La nuit, cette armée stupide, ininterrompue par la dissidence,
Est mis en action et leur rythme ne faiblit pas.
Au pas, avec une grande précision, ces danseurs de la nuit
Avancez contre les ténèbres – quelle puissance implacable !
Les yeux ondulés par la lune, les bras et les jambes akimbo,
Ils marchent et vivent, espérant bientôt sortir de ces limbes.
Leurs esprits, anticipant l'aube du jour,
Je ne saurai jamais ce qui attend un simple aperçu
Trop loin, trop tôt.
Les sens sont atténués dans une semi-sensibilité, ne faisant que traverser cet avion,
Ne voir que des images fragmentées prématurément raccourcies par le cerveau,
Mais respirer, vivre, savoir dans une certaine mesure au moins
L'âme qui enracine la matière de la Belle et de la Bête.
De quelle dent ou de quelle griffe naît le meurtre,
De quelle chair et de quel sang naît la passion ?
Tous deux traversent l'air avec le balancement du pendule
De manière mortelle mais délicate.
Et toutes les gammes de sentiments sont là dans le rêve
Et chaque logique est ébranlée par la force du cri
Les sens piquent.
Et même si je rêve et que la réalité s'arrête
Je connais seulement le sens de la vue et c'est tout
Et ce n'est rien.

Penser que l’Italie est le pays qui a le plus apprécié VDGG est un argument supplémentaire au génie de ces artistes, sombre et flamboyant, Noir, Or et Argent.

Je vous laisse pour me tourner vers l’album solo de Peter Hammill « Nadir » qui atteint sa cible (Attention, jeu de mot bien caché car honteux)

Pour mieux que moi, lire la page 244 du



Ce n’est pas une totale découverte pour moi, mais dès le premier titre je rejetais l’écoute. Je n’étais pas prêt. Voici que je me décide pour ce papier.

Je cite AMG

« Hammill ne se laisserait plus jamais aller à un tel état de sauvagerie poilue. »

" Hammill would never let himself be this wild and hairy again". 

Pas pu m’empêcher de proposer la traduction, plus drôle que la version originale.

La relation Hamill et prog rock because of VDGG ne peut que nuire à la découverte de cet album.

C’est exactement ce que tu viens de faire

Je tente de rattraper mon embarras

Se souvenir que cet album est cité par John Lydon, que la tiquette Proto Punk & Art Rock lui colle comme un gant de peau.

Plusieurs façons de l’approcher ? 

Celle qui aujourd’hui m’a convaincu est d’enchaîner les deux premiers titres « Nadir's Big Chance » & « The Institute Of Mental Health, Burning »

Nadir's Big Chance


The Institute Of Mental Health, Burning



Donc, un album à ranger près des albums de Bowie, Lou Reed, New York Dolls…. John Cale? The Fall? En fait dur à tiqueter. 

Chaque titre endosse un costume souvent trop grand et toujours différent, laisse les mouvements du corps libres même si, et surtout si désarticulés.

Open Your Eyes

 

Maintenant je n’oublie pas ce que je vous ai dit sur son chant

Been Alone So Long


Il est content le Antoine, il a fait son papier, il espère convaincre quelques lecteurs, deux albums, bien un qui tapera dans le mille, hein ? Peter ! Et surtout, enfin, il s’approprie NADIR depuis le temps, pas perdu le temps.

(pour ceux qui n’avaient pas bien compris le jeu de mot plus haut, toute honte bue)

A bientôt, sans faute, puisque ma douce les corrige.


vendredi 31 octobre 2025

Benjamin Biolay - Le Disque Bleu (Me voilà et de retour et content et avec Vanessa)

 


Espace laissé intentionnellement vide (si on ignore cette phrase) pour recevoir un avis sur son dernier album, un avis qui sent bon le positif mais il y a encore tellement à écouter et je m’absente pour le week-end.

"Les trois amis"


"Kika"


"Adieu Paris"


Un texte qui vient après les commentaires, forcément ça oriente le texte. Ce double album nous a accompagné·es sur la route, ma mie et moi avions révisé avant, ainsi les titres ne nous étaient pas inconnus. Et cet accompagnement a été bienvenu. Vraiment chouette, j’aime la bascul brésilienne, qui me met en joie et qui convient bien au regard vers les paysages qui défilent. Et puis il y a cette pop mélodique, je craque, surtout ce titre qui a le don de m’énerver puisqu’il fait écho dans mon esprit, le refrain me semble déjà connu avant même la sortie de cet album

"Juste Avant De Tomber"



Les arrangements me tuent, le cordes et leurs « na na na na na (il en manque je crois) » sur une nappe de synthé et pour la reprise du refrain encore davantage de cordes.

Je lis l’échange qui cherche à rapprocher ses textes de…. Charles Trenet, ce qui fait venir Ranx. Du coup je n’ose pas avancer mon opinion. Je pensais à un·e artiste qui ne sait écrire que sur ce qu’il·elle a vécu. Je garde pour moi cette révélation, na.

(Nous sommes revenus·es en écoutant l’album de Vanessa Paradis, un best of de nouvelles chansons, concept rare. Chouette aussi)

Pourquoi une parenthèse... C'est bourré de titres évidents, vous pensez "une telle évidence c'est suspect" 

On verra, on verra en attendant le refrain de 

"Les Initiales Des Anges"


Le refrain il est rrroooo beau comme dirait ma petite fille, il te prend par surprise et tu penses à ta glace fraise vanille qui attend au soleil brulant.

Et puis il y a ce gout pour cette soul pas nouvelle mais qui me manque tant (heureusement il y a beaucoup à découvrir du passé)

"Les Épines Du Coeur"

"Rendez-Vous"


Bon, je dois vous laisser, parait qu'il y a un film sur Bruce Springsteen période NEBRASKA.

Comme le chante Morrissey:  "It's so funny you'll kill yourself laughing"

Je ne connais pas cet album.

mercredi 29 octobre 2025

Santtana (TT si si), Andrea Laszlo De Simone & El Hijo De La Cumbia : Une question !

 


Est-ce que l’on perd son âme à laisser les influences modifier, altérer au choix, son héritage musical?

C’est une question sensible qui mérite une réponse franche et délicate, ainsi je réponds sans détour

-          C’était quoi la question ?

De touche je ne botte même pas et je reste sur le banc, bien installé et j’écoute avec attention ces trois artistes.



2014. El Hijo De La Cumbia ne donne pas de réponse mais pose un projet qui aide


« Mêlant rythmes latino-américains, traditions africaines, dancehall reggae, hip-hop, dub envoûtant et sonidero, El Hijo de La Cumbia, musicien, producteur et anthropologue musical, est l'un des pionniers du mouvement Nu-Cumbia du XXIe siècle. Selon ses propres termes, sa mission est de créer une musique qui « unira tous les ghettos du monde ». Trouvé et traduit de https://www.allmusic.com/artist/el-hijo-de-la-cumbia-mn0002139777#biography

Premier abord vous pensez, vous craignez les après-midis au camping et ses soirées dansantes (n’empêche, mes premiers Picon Bière), deuxième ou troisième abord fin des réflexions, il y a comme une volonté de joie qui vous prend d’assaut.

Para Bailar (Alika Y Nueva Alianza Remix)





2012. Lucas Santtana, ce Brésil qui a tant donné au monde, non auX mondeS de la musique populaire peut se permettre de plonger dans le 21eme siècle, un bouillon de culture qui ne connait pas de fin de cuisson. Gouttez moi ces cuivres !


Se Pá Ska. S.p.





2025. Andrea Laszlo De Simone. Je n’oublie pas que l’Italie, peut-être les premiers ? – ont adopté les musiques progressives, celle de VDGG en particulier, comme si leur héritage était aussi une qualité d’écoute de premier ordre. Et cette écriture pop dont je ne me lasse pas, le temps glisse dessus, la recette de l’intemporelle définitif sur tapis de cordes. Ceux qui perpétuent la baroque sunshine pop.



Aspetterò


Est-ce que l’on perd son âme à laisser les influences modifier, altérer au choix, son héritage musical?

-          Ben non, voyons.


jeudi 23 octobre 2025

Genesis, The Lamb Lies Down On Broadway. Remix 2025: un appel aux oreilles de mélomanes



Surtout appel à des oreilles pointues, pas le genre Spoke, non, du genre qui ose poser un avis sur la qualité sonore sans craindre l’immodestie du propos. Une oreille qui peut répondre à la question : est-ce que « Lamb… » profite de ce remix ?

