lundi 21 juillet 2014

Art Blakey (1919 - 1990)



Je pourrai écrire, me voici de retour pour de la musique d'ascenseurs, comme dirait ma fille.

Mais c'est faux, lorsque dans notre immeuble nous avons changé nos ascenseurs, à la rencontre des fournisseurs potentiels, je me suis présenté avec ma liste des jazzmen préférés. En leur demandant si il y avait moyen de changer le répertoire tous les mois et surtout si l'on pouvait ne pas aller trop vite de peur de ne pas entendre en entier des bijoux comme « My Favorite Things » de Coltrane.

Impossible de vous décrire le regard qu'ils m'ont lancés.

N'empêche que j'ai mis du temps à convaincre les médecins de me laisser rentrer chez moi, que tout allait bien, que je sais ce qu'est une métaphore.

Pour les convaincre j'ai dû citer Audiard :

« J'ai bon caractère mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse.
C'est chouette ça, comme métaphore.
C'est pas une métaphore, c'est une périphrase.
Oh fait pas chier !
Ça, c'est une métaphore. »

Me voici de retour sur mon long fleuve Jazz, où j'avais laissé Art Blakey en attente.

Pour votre information curiositelle, J'ai emprunté l'image de fleuve au roman de SF « Le Fleuve de l'éternité » de PJ Farmer.

J'aime l'idée du fleuve, je navigue sur les années de naissance des musiciens, pour accoster et retrouver des side Men & Women, me plonger dans leurs grands œuvres et revenir raconter mes émotions.
L'image de Fleuve convient bien n'est il pas, comme un substitut au fil rouge.

Art Blakey.

Ma curiosité était particulière, parmi les seigneurs du genre, peu de batteur. Alors quand j'en tiens un, je souhaitai entendre la différence. Un meneur batteur donne-t-il une orientation particulière aux musiciens ?

En fait je ne le sais pas. Demandez à des musiciens, pas à un informaticien.




Ce que je sais.
L'image de Art Blakey, toute énergie et tout sourire devant, une fois qu'elle s'est bien imprimée en vous, vous n'avez plus la même écoute. Impossible.

Un conseil, allez sur Google Image et taper les mots clés Art Blakey, observez les photos.

Maintenant « Free For All »

01 Art Blakey & The Jazz Messengers - Free For All - Free For All
Alors ?
Restons dans les métaphore, vouloir résister à ce qui submerge, c'est tenter de remonter les chutes du Niagara. Laissez vous emporter et respirez à plein poumon cette force.

Et puis, et puis il y a « Moanin ». Un des plus beaux disques de Hard Bop (Non, pas ROCK) si il avait dû jouer dans un ascenseur, il aurait été taillé dans un diamant et des lingots d'or comme contrepoids. Pas moins.

Pour commencer, une des plus belles photos de pochettes  que je connaisse. Même si la gravité de Art Blakey n'est pas de mise dans cette musique dont la qualité des arrangements continuent à m'époustoufler. Il y a de la concentration et de la joie mis ensemble dans ces accords parfaits entre musiciens.

Que du bonheur. Rien à toucher.

Et non, je ne remonte pas sur mon vapeur pour partir à la rencontre de Anita O'Day. Je n'en ai pas fini avec Blakey.

A suivre....

01 Art Blakey - Moanin - Are you real
02 Art Blakey - Moanin - The Drum Thunder Suite
03 Art Blakey - Moanin - Blues March

21 commentaires:

  1. Art Blakey...
    On n'y pense pas toujours à ce fantastique batteur, leader.
    Pourtant chez les jazz messengers c'était la grande école des futures stars. Blanchard Harrison, parmi les derniers et juste avant le frangins Marsallis...
    Et de sacrés compositeurs au service de cette verve musicale.
    Golson, Shorter...
    Il fut une décennie seventies et début eighties ou le célèbre drummer écumait la France qui l'aimait bien.
    J'ai été de ce public adulateur, je pense l'avoir vu en concert environ 5 - 6 fois.
    A chaque fois le même bonheur, le même sourire, le même charisme...
    Une image festive et communicative du jazz.
    Et pourtant le propos n'était pas toujours aisé côté écriture et bien entendu solo, car là, les jeunes lions lâchés, c'était quelque chose !...
    Super que le mettre en évidence.

