Ma dame me parle parfois de M. Zweig. Etonnée quand je lui
dis ne rien avoir lu. Je commençais à m’étonner moi-même.
Il fallait agir pour sortir de cet état d’hébétude.
Elle me conseille.
Je découvre une nouvelle sensation de lecture. Un sentiment d’intimité très fort, gêne et implication se disputent la préséance.
Je ne suis plus dans un livre, je suis témoin d’une
confidence douloureuse, une histoire qui se raconte et cet interdit de plonger
dans les pages d’un journal intime. Quoique la faute à Stefan (Quand on a lu un
livre de M. Zweig, on peut passer au prénom) qui nous met entre les mains une
histoire qui ne nous regarde pas et qu’il a peut-être lui aussi volé pour
ensuite nous la soumettre ?
Noir, très noir. Dramatique pour elle, tragique pour lui,
même si cette tragédie et remisée en marge de l’histoire.
Pas de suspense, nous devinons, nous savons alors que le
personnage espère. Pas de jugement, comme ces romans noirs où ce que vivent les
protagonistes ne propose aucune morale.
Bon, ça parle de quoi ?
Tsss tssss tssss
Une fois lu, je veux le relire, le revivre. Qu’avons-nous de
disponible?
Pour voir la version avec Danielle Darrieux je m'abonne au site « Capuseen »
J’ai encore la version de Agnes Jaoui à regarder et sa
bande son à écouter.
Et puis, et puis il y a eu
Isabelle Georges : "Zweig était un amoureux de la
musique"
Idéal. Le bon format, la bonne distance: proche, très proche. Comme un orchestre
de chambre qui joue en lieu et place du texte de Stefan, les notes s’échappent
des pages qui deviennent blanches, signal qu’il faut tourner la suivante pour ne
pas perdre le fil.
Je vous convie à cette écoute. En drop. Je vous invite à cette lecture
Ouverture
Casino II
Tango
- Albert Camus, tu connais au moins Albert Camus
- Heu...
- Quoi!!!
- De nom, jamais rien lu.






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire