dimanche 27 novembre 2016

Allez quoi! Au moins celui là! Et même l'autre. Deux quand même. Dave Brubeck



Pas repris le cours du Fleuve depuis pffff. Yusef Lateef, je m'en souviens comme si c'était en juin
Ce fleuve, il est comme le temps on le regarde passer mais on ne le voit pas.

Dave Brubeck? Même sentiment pour la musique populaire qu'un Burt Bacharach. Ça sonne évident, ça donne facile. On ne s'en lasse pas. Et pourtant la difficulté et le talent est bien dans ce paradoxe: évident mais on ne se lasse pas de le réécouter.

Ça:


001. The Dave Brubeck Quartet - Time Out -  Take Five

oui, oui, et même ça... reste une tuerie:

001. The Dave Brubeck Quartet - Time Out -  Blue Rondo A La Turk


Et si il est bien un genre qui aime bousculer voire importuner les habitudes, ne rejetons pas, par snobisme pour les amateurs de Jazz ou pour d'autres métallique raisons,  ceux qui s'offrent si simplement à notre plaisir d'écoute.

J'ail failli écrire FACILEMENT ce qui aurait injuste de ma part (pas d'été en hiver approchant). C'est que si j'en crois mes lectures - car pas musicien ça a des conséquences - il y aurait des mesures asymétriques, d'autres à cinq temps, oui pas quatre ou six, non cinq.
Cette dernière phrase illustre ma pauvre tentative de remplissage technique, c'est que je tiens à ce que se dégage un sentiment autre que de l'écoute superficielle. Fais comme on peut.

Et ma première photo? MIRO peintre qui "donne" deux de ces oeuvres pour les albums que j'écoute là, maintenant, de Brubeck.
Time Out
Time Further Out



J'aime aussi quand la musique propose le savant mélange plaisir, culture mais au service de l'intelligence - l'écoute - et pas l'encyclopédisme.... Et on se lancerait bien sur les surréalistes, l'Espagne. Les chiffres du tableau qui racontent quelque chose que je lis et que maintenant vous lisez ici

Merci qui? Merci Wiki

Dave Brubeck s'est inspiré des chiffres que le peintre a fait figurer en haut de son tableau pour enchaîner le rythme de chacun des morceaux successifs.

001. Dave Brubeck Quartet - Time Further Out -  It's A Raggy Waltz
002. Dave Brubeck Quartet - Time Further Out -  Bluette

Voilà, c'est dimanche, primaire de droite, moi quand il y a élection je m'autorise une bouteille de vin. Et comme je me fous du résult.... merde mon verre de Mercurey qui ... p'tain il y en a partout.
Sopalin, éponge, nettoyage. Un nouveau verre et retour chronique (c'est du faux live)

Voilà, donc, peu-être un événement important qui changera ma vie (je voulais), du Dave Brubeck et du Mercurey.

Tiens une autre métaphore me vient, pas du niveau de notre grand ami Jésus, mais pas mal quand même.
Hier j'ai passé ma soirée dans une maison d'artistes chez un couple d'amis. Il y avait là la dose idéale,

Mon ami, photo noir ét blanc, ici

https://www.instagram.com/jeanfrancois_deroubaix/?hl=fr

Mon amie, collage et retournement comme je les aime

https://www.instagram.com/solange_gautier_collages/

Et un sculpteur de leurs amis

Pierre Yermia

http://www.artistics.com/fr/pierre.yermia

Et d'autres que ce soir je ne sais pas citer... La mémoire

C'est quoi cet étalage de références pour y aller voir?
J'y arrive;

Je suis sorti de cette soirée comme d'un Dave Brubeck que je vous propose là. Pas moins. je reprends des mots pas à moi, ils sont libres d'usages et pas encore déposés:
Gentillesse, humour, intelligence.

Et quand on fait appel à ce trio dont il faut abuser... Google un peu à son insu nous propose en tête d'image


Voilà, ici pas Professeur Choron (promis, il y aura le droit aussi à son moment musical. Zappa?)

On écoute, apaisé, heureux, amoureux...

001. Dave Brubeck Quartet - Time Further Out -  Far More Blue
002. Dave Brubeck Quartet - Time Further Out -  Far More Drums
003. Dave Brubeck Quartet - Time Further Out -  Unsquare Dance
004. Dave Brubeck Quartet - Time Further Out -  Bru's Boogie Woogie


Tranquille et sage. pourquoi pas? Une journée à vous, que pour vous non torturée.

Dave Brubeck, un Bill Evans émouvant sans tragédie

Et pour ceux qui m'ont donné une adresse email, j'ai boxdroppé les deux albums

Sereinement vous

Antoine

PS: J'ai failli évoquer aussi le Stan Getz que voilà

001. Stan Getz & João Gilberto - Getz & Gilberto (Expanded Edition 2014) -  The Girl From Ipanema (feat. Antonio Carlos Jobim & Astrud Gilberto)
En fait j'avais préparé une chronique méchante sur les maisons bourgeoises qui ont peu de disques mais qui ont forcément le Dave, le Stan. Pas dérangeant, le ton que je voulais employer.
Facile
Imbécile
J'ai changé d'avis en écoutant la musique, tant pis pour mes "bons mots" (toute modestie mise au placard)

PS2 le retour:
Antoine!! Tu n'as même pas parlé de ce merveilleux saxo qu'est Paul Desmond, p'tain quel brèle!!

10 commentaires:

  1. Premier commentaire, je viens soutenir ton billet Jazz, que tu sais je ne snobe pas...
    Brubeck a souvent été la passerelle pour les musiciens pianistes (et autres) "classiques" passant au jazz.
    Sa musique est très écrite et ancrée dans le classicisme, aussi c'est un pont formidable (un peu comme les suites de Bolling ou encore Loussier) pour qui veut "jazzer"...
    D'où aussi peut être cette image des deux albums dont tu nous parles faisant partie de la discothèque type de la famille bourgeoise, comme l'éducation qui met dans le packet le piano et la danse classique (et la broderie)...
    Brubeck a recomposé le temps, crée l'espace avec des décompositions effectivement asymétriques (5,7,9 regroupés par grappes), ainsi il mélange en un espace minimaliste binaire et ternaire et réinvente les appuis.
    Il plaisait surement à Boulez qui disait que le jazz était d'une grande pauvreté rythmique du fait de son caractère principalement à 4 temps...

    Personnellement je suis entré chez Brubeck par Morello et son solo Take Five, pas juste pour sa façon de gérer, quoique forcément (chose très en avance historiquement dans l'histoire de la batterie) le 5/4, mais pour sa technique de roulements d'une grande précision et ce son de caisse claire 'traumatisant".
    Les mesures asymétriques on en a plein le prog, le dark métal ou autres Zappa/Vai, etc... elles sont entrées dans l’absorption collective - avec Brubeck elles sont entrées dans le jazz ce qui n'est pas rien... puis sont passées au jazz rock et à la fusion en stravinskysant par Mahavishnu par exemple.
    Il y avait de rares "valses", il a carrément bousculé les codes...
    Un Bill Evans (le roi de la valse émouvant jazz, qu'elle soit pour Debby ou autre) émouvant, sans tragédie, j'aime bien ta définition.
    Evans a révolutionné l'approche harmonique et a induit l'école française dans le jazz (c'est réducteur mais il y a bcp de ça), Brubeck plus discret et moins (bien moins) médiatisé a changé la donne rythmique du jazz... rien que pour ça...
    Mais il s'est amusé avec génie inventif à quelques autres déviances comme cet album "jazz impressions of japan" dans lequel il va piocher dans le langage de la musique japonaise pour le transposer en jazz...
    Brubeck devrait être un passage obligatoire en pédagogie du Jazz, un anti-héros, attachant, sympathique, créatif et essentiel.
    merci de le (re)mettre en avant.
    à bientôt.

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    1. La remise en avant reste modeste et je pense qu'il s'est bien installé dans les mémoires. Un peu comme pour Stan Getz, c'est qu'ensuite on creuse moins le reste. Je pense explorer encore un ou deux albums. Ça c'est du commentaire qui donne de la valeur au post. Merci pour cet éclairage.

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  2. Hey !

    Un disque de Brubeck emballé dans un tableau de Miro, quel goût exquis ! Manquer ça serait un crime contre la beauté.

    Et merci à Pascal Georges pour l'éclairage éclairant. Comme d'habitude. Je suis toujours épaté par cette façon de décortiquer la musique, moi qui n'y connais rien.

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    1. je suis d'accord, Pascal devrait être nommé commentateur obligatoire!!

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    2. Merci, obligatoire ?
      tu pousses le bouchon, mais de bon (!) matin ça fait plaisir un peu de lustrant...
      à + (pour un autre comm' ?)

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  3. J'adore ces disques, surtout le Getz/Gilberto, et même si je ne suis pas un bourgeois, je le possède et pas que pour décorer, c'est un de ceux qui descendent souvent de l'étagère vers la platine.
    Joli billet, et joli commentaire de Pascal !
    A+

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    1. ha ha Cette image de bourgeoisie est effectivement débile de ma part, mais cela alimente mon mauvais fond. Par contre ce snobisme des amateurs de jazz qui considèrent Brubeck trop sage... ça j'ai connu. J'entendais au mieux parler d'une musique savante main-stream, au pire un rejet d'un artiste qui n'a pas l'image espérée dans ce monde là, pas tragique, pas sublimée, pas dérangeante...

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