samedi 21 octobre 2017

Savage Rose (sans S) Le Danemark. Déjà? Parfois


Manque de temps, mais l'envie persiste.

Quelques écoutes insistantes que je dois au (nouveau?) Dico Assayas.

Donc, au Danemark, il était une fois dans les années 60 un groupe qui a su attraper un parfum que je n'ai pu respirer personnellement que des années, beaucoup d'années plus tard.




001. Savage Rose - Savage Rose - Everybody Must Know





002. Savage Rose - Savage Rose - Savage Rose




Vous sentez cette fragrance de LOVE et même de Morts Vivants (Oui, là c'est de la belle allusion toute légère)
Il y a de l'esprit qui rode (hou la la trop fort!!)

Un peu d'histoire, mais pas trop, et même visons les impressions: des musiciens aux talents certains, veulent démontrer et en montrer.
Manque de chance et tant mieux pour nous, la petite dame à la voix unique les entraîne vers la simplification, gommant l’esbroufe au profit du charme mélodique.
Cette dame est d'une grande force


001. Savage Rose - Savage Rose - White Swans' Marriage Clothes





002. Savage Rose - Savage Rose - Sleep




Et que même j'ai souffert pour fabriquer une tiquette adaptée, c'est que sur de petites vignettes magiques comme SLEEP il y a à peine la place pour raconter...

Tiquette, mode d'emploi

DANISH ça mange pas de pain et une situation géographique s’avère nécessaire pour insister: ce n'est pas anglo saxon
PSYCH ça c'est pour la dorure de la tiquette, ce n'est pas d'une grande clarté, c'est flou et donc adapté
PROG pour bien insister, ce ne sont pas des manches
JAZZ au cas ou PROG n'aurait pas suffit

Si j'avais eu davantage d'espace FOLK pour les influences enracinées, SOUL pour Minnie Riperton



005. Savage Rose - Savage Rose - You'll Be Alright




Et pour une fois, je serai bien d'accord avec vous, toutes mes tiquettes sont incapables de trouver les bons mots pour décrire l'enchantement vocale de la dame...
Je dirai si je n'avais pas peur de la métaphore gluante que Annisette (tel est son nom) est au SAVAGE ROSE (Sans S, combien de fois faut-il que je le parenthèse?) ce que la colle est à la Tiquette.
C'est grâce à elle que cela tient!!!





011. Savage Rose - Savage Rose - Her Story






Voilà, une dernière. Une dernière photo aussi pour attentionner sur l'aventure qui continue là haut et si j'ai le temps je pense faire des bonds temporels proches pour découvrir comment la fleur s'est épanouie loin des influences Saxonnes.

à suivre?

PS: et le fil Zappa? et le Jazz??  et et etc ... pfff quand on voit ce qu'est devenu le PS... mais j'y pense

PS2: Pourquoi ce titre "Savage Rose (sans S) Le Danemark. Déjà? Parfois"? C'est qu'au début je voulais évoquer ces pays du nord qui aujourd'hui semblent maintenir une flamme rock du passé comme je l'aime, et puis en cours de route, j'ai oublié.


PS3: j'ai failli aussi oublier:



001. Savage Rose - Savage Rose - A Girl I Knew



samedi 7 octobre 2017

Catharsis


Elle a été parmi nous depuis des années. Elle s'est battue, son cancer. De victoire en victoire nous n'y pensions plus, juste admirant sa volonté, la commentant, nous la souhaitant pour notre tour.
Et pourtant, bien entendu. Une dernière bataille.
Fini.
Corinne est partie.

Et tous nos morts qui remontent violemment à nos mémoires, nous laissant effondrés, comme si nous n'avions pas assez pleuré.
Alors lamentation pas pédagogique?

Alors?
Alors j'y pense, je regarde tout au fond des ombres qui m'appellent pour un contrat d'oubli.

Les artistes sont aussi là pour ça.
Transfert.
J'ai déjà essayé, ça ne marche pas toujours, mais parfois.

Devant ma liste morbide, le hasard, heureux finalement, j'entends et je comprends.

Pathétique




001. The Tiger Lillies - Cold Night In Soho - Let's Drink




Tragiquement comique, noir




002. The Tiger Lillies - Cold Night In Soho - Heroin






001. The Tiger Lillies - Cold Night In Soho - The First Day





002. The Tiger Lillies - Cold Night In Soho - Just Another Day







Je
Et puis je me souviens, ceux que j'aime, ceux qui m'aiment
je m'interroge pour savoir sur qui je pleure.