Ajout de dernière minute: il y a ici un avis justement que je vous invite à lire, partager et commenter:

Cliquer sur l'image pour y accéder ==>


Fin De L'ajout:


Je dis ça, plutôt j’écris ça suite au seul très bon souvenir que je garde d’un remix, je pense à « Animals » 2018 de Pink Floyd, même moi avec mes oreilles de 60 ans+ - comme le rappelle parfois mon fils expliquant la perte de fréquences avec l’âge – j’ai été scotché et j’ai retrouvé le relief, l’épaisseur des « Dark Side » « Wish You » perte constatée à l’achat des vinyles.
Une explication concrète: un changement de studio d'enregistrement et le nouveau GINI trop acide?

Mais « Lamb » ? Tout le contraire, le son des vinyles étaient impressionnants, en cohérence avec la pochette noir et blanc, les sons prennent les couleurs noirs soulage et blanc argent, exploitant toute la palette.

Je profite de cette nouvelle édition pour tenter d’exprimer tout le bien que je pense de cette œuvre majeure de la musique. Je suis juvénilement content de constater qu’avec le temps cet album rejoint le haut du classement du genre, tout proche de « In The Court.. », en attendant qu’un jour il entre dans le « tout genre, toute époque confondus »

Loin des esbrouffes démonstratifs il y a des compositions ramassées, essentielles, incarnant la quintessence de la mélodie pop.

Des choix ?

Pour illustrer mon discours sur le son

« Hairless Heart »


Et ce titre qui a probablement contribué à mon gout (tardif) pour l’Opéra *****. Circonvolution mélodique portée par le Peter Gabriel à un haut niveau, qui m’incitera à le suivra aveuglément mais pas sourdement.

In The Rapids, 2 minute et 23 secondes de chef d’œuvre

Enchainé avec IT, IT qui nous entraine dans une folle course farandole de bonheur, écoute musicale vitaminée adrénalinante qui conclut en clin d’oreille : « It’s Only Knock and Wall , But I Like It »


(Bien content d’être tombé sur cette vidéo è)


Bon, et le remix ?

Un prétexte pour ce papier, cet album a contribué et contribue à mon épanouissement musical (pas moins !!)

Une version live très (trop ?) fidèle.

J’attends que l’on me dise si ce remix ajoute des richesses, d’où je suis-je ne peux pas le juger. 


Burp: ***** ...à mon gout (tardif) pour l’Opéra

Je m'explique: ce titre de Genesis ne s'est pas imposé de suite, il a pris le temps de la découverte, mais une fois ce moment atteint il ne m'a jamais plus quitté. C'est le même phénomène qui me pousse vingt ans plus tard vers l'opéra avec ce titre, au casque... qui m'accompagnera chaque matin de départ au boulot pendant plusieurs semaines, véritable addiction.

Puccini - Che gelida manina



La suite je l'ai souvent et même déjà racontée. Sûrement une autre fois peut-être.

dimanche 12 octobre 2025

John Adams répond à la question: Février 1972, il était où Nixon? En Chine!

 


Pour tout vous dire lorsque j’ai décidé un prochain opéra, après ELEKTRA, je penchais pour une œuvre au titre qui me faisait sourire : EINSTEIN ON THE BEACH de Philip Glass. L’expression me renvoyait à une bande dessinée de Goossens. Une planche en particulier où Einstein et un journaliste remonte un chemin de la plage tout en devisant, trop loin pour comprendre le contenu des bulles, cela se précise au fur et à mesure qu’ils se rapprochent et enfin on peut lire Einstein qui explique : « Finalement ma chaussette noire était dans le tiroir du bas »



Une bonne idée sauf que je souhaitais un guide précis, un ASO (Avant-Scène Opéra) que je n’avais pas, impossible de le commander, ASO n’était plus.

Alors ? Alors je trouve dans mes documents un ASO sur NIXON IN CHINA de John Adams. Pourquoi pas. En commun des personnages contemporains, une musique de même inspiration, motifs répétitifs et enrichis, minimaliste et va savoir il y aura peut-être une histoire triviale, une paire de chaussettes à reconstituer ?  Finalement je me contenterai d’une explication sur la cuisson des hamburgers sur le grill.


De grands et beaux moments généralement très cinématographiques.

De John Adams pour qualifier sa musique je lis « minimalisme » que j’ai mal interprété, je comprenais « minimum » alors que sa musique est d’une richesse intense, des motifs qui semblent se répéter mais qui s’enrichissent si vite que nous pourrions parler parfois de maelstrom musical.

