mardi 31 décembre 2013

This Is ... Elvis Costello (Thanks to Mister Keith Michard: His Idea and the COVER)



J'aurai pu ou du attendre de passer en 2018, cela aurait fait pile poil quarante ans...
Mais ça me grattouille depuis l'existence des "This is..." de Keith Michard. Un Elvis Costello.
Rappel du principe : Un titre par album dans l'ordre chronologique. Un genre de Best Of mais en mieux.

Encore une superbe occasion que je me donne pour parler de moi, et pas trop de suite de musique, mais d'intimité. Je vous rassure de l'intimité en surface. Rien de gênant et majeur pour moi.

Et comme j'ai davantage d'intérêt à l'écrire que vous à le lire, je vous autorise ce
GOTO COSTELLO......

Je n'ai jamais été fan de qui que ce soit. Pas comme on imagine un fan transit. Mais je dois beaucoup à Elvis Costello. J'ai eu un avant et un après l'Elvis.

Je fais vite : En 77, en pleine période Punk et en adolescent libre de ses mouvements, il me manquait un truc. Je portais d'épaisse lunette, un peu grand duduche, pas le look sexy mais le genre qui fait rire les filles, parfois à mon insu (Ha jeunesse cruelle)

Un jour elle me dit, "tu ressembles à Elvis Costello". Je devais vérifier si c'était plus sympa que de se faire traiter de binoclard dans American Graffiti.

Alors je me procure son premier album. La putain de claque !

Je tenais mon look et la posture qui va avec. Costard, cravate à mon père, qui ne comprenait pas bien ce virage. J'insistais sur un côté je-m’en-foutiste plein de morgue. L'idée était de se rapprocher de l'image que véhiculait Costello à l'époque, sans oublier d'en faire la pub pour que le concept de personnalité par procuration ne tombe pas à l'eau.

Et voilà que sort "This Years Model", son succès dans mon entourage ne pouvait que me faire du bien. Je commençais à bien m'aimer et tant pis pour l'artifice.

Merci M. Costello. Ce genre d'identification est fait pour durer un an ou deux, le temps de se construire vraiment. Mais ensuite vint la musique....

......COSTELLO TAG

"Armed Forces" a surpris pas mal son monde. Des chansons plutôt pop, des arrangements de studio plutôt travaillés. Elvis n'est pas un Punk ni un Rocker. Il écrit des chansons en piochant dans tout ce que la Britpop offre comme ingrédient avec ce talent particulier de mélodiste.

"Get Happy" ? Nouveau virage, Rythm'n Soul, Motown, arrangements sobres, titres courts.
OK, il faudra s'y faire, avant tout c'est de musique qu'il s'agira. Je n'avais plus besoin de poser, Elvis n'avait plus besoin de coller à son époque. Et l'on découvre une voix à plusieurs facettes ce qui explique pourquoi deux titres dans ma sélection. Un crooner à l'horizon.

ECLECTISME.

"Trust" retour à britpop, davantage de place au piano et ouverture vers le reste de l'Europe.

"Almost Blue" Country ! Comme celle de Gram Parson. Que Costello m'aura appris à aimer.
Elvis n'a pas écrit la chanson du siècle, celle qui sera reprise des milliers de fois, celle qui assure un revenu pour ses descendants (J'ai repris cette image de Fabrizio De Andre) mais quel passeur et quel amoureux des chansons.
Non, Elvis n'est pas Dylan, à moins que ? Les textes ?
Comme par hasard je le suis dans cette démarche qui consiste à vouloir embrasser un maximum de musique pour un maximum d'émotion.

"Imperial Bredroom" Pop de plus en plus travaillé, je vous ai choisi un titre dont la mise en son est originale, arriver à mettre la rythmique au second plan tout en lui réservant le rôle principal. Grand
Je me souviens que les critiques l'avait encensé. Moi, au boulot je croise des collègues qui sont revenus me voir, déçus. Ce disque ne se rangerait pas avec les réussites mainstream du type Police, Phil Collins, Dire Straits. Quiproquo. Tant pis et tant mieux.

"Punch The Clock" et ses cuivres. Dexys est entre temps passé par là. Un petit tube pour Elvis. Pas dans ma sélection.

"Goodbye Cruel World" L'album jugé faible mais pleine de bonnes chansons, mais ! Mais quoi au fait ? Elvis en pilotage automatique ?

"King Of America" m'accompagne en Allemagne. Un grand album joué avec les musiciens de Elvis... Presley. Les années 80 ne sont pas perdus pour moi qui commence à moins acheter de musique. Mais Costello. Encore.

"Blood..." mon dernier vinyle. Et son I want you, qui n'est pas une reprise de Dylan. Ce titre me hante encore. Enfin, des tripes.
Et au fait : Ce timbre de voix, magnifique. Moi qui n'aime pas beaucoup le vibrato dans la voix, j'accepte tout de l'Elvis, qui m'a aussi ouvert la porte vers les crooner, ceux qui donnent de l'effet à la chanson pour qu'elle vous transperce, vous brûle. TORCH SONG.

"Spike" Premier CD et toutes ses recherches dans ce seul disque et le sentiment d'une autre influence bien assimilée. Encore. Irlande.

"Mighty" un autre mal aimé, mais celui là je sais le défendre, la moitié des titres sont des tueries et le dernier, encore l'Irlande, me bouleverse avec son relief de basse après le premier refrain.

"Juliet Letters" mon dernier CD. Parce que c'était lui, je l'ai écouté plusieurs fois pour enfin surmonter cette impression de marcher pied nu sur du parquet froid.

