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dimanche 15 septembre 2019

VDGG Peter Hammill, aujourd'hui? Un étrange sentiment de Redevabilité (Ou Redevablisme? Je sais pas trop) v2



quelques soucis avec Zippy alors rabattons sur Youtube

Ça commence sur mon vélo qui ne m’amène nul part, dieu sait si je pédale. Un modèle d'avant l'invention de la roue.

Pour me motiver ma playlist quatre étoiles.

Et, soudain,  retrouvant le chemin de ma mémoire, des larmes de nostalgie au coin de l'oeil et de l'autre:



01. Van Der Graaf Generator - Godbluff - The Undercover Man



L'homme aux deux chants: ange et démon, Douceur et colère. Lyrisme entre le trou noir et le feu des étoiles.
Et aussi, surtout, ce chant en public qui m’obsédera pour toutes les années qui me restent.
Cette sombre version de nature morte pour comprendre pourquoi Johnny Lydon le citait comme référence.


Cette création en trois parties, une incantation, puis une explosion sourde accompagnée par un violon jouant contre le vent, un chant de rage, et un atterrissage pour finir sur un apaisement morbide.

01. Van Der Graaf Generator - Vital (Cd 1) - Still Life



.....But now the nuptial bed is made
The dowry has been paid;
The toothless, haggard features of Eternity
Now welcome me between the sheets
To couple with her withered body - my wife
Hers forever
Hers forever
Hers forever
In still life

Je n'oublie pas mes premiers pas dans ses albums solo. Plus dépouillés, mais toujours cette voix. Des albums exigeants.
Tant d'émotions dans si peu de temps d'écoute, Des diamants bruts que la patience taille en bijoux fabuleux.

01. Peter Hammill - Ph7 - Handicap And Equality
02. Peter Hammill - Ph7 - Not For Keith
03. Peter Hammill - Ph7 - Careering
04. Peter Hammill - The Love Songs - This Side Of The Looking Glass



04. Peter Hammill - The Love Songs - This Side Of The Looking Glass


Toujours sur mon vélo, je me suis dit. Au fait tu en penses quoi des derniers VDGG (pour les intîmes) et Peter Hammill?
Tout juste survolé, pas d'avis.
Moi qui vante tant le besoin d'écoute prolongée quand on soupçonne de la grande oeuvre exigeante et peu évidente. J'ai vaguement écouté.
La peur d'être déçu serait un bon prétexte, mais je pense juste ne pas voir choisi ces albums.

Alors vint ce sentiment étrange: puisque je vante tant les qualités de ces artistes, puisqu'ils ont beaucoup compté pour moi. Je dois faire un effort et tant pis si le plaisir n'est plus au rendez-vous.

Donc, pour commencer....


Remarque: Son approche de la musique a changé mon écoute, je me persuade qu'il a participé à ma découverte de l'opéra.
Ne pas se fier à sa première sensation. Des écoutes ouvertes, faire confiance pour enfin.... L'illumination

Bon alors, ce "From The Trees" 2017? Pas de batterie, peu d'instruments.

Une voix qui a perdu un peu de sa fermeté, Peter Hammill qui compense avec énergie, volonté, présence.
J'avoue que pour quelque titres, c'est la tendresse que j'ai pour le bonhomme qui a participé à mes écoutes successives. Pourtant, je me rends compte tout en écrivant que j'entre encore dans ses disques.
J'en ressors bêtement content. La banane alors que le ton général ne s'y prête pas.

Une préférence innée pour le piano. Juste une question de sensibilité.

01. Peter Hammill - From The Trees - Anagnorisis


02. Peter Hammill - From The Trees - Torpor



03. Peter Hammill - From The Trees - The Descent



04. Peter Hammill - From The Trees - Milked





Et quand mon Gégé (pour les méga intimes) retrouve son Peter, ça donne quoi.
2016 "Do Not Disturb"



Avec moins d'écoutes j'ai pu en tirer de bons moments.
Étrangement des parties m'ont fait penser à Jethro Tull. Une pesanteur dans la mélodie, l'orgue remplaçant la flûte traversière.

Le trio (car fini le sax) fonctionne bien.

Je ne vais pas vous mentir, bien connaître et aimer encore VDGG est probablement nécessaire pour goûter ce disque. Pour accepter des facilités qui allongent inutilement les titres, heureusement facilités pas trop longues, comme des tentatives de pauses qui partent en dérive.

"Alfa Berlina": je reviens sur le vocal un peu fatigué et hésitant. J'ai lu un critique qui évoque un problème de dentier. Ha ha, pas gentil mais il m'a fait sourire, surtout que globalement la chronique était plutôt tendre.

01. Van Der Graaf Generator - Do Not Disturb - Aloft



02. Van Der Graaf Generator - Do Not Disturb - Alfa Berlina



03. Van Der Graaf Generator - Do Not Disturb - Forever Falling




Rien à dire, à chaque grand artiste son frisson. Et je retrouve encore le frisson Peter Hammill. Les constructions mélodiques emboîtées, les break, les instrumentaux, les reprises en rythmes et toujours mon Peter. Mon autre Peter.



Moralité: finalement j'ai pu avancer sans roue.
Merci monsieur Hammill



3 commentaires:

  1. Ah tiens, je l'avais raté celui ci. Je suis un grand amateur de Van Der Graaf Generator, refugees et tout ça. Peter Hammill est un mec malin, il faisait du Bowie avant que Bowie n'y songe et du Talking Heads avant l'ouverture du CBGB, mais doté d'un public qui dans la plupart des cas le croit allemand et assimile son groupe au Krautrock, c'est pas rien.
    Je ne connais pas la queue de la comète, si c'est tout du calibre de Alfa berlina, il se pourrait bien que je vienne te remercier d'ici peu.

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  2. Par contre, rends lui service et déconnes pas à le comparer à Jethro Tull, bordel, ces mecs sont des boulets.

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    1. Tu me connais, respectueux et tout ça, et je pourrai aimer te contredire sur Jethro, pas que pour le plaisir de la polémique (quoique) D'abord le "Alfa sort vraiment du lot" Pour le Jethro c'est à cause de "(Oh No, I Must Have Said) Yes" il y a ce côté bourré lourdingue et pachydermique et puis soudain un truc à la cool jazz... un peu paresseux le tout je trouve.

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