Translate

dimanche 31 décembre 2023

Peter Hammill - The Fall Of The House Of Usher. Impec pour en finir.... l'année


C'est l'histoire d'un glissement. D'abord la série "La Chute de la Maison Usher", librement inspiré de la nouvelle d'Edgar Poe. 

Librement? Du coup mon souvenir de lecture adolescente n'étant pas très fiable je me tourne ver Wiki pour retrouver l'argument. 

C'est dans les notes que je tombe sur les inspirés, parmi eux, Peter Hammill. Peter Hammill s'est lancé dans un mini opéra, un pop opéra? Une comédie - hum - musicale?
Ma première intention, une écoute curieuse.

Finalement le besoin de relire la nouvelle, courte la nouvelle si cela vous dit. Et nécessaire pour la suite.

Pour bien saisir

Mais au premier coup d'oeil que je jetai sur le bâtiment, un sentiment d'insupportable tristesse pénétra mon âme. Je dis insupportable, car cette tristesse n’était nullement tempérée par une parcelle de ce sentiment dont l’essence poétique fait presque une volupté, et dont l’âme est généralement saisie en face des images naturelles les plus sombres de la désolation et de la terreur

samedi 16 décembre 2023

La rivière Max Roach. Rivière?

 


Reprise laborieuse de mon fil Jazz, une exploration via un bouquin qui a trié les artistes par date de naissance. Ça ne promet pas une promenade par évolution du genre, arbitraire mais pas trop.

Et puis il y a l’image que j’avais adoptée. Le fleuve. Au départ j’étais en plein Philip José Farmer et sa fresque « Le Fleuve de l’éternité » ....


 ... et j’ai construit l’idée d’un océan la musique, du fleuve Jazz qui s’y jette, alimenté par des rivières, une rivière un artiste et les albums sont des arrêts, des ports où l’écoute et ses impressions se traduisent en fantasme de concerts.

Bon ce n’était pas aussi construit, suffisant en tout cas pour un cadre d'écoute.


C’est la limite de mon imagination, quoique j’écoute, si je me laisse aller à vagabonder, divaguer, les images qui persistent ce sont des scènes où des musiciens jouent.

Sauf si une histoire s’y greffe, les opéras offrent cet avantage.

Donc reprise du fil avec Max Roach. Et un arrêt double sur « We Insist! Max Roach's Freedom Now Suite » & « Percussion Bitter Sweet » J’ai eu besoin du deuxième pour apprécier le premier.

"All Africa"


« We insiste » est impressionnant, voire intimidant. Avant même d’écouter, la pochette et ces regards qui vous sont jetés. Les premières notes, nues, rustiques. L’écoute est tendue, et même dans les envolées instrumentales il y a ce rythme cognant qui invite à entendre le message envoyé. Lutte pour les droits civiques.

J’imagine bien cette salle en plein jour, sans effet de lumière, une longue et profonde estrade où les musiciens se figent. Peu de places pour s’asseoir, c’est KO debout à la sortie de cet album. 

Je l'ai dit, papier laborieux, qui se construit lentement, le côté positif c'est qu'à prendre du temps je suis tombé sur cette vidéo qui confirme mes impressions et qui en ajoutent de nouvelles: la beauté des musiciens, la posture de Max Roach ... scotché jusqu'au bout


"Max Roach & Abbey Lincoln perform Tears For Johannesburg & Triptych (Prayer, Protest)"





Une petite promenade pour se rafraichir les idées, je déambule sans trop faire attention aux alentours, impatient de la nuit. Une nuit enfin atteinte, froide qui encourage à pousser la porte du deuxième disque.

Direction « Percussion Bitter Sweet », peu de changement et pourtant une sensation de soulagement, davantage de chaleur, quelque chose d’indéfinissable. Les musiciens se sont rapprochés pour cette fois former un « Band », pourtant rythmique et percussion conservent leur sécheresse, leur sauvagerie, frappes acérées, estafilades sur les envolées de cuivre.