Tiger Lillies emporte le morbide suicidaire, me laisse le chagrin et le bonheur de vivre, vivre entouré.




mercredi 27 septembre 2017

Avant que le souvenir oublie: Léonard, Pascal & Fabrizio (ha j'oubliais...aussi)


Ça vous arrive jamais, vous les blogueurs? Le truc qui vous trotte dans la tête et la peur d'oublier le pourquoi? Comment? Hein?

Quelques jours chez une amie, à Villeneuve-Loubet, chouette coin, petite bourgade bien sympa, mais il y a la Marina. J'aimerai la détester, mais bon, je crois que j'aime.

Bon, vite, je suis en train d'oublier...

Enfin, pas vrai ici.


Pas prêt d'oublier. La rencontre d'un contact bien apprécié.
Bien entendu, ça devait bien se passer. Mais je n'avais pas imaginé...

Mon amie qui m’hébergeait a de suite accepté d'organiser la rencontre avec Pascal que je côtoie depuis au moins cinq ans sur la toile.

Et cette amie a aussi son histoire musicale, dessinatrice elle a fréquenté la bande de Ramon Pipin pour les costumes de scène de Odeurs. (Et aussi Jérome Savary pour le même talent)

Imaginez le dialogue qui s'installe, en plus de ce que partagions sur nos blogs. Un vrai bonheur d'échanges.
Pas un moment de gêne, d'ennui... ça fusait dans tout les sens. Les noms, les expériences, les envies... Même si le temps qui passe fini par l'emporter, nous avons connu là un moment inoubliable. Forget le titre de ce post (Forget = Oublier, histoire d'attirer des anglophones sur mon blog... je commence doucement)

En guise de cadeau, Pascal nous a donné un disque.
Drame à suivre: pas de lecteur de CD à part le PC portable de la maison.

Pascal... Nous avons tenté et abandonné en se promettant de meilleurs conditions.

J'ai déjà connu. L'écoute d'une composition d'un copain, d'un ami ou même d'une connaissance.
Généralement j'espère aimer pour ne pas avoir à hypocritiser mes sentiments.

Bon, je compte bien encore bavarder sur ce sujet, mais avant tout:




003. Pascal Georges & Jean Marc Eyraud - Naïma - Spanimiles



Haaa ouaiii. Quand même. Quelle évocation. Tiens, comme "Caravan" du Duke.
Souvent l'auditeur apporte beaucoup de son vécu dans le ressenti de certains titres, mais parfois, comme ici, c'est la composition qui domine. Il n'y plus qu'à se laisser porter.
Un grand moment d'oubli pour se payer un voyage, destination apaisement.
Attention.
Addictif.
Il y a de quoi être fier. Oui.


Mon amie me connait comme Pantagruellement amoureux de la musique.
Alors elle me pousse ce titre de M. Cohen.
Ecoutez, lisez.
C'est ce qu'elle m'a proposé, pour ensuite me raconter une histoire, moi qui ne suis pas branché commérage vie d'artiste... Mais avant



001. Leonard Cohen - Songs Of Love And Hate - Famous Blue Raincoat



mmffff... le texte en français, si, si, vous allez comprendre, lisez dis je


Famous Blue Raincoat
(Le Fameux Imperméable Bleu)
 
It's 4 in the morning, the end of December,
Il est 4 heures du matin, fin décembre,
 
I'm writing you now just to see if you're better.
Je t'écris juste pour savoir si tu vas mieux.
 
New York is cold but I like where I'm living
Il fait froid à New York mais j'aime bien l'endroit où je vis
 
There's music on Clinton Street all through the evening.
Il y a de la musique sur Clinton Street durant toute la soirée.
 
I hear that you're building your little house deep in the desert.
Il paraît que tu construis ta petite maison tout au fond du désert.
 
You're living for nothing now
Maintenant tu n'as plus de raison de vivre,
 
I hope you're keeping some kind of record.
J'espère que tu gardes une trace écrite.
 
Yes, and Jane came by with a lock of your hair,
Oui, et Jane est passée avec une boucle de tes cheveux,
 
She said that you gave it to her
Elle a dit que tu la lui avais donnée
 
That night that you planned to go clear.
Cette nuit où tu voulais prendre un nouveau départ.
 
Did you ever go clear?
As-tu jamais pris un nouveau départ ?
 
Oh the last time we saw you you looked so much older,
Oh la dernière fois que l'on t'a vu tu avais l'air tellement vieilli,
 
Your famous blue raincoat was torn at the shoulder.
Ton fameux imperméable bleu était déchiré à l'épaule.
 
You'd been to a station to meet every train,
Tu étais allé à une gare, attendre n'importe quel train,
 
And you came home without Lily Marlene,
Et tu es revenu sans Lily Marlène,
 
And you treated my woman to a flake of your life.
Et tu as donné à ma femme un flocon de ta vie.
 
And when she came back she was nobody's wife.
Et quand elle est rentrée, elle n'était plus la femme de personne.
 
Well I see you there with a rose in your teeth,
Et je te revois là, une rose entre les dents,
 
One more thin gipsy thief.
Encore un maigre voleur de gitan
 
Well I see Jane's awake:
Ah, je vois que Jane est réveillée :
 
She sends her regards.
Elle t'envoie son bonjour.
 
And what can I tell you, my brother, my killer,
Et qu'est-ce que je peux te dire, mon frère, mon assassin,
 
What can I possibly say?
Qu'est-ce que je peux bien dire ?
 
I guess that I miss you, I guess I forgive you,
Je suppose que tu me manques, je suppose que je te pardonne,
 
I'm glad you stood in my way.
Je suis content que tu te sois trouvé sur mon chemin.
 
If you ever come back here, for Jane or for me,
Si jamais tu repasses par ici, pour Jane ou pour moi,
 
Well your ennemy's sleeping, and his woman is free.
Eh bien ton ennemi est endormi, et sa femme est libre.
 
Yes, and thanks for the trouble you took from her eyes
Oui, et merci pour le tracas que tu as enlevé de ses yeux,
 
I thought it was there for good, so I never tried...
Je croyais qu'il était là pour de bon, alors je n'ai jamais essayé...
 
Yes, and Jane came by with a lock of your hair
Oui, et Jane est passée avec une boucle de tes cheveux,
 
She said that you gave it to her
Elle a dit que tu la lui avais donnée
 
That night that you planned to go clear.
Cette nuit où tu voulais prendre un nouveau départ.
 
Sincerely, L. Cohen
Amicalement, L. Cohen

Ben quoi?
Mon amie m'a juste expliqué qu'à cette époque, Léonard Cohen était souvent vu avec un vieux imperméable bleu... Et là, ça change tout, du moins l'effet miroir est encore plus bouleversant


Et ma grande satisfaction c'est d'avoir pu lui rendre la monnaie de sa belle pièce. Elle parle Italien, elle adore Léonard Cohen
Alors hop


Bonheur total, je l'ai accrochée. Elle voulait en savoir davantage, plus, encore.
Alors je l'ai repassé pour qu'elle décortique le texte de cette chanson.
Poétique, hermétique, alcoolique... et si touchant et quelle belle langue, mamamia

Ami fragile
Évaporé dans un nuage rouge
dans l'une des nombreuses meurtrières de la nuit
avec un besoin d'attention et d'amour trop fort,
"Si tu m'aimes tu pleures"
pour être partagé,
ça valait la peine de vous amuser les soirs d'été
avec un tout simple "Je me souviens" :
pour vous observer louer un kilo d'herbe
à des paysans retraités et à leur femmes
et offrir à pleines mains des océans
et d'autres d'autres vagues aux marins de service,
jusqu'à découvrir une à une vos cachettes
sans regretter ma crédulité :
parce que dès la première tranchée
j'étais déjà plus curieux que vous,
j'étais beaucoup plus curieux que vous.

Et puis suspendu entre vos "Comment ça va"
étonné par des lieux moins communs mais plus féroces,
du genre : " Comment te sens-tu ami, ami fragile,
si tu veux je pourrai m'occuper de toi une heure par mois"
"Vous le savez que j'ai perdu deux enfants"
"Madame est plutôt du genre distraite."

Et encore abattu par votre courtoisie
à l'heure où l'un de mes rêves,
ballerine de second rang,
agitait pour je ne sais quel avenir
son présent aux seins énormes
et sa césarienne récente,
je me disais 'quelle belle chose qu'au bout de mes doigts
il faille que commence une guitare'.

Et puis assis au milieu de vos au revoir,
je me sentais moins fatigué que vous
j'étais beaucoup moins fatigué que vous.

Je pouvais taquiner le pantalon d'une inconnue
pour la voir écarquiller la bouche.
Je pouvais demander à l'un ou l'autre de mes enfants
de parler mal de moi et à haute voix.
Je pouvais troquer ma guitare et son casque
contre une boite en bois disant nous perdrons.
Je pouvais vous demander le nom de votre chien
le mien ça fait un bout de temps qu'il s'appelle Libre.
Je pouvais engager un cannibale à la journée
pour m'enseigner la distance me séparant des étoiles.
Je pouvais traverser des litres et des litres de corail
pour rejoindre un endroit nommé au revoir.

Et jamais l'idée ne m'a effleuré
que j'étais plus ivre que vous,
que j'étais beaucoup plus ivre que vous.


Allez cadeau ici




002. Fabrizio De André - Fabrizio De André E P.f.m. In Concerto - Cd 1 - Amico Fragile




001. Fabrizio De André - Volume 8 - Amico Fragile








Comme M. Gandolfini, je me paierai bien quelques séances, juste pour avoir la réponse:
Pourquoi cette chanson me fait cet effet, pourquoi arrivé au milieu de ce titre, j'ai comme un manque d'air et de l'humidité qui me monte aux yeux?




004. Kate And Anna McGarrigle - French Record - Cheminant A La Villa



Je vais lancer une collecte.

dimanche 10 septembre 2017

Erroll Garner - Concert By The Sea. Forcément ça change tout


Jimmy, non pas toi, mais Jimmy Giuffre c'était donc pas ça, alors que ça c'est bien ça, pas de doute.
J'ai déjà chroniqué cet album sur mon ancien blog (Get Happy!, comme ça j'éclaire sur le nom de celui ci)

Si vous lisez un peu de littérature éclairante sur ce monde, cet univers, ce cosmos (il y a quoi encore plus grand?) qu'est le jazz vous apprendrez de belles histoires sur ce monsieur qui met en joie.

Je ne vais pas m'y mettre, mais je peux toujours faire de la publicité pour ce qui se fait de mieux dans le genre, croyez moi, c'est autre chose que "j'aime pas le jazz, mais ça on m'avait pas dit que c'en était et que alors donc je suis nul" Même mieux que le "jazz pour les nuls", justement, déjà bien sympa, mais ce livre:

Passeport pour le Jazz de P. Adler et de P. de Chocqueuse

Des passionnés qui expliquent sans s'attarder sur l'histoire du Jazz, juste de quoi montrer pour ensuite conseiller et raconter des disques.

Du coup je me permets de les citer, pas que pour remplir mon texte (quoique) mais aussi pour prouver une qualité d'accroche
Donc

Ses musiciens ignoraient souvent ce qu'ils allaient jouer. Dès l'exposé de "I'll remember April", les variations harmoniques que Garner propose, non sans humour, ne laissent en rien présager le thème qu'il va tardivement décliner. Sur de solides standards -"Autumn Leaves, April in Paris" le pianiste, très en verve, construit de folles architectures sonores et redonne à des airs ultra-pillés leurs statuts de grandes mélodies. Sa version de "How could you do a thing like that to me" témoigne à cet égard de son génie créateur.

samedi 2 septembre 2017

Jimmy Giuffre: Fusion, Thesis & Free Fall. Échoué sur le rivage


Je n'aborde pas ou si peu. Je n'accoste pas ou à peine.
J'échoue.
Je persiste sur cette image de fleuve Jazz, mais sur Giuffre ... Je sèche, je cale (Cale sèche, je souligne assez content de mon effet)

Six mois d'essais infructueux. Pourtant début Mars c'était plutôt bien partie:


dimanche 27 août 2017

Dan Fogelberg & No-Man. La question qui tue, quel lien les lie? La réponse achève, lu par Lily!


001. No-Man - Schoolyard Ghosts, Cd1 - Wherever There Is Light






001. Dan Fogelberg - Nether Lands - Sketches







C'est beau, hein? Et puis ça nous prépare à l'introspection propre aux fins d'années... Ou comme le chante notre Sinatra

mercredi 23 août 2017

Zappa. À dire. Beaucoup: Absolutely Free & Lumpy Gravy (Invités d'honneur Edgard Varese, Richard Wagner)


... Et donc Monsieur, était finalement sérieux mais ne se prenait pas au sérieux.

Sérieux, oui, cette longue tirade musicale juste avant (?) les Soft Machine ou Gong... Bon, c'était dans l'air alors




001. Frank Zappa - Absolutely Free - Invocation And Ritual Dance Of The Young Pumpkin

lundi 21 août 2017

J'ai souvent souhaiter avoir un peu de Jerry en moi...


Beaucoup à dire.
Ici, au vu de Jerry dirigeant l'orchestre de Count Basie, je dirai qu'il m'a appris à écouter la musique ... avec le corps :-)









samedi 19 août 2017

Wagner, Parsifal Fin? Sacré Opéra!



Enfin, il était temps!
Ho, hé!! Parsifal a lui aussi pris son temps pour retrouver les gardiens du Graal, plusieurs années me dit on.

Et puis, tiens, aparté pour appâter, tenter,  faire aimer.
Je.
Quand je décide de commencer un opéra, j'ai tout un cérémonial! Que je ne pratique pour aucun autre type de musique.
Quand je découvre un opéra, je n'en écoute pas d'autre.
C'est sacré et j'y tiens.
J'ai surmonté la difficulté de l'écoute et je sais que j'y trouverai mon plaisir, mais rarement de suite.
Ça viendra, je me suis rarement trompé (Wozzeck, Zoldaten sont des exceptions, coûteuses en temps)

Alors je découvre et m'attarde sur tout ce qui peut me guider, car un Opéra c'est un édifice.

Rien que ses sources d'inspiration, avant de devenir, ce sont des histoires, avant, pendant et après.
Ici une oeuvre énorme et un parcours sans fin: En vrac, les chevaliers du Graal, Chrétien de Troyes, les légendes, le cinéma: Indiana, Excalibur, le christianisme, Monty Python mais oui, rien ne se perd et tout est dans le etc...

Rien que la création.
Ici, ce que Wagner retient, ce qu'il construit, histoire réinterprétée, nous pousse a des bribes de cultures: l'influence de Schopenhauer, la lecture pour suivre les événements racontés.

Rien que SA musique.
Ici, Wagner, même si le mot opéra repousse ... Merde ses ouvertures!! Échappées de l'oeuvre, menant leurs propres itinéraires, récupérées pour la bonne cause. Comme photographier un pilier finement orné, en oubliant ce qu'il soutient.

C'est pour Parsifal:




001. Richard Wagner - Parsifal (Knappertsbusch 1962) Cd1 - Act 1 - Vorspiel





Pour la bonne cause:



Pour la très bonne cause:






Rien que le chant.
Ici ou là, houla! Ça coince. L'obstacle, Féminin, masculin, enfantin, aigu, grave, murmuré, forcé, vibraté.
C'est ici qu'est l'abandon. Pas mémorisable, pas fredonable alors pas mémorable? Fatigant? (Je m'inscris en faux à moi-même considérant une belle part de l'Opéra Italien... Passons)

Mais je comprends de quoi il retourne, je sais d'où cela vient et où cela mène. Et soudain la révélation du chant. La récompense. Surmonté. Enfin. Le Graal!!!




001. Richard Wagner - Parsifal (Knappertsbusch 1962) Cd4 - Du Siehst, Das Ist Nicht So





002. Richard Wagner - Parsifal (Knappertsbusch) - Mittag. Die Stund' Ist Da - Verwandlungsmusik







Rien que les premiers chroniqueurs, bien avant les rock-critics: Debussy, Stravinsky, Boulez entre autres, des écrits passionnés, passionnants... Une fois son nez dedans, le risque de posture "Culture comme la confiture" s'estompe au bénéfice de l'excitant et du prenant.

Extrait:

Pour la génération à laquelle j'appartiens, Wagner était une musique "oubliée"... Elle avait fait partie de l'éducation générale, au même titre que les oeuvres capitales du passé, mais le contact avec le monde qu'elle représentait ne se faisait qu'avec peine. La polémique, après avoir longtemps empoisonné les jugements sur Wagner, devenait sans objet, paraissait inutile, absurde: une sorte d'indifférence avait remplacé les prises de position partisanes. Faut-il s'en étonner? ...
Chaque génération s'approprie certains conflits auxquels la suivante cesse de s'intéresser.......

Pierre Boulez, copié sur l'Avant Scène Opéra consacré à Parsifal.





Ma frustration.
La scène. Le moment vécu, le tout: musique, chant, acteurs, mise en scènes, décors et même davantage: la fidélité, la modernisation, la querelle bien de notre temps, pourquoi transposer?
Et surtout la multiplication des spectacles ...

... et pour presque finir, en ce qui me concerne.



Chercher, se laisser guider, écouter, tester et pour finir. Décider ce qui sera l'accompagnement de ce moment privilégié que l'on fait durer jusqu'à atteindre ce qui doit être l'aboutissement, l’inaccessible étoile.

Parsifal est à moi.

Je fais mien.

Ils étaient nombreux sur ma liste. De grands noms: Boulez, Karajan, Solti... de grand noms à ma pogne, c'est moi qui décide, je les domine dans ma bulle délirante.

Je redescends, davantage les conseils quasi unanimes que les écoutes: je me tourne vers M. Knappertsbusch.
Parcece que encensé, parce que Bayreuth (Tiens une histoire de plus) parceque son nom m'a de suite attiré...

C'est une de ces exécutions que je vous propose ici en extrait et complet pour les abonnés Drop Box.

Donc...


001. Richard Wagner - Parsifal (Knappertsbusch 1962) Cd4 - Nur Eine Waffe Taugt





002. Richard Wagner - Parsifal (Knappertsbusch 1962) Cd4 - Höchsten Heiles Wunder!




... Parsifal de retour soigne la plaie de Amfortas avec la lance sacrée.

C'est pas pour dire ni bâcler, mais pour en savoir davantage, voir sous l'image suivante.

Ainsi je peux revenir a ce qui restera de mon Parsifal en plus des instants musicaux, les monologues des "basses",
l'acte II sensuel, un sommet, comme si avoir échappé en grande partie à la lourdeur christique Wagner pouvait enfin libérer son génie pour proposer ses plages hédonistes (contrariées? Oui, mais on en profite)
Enfin tous ces choeurs majestueux, grandioses, olympiens (Oops, non, pardon) augustes alors? Toujours pas?


Quoi vouloir savoir?

Alors le film pour dire


On le trouve en entier sur Youtube
Je l'ai rippé et Zipsharé pour les abonnés à ma Drop.

Il raconte tout, il interprète. Parti-pris poétique, comme de la plume pour alléger le plomb qui coule le long de l'acte I et III, même le Happy-end à quelque chose de  ...




Et maintenant, un autre grand moment.

Quel sera le prochain?

Ciao


mercredi 16 août 2017

Zappa? Pas Zappa? C. Delbrouck, Zappa Pas à Pas


Au départ je voulais faire du titre à titre, tellement j'ai été emballé par la lecture mais surtout par le résultat sur mes écoutes des premiers Zappa.

Et puis non, j'allais juste faire moins bien que ce tome 1 que je place en photo. Au dessus, la haut.. oui. C'est ça.

Vieux débat, la musique à quoi bon en parler, à écrire... On aime ou on aime pas.
Haaaargh, madame, non, non et non.

dimanche 13 août 2017

(en attendant) Zappa, Lennon, Yoko... au lieu d"Imagine" ...



Imaginez ce que cette collaboration aurait donné, je pense qu'à ce moment là, je dirai que je pense que je dirai...
En attendant une version courte pour apprécier le rock puis une version pour approcher de tout Zappa...

ça j'aime ==>



ça c'est déjà aut' chose, mais quand on y est ==>





dimanche 6 août 2017

The Saints - King Of Sun ... Monsieur Chris Bailey


Hello regard inconnu collé à son écran, bouge pas.
Laisse moi mal te présenter ce grand.

Je n'ai rien prémédité, dans mes cartons il y a toujours mon Parsifal qui patiente, une hésitation sur Giuffre et Garner qui attend. quelques sortilèges et un autre grand decouvarteur musicale.