Ensuite c'est un peu différent. Je tourne le dos à la pop, au rock. Passé par les crooner et leurs grands orchestres, je découvre les Opéras Italiens qui m'apportent encore davantage de frissons. Puis lancé dans ma recherche, j'apprivoise Mozart, Wagner (un peu), Richard Strauss (beaucoup), Je pleure avec les Russes, retourne en Angleterre pour retrouver leur dureté (Britten), la délicatesse Française.... Le grand spectacle quoi.

Un ami me branche sur les médiathèques. Je commence à graver, à enregistrer, à dévorer.

Pendant ce temps le Elvis, n'a pas chômé. Encore de la britpop, mais aussi des diamants façonnés avec maître Bacharach (album que je dévore). Des tentatives sympathiques avec une Soprano, j'avais été surpris de retrouver Sofie dans ses pattes. Costello en Nouvelle Orleans après le drame de Katrina, une chouette rencontre avec Allen Toussaint.  Du concert dépouillé avec Bill Frisell. Du folk, de la country, des versions grand orchestre, du big band … et aujourd'hui en collaboration avec un rappeur pour une vraie réussite.

A part ça ? Il paraît que c'est un grand parolier. Avec un prof d'anglais, récemment, je me souviens qu'il nous avait été impossible de traduire les subtilités de "Oliver's Army".

Et n'oublions pas ses reprises. J'ai longtemps cru que "My Funny Valentine" ou "Shipbuilding" était de lui. Son goût pour toute les musiques et cette faculté de se les approprier.
J'ai pu voir quelques un de ces show télévisé. Jubilatoire.

Moralité : Je suis trop fier pour être fan, mais Elvis Costello a une place à part dans ma vie.
Et le jour où je le rencontrerai … je l'éviterai, pas envie de connaître la déconvenue de Bret Easton Ellis.

Des extraits? Trop cruel!

Bon alors juste un pour encore et encore exprimer mon admiration et le mot est plutôt mal choisi : "Sugar Won't Work" de son dernier album, démarre très classe, grosse basse et chant qui s'y attache. Puis soudain, des choeurs, des violons et c'est le frisson. Il y a en moi une corde qui lui est réservé et qui vibre à  ce style qu'il a toujours utilisé et perfectionné.

001. Elvis Costello & The Roots - Wise Up Ghost And Other Songs -  Sugar Won't Work
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Pour ça il n'a pas changé et je n'ai pas changé.
Continuons.



Track List

Part 1

01. 1977 - My Aim Is True - Blame It On Cain
02. 1978 - This Years Model - Lipstick Vogue
03. 1978 - 1978-03-06 Live At The El Mocambo - Mystery Dance
04. 1979 - Armed Forces - Two Little Hitlers
05. 1980 - Get Happy!! - The Imposter
06. 1980 - Get Happy!! - High Fidelity
07. 1981 - Trust - New Lace Sleeves
08. 1981 - Almost Blue - I'm Your Toy (Hot Burritto)
09. 1982 - Imperial Bedroom - Beyond Belief
10. 1983 - Punch The Clock - The Invisible Man
11. 1984 - Goodbye Cruel World - Room With No Number
12. 1986 - King Of America - Little Palaces
13. 1986 - Blood & Chocolate - I Want You
14. 1989 - Spike - Tramp The Dirt Down
15. 1991 - Mighty Like A Rose - Couldn't Call It Unexpected No. 4
16. 1993 - The Juliet Letters - Romeo's Seance (With The Brodsky Quartet)

Part 2

17. 1994 - Brutal Youth - Kinder Murder
18. 1995 - Kojak Variety - Please Stay
19. 1995 - Deep Dead Blue - Live At Meltdown 25 June 95 - Poor Napoleon
20. 1996 - All This Useless Beauty - Distorted Angel
21. 1996 - EC&SN Cd2, San Francisco, Live At The Fillmore - All This Useless Beauty (With Steve Nieve)
22. 1998 - Painted From Memory - This House Is Empty Now (With Burt Bacharach)
23. 2001 - For The Stars - For The Stars (With Anne Sofie Von Otter)
24. 2002 - When I Was Cruel - Episode Of Blonde
25. 2003 - North - Still
26. 2004 - Il Sogno - London Symphony, Michael Tilson Thomas - Sleep
27. 2004 - The Delivery Man - Monkey To Man
28. 2006 - My Flame Burns Blue - Clubland
29. 2006 - The River in Reverse - Tears, Tears And More Tears (With Allen Toussaint)
30. 2008 - Momofuku - Harry Worth
31. 2009 - Secret, Profane & Sugarcane - Complicated Shadows
32. 2010 - National Ransom - The Spell That You Cast
33. 2011 - The Return Of The Spectacular Spinning Songbook!!! - God Give Me Strength
34. 2013 - Wise Up Ghost And Other Songs - Sugar Won't Work (With The Roots)


dimanche 29 décembre 2013

Merci Madame, Non Nina, Madame Devantf.



Ce n'était pas prévu. Comme régulièrement si ce n'est fréquemment, nous regardions le "Big Lebowsky". Un film que je vois monter chaque année les marches de mon panthéon cinématographique, au point que je découvre même de nouveaux paliers.
Ce film apporte de nombreuses réponses aux questions majeures de la vie: Quel sens à tout ça? Qu'est ce que je vais me servir à boire?
A un précédent visionnage j'avais flashé sur le titre "Just Dropped In (To See What Condition My Condition Was In)" et découvert dans la foulée le talent de Kenny Rogers, même si le reste de ses compositions s'éloignait de ce style pop enjoué.
Donc on regarde en pensant ne plus avoir quoique ce soit à découvrir ("Hééé, mais c'est lui, dans Truman Capote!!")