    Un meneur batteur, différent ?
    C'est sûr.
    En jazz (comme en rock, parfois - quoique souvent... plutôt), le batteur est le centre de l'orchestre.
    C'est plus évident en big band, mais en hard bop c'est là aussi flagrant.
    Si le lead est mélodiste ou cuivre, l'axe sera thématique et souvent au service de...
    S'il est harmoniste (clavier/piano, voir guitare) l'axe sera encore plus arrangement, écrit, soin du détail, etc...
    Avec un batteur il y a souvent inventivité et innovation, autre regard sur la zic.
    Prends un Cobham, par exemple, son album Crosswind est révolutionnaire dans le domaine du jazz-rock, pourtant il y a g duke, les breckers, etc, abercrombie aussi, mais la dimension est différente, plus ouverte moins rétrécie par les seuls axes mélodie/harmonie. un riff, un accord et un mec qui drive et c'est parti, le soliste est alors livré à lui même et non tributaire de son lead perso/ego... il se laisse pousser...
    Trane sans Elvin ?
    Miles sans Tony ?
    Avec Blakey c'était thème puis go les 'tit gars... je vous pousse au c... et balance ce que t'as dans le bide !...
    Marsallis sans être passé chez Blakey ?...
    Sur le simple plan jazz classique jusqu'au hard bop c'est vrai que les batteurs leaders sont chiche...
    Tony Williams a deux excellents albums blue note (que j'ai chroniqué d'ailleurs) et par la suite il sera référent avec son lifetime (Jack Bruce et Mc Laughlin...).
    Cobham a ouvert le champ avec Spectrum, un obligatoire et là aussi la donne change.
    Max Roach a quelques actifs et pas des moindres en ouvrant le free.
    J'ai vu Elvin Jones en concert mais toujours rapport à Trane.
    Certains Big Bands furent célèbres par leurs batteurs leaders, Gene Krupa, Buddy Rich, Mel Lewis, plus récemment Bob Moses... et quand un batteur drive un Big Band c'est le nec plus ultra... sauf s'il s'embarque dans le trop plein de démonstratif (Rich...).
    Le batteur est la synthèse du tout, il doit jouer en un bloc, l'ensemble de la musique qu'il accompagne tout en lui donnant un beat... lisibilité et rôle de tonicité, pas simple...
    C'est peut être ça un grand batteur et... la différence (Gadd, Katché, Colaiuta, Porcaro, B Blade, P Erskine - supers albums solo - Weckl...).
    pense à Bruford leader... inédit, original, visionnaire...
    la carrière même décriée, tant pis... de P Collins...
    Quand un batteur prend les devants... ça fait mal (albums solos de Lenny White...)

    bonne journée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Demandez à un musicien...." je n'avais pas d'arrière-pensée quand je l'ai écrit. Mais ta réponse est éclairante. J'aime beaucoup, je pense que je vais abuser de ces appels du pied (genre grosse caisse?)

