samedi 11 octobre 2014

L'arrogance en héritage, mais quoi d'autres ? Led Zep







Je tiens dans les mains le bouquin de Barney Hoskyns sur le Zeppelin, conseil éclairé de nos amis chez


Je repose le bouquin maintenant pour pouvoir vous écrire. Comme quoi c'était davantage qu'une image.

Pas encore vraiment lu, mais déjà le Barney s'est distingué par un exercice réservé aux admirateurs des Zep, page 15.

Il souhaite nous démontrer que ce groupe a été essentiel dans de nombreux genres musicaux. Moi le grand défenseur des tiquettes (pour informer pas pour classer) j'ai trouvé ses définitions de genre en partie fabriquées, discutables et reflétant l'état du fan qui veux convaincre à tout prix. Nous l'avons pratiqué aussi. Alors pourquoi pas.

Avant d'attaquer donc ce qui devient une chouette compilation, style Best Of Alternatif, le livre m'a refait écouter nos amis et replongé dans le passé, pour ensuite conclure sur une interrogation que je vais partager avec vous.


Avant mon premier Led Zep, je connaissais les Who, Genesis, Rolling Stones, Pink Floyd. Deep Purple, justement Deep Purple !!
Je ne me lassais pas du « Made In Japan » et d'autres.

Un copain nous amène le Physical Graffiti qui venait de sortir. Première écoute peu enthousiasmante et mon pote de me conseiller le premier.

Va savoir, déjà sous influence, j'achète. Pour tout avouer j'achète davantage l'image de ce groupe, adolescent boutonneux et un poil complexé, Led Zep était un groupe … beau avec des postures que les posters de BEST mettaient en valeur. Des mecs qui plaisaient à mes cousines, donc il ne manquait plus que la musique.

Me voici avec le premier album. Les vampires m'avaient mordus.

J'y trouvai le geste à la Pete Townshend mais au lieu de l'urgence des Who, c'était des gestes pleins de suffisances.

Pesanteur accompagnée d'éclairs aveuglants, cadencé par des frappes vulcaniques, des tentatives d'envol, s'arracher du sol quand on pèse des tonnes cela fait de la poussière électrique, détruit tout sur son passage pour finalement retomber sur un sol qui se creusera sous le poids des notes d'acier. Cétait « Dazed And Confused »

Je me jette sur tous les autres albums, je prends le temps d'aimer « Graffiti » Je délire lors de la projection « The song Remains The Same »

Ces mecs avaient changé mon écoute. M'avaient forcé à prendre le temps. Comme pour le graphisme, Led Zep n'abusait pas des couleurs, deux ou trois teintes devaient être suffisantes.

Toutes les compositions n'étaient pas séduisantes. Parfois elles rebutaient au premier abord. Mais nous n'étions que des petits garçons, comment se permettre de critiquer ces Dieux?. C'est que nous ne comprenions pas. Alors on remet. Et généralement la révélation se faisait.

Du coup, nous, auditeurs devenions nous aussi arrogant : t'aime pas Led Zep gros nul ?

La subtilité était Zeppelienne, pas lourde mais massive était leur musique. Je voyais en Zep des géants : Un guitariste incompréhensible, un chant bien plus solide que celui de Daltrey, Basse et Organiste pour lier le tout et le tremblement de terre pour rythmique.

Finalement peu de couleurs musicales : Noir, Blanc, Gris, Marron et des milliers de variations autour de ces thèmes.

L'écoute des albums, jusqu'à Presence obligeait à s'ouvrir à des sonorités, des ralentis, des accalmies et même des immobilités qui nous transformaient en disciple envoûtés.

Je ne pouvais plus écouter Deep Purple, je méprisais Black Sabbath à l'album où l'on pouvait deviner le slip à pois rouges d'un des musiciens (Sabotage).

Bon, 77 devait un peu remettre tout ça en cause.

Aujourd'hui je me demande si ce groupe n'a pas apporté davantage à son audience qu'à la musique ?
Il me semble y avoir davantage d'héritier de Black Sabbath que du Zep ? Ou bien je me trompe ?
Plus de groupes qui se sont inspirés des Velvet ou de Big Star (il paraît ?) que de ces artistes intimidants.