"Garvey's Ghost"


Quelques solos de batterie à ... supporter? ... ce qui n'est pas le cas de ma douce qui elle apprécie l'instrument.

Et puis, et puis.. Il y a "Mendacity". Eric Dolphy pousse un solo qui m'a emporté, plutôt qui m'a enfermé dans sa toile où chaque surprise note collée à la précédente et rejoignant la suivante provoque des moments d'extase.



Quand je quitte la salle sur « Man From South Africa » un doute me saisit. Était ce encore du jazz ? Ou déjà du… ?


Ouf, fini, difficile et pourtant enrichissant, l'impression de rester en écoute inachevée, c'est les envies qui s'empilent dans ma liste d'attente qui me pousse à abandonner Max Roach;

Pour un temps?

vendredi 24 novembre 2023

Quoi? Il ne reste plus que le P alors qu'il n'y jamais eu de H... (Hendrix) Emerson Lake & Palmer HELP

 


Tout part d'un échange avec Ranx, Je pensais gentiment taquiner sur son gout très secret pour la prog, je pensais - une période où j'ai beaucoup pensé - qu'en citant Emerson Lake & Palmer me reviendrai une réplique cinglante, au lieu de cela, il m'annonce la mort de ... 
.... Keith Emerson, dépression, suicide pour ne plus pouvoir jouer des claviers, arthrose.

Merde, personne ne m'a prévenu.

Mort de Greg Lake la même année. Moi qui avais mon attention tournée vers les Rolling Stones.

J'ai bien connu Emerson Lake & Palmer. Mais pas tout. Donc un papier hommage, en cherchant les disques que j'ai ignorés.

Le plus connu? Peut-être le plus vendu? BRAIN SALAD SURGERY


Pochète de M. Hans Rudolf Giger, souvenez vous, l'Alien de ALIEN c'est lui.

Bien. Quelques écoutes avant .... d'abandonner. 

1974: un copain me fait écouter King Crimson, IN THE COURT curieusement (?) mon émoi le plus fort aux premières écoutes:

"Moonchild"


Pas étonnant que ma première bonne impression de ELP fut ce titre, le timbre si délicat de Greg Lake (le L de (H)ELP ) 

Du premier album "Take a Peeble"


Démonstratif mais pas pompif. 

Bon, il me reste quoi si j'écoute d'autres conseils? 
Jérome Alberola dans son anthologie du rock prog (Camion Blanc) avance le premier album et TRILOGY. Bien d'accord avec lui ce fut mon choix à l'époque.

Les 1001 albums propose PICTURES... inspiré des "tableaux d'une exposition" de Moussorgsky - que j'ai usé - et TARKUS

Alors pourquoi pas BRAIN? J'ai tenté mais le chant agressif de Greg Lake m'est presque insupportable dans l'épopée "Karn Evil"
Je dois à l'album la découverte de Hubert Parry et de Alberto Ginastera, surtout cette Toccata

"Piano Concerto No. 1, Op. 28 - Iv. Toccata Concertata"


Grandioooose mais m'a davantage éloigné de l'album de ELP

Reste TARKUS


TARKUS J'aurai pu l'acheter, j'aurai pu l'aimer, j'aurai pu m'en souvenir avec tendresse comme pour les ELP que j'ai en vinyle.
J'aurai pu aussi cesser de l'écouter comme j'ai cessé d'écouter etc...

De suite en terrain connu avec le son du synthé (?) de l'orgue (?) de Monsieur Emerson, du lourd, du virtuose - rythmique aussi - mais à mon goût pas de moment d'émotion, ces moments que je connais chez Pink Floyd, Genesis, King Crimson ou VDGG, ces moments qui expliquent pourquoi aujourd'hui encore....
(Et YES? Je réfléchis encore avant de répondre)

"Bitches Crystal"



Et pour finir, un clin d'oeil, un rock enlevé, qui me permet d'évoquer cette rumeur qui dit que Hendrix aurait pu rejoindre le trio pour devenir ainsi le quatuor HELP
Ce que cela aurait donné? Moi je le sais mais je ne dirai rien.

