dimanche 20 septembre 2015

La Promesse non tenue, Le départ annoncé et THE Chef-D'oeuvre


Pour commencer on écoute....
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001 The Pale Fountains - Pacific Street - Thank You
Pas belle la chanson? La seule de classée. Bon, sur le moment j'ai cru à une reprise des Kinks. Mais non, et ça donne toujours l'occasion de se la refaire

001 The Kinks - Are The Village Green Preservation Society - Days [Single Mix, Mono]
Mais au fait, pourquoi? Et c'est quoi ce titre de chronique à la Lelouch? Hein? Hein? Valda! Vas tu donc sortir?

En fait c'est magique. Non, plutôt MAGIC. Celui de Septembre 2013 (mes fameux deux ans de recul dans le passé qui regarde le futur d'aujourd'hui).
La chronique "L'album oublié".

Je comprends que pour l'auteur de l'article, Lyonel Sasso, c'est l'occasion de parler de musique sans obligation de promotion. Liberté de défendre et de s'enthousiasmer.
Et de l'enthousiasme il y en a.

L'album? "La Débauche", le groupe? "Les Freluquets"
Miam miam, "la débauche"... ça va suinter!!
On se calme.



On enchaîne, les deux titres après on raconte....

001 Freluquets - La Débauche - 11 Août
002 Freluquets - La Débauche - Love Story

Comme je l'accorde au journaliste, la production ne rend pas un hommage suffisant à ces chansons qui demandaient davantage de délicatesse et de clarté plutôt que ce son et cette rythmique qui pense introduire des chansons à la Phil Spector.

Et cette chanson, vous ne l'auriez pas imaginé période Spleen Britannique?

001 Freluquets - La Débauche - La Débauche

Voilà, comme le raconte le Lyonel, nous percevons les accents gris et roses des SMITHS et de... non, celui là cela sera pour la fin.

Et comme lui, j'entends cette période musicale que je n'ai rattrapé que tardivement. Dans les années 80 je commençais lentement à tourner le dos à la musique pop & rock.

(À la Alain Decaux) Je ne pouvais pas savoir qu'il y avait une vague mélancolique qui devait napper une bonne partie de la musique Anglaise.
"La cadence dictée par la mélancolie, elle même traînée par la joie" pour paraphraser l'article cité plus haut.

Ce climat ne m'aurait plus convenu, mais je peux imaginer le mal/bien qu'il a dû apporter aux adolescents questionnant leurs vies. Et forcément j'en viens à parler des SMITHS...

Mais avant quittons les "Freluquets" qui promettaient... Mais leur histoire musicale semble stopper ici, là en 1990 avec ce disque ... oublié probablement, mais pas en ce dimanche.

001 Freluquets - La Débauche - Memorie


001 Freluquets - La Débauche - L'esprit Du Temps



Fin 80, début 90, de retour en France, je me remets à écouter de la musique, à regarder un peu derrière moi. Et sans trop forcer les recherches, j'entends parler des SMITHS, à ce moment là ils sont séparés, j'achète même leur dernier album. Un de mes derniers vinyles...

Entre temps mon goût s'est particulièrement orienté vers les grandes voix: Sinatra et un monsieur Pavarotti qui devait m'ouvrir les portes de l'opéra.

... un piano lent résonne alors que des cris, une foule peut-être, introduisent le chant de Morrissey.
Je reste scotché, je retrouve un émoi d'adolescent, complètement submergé par un trouble d'un autre age.

001 The Smiths - Strangeways, Here We Come - Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me


Là où un Sinatra frappe par un timbre mâle grave virile, Morrissey est tout en fragilité, en langueur qui accompagne son auditeur. J'imagine un adolescent immergé dans le doute s'accrocher à ce chanteur comme à un poids qui l'entraînerai avec bonheur au fond ... pour mieux remonter peut-être? Dans ma période Cafar-ado, j'étais soutenu par des Joy Division, mais avec eux pas facile de respirer.

Forcément, je me renseigne et découvre un groupe majeur. Les admirateurs n'étaient pas tous enthousiastes de ce dernier album qui devait être leur chant du cygne.

Entre parenthèse, je découvre un domaine supplémentaire de mon ignorance musicale, le guitariste Johnny Marr est connu comme grand musicien. Chose que je n'avais pas noté. comme quoi, l'oreille ne sait pas tout.

Je découvre les autres albums, tous de cette tendance aux fausses harmonies monotones, comme une photo monochrome qui ne dévoile sa richesse de couleurs qu'à travers des contrastes subtils.

Et puis, un album intitulé "The Queen Is Dead" avec en photo allongée... d'Alain Delon.
Album qui mérite un article à lui seul et les meilleurs plumes.

Si je reviens sur ce chant du cygne, il y a encore de superbes plumes mais le ramage de Morrissey partira vers d'autres soleil couchant, encore une autre histoire.

Avant d'attaquer mon chef d'oeuvre, quelques parures de nos SMITHS (non, le possessif ne me semble pas déplacé)



001 The Smiths - Strangeways, Here We Come - A Rush And A Push And The Land Is Ours


002 The Smiths - Strangeways, Here We Come - I Started Something I Couldn't Finish


003 The Smiths - Strangeways, Here We Come - Girlfriend In A Coma


Et maintenant, THE MASTER PIECE



L'an 2000.
La musique c'est pour moi tout azimut (dommage je pensais que c'était zazimut, j'aimais le son Z) je sors de mon trip Opéra (J'agaçais, ha ha) je découvre les joies des médiathèques parisiennes bien remplies, le web, les copies de CD, de nouveaux amis qui me parle Sunshine Pop, Brésil, Jazz ... Et le Dictionnaire du Rock de M. Assayas et ses compagnons de route.

Tout le bien que je pense de ce projet. Bourré de passion et donc à la lettre P. Page ouverte par hasard.
 Il y est question d'un album, un sans faute. Aux climats variés avec déjà, pourtant, cette teinte, ce voile gris et brillant qui recouvre toutes les couleurs pour casser un éclat impudique et proposer un spleen qui serre le coeur ... de bonheur.

Cet album, cette musique, c'est elle qui va ouvrir avant tout le monde ce voyage dans un passé de rêveries abstraites là où les Kinks évoluaient dans un matérialisme fantasmé.

Ce disque a été plongé dans la musique Brésilienne, Bacharach, Love (le groupe), Jazz, Bossa et Soul pour devenir un étendard diversement repris par les Smiths...

... ou la version unplugged des Prefab Sprout, les mêmes obsessions musicales, la même recherche, la même période et pour moi le même rattrapage.

001 The Pale Fountains - Pacific Street - Reach


002 The Pale Fountains - Pacific Street - Something On My Mind



En cherchant des titres particuliers à vous faire écouter, je me rends compte que je vous passerez bien tout l'album en écoute. Impossible d'en détacher un plutôt qu'un autre.
(Souvenez vous que j'ai une liste d'abonnés DROP BOX à qui je propose justement... Vous m'avez compris)

Rien que ce titre, renvoi tous les efforts de Paul Weller à refaire ses classes avec son Style Council.


001 The Pale Fountains - Pacific Street - Southbound Excursion

Ha, j'avais un titre qui me semblait plus faible, plus rock, pas leur fort... et puis en plein milieu la mélodie prend un tournant qui trouve sur son chemin la fin des Jam (tiens, tiens!!)

001 The Pale Fountains - Pacific Street - Natural


Pas envie de se pelotonner dans ces instrumentaux?

001 The Pale Fountains - Pacific Street - Faithful Pillow (Pt.1)


002 The Pale Fountains - Pacific Street - Faithful Pillow (Pt.2)





Bien entendu, après une Beth Hart où je vantais son implication, c'est certains qu'ici le tandem Michael & John Head ne mettent pas leurs tripes sur la table (je pensais couilles, mais je me suis abstenu, pas par peur de la vulgarité, mais par l'image renvoyée par REISER et ses Marracas qui évoque une des influences de nos pales compagnons... mais où trouve je tout ça?)

Les Head c'est plutôt tout leur Heart qui est posé sur la platine.

Toute cette finesse date de 1984, trente ans se sont écoulés depuis. Mais comme il semble que la musique pop et mélodique stagne, tomber amoureux de ce disque c'est encore mieux que la rétromania.

C'est de l'intemporel ...

Encore? Encore!

001 The Pale Fountains - Pacific Street - You'll Start A War


002 The Pale Fountains - Pacific Street - Beyond Fridays Field


003 The Pale Fountains - Pacific Street - Crazier

2 commentaires:

  1. Yo !
    Bon alors, dans le désordre ... c'était donc le hit de Pale Fountains ce truc que je connaissais sans le connaître, leur seul hit viens-je de lire ? Enchanté !
    Les Freluquets, la Débauche, jolis noms mais j'accroche pas. Les Smiths ? Tout pour que je les déteste et je n'y suis pas arrivé, au contraire j'adore le Moz, faut dire que Président du fan-club des New York Dolls, quand même hein ...
    Et pour finir, Days : difficile d'affirmer que telle ou telle est la plus belle chanson des Kinks. Mais la plus belle chanson des Kinks jamais parue sur un album officiel alors là y a pas photo : thank you for the Days !!!

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    1. Si j'étais prolixe je continuerai sur la lancé des Pales Fountains, le trajet des frères Head est passionnant mais voilà, je pars vers d'autres horizons. Plus tard alors. Pour les Freluquets, j'avoue avoir fait l'effort de nombreuses écoutes jusqu'à enfin trouver le charme des chansons derrière cette production épaisse et puis les SMITHS ... faudra y revenir, forcément un de mes plus grands ratages des années 80. Thanks amigo

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