mercredi 24 septembre 2014

Blue Oyster Cult VS Totty (Qui? Totty!)


Quand on tient un blog (Tient? J'ai cri tient?) il faut parfois faire preuve de volontarisme. mes envies me poussent vers l'ami Neil Hannon. Mais j'avais décidé de faire un peu Rock, Hard Rock ... Mais le quel.

Je me plonge dans Hard&Heavy de Cabot et Robert, mais je reste sagement sur la période 1966-1978.

Et voici que je découvre une question que j'aurai dû me poser en 1977: Quand on sait ce qu'a été le coup de pied au rock que le mouvement Punk, quand on se souvient de Blue Oyster Cult.

La question aurait dû être: qu'est ce qui a déconné?

Un pas en arrière, le live "On your Feet.." m'a révélé un groupe de rock plutôt crâne et doué.
Au passage, la très mauvaise note de "AllMusic" continue à me déconcerter, moi l'amoureux de l'unanimisme je cherche encore.

Bon le BOC (pour les intimes et le fainéants), une fois remonté sa carrière à rebours, c'était juste de la grande classe. Sans oublier leur goût pour Moorcock et Lovecraft (Bon, Lovecraft, une fois l'adolescence passée.. hum)

Imaginons 1977! Le BOC prend la claque Punk sans se renier, étale son talent, sa finesse, sa rage froide et son intellectualisme et vous sort l'album qui tue...

Non, BOC vire POP, seulement moi la POP, n'a pas sa place dans cette rubrique et puis à l'époque j'étais moins tolérant, comme je le suis maintenant avec les Red Hot.

Bon.
Totty l'aurait fait lui?
Non!

Mais Totty c'est au moins du très bon. Baigne dans le rock sudiste à la Lynyrd, Point Blank ou ZZ Top.
mais, mais, mais avec la couleur métal propre à BOC de la période avant "On Your Feet"

C'est troublant. L'album vaut le coup d'être connu, ne serait ce que pour vivre ce trouble.

Pour rigoler sur le milieu du show biz qui mérite vénération et adoration: L'album n'a été pressé en 77 qu'à 50 exemplaires. C'est en 2000 que la maison RADIOACTIVE ressort ce disque.

Pour quoi faire?

En attendant qu'un courant anti retromania ne se déverse comme du plomb fondu sur nos penchants d'écoute.
Moi je dis qu'un bon groupe de rock de 1977, que j'aurai peut-être pas acheté à cette date, qui nous excite les neurones bien familiers au genre. On va pas se l'interdire.

Et puis à part nous, qui a envie de réécouter les premiers BOC?

01 Totty - Totty - T-Town Tears


02 Totty - Totty - Crack In The Cosmic Egg


03 Totty - Totty - Trying To Forget You


04 Totty - Totty - Take Me Away Jesus

samedi 20 septembre 2014

Get Well Soon. Mon Q. Dessus. Je Suis Tombé






Pas prévu, une fois de plus, une fois encore.
Il était question que je me plonge dans la suite de Don Carlos. Ou bien de faire le tour de quelques grands guitaristes à frissons.
Ou bien je pensais chercher un truc un peu plus nerveux, plus méchant que d'habitude. Hard Rock? Punk?
Ou alors me tourner vers le sud de l'Amérique pour me précipiter vers les ziques du camarade André (Partie remise)
Ça gambergeait dans ma petiote tête. Et puis la semaine Off pour profiter du retour de Jimmy devait me permettre de ...

... et pourtant. C'est en pleine lecture à la bibliothèque personnelle où l'on est jamais dérangé, j'ai nommé la toilette (comme on dit en Belgique)

Aparté: J'ai un ami qui à des toilettes (comme on dit en France) assez grande pour y avoir placé une banquette. Une banquette? Pour attendre son tour?

Je reprends,
En pleine lecture du MAGIC de Septembre 2012. Quelques phrases et le mal était fait et je devais revenir à ...