En attendant, "Are you ready?"



Ha non, pas fini. 
Je m'interroge encore. 
Cette perte d'intérêt en évoquant mon passé, même recomposé. Un quadruple live vinyle que j'ai peu écouté, un WORKS à la démarche perturbante, des faces solos et une face commune. Sortie trop tardive, pourtant j'écoutais toujours ce style de musique en 1977 UK par exemple.

Un dernier flash, en fermant les yeux je pouvais sur certains titres m'imaginer pianotant sur plusieurs claviers, d'un air pénétré, comme fermer les yeux sur un grand solo de guitare. Comme celui ci par exemple:
"Eruption & Stones Of Years"



PS: Au fait, le premier ELP, je n'ai quasiment jamais écouté la face B du vinyl. Dommage, il y a un solo de batterie ;-)

vendredi 17 novembre 2023

L'histoire de l'homme qui se jette tout nu sur un cactus

 


Si le sujet qui va suivre ne vous attire pas davantage, laissez-moi tout de même vous donner un conseil, une réplique à celui qui un jour vous dira

- Mais pourquoi as-tu décidé de faire ça, qu'est ce qui t'a pris?

Alors dites-lui ceci:


Bon, Steve McQueen a un anglais de ventriloque.

En gros racontez:

- J'ai connu un mec qui s'est foutu à poil et s'est ensuite jeté sur un cactus, je lui ai demandé pourquoi?

Et comme Eli Wallach, tout le monde: 

- Et alors, hein? Qu'est ce qu'il a dit

- Il a dit qu'à ce moment là, cela lui a semblé une bonne idée

Retour à mon sujet

Un bouquin qui donne davantage envie de cinéma que de musique? Quoique...


Au delà de la liste de films à voir et revoir, la longue introduction donne plein de bonnes idées, il y a mon autre découverte, après mon constat tout en surprise sur le peu de Allman que je connaissais, je me constate en face que je n'ai jamais écouté une bande original de film en entier.

Je ne compte pas celles qui se contentent de compiler des oeuvres existantes, avec tout de même quelques lauriers à tresser pour des Tarentino ou Kubrick, compilation oui mais pleine de surprises qui entraînent vers d'autres écoutes.

Allez je me lance mais sans trop de risque: Elmer Bernstein et les magnifiques 7.

"Les Sept Mercenaires" un de mes films fétiches. Encore aujourd'hui il me transporte comme quand j'étais môme.
Je tremble pour les paysans, je m'enthousiasme pour le recrutement des sept et l'entrainement de la population, je fais semblant d'être malheureux de l'échec des mercenaires afin de vivre avec davantage d'excitation le retournement, un James Coburn qui donne l'exemple, le combat final, Charles Bronson et les enfants, les voix françaises de Yul Brunner, Steve McQueen.

J'ai été voir le remake du film, plus violent, bien entendu moins ancré dans mon cortex, je suis tout de même resté jusqu'au bout, jusqu'au générique de fin qui a su déterrer toutes ces émotions contenues dans ces quelques notes (quelques secondes de patience)


Même dans cette version plus magistralement molle le frisson persiste, ensuite je me jette sur l'occasion de réentendre la version Bernsteinienne 



Conne déjà dit, ce qui était nouveau pour moi était d'écouter l'enregistrement en entier. Par chance le thème - la grande trouvaille de M. Bernstein - n'est pas le seul atout de l'enregistrement.

Ma crainte? Une musique trop dépendante des images. Heureusement d'autres moments jubilatoires me rassurent.

"Strange Funeral  After The Brawl"


Beaucoup à redire sur ce film avec un regard 21eme siècle. Moi, je ne suis pas candidat à cette analyse par respect pour mes souvenirs enrichis - voire enjolivés - visionnage après visionnage.

En revanche, tout à réentendre dans cette musique au carrefour de compositions contemporaines tel - je me lance - Darius Milhaud et de musiques de films qui ne se contentent plus d'accompagner les scènes, préférant le partenariat

"Training"


 

"Ambush"


Quelques titres qui échappent à mon souvenir de film, des titres pour eux même, reste un  aspect temporel marqué dont je me délecte. 

"Petra's Declaration"


Et pour ne rien gâcher, je garde le thème général,  son écoute comme non pas une madeleine de Proust mais une injection de vitamines fortes pour attaquer la journée, surtout quand celle ci est courte et pluvieuse.

Chouette

A la prochaine


vendredi 10 novembre 2023

Titre sobre (Hum): The Allman Brothers Band, Eat A Peach

 


Je n'ai jamais eu autant de mal à pondre un papier. Trop de choses à raconter sans être capable de mettre tout ça en bon ordre, avec une dose de déconnade histoire de dire: comme tout ça reste important dans ma vie: la musique.

Tant pis je vais me limiter au rock sudiste, aux guitares, à Duane Allman et aux chapeaux.


Bon, ça c'est de mon âge. Je lis beaucoup sur la musique, bien plus qu'à l'époque où je lisais moins qu'aujourd'hui. Une évidence qui n'est pas fausse pour autant.

Oui, monsieur, on peut lire sur la musique et peut-être même que l'on peut danser sur l'architecture (message à M. Crumb)

Le défaut, surtout quand je lis dans ma bibliothèque personnel - les toilettes - c'est que l'on aurait envie d'écouter en même temps. Quand c'est bien écrit (clin d'oeil à mes copains blogueurs)

Et puis la lecture et le blog c'est ma discipline histoire de retrouver le plaisir de la découverte d'un album, comme quand j'étais jeune et qu'on dirait que j'ai acheté ce disque et que je vais me l'écouter avec la pochette à la main... bon à l'écran.

Chapitre1 du bouquin: Allman Brothers.

Moi le rock sudiste c'était Lynyrd Skynyrd. J'étais attiré par l'image de rebelles, arrogants, le tout baigné dans l'alcool, les grands espaces, la violence, les armes à feu et les chapeaux. Comme j'ai pu être attiré par le climat du livre et des films LE PARRAIN. rassurez vous, ça m'est passé ;-)

Ce livre et Ranx avant, m'ont aujourd'hui dessiné un portrait qui garde l'aspect rebelle mais sans adhésion aux symboles racistes et violents que véhiculent aussi le SUDISME et son drapeau.

Et la musique? des guitares, plein. Ça se lâche, c'est aérien, on a envie d'y être. Pas facile à décrire, il se dégage une classe, des sortes de demi dieux déchus qui continuent à y croire en musique.
Soyons prosaïque: comme le dirait ma douce, truc de guitares trucs de mecs, si t'aime pas les duels de guitares tu vas t'ennuyer. 
N'empêche je préfère mon image épique: Des demis dieux guitaristes cheveux aux vent (avec des chapeaux?) qui tirent des salves électriques (merci léo)
Bon pas que: du piano, de l'orgue, des choeurs féminins, des sifflets, de la rythmique... 

Alors, guitare? Duane Allman.

Pour se faire une idée un titre magique, 12 minutes, soul rock et pour finir c'est Duane qui solo comme deux. Patience, au début c'est blues mais à un peu plus de 7 minutes c'est magique et à un peu plus de 9 minutes c'est grandiooooooose (Ensuite Boz visera autre cieux)

"Loan Me A Dime"


Ha oui, j'oubliais, ça swingue!!

Allman Brothers, avant ce papier je ne connaissais que le live "Fillmore" (y'avait pas tant de chapeaux ici en fait)


Et encore, finalement, un seul titre que j'écoute depuis... p**tain 50 ans

Une construction digne des grands ensembles prog ou jazz. Dès le début ça jette, et un peu comme le grand décrochage de "Who do You love de Quicksillver vient un moment où l'on a envie de danser à la lune
À poil? Bon, OK à poil!!
"In Memory Of Elizabeth Reed"


Comment en écoutant ce titre je n'ai pas eu l'idée de voir ailleurs? Si je ne m'aimais pas comme je m'aime je ne me le pardonnerai pas.