Une scène, banale, un fond musicale.
Madame:
- J'aime bien ce morceau, tu dois connaitre toi (avec tout le paquet de musique que tu écoutes...)
Moi, qui tend l'oreille
- .... Non, ça ne me dit rien

Un peu plus tard après avoir, hum, la BO du film. Nous farfouillons et comme je n'avais rien mémorisé, c'est madame qui s'y colle.
"I Got It Bad"
Madame
- Non, je ne crois pas... Attends ... Ha ...Les violons!!! Oui, c'est ce titre...

 I Got It Bad.mp3
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A peine ensuite, je cherche un album où le trouver, car je n'ai pas cette chanson, effectivement superbe, pourtant Kaserio & Capitao des Papillons Noirs nous avaient préparé l'essentiel de Nina. J'ai pu le louper.

La soirée continu dans la pièce du fond. Moi qui sélectionne des Nina Simone et Ma Dame allongée sur la canapé qui se laisse emporter par cette artiste et cette voix...

Ne me quitte poa

Voilà donc en MP3 et FLAC un doublé: un album studio et un passage bouleversant à Carnegie.

Just Drop In




001. Nina Simone - Nina Sings Duke Ellington & Nina Simone At Carnegie Hall -  I Got It Bad.mp3
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002. Nina Simone - Nina Sings Duke Ellington & Nina Simone At Carnegie Hall -  Something To Live For.mp3
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003. Nina Simone - Nina Sings Duke Ellington & Nina Simone At Carnegie Hall -  I Like The Sunrise.mp3
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004. Nina Simone - Nina Sings Duke Ellington & Nina Simone At Carnegie Hall -  Black Swan.mp3
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005. Nina Simone - Nina Sings Duke Ellington & Nina Simone At Carnegie Hall -  The Other Woman - Cotton Eyed Joe.mp3
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jeudi 26 décembre 2013

1974: Bad Company Certes mais New York Dolls

Ça m'a fait comme un flash à la lecture du R&F de Janvier 2014 (Le journal en retard qui sort en avance).
Il y a un article qui évoque l'année 1974 et quelques sorties d'albums jugés majeurs.
1974
Enfin une (autre) occasion de parler de moi. 1974 c'est l'année sérieuse de démarrage où tout à commencé pour moi. J'avais cessé les billes et même les osselets. Je continuais à lancer la balle contre le mur de récré de Massillon.
1974
Je me mets à écouter des disques, les miens, ceux des copains et j'aime ça. Les filles ? C'est une autre année.
Et voilà que je constate que sur les 40 disques sélectionnés j'en connaissais à peine la moitié : 17 plus précisément.
Et donc mon idée de fil : Un couple d'album, un que j'ai bien connu et aimé et un autre passé inaperçu dans mon entourage.

Pour faire simple mais long quand même : J'ai une période musicale qui m'a forgé de 1974 à 1982 pour voir ensuite sa courbe d'influence disparaître lentement.

Les années 90 surtout consacré à dévorer l'Opéra

Ensuite les évolutions numériques : gravouille, Internet et MP3 pour engloutir et tout embrasser.

Alors maintenant que ces albums inconnus me sont connus, ça fait quel effet et quel regret ? Et l'autre, il est vécu comment maintenant ?

Marrant 1974 : la majorité des albums concerne des artistes bien installés, pas grand chose pour deviner la chance que j'aurai à connaître ensuite. Car si la musique à forgé chez moi des postures et attitudes, ce n'est pas trop de 1974 qu'il s'agit. Disons qu'en 1974, j'ai 14 ans, et j'écoute la musique comme aujourd'hui à 54 ans (presque) juste pour le plaisir, le frisson et la découverte. A peine je m'identifie. Pas le temps, j'ai une balle au rebond que je vais louper.

Commençons par le Bad Co, comme on disais déjà, il fallait apprendre à faire les affranchis : Led Zep, Bad Co, Le Floyd, Les Stones … Pour les Who, rien à faire.

Bad Co, ne m'intéressant peu au bio et genèse, je prenais ce son comme nouveau pour moi. Je n'avais pas l'idée de farfouiller dans leur passé, dommage pour moi, car j’aimais beaucoup cette lourdeur, cette frappe et bien entendu cette voix. Je pense que déjà, avant tout, il fallait un vocal pour me séduire.

Bad Company, 1975,  j’achète d'abord le "Straight Shooter" : je pense me souvenir que la pochette y était  pour quelque chose, un look de frimeur, penché sur une table de jeu. Si j'aimais l'ambiance je ne tombais pas à la renverse sur les compositions, je laissais juste cet album faire vibrer la pièce.
J'ai eu l'idée de prendre le premier, celui de 1974 et c'était et c'est encore le carton plein. Un peu comme un bon Rolling Stones, il y a la bonne combinaison gagnante : Frappes lourdes, mélodies parfaites et bien alternées, Piano pour la couleur, arrangements classieux et un héritage Rock que je découvrais lentement en remontant le temps. Ça me changeait des Beatles et même du Stones "Goats Head Soup"

1974, personne ne m'avait fait connaître les New York Dolls.

De toute façon, même si c'est rabâché, pour moi cela aurait été trop tôt. Et donc il paraît que pour eux aussi c'était trop tôt.

Et bon dieu, ce que cet album est génial, la veine Punk, rock, faussement foutraque car il y a de l'écriture et de la belle ligne blanche et nerveuse. Il y a du dérapage, mais aussi de bon solo bien excitant dans une sauce piquante. Et que même il y a de l'harmonica, alors.

"Stranded In The Jungle" a de quoi renvoyer nos "Au Bonheur des Dames" dans ma cour de récré jouer à la baballe avec moi.

