dimanche 1 février 2015

Modern Jazz Quartet. Il n'y a pas meilleur sous-titre

Pre Scriptum: Pour ceux que davantage souhaite avoir, je droppe, je box... suffit de m'envoyer une adresse courriel pour être associé à la tournée.


Toujours à explorer le Jazz le "Devant", toujours à naviguer sur ce long fleuve pas toujours tranquille. Quand je lis le parcours prévu, je sais que la prochaine escale sera Charlie Parker.
Houlaaa.

En attendant je décide de m'attarder. Des quasi inconnus par moi avant de m'y plonger. Je pouvais bâcler les écoutes pour me jeter sur l'oiseau (wouahou quel clin d'oeil) et j'aurai bien eu tord.

Modern Jazz Quartet. Quand le poignet fatiguera d'écrire nous parlerons des MJQ (Non, vous confondez, c'est avec un C).

MJQ (déjà?) qui réussi à combiner une fusion parfaite de musiciens comme dans un quatuor classique. Qui réussi à tenir deux grandes personnalités: Milton Jackson & John Lewis, deux grands solistes pour un Jazz élégant.

Et il y a dans le jeu la fameuse recherche, vous savez quand deux voies se proposent, deux choix, l'un ou l'autre, le Ying et le Yang, les légumes qui s'épluchent et ceux qui ne s'épluchent pas, le blanc et le noir, Beatles ou Rolling Stones.... Il y a alors la troisième voie. Moderne.
C'est ça! Ils sont modernes, ils sont quatuor et ils jouent - oui moooonsieur, oui maaadame - du jaaaazzz.

C'est racé et pas harassant comme pourront l'être - on en reparlera - quelques grandes oeuvres de Free.

Commençons par avouer que Xylophone, Vibraphone me faisaient longtemps le même effet que le Clavecin. Pour faire compliqué je dirai que cela faisait appel à des plaisirs neuronales que je pensais ne pas posséder. Quand même quoi! Le Piano, what else?

Vint Hampton, assez brutal. J'aimais bien l'ambiance, la chaleur ajoutée au jeu de cet instrument (le vibraphone) à l'écho cristallin. Mais il ne fallait pas abuser des bonnes choses de peur de ne pas les trouver aussi bonnes....

Vint un post de Pascal Georges qui sur un extrait des MJQ devait, après débat sympa, emporter le morceau:

01 The Modern Jazz Quartet - Jazz En Verve Vol. 2  Bop Et Jazz Moderne - Now's The Time




Et il avait mis la paquet le Pascal pour empêcher tout abandon prématuré, je cite:
Milton Jackson, l’anti Hampton, au jeu de cristal, à la délicatesse du vol d’un papillon, sublime coloriste aux tons pastel, impressionniste du jazz.
Sans oublier nos autres comparses

Milton Jackson, pendant de Miles pour un « Bag’s Groove » resté dans les mémoires du Jazz et installant déjà ce terme de Groove...
John Lewis pour qui poser les doigts sur les touches du piano implique choix, réflexion, sens musical – une sorte d’anti virtuose, un pré Evans… debussyste…
Percy Heath au son ample et généreux, contrapuntiste parcimonieux, qui donne à la basse un sens, une direction – une autre forme de soutien… un pré Gary Peacock, Charlie Haden…
Et puis il y a Connie Kay, ce batteur souple, à l’écoute, au jeu en point d’équilibre entre un écrit millimétré et des improvisations toutes en retenue… 
Voilà bien un quartet à l’équivalence des quatuors en musique classique et reposant sur un postulat à l’identique.
Sans oublier de rappeler les regrets à la disparition du blog dont j'ai tiré les lignes précédentes. Quand je le relis, je me dis, musicien et savoir parler musique. Encore, encore et encore!!

Il a réussi à me concilier l'instrument non transpirant, accompagné par un pianiste qui lui aussi prône le terme Précision, de la délicatesse qui en découle pour obtenir une musique qui s'écoute comme un tableau où chaque partie et le tout est d'une limpidité rassurante et séduisante.

Commençons pas un disque diamant. La pierre précieuse me vient de suite en tête pour évoquer la pureté de la forme, la transparence et même la solidité, car PYRAMID ne s'use pas après de nombreuses écoutes.

Toujours cette fraîcheur. Le vibraphone peut-être?
Dès les premières notes de "Vendome" la conquête est en marche. Et puis il y a "Django". C'est aussi pour ça que je m'attarde,  je suis subjugué par la mélodie, par l'accélération, les accélérations,  si douces et enfin ce vibraphone qui a trouvé son chemin dans ma tête.... Mmmmmh



01 The Modern Jazz Quartet - Pyramid - Vendome




02 The Modern Jazz Quartet - Pyramid - Pyramid




03 The Modern Jazz Quartet - Pyramid - Django




Et cet album indispensable, au titre crépusculaire qui n'apporte pas du tout la mélancolie supposée, c'est tout le contraire, le MJQ jette toute ses forces dans cette rétrospective sans sacrifier à l'harmonie et l'aisance dont ils ont toujours fait preuve.

Je pense qu'ils ont réussi là, la rencontre de ces deux atmosphères que l'on range facilement en Jazz et Classique. 
Grâce à eux, l’étanchéité se fissure. Je ne connais pas assez bien encore tout ce petit monde, mais j'espère, je pense que la brèche ouverte ne l'a pas été pour rien. 
Qui sait, un internaute qui passera par là pourra nous éclairer.

Moi, en attendant je ne vais pas m'interdire d'autres incursions chez ces messieurs. Charlie attendra encore un peu. Un monument c'est patient.

Milton, Lewis ce n'est pas encore fini.

A suivre.

01 The Modern Jazz Quartet - The Complete Last Concert - Softly, As In A Morning Sunrise




02 The Modern Jazz Quartet - The Complete Last Concert - Summertime.




03 The Modern Jazz Quartet - The Complete Last Concert - Golden Striker




04 The Modern Jazz Quartet - The Complete Last Concert - Skating In Central Park




05 The Modern Jazz Quartet - The Complete Last Concert - Concierto De Aranjuez




06 The Modern Jazz Quartet - The Complete Last Concert - DJango




07 The Modern Jazz Quartet - The Complete Last Concert - Bags' Groove

2 commentaires:

  1. "Pyramid" vient de ressortir chez Rhino, accompagné d'autres délices.
    P.S. : chez moi, il y a un titre de Costello que tu n'as peut-être pas...

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    1. Deux teasers... Déjà qu'avec un... Bon, dès que je peux le connecter (je suis au bureau entouré d'yeux indiscrets)

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