Et maintenant je me rattrape, d'abord j'apprends qu'il y une vie Allman après Duane (mort en accident de moto)
Ça sera pour un autre papier

Là je me régale d'un autre album mi studio mi public. J'ai hésité avec "Brothers And Sisters" mais j'ai dit que je faisais comme si. Alors après avoir acheté "Eat The Peach"

Un chant très proche de Lynyrd, j'ai envie de dire très Rock Sudiste mais ils sont peu nombreux avec ce timbre.
"Trouble No more"


Il y a ces instrumentaux magiques (comme - presque - Memory) Faut tenir 3 minutes avant décollage

"Les Brers In A Minor"


Un autre de mes nonchalants qui me balance
"Blue Sky"


Voilà, voilà... j'ai un boulevard Allman ouvert devant moi, je vais aller voir l'après Duane? Je vais aller voir ailleurs dans le sud en tout cas.

Parfois je me demande: pourquoi pas "Grateful Dead"? Ils portent des chapeaux?

Message à ma chérie d'amour: pendant que j'écoutais et que j'écrivais j'avais comme accompagnement le "Fleurie" ... il en restera ... un peu.

Prochain papier? Ça se bouscule. Faut dire qu'avec les compil écoutés chez les copains plein de pistes...

A suivre

PS : Dans QOBUZ il y a une explication à "Eat The Peach"


mercredi 25 octobre 2023

2001 Benjamin Mounier & Hubert Biolay. Je crois

 


Tornado et Zorro, le nombre d’artistes qu’ils ont pu sauver alors qu’ils étaient en plein succès public.


Dans mon espace blog, l’endroit où permettre mes délires, j’aimais bien transposer mon Zorro d’enfance enfourchant Tornado pour partir au secours d’artistes en plein succès. Pourquoi ce secours bien inutile ? Pour ouvrir un débat, léger le débat, sur ces artistes au succès qui offre le flanc à un peu de snobisme. La vieille règle : plus le succès est large, plus s’éloigne le talent du loser flamboyant, celui que l’on veut faire connaître.

Cette fois ci mon Tornado ne sait plus trop où partir au combat. Benjamin Biolay pas de vrai traversé  du désert (WIKI dirait: précisez vos sources) et bien établi depuis LA SUPERBE. Alors le défendre ?


Si le lien fonctionne encore, une émission consacrée à M. Biolay. Ne serait ce que le commentaire de Christophe Conte, ici mal reproduite « Il faudrait une sacrée mauvaise foi pour ne pas trouver LA SUPERBE… superbe !! »

Ce papier c’est Benjamin Biolay et Hubert Mounier ensemble. Pourquoi ? Parce que !!

Bon, mais encore. 

2016 mort de Hubert Mounier. Je me réveille, révèle l’artiste, un plongeon tristement opportuniste dans VOYAGER LEGER, un papier et un commentaire de Chris qui évoque Benjamin Biolay.
VOYAGER LEGER, poignant, bouleversant, spleenant

2017 Benjamin Biolay compose un adieu “Arrivederci”


Le temps passe, je reste fidèle à M. Biolay. Ma belle adore aussi. 

2023, chouette émission, lien plus haut, et entendre Benjamin évoquer Hubert. Comme inspirant, comme mentor. 

Ma chronique s'impose doucement, ensemble. 

Une idée : je vais prendre les discographies dans l’ordre, 2001 le premier album solo de Benjamin Mounier et de Hubert Biolay.

LE GRAND HUIT et ROSE KENNEDY

Ha bravo, le GRAND HUIT absent de QOBUZ, SPOTIFY ou DEEZER. Reste YOUTUBE .. et votre serviteur si vous savez saisir au DROP !

Tornado avec l’aide de M. Biolay nous devons pouvoir ajouter quelques auditeurs au GRAND HUIT. 