Je serai curieux de savoir si parmi vous, certains ont vu ce groupe débarquer et si ils ont de suite farfouillé pour savoir si sous le bitume il y avait d'autres loustics qui se préparaient à tout bousculer
Le nom de l'album ? Prémonitoire ? Ou bien un changement de nom rétroactif ?

"Who Are The Mystery Girls?" qui démarre comme un titre des Aerosmith pour prendre son élan et sauter par dessus les toits

Des choeurs de filles qu'on imagine comme on veut.

J'avoue que celui là, je regrette presque de l'avoir loupé, si j'en avais compris l'esprit, il m'aurait déniaisé deux ans plus tôt, cela aurait pu m'être utile, puisque Massillon deviendra mixte vers 1976...

Vous écoutez ce disque et vous pensez Santana, Eagles, Deep Purple, Eric Clapton même époque. Il aurait dû changer la face de mon monde... Patience.

1974




001. New York Dolls - Too Much Too Soon -  Stranded In The Jungle.mp3
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002. New York Dolls - Too Much Too Soon -  Who Are The Mystery Girls.mp3
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003. New York Dolls - Too Much Too Soon -  (There's Gonna Be A) Showdown.mp3
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004. New York Dolls - Too Much Too Soon -  Chatterbox.mp3
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002. Bad Company - Bad Company -  Rock Steady.mp3
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003. Bad Company - Bad Company -  Bad Company.mp3
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mardi 24 décembre 2013

Quoi! Cipollina et on ne m'a rien dit!!!


Ça m'ennuie de réveiller les avis contraires, mais comment ne pas vous raconter l'épisode qui a lieu dans cet endroit où il fait si bon méditer. J'entends encore ma fille s'énerver "Sors de là, Papa, ce n'est pas une bibliothèque"

Je tourne gentiment (ma nature est donc gentil) les pages du bouquin de Manoeuvre et tombe sur Copperhead.

Connais pas. Et démonstration sous mes yeux ébahis : Cipollona encore dans une de ses aventures et je ne le savais point.

J'ai effectivement loupé le post de Eraserhead chez les Paps et l'article sur "Hard&Heavy"

Pas grave, cela fera mon petit bonheur du 24 décembre.

Quoi vous dire, je ne me l'explique pas. Cipollina a un son qui me fait des frissons en haut et en bas. Il y a des guitaristes plus mélodique, d'autres plus technique et même davantage puissant, pas difficile.
Il y a comme un vibrato qui rentre en résonance avec mes propres vibrations. Ça roule cool Man.

Et puis il se trouve que je découvre un album touchant et bien construit. C'est carré et rock. Ce piano qui fait monter la sauce Rolling Stones ("A Little Hand").
Il y a des titres qui scotchent directement : "Kamikaze" et ce démarrage qui me rappelle un autre titre qui ne revient pas de suite. Reste que le solo est tout ce que je demande en sus de la carritude de l'écriture. Vas y mon Cippo.Yeaaapppp

Et puis il y a ce monstre qui porte bien son nom.

Vous voulez savoir ? Absolument à ranger auprès des premiers Blue Oyster Cult. Un enregistrement qui oblige à monter le son de la sono, car cela n'a pas été gonflé inutilement en studio. Il faut le jouer fort, le tout est sec comme de la trique.

Bon, pas coutume une fois. En FLAC et en MP3

Ha au fait pour les fan, si il y en a, les chutes de studio. J'aurai aimé vous dire que ce sont des bons prolongements de l'album. Pas vraiment. Comment de ces séances le disque a pu sortir, reste encore un mystère.
Mais
a) Comme c'était déjà fait avant que je ne l'écoute
b) Et puis il y a Brazil, le titre que je fredonne à vie.

Bon, je sens que j'oublie de vous fêter un truc ?




001. Copperhead - Copperhead -  They're Making A Monster.mp3
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002. Copperhead - Copperhead -  Kamikaze.mp3
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003. Copperhead - Copperhead -  A Little Hand.mp3
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004. Copperhead - Copperhead -  Roller Derby Star.mp3
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005. Copperhead - 1970-73- Studio Demos Cd 02 -  Making A Monster.mp3
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006. Copperhead - 1970-73- Studio Demos Cd 01 -  Brazil.mp3
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dimanche 22 décembre 2013

Bach, Mozart et On ferait bien de le lire (Promis, un seul Calembour)


Je ferme le livre de Michel Onfray "La Raison Des Sortilèges" dialogues avec Jean-Yves Clément sur la musique.
Et j'y ai trouvé de quoi me mettre en joie et une folle envie de me retourner vers vous.
Bien entendu ils s'y trouvent des références qui m'échappent, pas seulement un problème de culture mais aussi des appréciations de domaine qui me sont (encore?) inconnus.
Michel Onfray nous raconte son incapacité à "entrer" dans le Jazz, mais il raconte aussi comment il a abordé les musiques qu'il aime. Comme un OGRE.
Un ogre musical, voici qui nous rapproche, lui, moi et vous. Cette volonté quasi compulsive de recherche de découvertes. Encore et toujours, je veux être surpris, bousculé, pour enfin connaître la révélation, le frisson, le bonheur et ensuite partir vers d'autres.
Son approche de la recherche a déclenché chez moi comme la transcription ce que je ressens, et avec une force d'écriture que j'apprécie :

