dimanche 22 juin 2014

Verdi - Donc Carlos (J'ai laissé la faute de frappe)



Verdi – Don Carlos

Ça faisait bien longtemps. Quoi ? Oui, il y a bien des années que je ne me suis lancé dans un nouvel Opéra.

Ça fait sourire, hein ? Je l'évoque comme se lancer dans un gros pavé littéraire difficile d'accès.
Mais c'est bien l'image qui me vient.

Un Opéra, en ce qui me concerne, ça ne s'écoute pas comme ça, l'air de ne pas y toucher.

Il y a ici 4 heures de musique. Alors forcément en premières écoutes, l'attention n'y est pas toujours. C'est ce qui nous fait y revenir.

Une fois, deux fois. Pour l'instant juste le premier acte. On écoute, l'histoire peut servir de guide, paroles et intrigue incitent le compositeur à utiliser les instruments comme des acteurs du drame. Parfois.

Une fois, deux fois, trois fois....et davantage C'est aujourd'hui, en ce dimanche 22 juin que la révélation, enfin … heu .. se révèle (Problème de vocabulaire, désolé)

Ce moment magique, je le compare au visionnage des stéréographes. Notre cerveau enregistre les musiques, les mélodies, les gimmicks comme il enregistre les couleurs et les formes.
Et puis soudain, à ce qui pourrait s'assimiler à un effort de regard, d'écoute... Apparaît alors LA FORME qui se cachait derrière, attention, il faut saisir ce moment (Je l'ai attendu avant de vous écrire) et une fois saisi le plaisir se répète à l'envie.

Pourquoi Don Carlos ? Verdi pour commencer, Verdi qui ne m'a jamais abandonné. Et puis l'enregistrement sur lequel je me penche est dirigé par John Matheson.

Allez, faisons le mélomane averti. Donc Carlos, opéra écrit par un des plus grand compositeurs ITALIEN, écrit en FRANÇAIS et admirablement interprété (et compréhensible) par un orchestre ANGLAIS, le tout inspiré par un drame écrit par Friedrich von Schiller un ALLEMAND !!
L'EUROPE, les amis, l'EUROPE !!

Voici donc que je possède le premier acte. La suite sera bien plus facile mais en attendant je savoure cette découverte.

Un mot sur la musique ? Dans le premier acte il y a surtout cet art des grands ensembles. Il y a de beaux arias, c'est vrai, mais ce qui est aussi un atout du genre, c'est de nous laisser imaginer une scène, le décor, la lumière, la fosse et les mouvements des acteurs pour installer les chanteurs.

Ce qui est amusant avec cette musique c'est que mon imagination refuse de s'éloigner des planches, comme si l'Opéra imposait sa forme théâtrale, c'est sur les planches que cet univers se déploie.

Quelques extraits, le premier et le troisième où l'on entend ce que je décrivais plus haut comme les grands ensembles. Le deuxième pour retrouver le chant Verdien qui a comme un petit air D'Opéra Comique, c'est la langue qui donne cette sensation, je suppose.
Et le dernier?
La promesse d'un deuxième acte puissant, une entrée comme pour retrouver la force des images de Boris Godunov.

01 Giuseppe Verdi - Don Carlos (Matheson Bbc) [disc 1] - Act I. L'hiver Est Long.mp3
02 Giuseppe Verdi - Don Carlos (Matheson Bbc) [disc 1] - De Quels Transports Poignant E.mp3
03 Giuseppe Verdi - Don Carlos (Matheson Bbc) [disc 1] - O Chants De Fete Et D'allegres.mp3
04 Giuseppe Verdi - Don Carlos (Matheson Bbc) [disc 1] - Act Ii. Charles-Quint, L'augus.mp3



2 commentaires:

  1. Pas de commentaires ?...
    L'opéra est en régression d'intérêt...
    Mais ça, rien de bien surprenant de la part des rois du zapping musical - 4h dis donc... tu prends des risques...
    Alors allons y.
    Verdi.
    Curieusement l'un des rares pour lesquels je n'ai vraiment jamais accroché - écouté, analysé, transcrit, chanté, même, mais jamais accroché...
    Tiens donc me dis je - voici que ça revient, chez toi...
    Verdi...
    Pourquoi et comment puis je passer au travers d'un tel monument, je ne sais...
    Une séance de psy m'aiderait peut être à y voir clair.
    Pourtant, ce Wagner italien, épique, légendaire, mythique tant par ses œuvres que par leurs sujets a tout pour me plaire.
    J'ai dû louper une entrée...
    Je sais que de toute façon il va me falloir m'y pencher - ce serait une incohérence de ma part... je fais reculer l'échéance mais si ce Don Carlos finalement pouvait me servir de clé pour ouvrir la gigantesque porte - tu sauras par avance l'immense reconnaissance que je te devrais - décidément, il va falloir m'y mettre.
    Tu donnes envie.
    L'été sera t'il propice ?...

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    1. Si ce que tu viens de dire concerne Verdi en général. Don Carlos comme clé? Je serai surpris.
      Réaction 1: N'hésite pas avec les grands classiques, Rigoletto ou Traviata en tête. Pour démarrer "mon" Rossini, j'ai attaqué pour mon plus grand plaisir Figaro.
      Réaction2: Les grands classiques faits mais se sont fermés? Shakespeare alors? Otello à tomber, ou bien Falstaff - lui j'ai eu du mal car abandon des grands effets orchestraux, peut-être pour toi alors?
      Réaction3: Aida? Nabucco? Et pourquoi pas la La force du Destin et son ouverture et ses grand ensembles qui attendaient Visocnti?

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