mercredi 29 juin 2016

Parti, pas pour longtemps, en attendant...

... en Attendant, que voulez vous, on analyse, on dissèque, c'était mieux avant, alors qu'aujourd'hui c'est moins bien, mais demain il fera pire.
Neil c'est plus ça.

Et puis paf.
C'était mieux avant, mais aujourd'hui ça peut être bien


(Il fait un peu peur...le Old Neil)

samedi 25 juin 2016

MAGIC 2004 Aout/Septembre. Elle ne reviendra plus la pomponette


Fini donc MAGIC. Mais il reste les souvenirs, les vrais. Et aussi ceux que l'on rattrape, ceux que l'on invente. Pour enrichir le livre des mémoires tout est bon.

Il y a donc douze ans, il n'y avait aucune raison pour que j'accroche au premier abord à l'album du mois, ALBUM LEAF.
Mais dans cette atmosphère où la réalité laisse un peu de place aux songes mélancoliques, il est des sons qui trouvent enfin leur place, même des années plus tard. Finalement, les vibrations sonores ne vieillissent jamais si nous les laissons résonner?





001. The Album Leaf - In A Safe Place -  Streamside



samedi 18 juin 2016

Ivre, couché au sol, les yeux au plafond, tourne le manège …



… de la mélancolie poignante


http://www.galerieblanche.com/en/artist.php?ID=37Sylvain 


Ces fameuses compilations, me souviens aussi de ces K7 (oui, bien avant les SMS, nous, les jeunes, savions aussi écrire comme ça) de ces K7 (le problème des longues parenthèses c’est de retrouver le fil du texte, un seul moyen…) me souviens de ces K7 où nous alignions les chansons que nous voulions entendre, faire entendre mais surtout enchaîner.
Tout un art, mineur certes, mais nous l’étions de toute façon.

Puis vint le digital, les TAG, les outils de recherches sur les bibliothèques MP3.

Alors nous pouvions multiplier les compilations par genre, par titre, par thèmes. Je fréquente des spécialistes.
Les reprises, le Hard Rock…

Mais reste ma préférée. Celle qui parle de découverte aussi mais celle qui écoute notre désire exprimée avec difficulté, tout de subjectif, d’allusion, de métaphore…

Mon rêve, inspiré d’un personnage de Dantec dans ses Racines Du Mal (Grandiooose) Une intelligence artificielle qui connait toute sa musique et ses milliards de connexions.




Alors je lui dirai :




Écoute ce « Amico Fragile », tu entends ? Tu vois quand j’ai trop bu, quand j’ai atteint cet état d’ébriété qui me fait m’allonger par terre et regarder par-delà mon plafond. Alors que la pièce tourne, tourne et que je peux tranquillement évoquer et pleurer en moi-même.
Écoute le Fabrizio me raconter mon état.



Je pouvais vous demander le nom de votre chien
le mien ça fait un bout de temps qu'il s'appelle Libre.
Je pouvais engager un cannibale à la journée
pour m'enseigner la distance me séparant des étoiles.
Je pouvais traverser des litres et des litres de corail
pour rejoindre un endroit nommé au revoir.

Et jamais l'idée ne m'a effleuré
que j'étais plus ivre que vous,
que j'étais beaucoup plus ivre que vous.

dimanche 5 juin 2016

Yusef Lateef à ma table!! Si si!! Bon, disons que oui, oui....


Mais oui, ma descente sur le fleuve Jazz continue. Pourquoi se presser.

Yusef c'est deux choses (au moins)

Il ajoute la flûte à ses instruments, assez rare pour le souligner (ou signaler, silougner etc..)
Mais aussi, surtout, il m'a fait découvrir quelque chose. Le Jazz à table.

J'entends déjà:
Rossini et le vin, maintenant on passe à table ... un peu limité le champ métaphorique (ou périphrase, faudrait que je révise mon Audiard)

Je réponds:
Si j'étais alpiniste, bien entendu que je vous aurai embarqué sur des grands espaces... des sommets, des pics.
Si j'étais sous-marinier nous évoquerions les profondeurs
Si j'étais pénichier j'expliquerai le long fleuve tranquille

Bon, j'ai déjà adopté le fleuve et ses escales, sous forme de fable, j'aimais bien aussi et je referai.

Mais aujourd'hui je vais vous parler d'une expérience.
Le jazz comme convive.
Plus précisément Yusef Lateef, moi et nos dialogues.

mercredi 1 juin 2016

Trop beau, trop fort, trop poignant... trop


Encore et encore, le grand Fabrizio dans un de ces chef d'oeuvres, même mal traduit on mesure la poésie mystérieuse de sa chanson


Ami fragile

Évaporé dans un nuage rouge
dans l'une des nombreuses meurtrières de la nuit
avec un besoin d'attention et d'amour trop fort,
"Si tu m'aimes tu pleures"
pour être partagé,
ça valait la peine de vous amuser les soirs d'été
avec un tout simple "Je me souviens" :
pour vous observer louer un kilo d'herbe
à des paysans retraités et à leur femmes
et offrir à pleines mains des océans
et d'autres d'autres vagues aux marins de service,
jusqu'à découvrir une à une vos cachettes
sans regretter ma crédulité :
parce que dès la première tranchée
j'étais déjà plus curieux que vous,
j'étais beaucoup plus curieux que vous.

Et puis suspendu entre vos "Comment ça va"
étonné par des lieux moins communs mais plus féroces,
du genre : " Comment te sens-tu ami, ami fragile,
si tu veux je pourrai m'occuper de toi une heure par mois"
"Vous le savez que j'ai perdu deux enfants"
"Madame est plutôt du genre distraite."

Et encore abattu par votre courtoisie
à l'heure où l'un de mes rêves,
ballerine de second rang,
agitait pour je ne sais quel avenir
son présent aux seins énormes
et sa césarienne récente,
je me disais 'quelle belle chose qu'au bout de mes doigts
il faille que commence une guitare'.

Et puis assis au milieu de vos au revoir,
je me sentais moins fatigué que vous
j'étais beaucoup moins fatigué que vous.

Je pouvais taquiner le pantalon d'une inconnue
pour la voir écarquiller la bouche.
Je pouvais demander à l'un ou l'autre de mes enfants
de parler mal de moi et à haute voix.
Je pouvais troquer ma guitare et son casque
contre une boite en bois disant nous perdrons.
Je pouvais vous demander le nom de votre chien
le mien ça fait un bout de temps qu'il s'appelle Libre.
Je pouvais engager un cannibale à la journée
pour m'enseigner la distance me séparant des étoiles.
Je pouvais traverser des litres et des litres de corail
pour rejoindre un endroit nommé au revoir.

Et jamais l'idée ne m'a effleuré
que j'étais plus ivre que vous,

que j'étais beaucoup plus ivre que vous.