Dès lors, j'écoute, j'entends, j'aime ou je n'aime pas – ce que mon corps m'apprend très vite. Mais j'ai éduqué ce corps à ses performances esthétiques. De la même manière qu'on éduque un palais pour la gastronomie ou l'art des vins, il faut éduquer l'oeil et le regard, l'oreille et l'ouïe, le nez pour les odeurs et les parfums, la totalité du corps pour les sensations du reste du monde. 
Quand je juge, il y a derrière mon jugement des années de mémoires accumulées volontairement, dès l'âge de dix-sept ans, âge magique dans ma vie s'il en fut un. Je me suis construit parce que je savais que personne d'autre ne le ferait pour moi et qu'on ne m'y aiderai pas. Je n'étais pas un héritier. Il me fallait donc faire ma fortune, autrement dit mon caractère. Je n'ai aspiré qu'à ça : être un homme droit, debout, construit, solide, avec un tempérament qui soit le fruit d'une élaboration volontaire et non le produit d'un milieu dont je savais que je ne pouvais rien attendre. 
Mon éducation fut donc sauvage. Éducation d'un ogre ai-je déjà dit qui prend tout, mange tout, avale des quantité d'informations. J'ai adoré Rabelais quand je l'ai lu, et la figure de Gargantua me va. J'ai appris, adoré apprendre, j'ai découvert, adoré découvrir. J'ai lu, adoré lire. J'ai écouté, entendu, j'ai regardé des peintures dans tous les musées du monde. 
Petit à petit, une figure a commencé à se dessiner qui se superpose à ce que je suis matériellement : une âme, si tu me permets de préciser que cette âme est matérielle bien sûr.

Et puis ses passions sont telles que je n'ai pas hésité à me replonger sur Mozart ...
(Merci à Jimmy et PascalGeorges, et oui Jimmy, ce Barenboim est un vrai délice, au carrefour de l'emphase et de la retenue sans être austère)
… et son requiem et aussi à commencer Bach. Je me répète, j'aime ressasser cette question dont je ne souhaite pas la réponse : Qui a dit que l'on ne pouvait pas écrire sur la musique ?

Bach pour la qualité de l'architecture aussi géniale dans la dentelle que dans le monumental, pour l'agencement rythmique des structures qui génèrent le sortilège, pour l'étrange coïncidence des flux et des pulsions de la composition avec les rythmes corporels qu'il soumet, pour la faculté de rendre présente la lumière de façon sonore, pour la permanence des souvenirs de mon enfance aussi. 

Mozart parce que c'est la grâce, l'élégance, le génie, la simplicité biblique de l'expression musicale comme quintessence de la joie, de la sérénité, ce qui n'exclut pas la pointe sombre, l'infime pointe sombre, qui dit que le plaisir digne de ce nom s'accompagne toujours du tragique. Mozart c'est la musique que l'on joue sur le Titanic quand on a compris que le bateau coule et va nous engloutir dans l'océan d'une mer gelée : un dandysme profond, sans affectation, sans pose, sans emphase, un dandysme qui économise la galerie et sait que l'essentiel se joue entre soi et soi.

Enfin ce chemin pédagogique qu'encourage en creux ce jugement sur l'Éducation National de M. Onfray. J'ai eu une jeunesse bien plus tranquille que la sienne, mais cette description a trouvé chez moi un fort écho. Et j'applaudis des deux mains en me demandant si ils sont suffisamment nombreux à partager ce point de vue pour faire bouger les lignes. Et pourtant, en période de crise et de bouleversement je pense qu'il y a là un chemin à parcourir. 
Ce que je peux juger, c'est la nullité institutionnelle, je songe à l'éducation nationale. La part donnée à l'éducation musicale est dérisoire et les objectifs pédagogiques nuls. On n'y apprend pas à aimer, à apprécier, à vivre avec la musique, à en faire une substantifique nourriture existentielle.
L’indexation de cette discipline sublime sur les autres, avec apprentissage de données susceptibles d'être restitués afin d'être notés, manifeste bien l'estime dans laquelle on tient le plaisir des corps dans l'Éducation Nationale. 
Un corps discipliné, penché sur sa table, un corps jeté dans l'eau chloré d'une piscine à huit heures du matin, un corps qui crache, bave et transpire lors de cross, un corps arraisonné à un lieu (une classe, une place dans cette classe) et un temps (entre dix et onze heures) du matin jusqu'au soir, un corps contrôlé pour ses présences et ses absences, voilà ce que l'on réserve aux corps dans notre système éducatif français. 
Rien n'est prévu pour le corps qui sent, goûte et boit, qui écoute de la musique. Tout est indexé sur l'acquisition et le contrôle des connaissances, avec docimologie (selon le vocable prétentieux des pédagogues de l'inspection académique) à la clé. 
Mais on n'apprend pas la musique avec un QCM, ni avec des dictées musicales d'"À la claire fontaine" ou deux minutes d'"Au clair de la lune" massacré au pipeau.
En attendant j'ai lévité ce matin sur Mozart et sur Bach que je découvre lentement sans trop me forcer.
Au fait le Requiem de Giulini, je l'aime aussi, pour les raisons qui dérangent un peu Jimmy, mais j'aime aussi les dorures et les grands orchestres.

A suivre (A suivre quoi ? Heu, rien)










dimanche 15 décembre 2013

Dizzy que je l'aime Part I


Enfin j'ai pu reprendre le périple sur mon fleuve imaginaire. C'est que je passais mon temps à reculer l'échéance. Mon Week-End à Basel (un trou) ne m'a pas permis de consacrer assez de temps.
C'est qu'ici j'attaque une largeur gigantesque du fleuve. J'avais en tête cette formule : Certains artistes j'ai appris à les aimer, d'autres j'ai aimé apprendre.

Mais Gillespie. J'aime.

J'ai de la chance. Ça vous arrive de vous dire, j'ai de la chance ? J'ouvre l'histoire d'un géant musical, je prends une de ses œuvres. Je m'assoie et me prépare à l'effort pour aborder sa musique.
En fait pas du tout. De suite, le frisson. Et le temps, les années passantes ne feront que confirmer. J'aime.
Ceci dit rien d'extraordinaire, nous parlons ici d'un des plus grand. Un fondateur du Bop qui n'a rien à voir avec Lula.