Mais, d'abord, les phrases

Luxuriant assemblage de chansons étranges et sublimes, orchestrées avec un certain sens de la démesure!
... Touche au divin, à l'absolu (
Faut oser l'écrire)
... La voix de Gropper sent le vécu écorché et rappelle parfois celle de Neil Hannon. Magnificence mélodique, arrangements sépulcraux et cathartiques.
... Ces 13 chansons touchent souvent au sidérant

Il a mis le paquet le critique. mais étonnamment ce qui a emporté le morceau c'est l'évocation de Hannon. Un souvenir bien au chaud en mémoire, me fait du pied en me susurrant "tu te souviens?"
Tu parles si je me souviens.

Pas encore de Mp3 à la maison, pas de CD à gravouiller. Juste un abonnement en médiathèque, un article des Inrock, un lecteur de cassette et des bandes magnétiques.
Parmi les CD empruntés:



DIVINE COMEDY - CASANOVA

Premier titre. Rires de jeunes de filles, une voix de velours et un démarrage qui ne me quittera plus. Un romantique qui renverra Brian Ferry à l'élevage de poules en batterie (Sorry, Brian, je ne le pense pas, c'est kuste pour la formule).
Et l'enchaînement sur Alfie...
Avec Hannon je reprenais goût à la POP, que j'avais abandonné au profit de l'Opéra, lassé par la New Wave (Il y avait une histoire de budget aussi, époque où la musique ...)
Divine Comedy c'était la mélodie et des arrangements d'une prétention à observer la ligne jaune à ne pas dépasser. Jamais? Parfois. Et c'est tant mieux.

Au passage: Sur la fin du titre "Through A Long & Sleepless Night" je ne connais pas plus grand cri libérateur d'énergie. Là, tout de suite, rien ne me vient.

Au fait, et ce truc d'évoquer l'Italie. Comme si, enfin, l'artiste dans toute sa réussite savait à qui rendre hommage, héritier d'une sophistication jamais maniéré et en toute légèreté.

01 Divine Comedy - Casanova - Something For The Weekend


02 Divine Comedy - Casanova - Becoming More Like Alfie



03 Divine Comedy - Casanova - Through A Long & Sleepless Night






Et mon Konstantin Gropper?



Son album a deux titres:

"The Scarlet Beast O'seven Heads"
ou bien?
"La Bestia Scarlatta Con Sette Teste"

Lui aussi, se tourne vers la Grande Botte pour monter en beauté ses mélodies.

Dès le prologue je savais que j'allais devoir partager avec qui veut ce bonheur de découverte.

Il y a ici l'émulsion de tout ce que l'Europe a apporté à la mélodie et ce, depuis des siècles. cela fait un peu grandiloquent de l'écrire, mais c'est que j'écris pendant l'écoute. Et l'écoute me pousse à monter mon texte comme un échafaudage à la recherche de synonymes tous les plus brillants.

Vous avez compris. Je suis conquis.

Je n'ai rien contre le Lo-fi, la musique dépouillée. Mais le risque de trop en faire passe dans tous les cas par tenter d'en faire beaucoup.
Konstantin veut en faire. Beaucoup.
Je suis pour.

Le voilà, debout près de Hannon, la ligne jaune à leur pied.

01 Get Well Soon - The Scarlet Beast O'seven Heads Cd1 - Prologue


02 Get Well Soon - The Scarlet Beast O'seven Heads Cd1 - The Last Days Of Rome


03 Get Well Soon - The Scarlet Beast O'seven Heads Cd1 - Roland, I Feel You


04 Get Well Soon - The Scarlet Beast O'seven Heads Cd1 - Disney


05 Get Well Soon - The Scarlet Beast O'seven Heads Cd1 - Oh My! Good Heart


06 Get Well Soon - The Scarlet Beast O'seven Heads Cd1 - Just Like Henry Darger


07 Get Well Soon - The Scarlet Beast O'seven Heads Cd1 - Courage, Tiger!


08 Get Well Soon - The Scarlet Beast O'seven Heads Cd1 - You Cannot Cast Out The Demons (You Might As Well Dance)




samedi 13 septembre 2014

Les Bruits Magiques: Come Back Jim(my)

 Magic que je vous dis


http://les-bruits-magiques.blogspot.fr/

01 Gun Club - Death Party (Ep) - Come Back Jim(my)



Ne soyez pas jaloux. Vous aussi vous aurez le bonheur de disparaître puis de renaître.
Et voilà le Jim(my) il est come back.