Atterrissage de l’avion de Nixon à Pékin


Je viens de lire sur Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Minimalisme_(art)) « Le terme de minimaliste est généralement considéré comme étant peu adapté à cette musique, que l'on appelle également « répétitive », parce qu’elle est en partie basée sur un principe de répétition »

C’est bon de se sentir parfois intelligent (tout est dans le parfois)

J’ai déjà expliqué que mon approche d’un opéra s’assimile à la recherche d’une illumination comme un secret enfin dévoilé. Des écoutes fréquentes jusqu’à ce qu’enfin se révèle la magie de l’œuvre.

Pour John Adams cette magie a de suite opéré, en tout cas pour une grande partie de l’œuvre, mon gout pour les musiques de films : Bernard Herrmann, John Williams, John Barry (les John quoi), John Goldsmith (Ha non, c’est Jerry), Michael Nyman …. Ok vous avez compris où je veux aller.

Et l’histoire ? Oui, oui, je réfléchis à comment en parler.

Je continue en musique

Le chœur qui accueille le président Nixon, atterrissage de l’avion (again mais le vidéo est en continu) et l’air de Nixon « News News »


Alors ? Opéra ? Comédie Musicale? L’intermède d’accueil est classique mais l’air « News News » renvoie à des albums composites d'Axelrod, JC Vannier. Influence pop (prog) et Jazz (Swing) pas loin.

John Adams a pour le servir un orchestre modèle Duke Ellington, ajouter les cordes et un synthétiseur ou plutôt « un clavier électronique » :

ASO va jusqu’à préciser qu’à l’origine c’était un Yamaha HX 1 Electone à deux claviers

Une tempête tropicale, impressionnante, suivi d’une accalmie envoutante et ses allusions à des thèmes Richard Strauss que j’ai cru reconnaitre (confirmé par ASO)


 Parmi mes airs préférés, des chœurs encore, après la tempête....

« Flesh Rebels » 


Cependant il restait à apprivoiser les grands airs, passage davantage attendu qu’obligatoire dans un opéra même contemporain.

Celui-ci m’a d’abord déconcerté avant de m’émouvoir, grand moment d’introspection de Madame Nixon (Pat pour les intimes)

« This Is Prophetic »


Je pourrai placer pratiquement tout l’opéra, je vais me contenter de la toute fin, quatre voix, Nixon se souvient de la guerre du pacifique (et explique la cuisson des Hamburger) Pat lui répond. Mao profite d'un moment d'intimité avec son épouse. 

« You Won At Poker»

Et en toute fin ce monologue de Chou En-Lai.

« I Am Old And I Cannot Sleep» Suivi d'une belle version trouvée sur YouTube



Je suis vieux et je ne peux dormir éternellement,
comme les jeunes, ni espérer
que la mort soit une nouveauté,
mais un éveil sans fin lorsque
je pose mon travail et que j'irai me coucher.
Dans quelle mesure ce que nous avons fait était-il bon ?
Tout semble échapper à nos remèdes.
Viens, guéris cette blessure.
À cette heure, rien ne peut être fait.
Juste avant l'aube, les oiseaux commencent,
les fauvettes qui préfèrent l'obscurité,
les oiseaux de cage qui répondent. Au travail !
Dehors de cette pièce, la fraicheur de la grâce
Repose lourdement sur l’herbe du matin

Je laisse le silence s’installer avant de donner un avis, humble avis, sur le texte.

…

….

….

Des remarques en instantané (avec un peu de relecture ASO)

Un sentiment de nouveauté pour commencer : des personnages contemporains d’importance: Nixon, Mao, Chou En-Lai, Kissinger. Un événement historique.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Visite_de_Richard_Nixon_en_Chine_en_1972

Les rôles de Pat Ryan et Jiang Qing mis en lumière.

Pour préserver l’intemporel, pour épargner l’œuvre du vieillissement, John Adams proposent des personnages archétypaux (bien content de l’avoir trouvé celui là) : Homme de pouvoir. Meneur d’hommes. Icone. Culte de la personnalité. Contrepoint avec les éminences grises. « First Lady » opposée à femme de pouvoir refusant l’ombre de Mao.

Des actes qui évoluent du fastueux à l’intime. La nostalgie s’imposant lentement dans les échanges.

Je me suis régalé à la découverte de cet opéra, je n’abandonne pas Einstein sur la Plage, pourtant pour mon prochain opéra c’est le commentaire de ASO sur le titre suivant …

« Founders Come First, Then Profiteers»


Stravinsky y est souvent proposé comme référence, voire influence. Mon intérêt grandissant pour la musique du début 20eme siècle, article, étude comparative et documentaire sur « Le Sacre Du Printemps » entraine la question : Stravinsky et l’Opéra ?

À suivre