Une explosion pour l'auditeur néophyte comme moi. Des enjeux d'improvisations bouleversantes.

L'idée de musiciens qui décident de jouer des thèmes d'une rapidité effarante nous laissant soit sur le bord de la route soit nous aspirant avec eux vers des hauteurs vertigineuses.

Donc Gillespie Part 1. Comment je l'ai approché.
Encore merci au livre "Passeport pour le Jazz" de Adler et de De Chocqueuse. Un des rares à avoir mis en avant l'album de collaboration avec Lalo Schifrin.

"Gillespiana And Carnegie Hall Concert"
Lalo, moi, ce sont les fracassants génériques de Mannix, de Mission Impossible. Alors quand l'ouverture "Prelude" frappe aussi fort avec l'intention, malgré ou bien grâce au faux départ, d'ouvrir un boulevard à la trompette de feu de Dizzy, les jeux sont faits.

GRANDIOSE.

Ensuite il n'y plus qu'à se dresser sur "Panamerica" qui interdit la position assise. J'aimerai me payer le culot (et la souplesse) d'un Jerry Lewis, sauter sur les tables tout en remuant du bassin et en claquant des doigts en faisant des passes au ballon à mon fiston qui en ferait autant sur le meuble télévision.

Allez, "Toccata" et d'autres images cinématographiques de nous envahir, Cubano, affolant, impro … Et avant de passer au concert qui enchaîne, partons à la découverte (toujours guidé par Passeport)

…. 1946 Shaw 'Nuff
Avouez que sur ces quelques minutes, il y a une telle intensité, un tel foisonnement de notes qui bousculent notre écoute. Vous êtes pressé ? Pas de problème, c'est du concentré accessible.
Une des naissances du BeBop. Sous vos oreilles ébahis. Quelques reste de Swing, mais le décor change, davantage de place pour l'improvisation.
Et qui qu'on entend sur des "Groovin' High" "All The Things You Are" ? Le Charlie, l'autre pilier du Bop, un des rares à pouvoir suivre notre Dizzy. Ce Bop, quel beau bébé.

…  Complete RCA (1937 1949)
Manteca !!!!
Ça groove, ça coubane, ça rythmbazzz
Cubana Be !!! Cabana Bop !!!
Il se passe quelque chose, même le BeBop en ressort étonné. Sur des rythmiques sensuelles se collent des solo de Dizzy à vous atomiser.
Night In Tunisia !!!!
C'est là que ça se passe, un des grands titres, mythique, légende du genre qui a pris son envol ce jour là. Pour ne plus jamais attérir

….. Et donc de retour au … And Carnegie Hall Concert (1960)
Alors ? Alors quand Lalo repense les arrangements des légendes que sont "Manteca", "Night In Tunisia " devenu "Tunisian Fantasy" il y a comme de la magie dans l'air.
Et pourtant c'est tout en vrai. C'est sur scène et c'est CONCERT !!!
Un son d'une clarté cristalline traversé par les lames de feu du jeu de Dizzy. Une troupe libre et un chef indien pour entraîner tout ce petit monde vers de grands pâturages sonores

"Tunisian Fantasy"
Je sais, je sais ce que c'est que le manque de temps pour écouter un disque, même un titre en entier. Est né le besoin avec le foisonnement d'appréhender un titre dans ses premières secondes. Plus le temps des introductions, plus le temps des montées en puissances, des ruptures surprises. Des apparitions soudaines pour lâcher une impro en plein milieu d'un titre depuis longtemps abandonné par l'auditeur.
Offrez vous l'antidote à cette malédiction, offrez vous 14 minutes de baume pour activer des neurones de plaisirs endormis, telles des belles au bois dormant, laissez Dizzy embrasser et réveiller ces princesses assoupies au fin fond de votre encéphale.


Ainsi se termine la PART I. La suite je pense la consacrer aux disques de collaboration que je connais moins : Avec Charlie Parker, Stan Getz, Stuff Smith, Roy Eldridge.
A suivre




001. Dizzy Gillespie - Gillespiana And Carnegie Hall Concert -  Prelude
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002. Dizzy Gillespie - Gillespiana And Carnegie Hall Concert -  Panamerica
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003. Dizzy Gillespie - Gillespiana And Carnegie Hall Concert -  Manteca
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004. Dizzy Gillespie - Gillespiana And Carnegie Hall Concert -  Tunisian Fantasy
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Track List

Gillespiana

01. Prelude
02. Blues
03. Panamerica
04. Africana
05. Toccata
06. Manteca
07. This Is The Way
08. Ool Ya Koo
09. Kush
10. Tunisian Fantasy




001. Dizzy Gillespie - Shaw 'Nuff -  Groovin' High
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002. Dizzy Gillespie - Shaw 'Nuff -  Dizzy Atmosphere
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003. Dizzy Gillespie - Shaw 'Nuff -  All The Things You Are
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004. Dizzy Gillespie - Shaw 'Nuff -  Shaw 'Nuff
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005. Dizzy Gillespie - Shaw 'Nuff -  Lover Man
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006. Dizzy Gillespie - Shaw 'Nuff -  Hot House
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007. Dizzy Gillespie - Shaw 'Nuff -  Things To Come
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008. Dizzy Gillespie - Shaw 'Nuff -  Emanon
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Track List