Et ce n'est pas JEFFREY LEE PIERCE qui me dira le contraire. Il aurait su le Jeffrey, il aurait même changer le titre de sa chanson. Mais on lui pardonne, disparu lui aussi mais pas revenu.

Alors pour boucler la boucle, le Jim(my) sur son nouveau blog, il a décidé que....

Allez voir, vous comprendrez.

De +, mais ça n'engage que moi, vous pouvez lui demander des disques, parmi ceux qu'il affiche sur son fond d'écran. Le tout c'est de les reconnaître

Ben quoi, encore ici!!

mercredi 10 septembre 2014

Lettre Ouverte À Jimmy et ses Mangeurs de Disques





J'avais préparé un courrier, mais je me souviens que parfois Google supprime aussi l'adresse mail.

Alors, je copie colle ici

Dis moi que tu as gardé les épisodes de ton feuilleton?
.. Au moins
 
Pour le reste, les chroniques cela serait bien aussi
dans ce cas tu n'as pas vraiment perdu, 
 
les liens sont un peu partout et tu pourras vite revenir et à ton rythme 
Par contre si tu n'as pas de sauvegarde de tes textes.... 
ça c'est emmerdant. 
Mais cela ne doit pas t'empêcher de revenir,
c'est une priorité, tu as en plus d'autres acteurs qui te suivent
 
Donc à vous revoir et tenez nous au courant 
dès que j'ai le temps je bafouille sur mon blog, mais je tenais d'abord à ce message
Zut, j'ai oublié, peut-être cette adresse mail à Gmail est morte aussi?
 
OK, je copie colle

samedi 6 septembre 2014

Plaisirs Coupables, Un peu, un peu beaucoup ... BEAUCOUP




Dans l'ordre, on procède dans l'ordre.

1974. 
Je découvre avec les copains dans une salle de cinéma le film de De Palma. Phantom Of Paradise.
Une salle de cinéma étrange, nous étions assis juste à quelques mètres de l'écran. Je me souviens des premières images, du premier titre.
Enfin, nous pourrons avouer à la terre entière notre amour d'une chanson, au moins, des Rubettes.

Goodbye, Eddie, Goodbye

01 Rubettes - No Album - Tonight

Ce film devait laisser des traces. Couleurs flamboyantes limites criardes. Costumes excitants et ce climat mi sensuel, mi horrifique et mi théâtral ( trois MI, pain trop n'en faut).
Et sa musique. Jamais je ne devais laisser passer une année sans me replonger dans ces chansons qui finissaient par faire parti de ma bulle personnelle..

Surtout, surtout celles chantées par Paul Williams. Son personnage maléfique ne gâchait pas cette sensation d'onctuosité qui se dégageait de ces chansons intemporelles.

01 Paul Williams - Phantom Of The Paradise - Faust (Swan)

1984 ... 1994 ... 2004...

2004

Rencontre avec ce rêveur de pop, REVPOP, découverte de la Sunshine Pop déterré par le C Conte des Inrock
Ils devaient me convoquer des Zombies, Left Banke, Association, Sagittarius, Millenium, Bacharach, Aerovons, Duncan Browne, Bill Fay, Billy Nicholls ... et le Roger. Pas mon oncle, non, qui s’appelait Willy mais l'autre Roger aussi.
Non, Roger Nichols et son cercle d'amis.
Revenant de longues et belles périodes d'écoute d'opéra, voilà qu'ils me plongent dans une sucrerie qui m'enthousiasme. J'ai ado adhérer au noir sombre de Joy Division, de VDGG et voici que je demande du rose et que j'en redemande.