Si quelques lecteurs du coin connaissent ROSE KENNEDY et surtout si ils apprécient cette mélancolie Fellinienne qui rampe tout le long des chansons et de M. Biolay et aussi, surtout ? Non pas surtout mais pour pousser plus fortement mes pions, de M. Mounier… Qu’ils écoutent le GRAND HUIT. ILS ce sont les lecteurs du début de cette phrase qui se perd un peu.

L’écoute des deux albums. Quelques titres comme passerelle, tel « L’Observatoire » « Sous Le Soleil Du Mois D'août ». 

Bejamin Biolay fait son cinéma. Les clins d’œil (ou le clin d’yeux ?) ne manquent pas.

« Les Cerfs-Volants »




L’apparition de Marilyn et la reprise du titre en épaisseur à la Etienne Daho me frissonne, au point parfois de faire une infidélité à l’album pour me passer et Marilyn en entier et « My Rifle, My Pony And Me », comme décrocher vers un autre nuage, une rêverie.





C’est ça, le Biolay, de la rêverie mélancolique, cinématographique, des vignettes parfois joyeuses, comme avoir conservé le souvenir d’un éblouissement sur une pensée pourtant banale.
« Les Joggers Sur La Plage »




Ecran large, dites moi les voitureurs ? Sur la moyenne corniche ? En montant le son, un titre trompeur pour décapotable Bondienne, attention aux lignes droites
« La Monotonie »


Et mon Mounier ? L’image se resserre, s’approche de très près d’un Hubert revenu de beaucoup si ce n’est de tout.

« Le Grand Huit »



Comment ne pas tomber en amitié. L’image d’un abattu qui marche mains dans les poches, tête baissée et qui ne renonce pas. Comme Sheller il veut être un homme heureux. 

« La Rivière »





Messages personnels? Un chanteur qui (se) raconte, qui ne renonce pas avec subtilité, mérite d’être entendu. 
A moins que cela ne soit l’inverse ? Et si c’était nous qui méritions la chance de cette rencontre ?

« Le Même Ciel »



Se quitter sur ce titre. Sur la pointe des pieds. Pour surtout ne pas oublier de revenir. Chuuuuut

« Une Fée »



Et Keren Ann?
Ha oui, j'y pense... C'est vrai

lundi 2 octobre 2023

Une envie, il ne faut pas résister à ses envies. Buongiorno POP

 


L'envie d'explorer de nouveau la musique Italienne. L'envie de partager et qui sait, d'obtenir des amateurs, nouveaux.


Exploration, en partie guider par le guide (Bouhh la lourdeur, je pouvais écrire "Accompagner" mais c'est trop tard ) 



Généralement je me jette sur ce que je connais, façon classique de juger le reste. 

Et en parlant du reste, un inconnu - pour moi - qui tombe bien puisque me voici à la réécoute du son des années 80. Suffisamment de temps passé pour oublier le gavage de l'époque.

Franco Battiato et l'album "La Voce Del Padrone" 1981

Coup de coeur général et coup de foudre sur ce titre


Coup de foudre car le couplet a provoqué cette tension détestable du "ça me dit quelque chose" et cette fois ci l'examen a été de courte durée, Courte durée = illumination = foudre mais un coup = William Sheller.
Et puis l'enjoiement bien Italien pour le refrain et un choeur armée rouge caricaturé comme chez les Pet Shop.

Ce disque un paquet de bonbons, pas beaucoup les bonbons et c'est tant mieux, succulents et au goût prononcé. Pas le temps pour l'écœurement. La preuve j'y retourne depuis quelques semaines. 
Trop facile à appréhender? Peut-être... En attendant

Voilà. Ça donne la banane et dieu (si tu m'entends) sait que je donne rarement ma banane.



Et maintenant ma surprise, par là je veux dire que j'ai été surpris de le trouver dans ce guide

Allez, on ne lit pas plus loin, on appuie sur le YOUTUBE sans lire le titre que propose YOUTUBE, je sais c'est pas facile... On ferme les yeux. Pour jouer quoi, pour deviner.




.
.

.

.

.

.

.

.

.

Le hasard veut que Rebecca Manzoni a fait une chronique sur la version française de cet album, joué live dans sa version Italienne. 