À croire que Led Zep était un aboutissement ou une impasse, une citadelle où de nombreux genres musicaux s'étaient réfugiés pour endosser une armure d'acier.

Quels genres ?
Je reviens à la proposition de Barney Hoskyns, dont la playlist d'argumentation se constituerait ainsi :


Blues Dense De Chicago
01. You Shook Me
02. I Can't Quit You Baby
03. The Lemon Song
04. The Girl I Love


Funk Rock
05. Whole Lotta Love
06. Bring It On Home
07. Immigrant Song
08. The Ocean
09. Custard Pie
10. The Wanton Song
11. Nobody's Fault But Mine
12. For Your Life

Folk Rock Cinétique
13. Babe I'm Gonna Leave You
14. Ramble On
15. Gallows Pole
16. The Battle Of Evermore
17. Over The Hills And Far Away
18. Poor Tom

Prog Rock Grandiloquent
19. The Songs Remains The Same
20. No Quarter
21. In The Light
22. Ten Years Gone
23. Achilles Last Stand
24. Carouselambra


Pastorale Acoustique
25. That's The Way
26. Bron-Y-Aur Stomp
27. Going To California
28. Black Country Woman
xx. Début de Stairway To Heaven

Lubricité Métal
29. Heartbreaker
30. Sick Again


L'arrogance À La Big Star
31. Dancing Days
32. Houses Of The Holy

L'effroi Poisseux Du Delta
33. Hats Off To (Roy) Harper
34. Black Dog
35. When The Levee Breaks
36. In My Time Of Dying

Protopunk Motor City
37. Communication Breakdown


Orientalisme Inquiétant
38. Friends
39. Four Sticks
40. Kashmir

Ballades Blues Fulgurantes
41. Since I've Been Loving You
42. Tea For One


Bon Vieux Rock & Roll
43. Rock And Roll
44. Boogie With Stu


Cette liste m'a permis d'écouter et parfois même de vraiment découvrir des titres que j'avais peu retenus.


Mais comme dans toute liste, ils en manquent.
Moi j'ai décide qu'il fallait ajouter une chanson que j'ai tardivement aimé mais ensuite, je n'en décolle plus (même si j'exagère)


99 Led Zeppelin - Houses Of The Holy - The Rain Song







39 commentaires:

  1. Seulement à la page 15 et déjà cela t'inspire un superbe papier plein de justesse et de vérités. C'est vrai que Led Zep n'a pas de descendance convaincante (les kingdom come et compagnie ne sont que de la pignolade bas de gamme n'y revenons pas). Je pense que la raison se trouve dans ta playlist, tellement de genres abordés et maitrisés. Et surtout les groupes qui ont essayé ne se sont inspirés que des plus gros traits, aucun n'a jamais percuté à quel point les rythmiques de Jimmy Page étaient funky.
    Et puis va faire un morceau comme Achille last stand...c'est pas donné à grand monde de faire tenir ça debout.
    La version live à Knebworth m'a foutu sur le cul : http://youtu.be/YWOuzYvksRw
    Hugo Spanky

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour le Funk, il me fallait l'avis du Barney pour me concentrer sur ce qui serait des rythmiques Funk, à mon oreille ce n'était pas si évident.
      Et comme toi, je pense que l'usage des musiques qu'ils avaient à porté de la main a donné la plupart de leur musique. Finalement l'héritage est dans la méthode qui consiste à puiser dans le Folk, la Country, le Blues, le rock, le Jazz et de sortir quelque chose qui donne de l'uniformité. Avant le livre, j'aurai retenu de Led Zep un genre toujours reconnaissable, que ce soit dans les moments fort ou dans les titres plus calme.
      Je note - mais nous l'avion déjà évoqué ensemble - l'attachement au titre "Achiles.." ce que j'ai pu me repasser les image de "How the West.."
      Le livre: se lit vite et sa construction est très habile. Il a une façon d'avancer dans ses histoires que je ne retrouve nul part ailleurs. idem pour ses autres bouquins. Généralement les auteurs aiment des thèmes étanches et c'est le lecteur le fil rouge. Ici tu passes d'un point à un autre, c'est l'auteur qui décide de la cohérence et c'est plutôt bien vu.
      Bon j'ai un Graham à aller lire A+

      Supprimer
    2. Si c'est le bouquin de Bill Graham dont tu causes (quel autre ?) je suis en plein dedans et c'est un foutu plaisir. T'en veux du vécu y en a, il a pas encore posé un disque sur une platine qu'il a déjà vécu de quoi faire dix livres.
      On en reparlera d'ici peu je pense.
      Hugo Spanky

      Supprimer
    3. "Bill Graham" ha non, je ne vois pas, je continuais sur le Barney. C'est qui que quoi ce Graham? Tu vas encore me mettre un livre en file d'attente! Je le sens!!
      je suis tombe en cherchant "Une Vie rock & Roll" .. mais je n'en avais pas entendu parlé.

      Supprimer
    4. Tu vas pas tarder à entendre parler, crois moi. Pas de suite, de suite parce qu'il fait 800 pages, écrit petit et sans photo....
      Hugo Spanky

      Supprimer
    5. 800 pages!! Pour une vie bien chargée ce monsieur dont le nom ne me dit rien et ça continuera jusqu'à ton article. suivre

      Supprimer
  2. Il ne faudrait peut-être pas oublier de mentionner que l'ami Robert fut très, très, très inspiré par le génial Steve Marriott - c'est une preuve de son bon goût, mais tout de même!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, tiens ça mérite que quelqu'un s'y penche. Pour moi c'est raté: je n'ai jamais entendu dans mon adolescence du Humble Pie, du Small Faces, tout un pan de musique que j'ai loupé
      La faute à mes plus vieux cousins, en 74 je n'écoutais du passé que leurs conseils, et toute cette bande là était absente.
      Tout juste avec Bad Co j'ai entrevu toute cette musique rock de loustics décontractés.
      Maintenant je me rattrape, mais ça n'a pas la même connotation, pas de souvenir, juste la musique et quel musique.
      Ceci dit à l'écoute de "Ogdens' Nut Gone Flake" mon préféré je ne fais pas de lien avec Led Zep.

      Supprimer
  3. Moi j'avais commencé par le IV mais tous, une fois découverts, m'ont emballé (jusqu'à In through the outdoor que heum...). Les réjouissantes années punk m'ont fait délaissé le Zep et bien d'autres, par posture bien souvent mais ça c'est le recul qui me permet de le dire.

    N'empêche, Led Zep j'y suis revenu et j'y reviens encore de temps en temps. La dernière fois c'était le II, y a pas longtemps.

    Une anecdote : c'est un truc qui m'a fait prendre conscience à une époque que post-punk et Led Zep n'étaient pas incompatibles. Jimmy Page était fan de Killing Joke. Comme moi quoi. Et plus tard Jaz Coleman a travaillé avec Page je crois. Ouais le monde est petit.

    PS ;Je ne suis pas un robot, je suis TIll. Je ne suis pas un robot, je suis TIll. Je ne suis pas un robot, je suis TIll. Je ne suis pas un robot, je suis TIll. Je ne suis pas un robot, je suis TIll. Je ne suis pas un robot, je suis TIll.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pre Scriptum: ha ha ha J'ai compris le message, mais avoue que ce n'est pas trop dérangeant, alors que les faux commentaires au début tardent à débarquer, et puis soudain, l'invasion avec des liens pourris qui entraînent des virus. Le web? La dernière contrée sauvage? Passeport s'il vous plait!!

      Led Zep: S'écoute encore? Oui, et c'est pas le moindre compliment. Il y a une chouette maturité dans leurs oeuvres (et un peu les solo) ado je me jetais sur Black Dog, Rock Roll, Stairway (oui oui mais la version du film "The SOng..")
      Comme dirait le Franckie, maintenant que je suis à l'automne de ma vie (Tu entends le grand orchestre derrière moi, c'est beau hein?) je trouve des chansons (ou des titres quoi dire d'autres?) que je n'écoutais pas avant car trop .. hum ... apaisés ou trop plein de break...
      Marrant la place qu'ils ont dans le rock. Contrairement au titre du bouquin, Pas grand monde pour penser à eux comme le PLUS GRAND GROUPE DE ROCK au monde.
      Est ce juste un problème de "culture" comme défini par Godard. Mais peut-être me trompe je? Peut-être qu'ils ont une plus grande place que je ne l'imagine?

