samedi 23 novembre 2013

Quand Soudain, quand enfin. SEPULTURA



Encore ? Encore !
Mais dans la virée tiquetteuse métaleuse j'avais déjà repéré quelques escales où m'attarder.
Rappel : Ces thématiques (Fleuve Jazz, Tiquette et bientôt Opéra que je vous aime) me permettent à travers les textes d'osciller entre faire partager ce que j'ai aimé et découvrir ce que je vais bientôt aimer.
Tout est une question de réputation et information extérieures combinées avec l'humeur et le feeling du moment en passant par l'apprentissage.
Important l'apprentissage quand on a pour objectif de prendre plaisir à écouter tout ce qui mérite de l'être. L'apprentissage c'est les différents paliers d'écoute pour augmenter les références en mémoire.
Et ensuite aborder un terrain inconnu mais avec suffisamment de repères pour ne pas être mis sur le côté à regarder partir au loin ses chances de bonheur, de réjouissance … allez, même de jouissance.
Ça me fait penser à cette réflexion de Bruford qui évoque la facilité aujourd'hui d’accéder à toute les musiques. Avec le danger de ne plus prendre le temps de s'attarder sur un disque car un autre nous réclame déjà.
Quand pouvons nous arrêter d'écouter un disque ?
Pourquoi devons nous continuer à l'écouter ?
Y reviendrons nous ?
Qui a commandé ce steak ?
J'ai les réponses.
A suivre

Lors de ma promenade j'étais impatient . J'ai écouté sans déplaisir mais sans grande surprise Manilla Road, Candlemass, Savage Grace & Megadeth.
Et puis les voilà !
RESPECT.
Sepultura, je savais que je n'aimerai pas tout de suite.
Vous entendez parfois l'argument qui explique que lire sur la musique, connaître les artistes n'est pas nécessaire pour l'écoute. L'oeuvre reste seule avec votre compréhension, feeling et ouverture d'esprit.
Non. C'est comme pour la pochette. La pochette fait partie de la musique alors pourquoi pas aussi le contexte ?
Sepultura c'est avant tout ma découverte de ce disque à la FNAC alors que nous traînions avec un ami dans les rayons. Quand soudain ce faux chaos sonore qui envahi l'étage. Nous ne comprenions pas et nous nous étions rapidement dirigés vers la source : pochette exposée, les enceintes qui hurlent et aux alentour des employés, des clients à leurs occupations, comme de rien. Surréaliste. Déchirure spatio-temporelle. Je ne vois que ça.
Pause de 17 années durant lesquelles je m'informe sans plus jamais vraiment écouter.
Sepultura.
Un groupe de métal Brésilien qui démarre en pleine dictature, dans une société où avoir les cheveux longs, jouer du Hard c'est se ranger parmi les asociaux. Sepultura un groupe qui lentement s'engage auprès des Indiens. Sepultura un groupe de metal qui s'en émancipera pour atteindre ce chef d'oeuvre : ROOTS, qui trouve ses racines rythmiques sans renier son passé.
Sepultura qui conservera du Metal, d'où mes autres écoutes, ce jeu de variations sans pitié, entre le ralenti et les explosions. Le cri au lieu du chant.
Sepultura s'est forgé un caractère unique. Pas de place pour l'humour ou faire les guignols, attitude crâne et noblesse dans posture et écriture.
Ce matin j'ai profité de mes oreilles toute fraîches et d'un état un peu vaporeux because le "beaujolais est arrivé" pour entrer, enfin prêt, dans ROOTS.
J'ai pu enfin participer et magnifier ce moment d'audition.
Des images :
Aguirre la colère de dieu ?
Une forêt d'Amazonie sauvage et terrifiante et aussi victime sans réelle défense. Ses indiens qui reculent avec elle comme absorbés dans un trou noir.
ROOTS participe à son cri de colère impuissant.
J'ai mis plus de quinze ans à aimer ce disque. Mais ça valait le coup.
Et comment espérer convaincre les réfractaires en un seul papier ?

Deux titres avant de plonger dans la fureur encore sous le fondu du métal brulant:

"Itsari" joué en "live" avec les indiens Xavantes, tout en sécheresse au rythme d'une cérémonie de guérison.
"Ratamahatta" pour basculer avec une lenteur soudaine vers le cri en découvrant des percussions, terribles les percussions... Et cette terre qui se soulève avant de lâcher le groupe sur nos petites cervelles déjà toute en stupeur.
Mais à part la musique, un autre phénomène ?
Oui, mais je n'ai plus le temps d'en parler.
A découvrir.



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12 commentaires:

  1. Je ne sais pas pourquoi j'ai toujours eu du mal avec ce groupe.

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  2. C'est qu'ils ont quitté le "confort" du genre pour se planter ailleurs (hélas, pas de suite après l'éviction d'une des têtes pensantes)
    Ils commençaient à me faire de l'oeil comme RAGE AGAINST ou DEAD KENNEDYS en d'autres temps

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  3. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours eu du mal avec ce groupe!

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    1. Oh ! Le beau copié/collé !!!!!!!!!!

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    2. J'ai déjà raconté que tout a commencé par le RESPECT, ça fait pas que l'on aime, mais il y a de l'intrigue ... et du dénouement

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    3. Et le point d'exclamation ! OK, sorry !!!!!

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  4. Ben c'est pas ce que je préfère en vérité.. Même dans le metal qui déborde sur la World Music. Je reconnais que c'est un album important mais, dans une sphère comparable, j'y préfère le Mabool d'Orphaned Land (groupe israélien) ou le Holy Land d'Angra (groupe brésilien comme Sepultura) qui assume aussi ses racines mais en fait autre chose qui agrée plus avec mes gouts... Ceci dit, c'est un album important (bis) mais je n'ai marché dans la combine.

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    1. Je ne suis pas amateur de métal, dans le sens que je découvre depuis peu. Mais Sepultura avait depuis longtemps réussi à me planter une graine d'envie, il suffisait d'attendre.
      Combine? Je ne sais pas, connaissant peu personnellement le contexte, si j'en crois le dico d'Assayas ROOTS est un aboutissement dans leur carrière, pas à cause de la séparation qui suivra, mais les albums précédents montrent une démarche évolutive.
      Tu penses qu'il y avait avant tout un calcul commercial? Bon, je note tes références, surtout que je crois qu'il y a du ANGRA chez le fiston qui m'a confié sa discothèque Hard, juste au dessus de ma tête

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  5. Bon, avec ce grand jeu on a du retard en lectures...
    Sepultura, donc tu as plongé...
    Moi aussi, voici longtemps - et accroché.
    Bref, pas de suite, mais en liste d'attente d'accalmie...
    (enfin façon de parler, car avec eux...)...
    Bon, à quand Dream Theater, mes chouchous... :) ?

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    1. Dream Theater, j'attends que tu les réveilles. J'ai glanné quelques albums mais sans grande conviction (Images And Words, Scenes From A Memory, Live Scenes From New York, Six Degrees Of Inner Turbulence)

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