Air enjoué et emporté comme l'était le "À bicyclette" de Yves Montand. Des cuivres, des cordes et cette petite touche à la Burt. Si on est de cette humeur. Musique sans aspérité et toute moelleuse... Pas de rock, pas une once.

02 Roger Nichols & The Small Circle Of Friends - The Complete  Roger Nicols & The Small Circle Of Friends Cd1 - Don`t Take Your Time

2007



Paul Williams? Pourquoi je devais décider de me poser cette question: Au fait, à part Phantom Of Paradise, il a fait quoi? Peut-être une énième vision du film.

Et je découvre que le Paulo, non pas l'autre, il a bossé avec le Roger, et ces deux visions de la chansons devait donner quelques petites perles. Comme ce Someday Man

03 Paul Williams - Someday Man - Someday Man




En m'approchant de mon écran, je tombe sur une autre de leur collaboration:

01 Roger Nichols and Paul Williams - We've Only Just Begun - We've Only Just Begun




Mais, mais... mais... bon sûr c'est bien sans!!

01 The Carpenters - The Singles 1969-1973-1981 - We've Only Just Begun

Et remontant de loin en loin, tout au fond de ma mémoire, réfugié dans sa partie reptilienne, mon ça, mon surmoi m'avaient caché ces mélodies, afin de chercher le salut vers la musique de jeunes, 1977. Sex Pistols, Clash, Costello, Jam ...

Je perds la notion du temps, un vertige me prend, comme un parfum d'enfance des années 60 qui m'est  enfin révélé.




01 The Carpenters - The Singles 1969-1973-1981 - Superstar

Je m'effondre. Des arrangements préparés par un jeunot de 20 ans, toute la maturité des ambiances que Sinatra avait fini par imposer. Un vocal sans le moindre vibrato, des choeurs trompeurs sur ce que doit être notre vie.

Ainsi s’enchaînent tous les tirs de flèches d'amours. J'ai encore six ans que je courre avec ce grand chien qui ne daignait jouer avec moi qu'à ses moments, ce grand espace à Pressagny, ce petit bout de plage qui bordait la Seine, le terrain de boules perdu tout au fond du parc où je n'y ai jamais vu jouer qui que ce soit. Au souvenir de cet étrange lumière bleuâtre j'ai les larmes du passé qui remontent avec ces souvenirs d'enfant.

Ce qui n'aurait dû être que rejet de ce trop plein de sucrerie devient juste un "magic moment".




2014

Aujourd'hui que je raconte je me refais ce bon moment, régulièrement.

00 Carpenters - Close To You - (They Long To Be) Close To You



01 The Carpenters - The Singles 1969-1973-1981 - Yesterday Once More



02 The Carpenters - The Singles 1969-1973-1981 - Sing

Et comme l'Amérique ne serait pas l'Amérique sans sa part d'ombre, derrière la lumière des Sunshine spot, comme pour les Beach Boys, les Jacksons... Les Carpenters ont aussi leur part de tragédie. A force de se désincarner dans ses histoires d'amour sans sexe, Karen anorexique disparaîtra à 32 ans. C'est trop jeune pour mourir, bien forcément et entendu. Et voilà ces moments de tendresses qui se voilent d'un gris mélancoliques ... Le noir ne sied pas à Karen;


01 The Carpenters - The Singles 1969-1973-1981 - For All We Know



02 The Carpenters - The Singles 1969-1973-1981 - Rainy Days and Mondays


Et pour revenir sur cette chanson quasi parfaite, une version bouleversante par Curtis Mayfield. peut-être un moyen de préparer mon prochain post. peut-être... En attendant, que les souvenirs jaillissent!!




01 Curtis Mayfield - Curtis-Live - We've Only Just Begun