Shaw 'Nuff

01. Blue 'n' Boogie
02. Groovin' High
03. Dizzy Atmosphere
04. All The Things You Are
05. Shaw 'Nuff
06. Lover Man
07. Salt Peanuts
08. Hot House
09. Oop Bop Sh 'Bam
10. That's Earl's Brother
11. One Bass Hit, No. 1
12. One Bass Hit, No. 2
13. Good Dues Blues
14. Our Delight
15. He Beeped When He Should Have Bopped [Roberts]
16. He Beeped When He Should Have Bopped [Gillespie]
17. Things To Come
18. Ray's Idea
19. Emanon
20. I Waited For You




001. Dizzy Gillespie - The Complete Rca Victor Recordings; 1937-1949 Cd1 -  Manteca
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002. Dizzy Gillespie - The Complete Rca Victor Recordings; 1937-1949 Cd1 -  52nd Street Theme [take 1]
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003. Dizzy Gillespie - The Complete Rca Victor Recordings; 1937-1949 Cd1 -  Night In Tunisia [take 1]
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004. Dizzy Gillespie - The Complete Rca Victor Recordings; 1937-1949 Cd1 -  Ol' Man Rebop
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005. Dizzy Gillespie - The Complete Rca Victor Recordings; 1937-1949 Cd1 -  Anthropology [take 1]
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006. Dizzy Gillespie - The Complete Rca Victor Recordings; 1937-1949 Cd1 -  Cubana Be
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007. Dizzy Gillespie - The Complete Rca Victor Recordings; 1937-1949 Cd1 -  Cabana Bop
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Track List

The Complete Rca Victor Recordings; 1937-1949 Cd1 (320k)

01. Manteca
02. Anthropology [take 2]
03. King Porter Stomp
04. Yours And Mine
05. Blue Rhythm Fantasy
06. Hot Mallets
07. 52nd Street Theme [take 1]
08. 52nd Street Theme [take 2]
09. Night In Tunisia [take 1]
10. Night In Tunisia [incomplete Take]
11. Ol' Man Rebop
12. Anthropology [take 1]
13. Ow!
14. Oop-Pop-A-Da
15. Two Bass Hit
16. Stay On It
17. Algo Bueno (Woody'n You)
18. Cool Breeze
19. Cubana Be
20. Cabana Bop
21. Ool-Ya-Koo
22. Minor Walk


The Complete Rca Victor Recordings; 1937-1949 Cd2 (320k)

01. Good Bait
02. Guarachi Guaro
03. Duff Capers
04. Lover, Come Back To Me
05. I'm Be Boppin' Too [take 1]
06. Swedish Suite
07. St. Louis Blues
08. I Should Care
09. That Old Black Magic
10. You Go To My Head
11. Jump Did-Le Ba
12. Dizzier And Dizzier
13. I'm Be Boppin' Too [take 2]
14. Hey Pete! Let's Eat More Meat
15. Jumpin' With Symphony Sid
16. If Love Is Trouble
17. In The Land Of Oo-Bla-Dee
18. Overtime [shorter Take]
19. Overtime [longer Take]
20. Victory Ball [shorter Take]
21. Victory Ball [longer Take]

vendredi 6 décembre 2013

En attendant Gollispoe & Mannox: Gary Allan



Rien ce week-end, même pas le temps de passer dire bonjour par ci ou par là. (Hou hou !! Par là!)
Et toujours ce fil qui ne se construit pas : Mannox & Tripotte.

En attendant, pour ne pas complètement oublier, vous oublier. Un album que j'avais déjà présenté et qui sera mon plus grand regret après la suppression de mon premier blog.

Because l'extraordinaire qui s'en dégage ? Non, n'exagérons pas, mais il m'a valu le plus chouette commentaire de toute ma "carrière" de blogueur amateur. (J'en rougis encore souvent parfois mais rarement souvent)

Alors je le remets, va savoir.

C'est de la country. Mais de la country qui croone. De la Croontry,donc

Un peu comme lorsque Jeepeedee tombe amoureux d'un titre, ce "Smoke Rings in the Dark" me fait fondre.
Avec cette pochette évocatrice, je me dis que j'aimerai être un Roméo du Texas et venir faire la romance à ma belle aimée.

Le reste, sans atteindre ce frissonnement chez moi, ce serrement de l'estomac (du cœur c'est plus joli mais …) ne dépare pas.

Alors moi je dis, cette année laissez tomber l'habit du Père-noël.
Placez vous un Stetson sur la tête, une guitare en bandoulière, et alors qu'elle ne s'y attend le moins ….
…. Houahhhhh.
Que le temps se fige sur les premières notes, sur votre posture, sur son regard.

Bonus : 50 titres qui apportent cette même sérénité amoureuse. Merci IpMix.
(PS je soupçonne IpmIx parfois de ne se pencher que sur les mots du titre: SMOKE GETS IN YOU EYES, SMOKE IN THE WATER....)

001. Gary Allan - Smoke Rings In The Dark -  Smoke Rings In The Dark
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002. Gary Allan - Smoke Rings In The Dark -  Lovin' You Against My Will
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003. Gary Allan - Smoke Rings In The Dark -  Sorry
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004. Gary Allan - Smoke Rings In The Dark -  Cryin' For Nothin'
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005. Gary Allan - Smoke Rings In The Dark -  Runaway
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006. Gary Allan - Smoke Rings In The Dark -  Cowboy Blues
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Track List

01. Smoke Rings In The Dark
02. Right Where I Need To Be
03. Don't Tell Mama
04. Lovin' You Against My Will
05. Sorry
06. Cryin' For Nothin'
07. Bourbon Borderline
08. Runaway
09. Learning To Live With Me
10. Cowboy Blues
11. I'm The One
12. Greenfields




Track List (Bonus Ipmix)