Nino Ferrer et l'album "Rats And Roll's" 1970

Donc C'est Nino Ferrer qui se frotte aux genre pop rock 70's. Si j'ai bien tout compris, pas de succès. 


Dur dur, même si le son est daté, mais j'adoooore ce son, cette double influence Rock & Soul donne un beau résultat. Rebecca hésitait à parler de chef d'oeuvre, c'est déjà un compliment. Même si je ne suis pas certain de son hésitation. Ni qu'elle ait parlé de chef-d'oeuvre. 


Démarche maintenant différente, de côté et de retour. J'ai déjà raconté tout le plaisir que j'ai eu à découvrir 

Lucio Battisti et l'album "Anima latina" 1974

Seulement lui ça fait quatre ans, quatre ans de fidélité. Comme mes bons vieux vinyles il est rentré dans un espace rare, l'espace des acquis musicaux pop rock. Généralement réservé pour mes bonheurs d'ado.

Disque envoutant, mystérieux, sans esbrouffe et apportant à l'écoute patiente cette joie, celle de la musique qui vous pousse vers l'extérieur pour dire le bonheur d'être vivant. Encore. 
Adapté aux saisons chaudes, réchauffant les froides.


Enfin pour finir et j'en resterai là: Fabrizio De Andre' et l'album "La Buona Novella" 1970

Cet artiste a une place unique dans mes écoutes, la pudeur m'empêche d'écrire dans mon coeur, la pudeur mais pas mon clavier.

Totalement associé à mon ami Kaserio - pseudo au Klin d'oeil - animateur de forums dont "Les Papillons Noirs"

Fabrizio était son étendard musical, comme je le pratique avec Elvis Costello. Un étendard qui couvrait ses goûts pour l'engagement politique, pour la musique, la table et la vie en général.

Un concept album sur le Christ? Hum.


Venant de Fabrizio et même de Kaserio, j'avais besoin d'éclaircissements. Il y a bien la démarche de comprendre les textes, mais mon poil dans la main gène ma recherche! Heureusement je tombe sur ce texte 

que Google a traduit  (https://genius.com/albums/Fabrizio-de-andre/La-buona-novella)


Comment est né l’album ?

En 1969, je suis revenu chez Casetta [propriétaire du label Bluebell, pour lequel De André a sorti ses 5 premiers disques (NDLR)] et je lui ai présenté une autre idée, que j'avais l'intention de réaliser avec Duilio Del Prete : un disque basé sur sur les Évangiles apocryphes, sur les histoires de Jésus transmises et non officiellement acceptées par l'Église. Et lui, qui était un grand producteur de disques, avec un bon nez, m'a écouté attentivement et a fini par me dire : « Mais excusez-moi, pourquoi ne proposez-vous pas cette idée à Fabrizio De André ? Vous savez, vous êtes un peu en crise en ce moment, vous ne savez pas quoi faire. Proposez-le-lui, faites-le ensemble. Et moi, qu'est-ce que j'étais censé dire ? Avec De André, il y avait certainement plus de visibilité, c'était encore mieux. Je l'ai donc rencontré et j'ai apporté avec moi le livre qui m'avait tant enchanté, avec les histoires de Jésus jamais acceptées parmi les textes sacrés.

– Entretien avec Roberto Dané à Bertoncelli, Riccardo. Belin, es-tu sûr ? : histoire et chansons de Fabrizio De André . Giunti Editore, 2003.

 Des textes refusés par l'église? Une scène de Jésus en vol qui banalisait la marche sur l'eau? Il y a eu des choix?

Je vous laisse l'envie d'en savoir davantage sur ces évangiles rejetés. En attendant, la timbre vocal de Fabrizio, son chant d'amitié me fait penser au personnage des "Ailes Du Désir" de Wim Wenders. Celui qui reste près de vous plein de bienveillance, vous vous souvenez? l'Ange.





Allez comme on dit en Italie: LA BISE (Ha non, ce n'est pas de l'Italien)