vendredi 15 août 2014

Philip Glass & Ravi Shankar! What else?



J'avais un scoop à propos d'un Opéra de Verdi, mais Ravi Shankar et Philip Glass l'emporte.

Pour commencer le hasard. Sur mon blog, Funkyrocky a évoqué Ravi Shankar dans un commentaire. En farfouillant dans ma disconumérithèque je retrouve un album et une collaboration avec Philip Glass.

Sachez le, je suis un inconditionnel de Glass. Musique de film « The Hours », Opéra « Akhnaten » et « Einstein on the Beach ». Même en écoute superficielle ses boucles répétitives me fascinent,
impossible de s'en décrocher. En profondeur, une fois son apnée bien maîtrisée, les couleurs vitraux nous apparaissent pour enfin saisir toute la richesse de son écriture.

Je sais que certains trouvent que sa musique c'est souvent la même chose, à ceux là je leur répondrai, tel notre grand guru le Coluche « Hé, banane, ré pé ti ti ve !!! »

Voici que mon Philip a composé avec Ravi Shankar. Méfiance, pense-t-on chez les méfiants de nature. Attention, pense-t-on chez les attentionnés de nature. A quoi bon chez les aquoiboniste.

J'ai entendu, puis j'ai écouté et enfin je sais.

Un jour je dirai à ma petite fille. Éléanore ….

Aparté : Au fait, dans le film « La Vie Aquatique » de Wes Anderson, il y a un personnage nommé Eleanor. J'ai adoré l'étrangeté de la comédie, ma femme pas du tout. Il semble que ce film a coupé les spectateurs en deux ? Votre avis ?

… Éléanore, maintenant que tu sais que ton Grand Père personnifie le goutage et l'écouture. Non, range le dictionnaire.

Laisse moi te faire découvrir la rencontre de la sagesse ancestrale Indienne tout en laissant regarder musicalement vers l'occident, j'ai nommé Ravi Shankar
et l'incarnation de la musique contemporaine qui ne nous fait pas se fermer comme des huîtres, l'inventeur de la boucle décollage vers la sérénité, voici Philip Glass.

La fusion est une réussite au delà de mes attentes (Ceci dit, je n'attendais rien) la preuve : tu penserais « Ragas In Minor Scale » composé par Shankar et « Meetings Along The Edge » par Glass. Or c'est tout l'opposé, comme un échange momentané de personnalité.

Je prends le risque de la pédanterie, mais si s'enrichir dans la vie c'est accepter d'apprendre des autres, toujours et encore. Accepter son ignorance comme moteur d'une curiosité insatiable alors qu'en s'offre l'occasion de prendre un PASSAGE vers cet ailleurs... Ne pas hésiter.
(Le genre de phrase à ne pas relire de peur de ne pas oser la poster)

Le jour où se fera sentir le besoin de sérénité, de grandeur et de force pour continuer. Laisse toi convaincre par PASSAGES.

PS: Ces boucles musicales, en fond sonore, sont d'un reposant pour les bébés. Je dis ça moi, c'est pour rendre service.

01 Ravi Shankar And Philip Glass - Meetings Along The Edge.mp3


02 Ravi Shankar And Philip Glass - Ragas In Minor Scale.mp3




6 commentaires:

  1. Bon, alors, d'une part la petite fille...
    Bon toi aussi...
    La mienne aujourd’hui avec elle on a écouté Mozart... et remis ad libitum, car elle a adoré.
    Et Mozart par Hogwood - c'est "divin"...