      Supprimer
    2. Là où tu fais mal, c'est la liste édifiante et finalement sacrément fourni de batteurs...Finalement il y a du monde

      Supprimer
  2. Je ne connaissais pas mais c'est pas mal du tout et ton papier est extra, j'aime les prises de têtes que nous impose avec tes phrases en ronds de jambes. C'est bien de ne pas donner du pré-chié au lecteur, rien ne remplacera jamais le goût de l'effort.
    La pêche de cymbales qui ouvre The drum thunder suite, je suis certain que Keith Moon l'avait à l'esprit sur l'intro de who are you, c'est pile la même chose.
    Hugo Spanky

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis bien content que tu évoques Keith Moon, "mon" seul batteur de rock où ado je pouvais envisager de m'y identifier, tellement il déménageait. J'ai bien un ami qui tente de me dissuader de le considérer comme un grand batteur... Mais rien n'y fait, je fai confiance à mon ressenti, encore intacte aujourd'hui... Et c'était déjà tellement triste de l'entendre poussif sur un "Who By numbers..." (Et un peu fatigué déjà sur Quadrophenia.... mais bon)
      Je dois me souvenir d'écouter ce que tu proposes comme similitude!

      Supprimer
    2. Bien content de lire ces commentaires de toi Devant, ou de Pascal, sur l'importance des batteurs. Les Who ont longtemps été mon groupe préféré, avec les Beatles quand même faut pas déconner. Du coup vu que je tapote sur une batterie, Keith Moon était évidemment une grande idole. On peut également penser ce qu'on veut de The Police, mais ils avaient un putain de batteur. Stewart Copeland non ? A moins que je confonde le nom avec celui du guitariste. Enfin bref, Police à la batterie c'est tout en finesse et en légèreté, quasi funky/jazzy surtout dans les débuts, et c'est peu de dire qu'en trio un batteur fait énormément pour le son et l'intérêt du groupe.

      Et dans le genre, Ringo, c'était pas un grand technicien ni un démonstratif. N'empêche, trouver une seule seconde durant laquelle la batterie n'est pas exactement où il faut pour sublimer de façon parfaite un morceau des Beatles relève de l'impossible. Et puis "The End" et la leçon de "solo simple mais pas chiant"...

      En parlant d'un autre The End, on parle de la batterie des Doors ?

      Enfin bref, il y a matière à dire des trucs sur le sujet :)

      D'ailleurs dans le genre titan, Tony Allen sort un album bientôt. Y'a Albarn sur au moins un titre. Si tu veux du batteur lead, tu vas en avoir. Ce mec est un dieu... Fela bien sûr, Albarn, Tellier... Pour sûr, il sait s'entourer.
      A plus !

      Supprimer
    3. Fatigué sur Quadrophenia ? Malheur, qu'est ce que ça serait s'il ne l'était pas ? Non, non, Keith Moon était toujours au top, rejoues toi The rock, perso j'aime tellement ses déboulés que je me le mets au casque à fond les manettes et parfois carrément sur la sono. Quadrophenia est fantastique.
      Et qui ose te dire qu'il n'était pas le plus grand ?
      Stewart Copeland je suis d'accord, bien que la voix de Sting fait que je n'use guère les albums de police, je confirme que leur batteur avait un sacré talent (voir la B.O de Rumble fish/Rusty James de Coppola pour ceux qui en doute).
      Dans un registre plus énergique Jerry Nolan (grand fan de Gene Krupa devant l'éternel) est trop sous-estimé pourtant quel swing et quelle puissance.
      De Tony Allen et Damon Albarn (et Paul Simonon), j'avais adoré The good the bad and the queen, un bien bel album, sombre certes mais de toute beauté.
      Hugo Spanky

      Supprimer
    4. Pas de souci, j'ai un amour particulier pour QUDOPHENIA, en particulier "Dr Jimmy" et son intro Tonnerre et Riff. C'est mon premier choc rock, je n'écoutais RIEN. Mon cousin, fan des Who (il les a vu pls fois et imitait Pete en se lançant en l'air et en atterrissant sus ses genoux, le fou) profitait de l'absence de son père pour connecter sa chaîne sur des ampli de guitares ... alors tu penses, l'intro, à fond, les vitres qui vibraient, obligé d'ouvrir la fenêtre, le RIFF, le roulement de batterie.... Et le voisin en bas de la pente qui monte furieux.
      P'tain de WHO!!
      Donc oui j'adoooore.
      Mais Keith était plus fou sur "Live At Leeds" Moins "pro" (c'est ça mon côté "fatigué")

      Supprimer
    5. @Alexandre. Ce que tu dis pour Ringo, je l'entends dire aussi pour Charlie Watts. mais j'imagine cette efficacité "transparente" pour un auditeur comme moi, pas d'esbroufe donc pas de vedettariat.
      Je commence à me demander si le Jazz, malgré ses stars, ne sont pas un peu plus "démocratique", bien entendu il y a les prises de solo de chacun d'entre eux, mais même sans, le collectif a moins ce côté hiérarchique que le rock je trouve: Avant scène et arrière scène.
      L'aspect show, que je réclame en rock, est l'explication

      Supprimer
    6. Et oui, les Who. Je mettais ma chambre à sac en les écoutant, fracassant un lot de raquettes de badminton sorti de je ne sais plus où mais qui ne m'ont jamais servi à autre chose. Ça rendait barjo mais qu'est ce que c'était bon.
      Live at Leeds, forcément, quand il rentre sur Magic bus c'est le plus grand moment de Rock music qui puisse exister. Pas moins.
      Hugo Spanky

      Supprimer
    7. Tu me fais penser à "ton" article sur les Stones, pour la partie fossé des générations. Pour certains les Stones sont "morts" juste après "Exiles..." et bien pour les même, les Who se sont dégradés avec Tommy, mais ils admettent que Who's Next est une bombe.
      En ce qui me concerne: "Who By numbers" a été une déception sans que je m'y attarde - à tord? - "Who Are You" pas si mal, les extraits live "Kids are allright" étonnant.
      Et le Quadrophénia en orchestre? J'ai le "Tommy" ... Gratiné

      Supprimer
    8. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
    9. Sur les Who je ne suis absolument pas objectif, c'est le premier groupe que j'ai vénéré. Je les ai connu par Tommy et Quadrophenia, deux disques que j'ai écouté en boucle toute mon enfance. J'ai passé des mercredi après midi entiers dans un cinéma permanent à regarder Tommy. La basse est mon instrument préférée depuis le jour où j'ai entendu John Entwistle en jouer. J'ai dévoré chaque interview de Pete Townshend que j'ai pu trouver, ce mec est d'une lucidité et d'une intelligence qui m'estomaque. Pour tout ça et parce que certaines de leurs chansons ont été écrites pour moi, ils garderont toujours un statut unique dans mon cœur. J'aime même Face Dances et It's Hard et je trouve d'immenses qualités à By Numbers et Who Are You d'une méchanceté incroyable. Empty glass et White city de Townshend en solo sont de grands disques, le tout récent Going back home de Wilko Johnson et Roger Daltrey est un bonheur de simplicité certifiée pub rock survitaminé (Maximum R&B for life).
      Il y aura toujours des cons pour dire des âneries plus grosses qu'eux, j'aimerais que le Rock ait toujours été aussi créatif, exigeant et intransigeant que les Who l'ont été, aucun groupe n'a donné de lui même comme les Who l'ont fait. (tu parlais de Townshend qui saute et retombe sur ses genoux, j'ai essayé ça fait très mal et je ne sais pas si tu as déjà vu des photos de l'état de ses doigts...).
      Les dvd The kids are alright et Live at Kilburn 77 (le dernier show avec Keith Moon) sont splendides et effarants à la fois.
      Ok avec toi pour les versions orchestrales, ça vaut pas grand chose parce qu'il y manque l'essentiel, les Who.
      J'avais chroniqué l'autobiographie de Townshend et aussi fait un papier fleuve sur Keith Moon, je te mets le lien
      http://ranxzevox.blogspot.fr/search/label/Keith%20Moon
      Hugo

      Supprimer
    10. Le lien est naze, je shoot again same player :
      http://ranxzevox.blogspot.fr/2013/06/pete-townshend.html
      http://ranxzevox.blogspot.fr/2009/11/la-vitesse-ou-lon-efface-les-cigarettes.html
      Vire le com si ça marche pas non plus.
      Désolé de foutre le bordel mais on cause des Who, c'est dans le ton ;-)

      Supprimer
    11. Ne soit surtout pas désolé, j'ai moi même un truc à aller te commenter sur le Mick, je n'ai pas fini ma lecture et j'ai quand même des trucs à ajouter.
      Bavard une fois!!