001. G4ry 4ll4n - Sm0ke R1ngs 1n The D4rk - Sm0ke R1ngs 1n The D4rk
002. Lee R0y P4rnell - B4ck T0 The Well -  Bre4k1ng The Ch41n
003. Bl4ck 1v0ry - D0n't Turn 4r0und -  Y0u 4nd 1
004. 4l Green - D0n't L00k B4ck -  Y0ur L0ve (1s M0re Th4n 1 Ever H0ped F0r)
005. The S0undtr4ck 0f 0ur L1ves - Extended Revel4t10n -  Jeh0v4h Sunr1se
006. 0ver The Rh1ne - 0h10 - (Cd2) -  1de4 #21 (N0t T00 L4te)
007. Rufus W41nwr1ght - W4nt Tw0 -  Crumb By Crumb
008. Ren4ud - B0uc4n d'enfer -  Je v1s c4ché
009. Blue H4ze - N0 4lbum -  Sm0ke Gets 1n Y0ur Eyes
010. The K1ngsbury M4nx - 4ztec D1sc1pl1ne -  P1nstr1pes
011. F1ndl4y Br0wn - Sep4r4ted By The Se4 -  D0wn 4m0ng The De4d Men
012. Ren41ss4nce - 4nthems 1n Eden D1sc 3,  F0lk R00ts, New R0utes -  Se4
013. Dexy's M1dn1ght Runners - T00-Rye-4y -  M4rguer1t4 T1me
014. Sm0kel4h0m4 - Bucket 0f Cl4ms -  Sm0ke 4 D00by
015. El G4fl4 - P4-r1s-C4sb4h -  Y4 B0uy4
016. E4rl Th0m4s C0nley - T0p 500 H1ts (C0untrych1n4) cd5 -  F1re 4nd Sm0ke
017. Sunny D4y Re4l Est4te - H0w 1t Feels T0 Be S0meth1ng 0n -  D4ys Were G0lden
018. Butterf1eld Blues B4nd, The - The Resurrect10n 0f P1gb0y Cr4bsh4w -  T0ll1n' Bells
019. Pretenders - !v1v4 El 4m0r! -  S4mur41
020. Beth 0rt0n - P4ss 1n T1me [d1sc 1] -  St0len C4r
021. G4ry 4ll4n - Sm0ke R1ngs 1n The D4rk -  L0v1n' Y0u 4g41nst My W1ll
022. D4ve C4rter; Tr4cy Gr4mmer - B0nus Fr0m El41ne Deevee -  0rd1n4ry T0wn
023. J0e Strummer & The Mesc4ler0s - Gl0b4l 4 G0-G0 -  G4mm4 R4y
024. Elv1s C0stell0 & 1mp0sters - M0m0fuku -  H4rry W0rth
025. Eddy M1tchell - Her0s -  Le0
026. R0n Sexsm1th - Where4b0uts -  St1ll T1me
027. Kt Tunst4ll - Dr4st1c F4nt4st1c -  Be4uty 0f Uncert41nty
028. 0l1v14 Ru1z - Le C4lme Et L4 Tempête -  C4lell4(B0nus)
029. He4dless Her0es - The S1lence 0f L0ve -  Just L1ke H0ney
030. R4e, C0r1nne B41ley - C0r1nne B41ley R4e -  Bre4thless
031. P1nk Fl0yd - Ech0es - The Best 0f P1nk Fl0yd CD1 -  S0rr0w
032. 0rly Ch4p - M4 Lueur Cl0wn -  C0qu'l1c0t
033. dEUS - 1V -  N0th1ng Re4lly Ends
034. Bry4n Ferry - 4n0ther T1me, 4n0ther Pl4ce -  Sm0ke Gets 1n Y0ur Eyes
035. Ben F0lds F1ve - Wh4tever 4nd Ever 4men (Spec14l Rem4stered Ed1t10n) -  Sm0ke
036. Deep Purple - L1sten, Le4rn, Re4d 0n - CD 4 MK 2 & MK3 -  Sm0ke 0n The W4ter
037. M1ch4el J4cks0n - Hell0 W0rld- The M0t0wn S0l0 C0llect10n (D1sc 2) -  1'll C0me H0me T0 Y0u
038. W1ls0n Ph1ll1ps - C4l1f0rn14 -  G0 Y0ur 0wn W4y
039. V1c G0dd4rd & Subw4y Sect - Wh4t's The M4tter B0y -  M4ke Me S4d
040. 4fr0 Celt S0und System - V0lume 2- Rele4se -  1 Th1nk 0f...
041. The M4nh4tt4ns - There's N0 Me W1th0ut -  W1sh Th4t Y0u Were M1ne
042. P4ul MCc4rtney & W1ngs - W1ngs 0ver 4mer1c4 (1976, Rem4stered 2013) Cd2 -  B4nd 0n The Run
043. R1ch4rd Th0mps0n - M1rr0r Blue -  The W4y Th4t 1t Sh0ws
044. Electr1c L1ght 0rchestr4 - T1me -  The L1ghts G0 D0wn
045. 4ndrew G0ld - N0 4lbum -  Never Let Her Sl1p 4w4y
046. Ch4rl4t4ns - Tell1n' St0r1es -  Y0u're 4 B1g G1rl N0w
047. Vers4r1 - J0ur 4près J0ur -  4tm0sphère
048. M4gn0l14 Electr1c C0. - Wh4t C0mes 4fter The Blues -  The D4rk D0n't H1de 1t
049. J1m1 Hendr1x - The J1m1 Hendr1x Exper1ence (D1sc 4) -  Blue Suede Sh0es (L1ve)
050. Queens 0f The St0ne 4ge - Lull4b1es T0 P4r4lyze -  1 Never C4me