      Supprimer
    2. Tiens ton article m'a fait ressortir quelques CD ce we. J'ai réécouté le III et le IV plus des titres par-ci par-là en me penchant un peu sur les textes que j'ai souvent négligés chez eux.

      Supprimer
    3. De dieu, les textes, je n'en connais aucun (sauf ... mais aucun intérêt)

      Supprimer
    4. Des textes de Led Zep j'en connais très peu (bon Stairway ok et le très sexuel Whole Lotta Love plus ceux que j'arrive à peu près à comprendre). Dans l'ensemble ils ne sont pas forcément intéressant (Since I've been loving you hein bon...) mais parfois. Du coup ce we j'ai creusé un peu When the levee break qui m'avait toujours plus ou moins intrigué. En plus du texte lui-même une excellente analyse sur Songmeanings.com.

      Supprimer
    5. Tu m'as fait découvrir un site, faut que je regarde de quoi il s'git. Je me souviens de titres de Costello, où même mon prof d'anglais avait du mal à saisir le et les sens de ... je crois que c'était Oliver's Army

      Supprimer
    6. Je me réfère souvent à ce site quand je veux creuser le sens d'une chanson. Les avis sont plutôt partagés mais c'est le lot des textes interprétables. Dans l'ensemble je trouve assez souvent les réponses à mes questions.

      Supprimer
  4. Belle chronique.
    C'est étonnant parce que quand j'écoute Led Zep, je perçois beaucoup d'autres couleurs : du bleu, du vert et même de l'orange. Comme quoi, ce groupe peut être appréhendé de façons multiples, selon l'auditeur et sûrement aussi suivant l'endroit et l'heure de l'écouture.
    Par contre je suis d'accord pour dire qu'ils ont bien fait bouger les frontières du rock and roll traditionnel. Ils sont aussi à l'origine de la "posture scénique" moderne des groupes de rock.
    En cela, je leur accorde volontiers le titre de PLUS GRAND GROUPE DE ROCK DU MONDE

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense être sous l'influence de certaines pochettes, le premier, le deuxième version sépia, Physicall... et comme j'associe le blues aux baraquements sur des quais aux bord du fleuve... Clichés qui me collent comme le sparadrap du Cap Addock.
      J'aime bien l'idée d'associer couleurs (et boisson parfois) aux impressions d'écoutes, ça palie à mon manque de vocabulaire musical. Pour Led Zep, pas de pastel, pas de couleurs flashy, pas de couleurs apaisantes. J'ai besoin de nuit, de noir, de blanc pour les variantes de gris... Et le marron pour le rustique. Mais tu l'as bien dit, c'est une question d'appréhension (mais de pochette aussi, incroyable ce que le vinyle apportait parfois)

      Supprimer
  5. Hola! Hola! Ho!
    Il ya du Led Zep et je ne suis pas là, ça va pas ça. Bon j'ai lu tout les commentaires, pas grand chose à ajouter.
    Ah si! A mon sens, malgré un bon paquet de titre de Willie D.,Led Zep (enfin Jimmy Page) est le groupe le plus européen-centré de la fin des sixties. Déjà par leurs influences celtiques mais aussi dans leur approche plus "intellectualisé" de la musique, l'utilisation des arpèges à outrance et le concept symphonique du multi pistes (je me comprends mais vous?).
    Ok, plus on creuse dans le blues et plus on trouve des titres de Led Zep mais on ne peut qu'avouer non seulement une certaine transformation du produit mais aussi un sacré reconditionnement, un peu comme si on nous vendait du Coca cola jaune dans une bouteille verte de notre coté de l'Atlantique.
    Dans ce coté vieille Europe, les seventies leur donneront raison, avec le Hard rock, le prog, le punk, la new wave, la cold wave mais aussi, par l'utilisation du mixage en veux tu en voilà, le disco et toutes autres musiques de plus en plus artificielles.
    Aussi, j'aimerais m'opposer à cette notion de "coté funky" de Jimmy Page. Le funk, c'est une musique à la rythmique impeccable, mais c'est rond, chaloupé et libre. Jimmy, malgré un groove évident, sonne carré (qui pour dire le contraire?), raide et contraint (ben oui, faut bien coordonner toutes ces pistes). Le groupe funk qui sonnera comme lui s’appellera Chic et ce ne sera plus du funk mais du disco.
    C'est pour ça que je suis un fan du II, c'est celui qui donne la plus grande place à tous les membres, ma chanson préférée est "The Lemon Song", pour moi la plus représentative de la cohésion du groupe.
    Tout ça me fait penser que je rentre en France dans deux mois, dans trois on commencera à s'installer et si Dieu est grand et bon, dans quatre mois j'aurais récupéré tous mes vinyles, ma platine etc... Va y avoir du II qui crépite et même du IV que j'ai trouvé récemment, et puis du ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci et bienvenu chez nous. Pas le temps de davantage répondre et pourtant il y a à discuter. On en reparle et c'est plutôt bien vu A+

      Supprimer
    2. C'est surtout valable en live et sur Presence l'aspect funky de Jimmy Page. Pour la différence profonde entre le disco et le funk j'ai toujours cru ce que les batteurs m'en ont dis à savoir que c'est une affaire de coup de grosse caisse sur chaque temps ou pas.
      Ceci dit, j'aime les deux et Catfish Collins est grand.
      Hugo Spanky

      Supprimer
    3. Yo Ranx, je vois très bien ce qu'on veut dire quand on dit que Jimmy Page est funky et quels morceaux sont concernés, néanmoins dans ce genre, je le trouve très anguleux, trop métronomique. De plus, l'ensemble est de plus en plus froid et rigoureux , tout l'inverse du funk des J.B.'s affranchis de James Brown et bien sûr du P-funk qui a su récupérer en son sein toute la ribambelle en quête de free mind et de ass qui follow.
      Pour le disco, il y a deux courant, le synthétique de Giorgio d'un coté et d'autre part, le groupe musical qui aura tendance à se rapprocher du premier genre en studio en samplant tout les instruments pour obtenir une rigueur rythmique. Je préfère quand même Fela

      Supprimer
  6. En retard comme d’hab’.
    Ta chronique est particulièrement pertinente et interroge, interpelle, appelle.
    Un peu le même parcours pour ma part, le passage par le pourpre puis le Zep.
    Ce fut le IV – j’en cause d’ailleurs quelque part en blog.
    Du IV j’ai filé vers Physical qui est à mon sens un monument, mais ces sens sont effectivement bien subjectifs. Il y eut aussi Houses… et curieusement plus tard, pour moi, le II et c’est là que ça a définitivement changé dans ma vie.
    Chaque sortie d’un Zep était un évènement, Présence, par exemple, à sa sortie, même pas réfléchi, juste foncé l’acheter avec l’argent de poche…
    Monté spécialement à Paris pour voir le film épique The Song…
    Bref, comme une puissante addiction musicale le Zep et encore aujourd’hui – je mets Black Dog et c’est un transfert d’énergie et de plaisir brut.
    C’est vrai, acheter un Zep c’était s’obliger à avoir du temps pour s’obliger à l’aimer, car ce n’était pas du tout évident au départ.
    J’ai mis des heures Kashmir avant d’en piger le protocole…
    Il m’a fallu accepter le pont central de Whole Lotta Love attendant fébrilement le retour guitaristique de Page après les gémissements de plant qui interloquaient mon entourage familial…
    Tu peux ajouter des etc… partout.
    Le mix acide et aventureux de Houses avec la voix de Plant vraiment modifiée, presque aigre (mon ressenti de l’époque) et pourtant dès No Quarter ce fut la révélation…
    Aujourd’hui le Zep reste très populaire auprès des ados musiciens et adorateurs de zic, comme les Doors, qui restent emblématiques ou Bowie/T Rex…
    L’an dernier un groupe a repris Since I’ve been lovin you et j’en ai eu le système pileux dressé tant ces gamins avaient investi le titre et cette année je les récupère et ils viennent d’emblée me demander de reprendre Kashmir.
    Il est des groupes intemporels, pas forcément au cœur d’influences, c’est vrai, mais dont le pouvoir musical dépasse justement ces influences.
    Le Zep n’est pas forcément revendiqué – il est comme certains grands compositeurs en classique, il va falloir du temps pour en prendre essence… car il est ardu et il faut que le rock coule encore un peu sous les ponts avant d’en tirer substance, d’autant qu’effectivement les influences inscrites dans le Zep sont pluralistes et multiples, ces mecs étaient (et restent) des visionnaires.
    Il y a à l’intérieur de leur musique des référencements multiples tellement synthétisés qu’il est complexe d’avoir encore le recul et un génie créatif usant de ces éléments qu’il faut savoir et pouvoir dépasser.
    De plus le tout était servi par un cumul d’individus tout à la fois virtuoses (ça – ça reste l’une des montagnes à gravir), précurseurs sur leur approche instrumentale et capables de former malgré tout une entité collective unique.
    Un socle extrême (Jones/Bonham) pour une liberté sans limites (Page/Plant) osant l’expérimentation, la durée, l’espace dans un concept qu’on a voulu réduire au format du heavy ou du hard, ce juste à cause d’une évidence sonore…
    Mais c’était juste tellement plus et c’est bien là la difficulté d’influence… car se débarrasser des étiquettes est une difficulté humaine.
    Bref, je reste un adorateur de cet engin qui a parcouru le ciel en un peu plus d’une décennie et qui reste l’un des créateurs musicaux que je peux cesser d’écouter.
    Merci pour cette chronique…
    Quant au livre.
    Je ne lis pas les livres ou les articles/blogs de fans…


    RépondreSupprimer
  7. Bah moi de toute façon je suis un gros nul.
    Mais je le vis très bien, parfois même c'est très agréable mais je n'essaierai jamais de vous convertir.
    PS : Till est un robot

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Yep mais fallait pas le dire, je suis ici incognito.

      Supprimer
    2. Robot Till, Robot Till, you are requested to go to The Canut Brains. It's an order, repeat : it's an order !
      (Dev toi aussi tu devrais y passer !!)

      Supprimer
    3. Je suis au boulot, mais c'est noté

      Supprimer
    4. ... et je continue à ne pas comprendre où tu es nul et à quoi tu ne veux pas nous convertir? u es le roi du teasing en creux toi!!

      Supprimer
    5. Rhalala il faut tout t'expliquer :
      1 je te cite : ''Du coup, nous, auditeurs devenions nous aussi arrogant : t'aime pas Led Zep gros nul ?''
      Donc oui je suis un gros nul car j'aime pas LZ, me font chier, font trop les beaux, etc... OK ?
      2 je faisais rien qu'à emmerder Till, sans raison, il m'a répondu du coup je lui ai re-répondu comme on parle à un robot pour lui dire, comme à toi, de passer chez Marius où je viens de poster une vidéo.
      A y est ? T'as tout compris ?
      Tu me dis sinon, j'essaie autre chose...

      Supprimer
    6. Ha ha ... c'était le temps de mon arrogance, et puis après tout à cette époque je m'adressais peut-être à un gros nul qui accessoirement n'aimait pas Led Zep.
      Pour la vidéo, je pense ce soir regarder si l'hôtel fait Wouialle Faille... A suivre

      Supprimer
  8. T'imagines bien qu'à l'époque où je mets mon pif dans la zic 70's avec à peine les poils qui poussent, je trouvais Led Zep trop cradoc..et j'allais le dire à BJH ou à Roger Hodgson. Puis, assez classique, Stairaway avec sa douceur acoustique du début, m'a emmener là où il fallait que j'aille.. un tremplin vers ce grand rock de blues trempé. Ouaih, j'écoute régulièrement au hasard, car bizarrement je ne fait pas de disctinction entre I II III ou IV :D
    En gros, depuis, j'écoute Led Zep avec un gros socle blues avant tout, du gros blues à la sauce zeppelin

    RépondreSupprimer
  9. Eh.. je suis dingo de "Living loving maid".. c'est normal ??

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Va me falloir retrouver ce titre...

      Supprimer
    2. C'est dans le I..ou II..p'ète III ou V ?? mais dans ceux là, sûr

      Supprimer
    3. C'est dans le II, j'avais choisi ce titre dans ma mega compil qui contenait un titre par vinyle que je possédais... Mais il m'a fallu le réentendre pour être certains, tu sais maoi la mémoire des titres.
      Un bon rock un peu moins alambiqué. Super.

      Supprimer
  10. C'est marrant que tu dises qu'il n'a pas de descendance parce , moi qui ne suit pas du tout une grande fan (même si je les apprécies) je ne cesse de cerner leur influence. L'une des plus belles étant Jeff Buckley... Même des groupes assez éloignés d'eux à l'épaoque de mon adolescence les reprenaient: Certain General, That Petrol Emotion, Peter Hook de New Order ne cachait pas son admiration (ou c'était Barney?). Puis l'influence du punk diminuant, il n'a plus été tabou de citer Led Zep en influence.
    C'est normale de trouver Starway to Heaven franchement pénible, docteur? C'est un peu le Angie des Stones, non?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Jeff Buckley, tu as mille fois raison pour LE SON autour duquel il a tissé de la dentelle pour placer sa voix, un peu comme si la raideur LED ZEP avait bénéficié des influences jazzy des Allman Bros si ça te dit quelque chose?
      Au moment où tu disais ANGIE je pensais à HOTEL CALIFORNIA pour sa longueur, pour son solo (quand même) et puis son intro... piquée à ANGIE des Stones. Voila la boucle bouclée!!

      Supprimer
  11. Pour boucler la boucle, Jimmy Page a "emprunté" l'intro au morceau Taurus de ses amis Spirit. Tu trouveras ça facilement sur u-tube. D'ailleurs, Spirit est un groupe passionnant qui a eu plusieurs vies (que je connais encore mal) et dont chacune a donné de très belles choses (ce qui est assez rare) et sans se répéter.

    On peut retrouver aussi Led Zep dans les derniers White Stripes. Puis dans des choses moins inspirées (Lenny Kravitz). Ce que je n'aime pas trop dans LedZep, personnellement, c'est le chant de Robert Plant alors que le personage en solo a l'air très sincère et intéressant, alors que Jimmy Page est imbu de sa personne et un rentier depuis 30 ans, mais il avait effectivement le génie du Riff qui tue... En fait, le son de batterie qui m'a toujours marqué.
    Cette batterie sur When the levee breaks ou quand ils épurent leur chanson comme All the way....

    Pour finir sur les slows, à part sur True du Spandau Ballet, je crois que c’était dur de m'emballer lol Ou alors Forest Fire de Lloyd Cole parce que c'est un faux slow et que les garçons qui connaissaient mal le morceaux ne savait plus comment danser quand le tempo décolle et j'arrivais à à danser de manière à ce qu'ils ne me collent plus...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. bon, je repasse rapide.
      le son de batterie...
      un immense couloir, la batterie au fond et de l'autre côté des amplis en mode inversé.
      les membranes ne diffusent plus... elles captent telles d'immenses oreilles...
      alors le son... ... ... ...

      l'emprunt.
      tout le monde emprunte à tout le monde depuis la nuit des temps...
      Mozart à Bach
      Beethoven à Haydn...
      Schubert à Beethoven
      ... ...
      seule question subsiste étant qui a été le premier à se faire tout piquer :)...
      bon j'arrête là les matinales divagations.

      en tout cas, curieux de constater que comme à l’accoutumée quand on parle d'un groupe, artiste, etc.. hyper médiatisé alors les commentaires c'est comme la pluie, ça tombe.
      serait on si "formatés" que cela ?
      si influencés ?
      et malgré notre avidité à toujours découvrir encore et encore, finalement... au bout du compte, le terrain qu'on estime connu...
      bon, prêtez pas attention à ça, c'est juste venu à l'esprit en lisant tout cet ensemble de réflexions intéressantes (bon, j'en ai sauté, j'avoue, mais ce n'est un secret pour personne).

      Supprimer
    2. Et c'est pareil pour moi, je pratique deux sortes de commentaires: un résultat de découverte et alors j'en profite pour exprimer mes remerciements, mes impressions OU des souvenirs sur de la musique que je connais. Du coup les commentaires sur des nouveautés sont plus rares car en une semaine je ne découvre que deux ou trois albums dont une partie résultat de recherches perso.
      En accès page mon "petit" blog a cartonné sur GENESIS, LED ZEP, BYRDS et ouf ELVIS COSTELLO... Logique.

      Supprimer