      Supprimer
    12. Je rajouterais quelques noms sur les batteurs, parce que la technique ça peut être fabuleux bien utilisé, mais le jeu bien primaire ça fait du bien par où ça passe : Moe Tucker, Meg White, et Danny Taylor (des Silver Apples). Fabuleuses (eux) dans leurs genres respectifs sans en faire des caisses. Mais encore une fois, la liste est sans fin...

      Supprimer
  3. En fait, la musique qu'on appelle musique d'ascenseur, est celle qui monte et qui descend. Avant Art Blakey, on appelait ça la musique d'escalier, mais vu l’accélération qu'il a apporté, fallait faire innover le jargon.
    Et puis faut bien un lien pour rejoindre la musique stratosphérique.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Super, je vais transmettre à ma fille, j'adore!!

      Supprimer
  4. Hello,
    j'avais tenté un comm' mais il n'est pas passé... étrange.
    on parle Art Blakey et nous voici en ligne directe sur Keith Moon et autres batteurs rock.
    c'est curieux, forcément pas si déviant, mais curieux qu'on oublie l'essence du truc même si Moon reste fondamental dans l'histoire de l'instrument.

    le problème est toujours le même il me semble - le sujet, à priori est blakey et la fonction de batteur leader...

    et nous voici à débattre de la qualité des albums des who...
    un chemin a été fait depuis le comm' que j'imaginais publier voici deux jours...

    je le prends en route.
    on va parler de Keith moon, fracassant, inventif, unique et créatif, et puis visionnaire techniquement.
    les who sans Moon ? demandez donc à Daltrey ce qu'il en a pensé.
    regardons le dvd mémorial de Who's next et le moment de fascination quand l'ingé son monte la piste de Keith - à ce moment pas besoin d'en dire plus.

    causons batteurs.
    j'ai pour coutume d'user d'une remarque à mes élèves chérubins futurs rockers...
    ça se résume ainsi.
    un groupe avec l'excellents instrumentistes et un bon batteur restera un groupe correct.
    un groupe avec des instrumentistes moyens mais avec un excellent batteur est un groupe extraordinaire.
    un groupe avec d'excellents musiciens et un excellent batteur c'est le must.
    on parle de Police...
    un parfait exemple.
    on parle des Stones, là aussi... merci Charlie surtout pour eux...
    j'ai lu pour Ringo, j'y reviens après.
    Charlie est l'archétype du parfait batteur - rien à voir avec le rock, il est d'ailleurs un batteur de jazz ayant mis ses baguettes au service du rock, ce qui a donné de truc si particulier.
    Charlie fait groover comme pas deux avec juste cette petite astuce de laisser la place en beat grosse caisse et after beat caisse claire libre de toute charley.
    cet infime demi soupir fait toute la différence et donne... du son.
    Ringo...
    je l'ai pratiqué en cover Beatles pendant plusieurs années et il est certainement le batteur qui m'a donné le plus de fil à retordre.
    impossible de m'en sortir pendant les premières répétitions, il manquait, le truc...
    j'avais beau jouer la partie "texto", rien n'y faisait... puis le chanteur m'a demandé de faire des choeurs...
    et là ce fut une révélation.
    Ringo n'est pas un batteur au sens commun du terme, c'est avant tout un chanteur.
    j'ai sorti ça à un conférencier "spécialiste" des Beatles (enfi spécialiste histoirique car côté musique il n'y connaissait pas grand chose...) - il y avait avec lui un groupe de covers...
    j'ai décelé dans le regard du batteur une sorte de "révélation"...
    il avait dû galérer autant que moi.

    je m'écarte des Who et de Blakey curieusement fusionnés ici - il n'y a bien que le net pour arriver à rapprocher ainsi les générations...
    le parallèle est évident sur la notion de batteur leader, affirmé ou non.
    de nombreux grands groupes le sont par leurs batteurs respectifs.
    Le Zep sans le fabuleux Bonham (ou son clone de fils) associé au non moins fabuleux John Paul ? Le socle pourl'envol...
    Toto (allez un effort, faites pas la gueule dès qu'on les cite), sans l'immense Porcaro inventeur de nombre de tueries drummistiques...
    Miles sans Tony ? puis sans Al Foster ?
    Trane sans Elvin ?
    La liste est immense...
    prenez Keith Jarrett, mais aussi Miles en début d'électricité, sans Jack Dejohnette....

    Crimson sans Bruford et bruford en solo ou dans UK ?...

    Alors on dévie d'un mm et on se fait Bozzio avec Zappa et chez UK...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. suite :
      Batteurs excellents et toutes catégories confondues... groupes de prestige.
      Sting ? avec Colaiuta, c'est très fort mais selon les cas il va favoriser notre Manu national, un des plus grands, de ceux qu'on met sur les doigts d'une seule main...
      avec Gadd, Weckl, Cobham... Williams et Elvin Jones...

      Tony Williams, solo en lifetime free (chroniqué chez moi) ou en Lifetime avec Jack Bruce et John McLaughlin puis avec son New Lifetime... ça c'est du leader...
      Cobham a redimensionné le jazz rock avec Spectrum et Crosswind, en ouvrant par l'intérieur il oblige le soliste à sortir autrement que s'il était leader... (réfléchissons bien à cette petite notion d'intérieur / extérieur).
      Charlie Watts a dirigé en période de ménopause stonienne un super big Band et citait comme roi du drive de cymbale le délicat Billy Higgins...
      Charlie, un des rares férus de la prise tambour main gauche...
      Tiens donc, la plupart des grands ont adopté cette fameuse prise tambour, y compris Stewart Copeland...
      Un hasard ?
      Que nenni, et ce n'est pas Christian Vander, notre plus grand batteur leader made in cocorico qui vous dira le contraire...

      Et Art Blakey dans tout ça ?
      Juste celui qui parti de la marche (Blues March) de défilé marching band et de sa déviance africaniste appelée rythme afro ou jungle, pour réinventer le jeu du swing...
      Rien que ça ?... et oui, et surtout pas moins car vous avez l'école des cymbales et celles des futs...
      D'ailleurs celle des futs - pensons juste un peu à ce qu'en a récupéré Peter Gabriel dès son III en supprimant purement et simplement les métaux de sa musique...

      eh bé, de quoi y passer des heures, hein ?

      allez, finalement parler du jazz c'est quand même carrément fructueux et au fait...
      je suis un addict des Who... sans distinction aucune d'album et je me suis ruiné (mes parents) en baguettes à essayer de prendre ce qu'il était possible à Moon...
      je n'ai pas été le seul et il mériterait bien un bel article à lui tout seul... car il n'a pas fait que dynamiter les chiottes des hôtels, il a tout de même révolutionné le langage rock de la batterie l'énergumène.

      bien à vous tous.


      Supprimer
  5. Moi, je dis, messieurs... Que des commentaires comme ça, cela mérite de remonter d'une case et d'être placés en haut du podium. Même si il s'agit d'un podium d'un blog discret... Mais je vais aussi le coller à mon compte facebook, puisque compte il y a depuis mon ami et son "El Sabor Latina". Il faut diffuser.

    RépondreSupprimer