    de l'autre la rencontre.
    Glass fait partie de ces compositeurs tournés vers l'ailleurs, l'autrement, les cultures...
    Il disait en écrivant la Heroes Symphony que c'était justement parce que cette musique avait été "cherchée" par des musiciens "non savants" (Eno/Bowie/Visconti/Fripp) qu'elle avait su explorer bien au delà de ce que les musiciens comme lui, formatés à l'écriture, eussent pu faire.
    Je connais bien Glass et cet album avec Shankar.
    Il fait partie de ces albums novateurs avec lesquels tu te formes une certaine approche nouvelle, avec lesquels des barrières se brisent et avec lesquels tu sais que finalement, en art, l'impossible n'est pas...
    La seule limite à la création est ton esprit, ton éducation, ton environnement social et tes réactions...
    On parle d'ouverture, c'est peut être bien au delà...
    L'esprit humain peut ou non (et même quand on dit non, on sait que c'est faux...) avoir ses limites...
    D'une part le mot limite est flou, car, quelles sont elles finalement ?
    D'autre part chaque culture a ses propres limites et va chercher vers les autres des "extensions" afin d’évoluer (croit t'elle sainement) ou du moins, se modifier.
    Ici occident contemporain mais basé sur la loi fondamentale du répétitif (donc mode courant en Inde) rencontre l'Inde qui par Shankar a toujours voulu prendre une dimension planétaire avec une volonté de vulgarisation/popularisation interplanétaire (qui a réussi - merci Mr George Harrison, entre autre).
    Le résultat est convainquant à un point aussi probant que celui de Byrne /Eno - mais rangement médiatique musique "savante" oblige, l'impact fut moindre.
    C'est cela faire partie d'écoles ou y être assimilé.
    A qui la faute ?
    Pas à eux... bien entendu, eux, se soucient uniquement de musique et cette rencontre en témoigne.
    Et nous...
    On en profite si capables de briser les chaines des barrières d'écoutes que l'on se fait et qu'on s'est faites.
    Quel bien bel album... et quelle belle rencontre...
    Merci d'avoir rebondi sur les comms, finalement, la force de ton blog est bel et bien cette matière régulière à réflexion, à penser ensemble...
    J'aime cela.
    En attendant d'y revenir (je file un temps me reposer les oreilles et l'esprit) merci de ce rappel en répétitive mode (justement je viens de me blinder de John Adams pour l'avion...) par Glass.
    Mon crédo ?
    Einstein on the beach...
    Là, inutile de penser me déconnecter, je pars...
    à bientôt.

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    1. Je te dois un peu de vérité, pas trop, juste le nécessaire, la petite Éléanore montrera le bout de son nez en fin d'année. Pas avant. Mais moi, je me prépare au dialogue.
      Pour le Shankar, j'avoue m'être d'abord précipité sur une autre de ses oeuvres "Pandit Ravi Shankar" pris sur les conseils de Télérama. Mais je n'étais pas réceptif. Alors je me suis dit à raison, qu'avec Glass comme guide ... et voilà.
      Par association d'idée, ces passerelles vers d'autres horizons, passerelle pas sauts dans le vide, je pense toujours mais en reculant l'échéance à évoquer ma découverte de la musique dites Taarab, découverte que je dois à notre ami Kaserio, à une époque où nous souhaitions explorer? Il fut un temps comme ça chez les Papillons Noirs

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  2. Ha ! Ravi Shankar ! Pour le coup tu me coupes l'herbe sous le pied... Wait & see !

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    1. Attendre! Pas la qualité première proposée sur le web.

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  3. Et bien... On est utile les uns aux autres. Pour moi, pas moyen de sortir un post ces derniers temps. Mais bon, une nouvelle semaine commence alors peut-être... Vu le zorn, je crois que je peux remiser mon idée dans fantasme et passer à autre chose, à moins que je me dépêche.
    Sinon, moi j'aime bien prendre mon temps, faire un post exige un moment d'isolement que je n'ai pas(ou ne désire pas) tous les jours, tant pis s'il y autre chose de posté sur le sujet, avec un peu de chance on peut se compléter. Pour le Glass Ravi Shankar par drop box, ça me branche.

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    1. Super, tu vas me dire si cela fonctionne, Je partage une partie de mon dossier avec plusieurs d'entre vous.
      Envoie moi ton adresse mail à lusdevant chez yahoo fr et je t'ajoute à la liste (je pensais même que c'était fait?)

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