Attends, attends... Ne te jette pas sur le morceau

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas fait de descente à la médiathèque rue Mouffetard, dans cette partie du 5eme arrondissement qui me sert encoeur le corps.
Une longue liste en retard, des disques que je m'étais mis de côté, des disques uniquement encore chez Arkoun. À croire que sous son nom les belles lumières se sont données rendez-vous. (Je fais l'érudit, mais sans wiki...)

Tout à mon voyage en préparation, valise des grandes occasions bouche ouverte au sol, occasion de retrouver ma douce, ma mie. Je passe un disque en shuffle




001. The Saints - Songs From The Stash - Ghost Ships




samedi 29 juillet 2017

Nicole Atkins, Bash & Pop... Qu'on me débarrasse de mes coups de coeur






Allez, que je me débarrasse de ces coups de cœur. Récent, 2017, mais pas révolutionnaires, ça non, la révolution musicale j’ai été la chercher bien avant, c’est une autre histoire, les congés approchant je vais pouvoir vous concocter ça…

En attendant.

Tout le monde connait ou a connu le mal du pays (Non ? Pas vous ? Lisez quand même) La nostalgie est un sentiment facile à comprendre.
Mais la nostalgie du mal de pays ? Hein ?

Quand j’écoute Nicole Atkins (un peu moins Bash & Pop, mais comme je les case ici aussi) je me replonge, le temps de l’écoute, à l’époque de Memphis.

Loin de mes proches, sauf les copains embarqués dans la même aventure que moi, je me levais pour mettre de suite cette* chaîne musicale qui passait surtout de la musique du cru.

(* Veuillez préciser la chaîne ... ta gueule Wiki)

mercredi 26 juillet 2017

Coming Soon, The Replacements!! Il n'y a pas que Paul. A venir dès que j'ai le temps: Bash & Pop



En attendant de venir placer mes bafouilles, ça se bouscule dans ma tête/ Zappa et ses Mothers? Wagner? Ravel? Garner? Nicole Atkins? Retour au Brésil????

Mais voilà l'été, pourri ou grosse chaleur.

Vivement








samedi 22 juillet 2017

Clien d'oeil à la bande en attendant que je repasse vous voir..... Nicole Atkins again


J'ai toujours aimé la série de drôles de dames, surtout quand elles cry comme ici...

Je ne suis pas chez moi, et j'écoute sur des enceintes d'ordinateur portable.
Comme au "old good time" où j'écoutais sur un radio K7, même pas stéréo, même pas mixed mono.
Mais quand un titre me bouleversait, je ne pouvais pas soupçonner les arrangements où de quelconques astuces de séduction autres que le charme et le talent du titre...

Pas que je cours après ce temps là, faut pas déconner quand même... mais en parlant de charme:

.. et de talent



this song for you





samedi 8 juillet 2017

Mark Eitzel .... Pas chez moi ... Un petit coucou pour encore partager



Tout est calme autour de moi
Ma dame douce dort
Et en pensant au moment vécu, je voulais revenir sur mon coup de coeur, déclenché en grande partie par ce post:


https://leschroniquesdecharlu.blogspot.fr/2017/01/mark-eitzel-2017.html

Et une fois de plus pas en trop de retomber dans la magie de cette pop que j'adule:



samedi 1 juillet 2017

Un peu de Fenouil....



Pourquoi je l'aime mon IpMix, bien plus surprenant que la fonction RADIO de SPOTIFY..

Tout commence par ce titre de Roy (ceux du cercle savent pourquoi ce titre aujourd'hui)
Oui, bon, ben, une version demo, qui a la pêche ... démopêche... !! ?? laissez tomber.

001. Roy Orbison - Mystery Girl [deluxe Edition, 2014] - In The Real World (Studio Demo)

Coup de coeur: Counting Crowes, Chris Stapleton. AKA J'arrête les calembours pourris (ou pas)




Sur arrêt sur image je me suis regardé (j'ai regardé serait tellement plus simple, mon cher Antoine, l'hémisphère Gauche s'adresse au Nord) une émission consacrée au mauvais goût, à la discrimination, à l'homophobie, au sexisme dans le cadre de l'émission "touche pas à mon poste".

dimanche 25 juin 2017

#633, Best For wearing a Kaftan ( a quoi?)


Bon, maintenant je sais ce qu'est un Caftan... et à la suite de ce titre...



001. Love - Forever Changes - Alone Again Or





Le clin d'oeil fin des années 60, pas encore 68? Liberté et psychédélisme pour tous!


samedi 24 juin 2017

Ravel Daphnis Et Chloe (Mon Ego Attendra)


Non, non, ce n'est pas ce que j'avais en tête, et je me le garde.

Je viens de recevoir un numéro de l'avant scène Opéra qui traite de Ravel et "l'Enfant et les sortilèges"
Le matin (nous sommes le 24 Juin, 8h du matin, il fait printanierement frais). Café, Pain beurré.

mardi 20 juin 2017

#001, Best SONG ever? (à quoi ça sert)


J'aime.
Ben oui, j'adore... mais pas que.
J'aime aussi
É NOR MÉ ME NT
ça

dimanche 18 juin 2017

#635, Best For Bringing Out Your Inner Bairn


L'été approche et me revient l'envie de ces petites vignettes musicales. Et puis un peu de vocabulaire en Anglais ne fera pas de mal.

Et cerise sur le gâteau, cerise que l'on aura extirpée d'un bocal, plongée dans l'alcool qu'elle était depuis plusieurs années, cerise rescapée de notre envie de la déguster avant de la poser, donc cerise sur le gâteau: le thème

dimanche 11 juin 2017

One French Hit Wonder Why? Procol Harum & 10CC


Bientôt la fin de Parsifal... En attendant, un truc qui me tenait à coeur depuis un moment.
Mieux connaître deux curiosités musicales et aborder un peu le thème de l'écoute.

Curiosité musicale pour avoir été et être encore un groupe bien connu dans son pays, ayant cartonné - vraiment - en France avec un titre pour se voir ensuite ignoré chez nous.

mardi 30 mai 2017

Le Roi Arthur, d'accord, mais la suite? La voici







Mais oui, mais oui, pas de panique, il y a bien une suite à la légende du roi Arthur et de ses chevaliers de la table ronde.

Et sorti de la salle de cinéma, vous imaginant en pleine détresse, mais d'espoir aussi puisque le film serait une trilogie.

Mais moi je sais que la suite de la suite, si il n'y avait pas eu Monsieur Wagner pour la raconter, jamais vous n'auriez entendu ce que le Graal devint (Deux vins... Il n'y a pas de hasard!!)

dimanche 28 mai 2017

Emily Barker - "The Aussie-born Soul Queen in Memphis", ça c'est de l'accroche



Numéro de Juin de Uncut et ce petit encart et cette accroche (relisez le titre, je vais pas me refaire le copié/collé)
Soul, Sun Studio, Memphis, Country.



001. Emily Barker - Sweet Kind Of Blue Cd1 - Sweet Kind Of Blue




002. Emily Barker - Sweet Kind Of Blue Cd1 - Sister Goodbye




vendredi 19 mai 2017

Don Bryant, besoin de se faire du bien après un grand Systema Solar


Bon, revenu hier d'un grand Systema Solar, au Cabaret Sauvage. Organisé par "Musique and Co. Productions"
Si vous avez le goût pour la musique d'Amériques Latines sans tomber dans le formaté, je vous conseille de suivre les événements qu'ils organisent.
Ça m'embête que cela soit tenu par des amis, car du coup vous allez penser que je le dis parce que (pourquoi finir cette phrase, hein?)

Pour les suivre, cliquetons sur l'image





Bon, avant de se faire un bond dans le passé de maintenant, encore un petit coup?






001. Systema Solar - La Revancha Del Burro - Yo Voy Ganao



Un jour, un jour vous aurez le droit à entendre nos Radio Palenke à nous, mais ça... et on m'a promis, alors.


Une fois que l'on sort de ce genre de concert, la même musique que vous venez (peut-être) d'écouter, me donne l'envie de faire plaisir et de profiter d'un article dans le dernier Magic (Mai 2017 sur une Soul de Memphis, plus particulièrement sur M. Bryant)

Un bond en arrière, où les consoles (p'tain d'efficacité!!) n'étaient pas encore là pour remplacer des musiciens.
Et même si on parle de nostalgie...
écoutez moi ces deux titres séparés par pratiquement cinquante ans: 50!!



001. Don Bryant - Don't Give Up On Love - A Nickel And A Nail




002. Don Bryant - Precious Soul - She's Looking Good